Les Entrailles de Mademoiselle

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Femmes, pourquoi tant de haine ?

"Femmes, pourquoi tant de haine ?", c'est le titre du Thema Arte d'hier soir. Entre documentaires et débat, l'émission est sensée se pencher sur "le retour des violences machistes". Il faut cependant entendre "Le retour des violences machistes chez les noirs et les arabes pauvres". Rassurez vous, on ne parlera pas des violences masculines chez "les autres", c'est à dire les blancs plus aisés. Eux, visiblement, seraient plutôt dans le genre "retour du Jedi" gentil qui va lutter contre le côté obscur de la force. Du lourd donc, sur fond d'axe du mal contre le bien.

Lire la suite...

France Inter fait toujours rire

Mademoiselle était en train de ranger son bureau, après des semaines de dur labeur, lorsqu'elle s'est dit que son activité méritait un fond sonore sérieux (pragmatique, neutre, pas idéologique, pas drôle non plus, pas trop intello). Le choix étant vaste, elle est allée se chercher un café pour se donner le temps de la réflexion. "Une radio qui ne me fasse surtout pas rire ?", l'idée s'est alors imposée d'elle même : il me faut la radio qui vire ses comiques ! Mademoiselle a donc allumé France Inter, certaine de donner à ses oreilles un délicieux bain de vaseline et de n'être prise d'aucun fou rire.

Hélas, après à peine quelques secondes d'écoute, Mademoiselle s'est retrouvée secouée par un grand rire nerveux, avant de sentir le sol se dérober sous ses pieds. Elle a alors entamé une très, très longue chute vers le centre de la terre.

Lire la suite...

Remise des escarres

Pour la Nouvelle année, Mademoiselle a songé à mettre en place une remise des escarres mensuelle au journalisme minable qui, vissé sur sa chaise, diffuse une information molle et vaseuse. L'idée est venue alors que Mademoiselle était paisiblement en train de manger une excellente clémentine en écoutant le blabla insipide de Monsieur Pujadas d'une oreille distraite.

Lire la suite...

L'esprit de Noël

Les occidentaux que nous sommes ont un terrible souci à cette époque de l'année : se préparer au traditionnel repas de Noël, bien gras, bien long, bien familial. Entre la poire et le fromage, il est possible que tonton remarque que les noirs ont le rythme dans la peau avant que tata rétorque qu'en plus ils courent vite. Peut-être aurez vous également droit à de cruciales réflexions sur l'identité nationale et le vivre ensemble, au sein d'un monde complexe, en mouvement, et d'une Europe vachement chouette quand même tellement que c'est la paix.

Lire la suite...

Bancable

[prononcer bankèbeul, with an english accent please]

Cette semaine, j'ai réussi à avoir ma banquière au téléphone. Bon, évidemment, pour cela, j'ai dû parler à plein de robots langoureux, appuyer sur quinze touches de mon téléphone et essuyer trois "Madame Machin est en communication téléphoniiique, je lui dis de vous rappeler ?". Ah non, non, moi j'appelais juste pour entendre la version remixée des quatre saisons que vous avez mis en musique d'attente. 

Bref, j'ai fini par avoir Madame Machin. J'ai pas été déçue du voyage.

Lire la suite...

Le syndrome de la bouche ouverte

Si vous lisez la presse féminine, vous avez certainement remarqué ce phénomène étrange : Le syndrome de la bouche ouverte.

Peut-être est-ce l'impact du flash sur le cerveau de Lafâme, toujours est-il que face au petit oiseau qui va sortir, Lafâme ouvre la bouche.

Lire la suite...

L'assisté

Tu en as marre des stages lamentables ? Des formations fumeuses ? Tu connais par coeur les Techniques de Recherche d'Emploi ? Puisqu'avec le bac, tu n'as le droit à rien et que tu n'étais pas un mauvais élève à l'époque, tu te dis que tu pourrais reprendre tes études. Et puis après tout, tu as lu que la formation tout au long de la vie était un droit, mieux, l'honneur du pays des Lumières. Ce que tu ne sais pas encore, c'est qu'on est passé à l'ère des ampoules basse consommation.

Lire la suite...

Autonomie et Initiative

Mademoiselle vous propose un quizz du dimanche ! Entre le fromage et le dessert, si pépé s'est endormi à table, ça vous occupera.

Vous allez lire l'extrait d'un texte, intitulé "L'autonomie et l'initiative". À vous de deviner d'où il provient.

Lire la suite...

L'Europe pour les filles

Prenez un récipient de grande contenance, versez-y trois litres de fadaises, 500 grammes de poncifs, remuez. Laissez reposer.

Versez ensuite la mixture dans un moule étoilé, conçu pour cuissons tièdes, enfournez, et laisser cuire longtemps, jusqu'à obtenir une consistance indigeste, mi-collante, mi-étouffante.

C'est prêt ! À déguster en isoloir.

Lire la suite...

CQFD

Le journal "Vendredi" daté du 6 mars a publié sous le titre "Ah, fâme de Biba", un de nos texte, intitulé à l'origine "Laisse extensible".

Cette publication s'est faite sans notre accord, mieux, en outrepassant notre opposition explicite. Le texte comporte des modifications, non mentionnées aux lecteurs.

Lire la suite...

Criminelles

Le Figaro, en date du 25 février, a publié sur son site internet un article titré "De plus en plus d'avortements de "confort"...

L'article se révèle être une véritable bouillie, mélangeant chiffres non justifiés, on-dits et vocabulaire criminalisant...


"dérives", "consommation de l'IVG", "glissements sur la pratique", "de l'ordre du confort", "récidives"...

Lire la suite...

Gauche sévèrement burnée, le retour...

Je tourne depuis un moment sur des blogs se réclamant "gauche de la gauche", et j'ai l'impression que dans le sentiment d'urgence qui se développe face au gouvernement actuel, il y a comme une réaction ultra virile qui s'installe. Genre « ouais, on est pas des couilles molles, on peut pas laisser faire, on va leur montrer qui on est gnargnark ouch ouch (cri de gorille) ».

Lire la suite...

2009 : rééduquons les féministes

Huhuuuu c'est la nouvelle année ! Dans un élan de modernisme dégoulinant de foie gras, j'ai décidé cette année de ne plus être féministe.

Vous le savez, le changement d'année est propice aux bonnes résolutions. Voici la mienne, qui j'espère sera bientôt la votre : devenir une femme normale, ouverte, douce, une femme MODERNE, une VRAIE femme, tout simplement !

Comme je vous l'avais promis dans un précédent billet, voici donc un nouvel exercice de modernitude. 

Lire la suite...

Sur vos deux oreilles

Il s'est lancé dans une observation minutieuse de mes seins depuis le début de l'apéritif. Il faut dire que je suis le seul élément femelle autour de la table qui ne présente pas de lien de parenté avec lui. Il se concentre donc sur mes seins et de temps en temps regarde mon visage avec un air attendri. Ce qu'elle a du caractère, ce que c'est mignon. Tiens, je me la baiserais bien.

Lire la suite...

La plaie

Il n'y a pas que mes amis de gôche qui aiment à ramper vers la zone crépusculaire des cervelles sévèrement burnées. Il y aussi aussi le « Monsieur qu'a tout vu et qu'emmerde le monde ». Celui là mélange allègrement bite, chatte et couille à son registre de langue soutenu. Parce qu'il emmerde le monde. En général, il est couperosé, quinquagénaire, il sent le pipi, le cigarillos et le parfum de luxe pour hômme. Il aime quand la chair fraîche lui résiste, et lorsqu'il s'excite, il respire encore plus fort que d'habitude.

Lire la suite...

Un peu de légèreté : ne pensons plus, lisons Philippe Val

Je me disais que j'étais un peu sérieuse depuis quelques temps ici, j'ai donc décidé de faire une bulle. Une fine couche de savon bon marché entourant de l'air pollué. Oui, chers lecteurs, je vais bien vous faire lire du Philippe Val. Du grand, de l'immense Philippe Val. Notre lumière irisée à tous.

Lire la suite...

Éloge de la rébellion

Consensus ?


[Par H. Maler]

"Les prophètes de la rupture ont été licenciés par les professionnels de la suture. Ceux-ci forment une cohorte impressionnante : moralistes de la connivence qui badigeonnent les vertus et juristes de la décence qui se tiennent pour des moralistes, historiens de la normalité qui se portent garant de la nôtre et philosophes de la politique qui affectent de croire que le statu quo deviendrait respirable si l’on pouvait en amender les justifications. À les croire, l’intransigeance devrait s’effacer devant la compétence et la radicalité des refus irréductibles abdiquer au bénéfice de l’efficacité des progrès insensibles.

À entendre ces consentants, parler, ce serait subordonner la réplique à la supplique : témoigner de sa souffrance, avant de savoir se taire pour laisser aux interprètes le temps d’accomplir leur travail. La discussion, rabattue sur la transaction ou la négociation, devrait étouffer l’altercation : l’irruption, dans l’ordre policé du langage, d’une parole qui se fait connaître non pour nouer un dialogue, mais pour défaire un consensus ; non pour exhiber des plaies devant les yeux des guérisseurs professionnels ou pour obtenir réparation auprès des préposés de l’ordre, mais pour imposer ce que cette parole légitime.

À entendre ces pénitents, agir, ce serait subordonner la protestation à la proposition : ménager pour aménager. L’action politique, mais confisquée par ses professionnels et réduite à l’impuissance, devrait effacer la sédition : l’irruption, face à la machinerie de la domination, d’une action qui s’expose, non pour témoigner d’un malaise, mais pour défaire une fatalité ; non pour reconduire les actes ritualisés par l’ordre social, mais pour en subvertir les plus subtils agencements.

(...) Quel peut être le sens de ces engagements ? Aux utopies réputées totalitaires qui étouffent la réalité qu’elles prétendent embrasser, la prudence recommande, nous dit-on, de préférer les actions humanitaires et les politiques fragmentaires. Mais les politiques fragmentaires caressent les plaies qu’elles désespèrent de guérir et les actions humanitaires guérissent des blessures que les politiques engendrent ou laissent suppurer : l’histoire catastrophique suit alors son cours sans désemparer."

Et puisqu'on parle d'histoire catastrophique et de plaies...



Lire le texte en entier ici