Les Entrailles de Mademoiselle

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Femmes, pourquoi tant de haine ?

"Femmes, pourquoi tant de haine ?", c'est le titre du Thema Arte d'hier soir. Entre documentaires et débat, l'émission est sensée se pencher sur "le retour des violences machistes". Il faut cependant entendre "Le retour des violences machistes chez les noirs et les arabes pauvres". Rassurez vous, on ne parlera pas des violences masculines chez "les autres", c'est à dire les blancs plus aisés. Eux, visiblement, seraient plutôt dans le genre "retour du Jedi" gentil qui va lutter contre le côté obscur de la force. Du lourd donc, sur fond d'axe du mal contre le bien.

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France Inter fait toujours rire

Mademoiselle était en train de ranger son bureau, après des semaines de dur labeur, lorsqu'elle s'est dit que son activité méritait un fond sonore sérieux (pragmatique, neutre, pas idéologique, pas drôle non plus, pas trop intello). Le choix étant vaste, elle est allée se chercher un café pour se donner le temps de la réflexion. "Une radio qui ne me fasse surtout pas rire ?", l'idée s'est alors imposée d'elle même : il me faut la radio qui vire ses comiques ! Mademoiselle a donc allumé France Inter, certaine de donner à ses oreilles un délicieux bain de vaseline et de n'être prise d'aucun fou rire.

Hélas, après à peine quelques secondes d'écoute, Mademoiselle s'est retrouvée secouée par un grand rire nerveux, avant de sentir le sol se dérober sous ses pieds. Elle a alors entamé une très, très longue chute vers le centre de la terre.

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Pour ne plus raser les murs

Bonne nouvelle, un collectif organise une Manif de nuit féministe à Lille le samedi 29 mai 2010 à 21h, devant l'opéra de Lille. La manif est "non-mixte femmes, lesbiennes, gouines, bisexuelles, asexuelles, hétérosexuelles, pansexuelles (que nous soyons trans ou cisgenres) "...

"Tant que nous ne serons pas considérées comme des individues à part entière, tant que nous serons des citoyennes de seconde zone, tant que nous n’aurons pas notre place dans la rue, tant que notre accès à l’espace public sera soumis à des conditions hétérosexistes, nous ne lâcherons pas l’affaire !

Nous continuerons à nous mobiliser, à investir l’espace, à exiger notre place et à combattre ce système patriarcal, capitaliste, raciste, classiste, binaire et hétéronormé.

Marchons la nuit, pour ne plus jamais nous faire marcher dessus !"

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Le préfet de Poitou-Charentes

Il s'appelle Bernard Tomasini. Vous vous en souvenez peut-être, il avait été piégé par G. Dahan, qui l'avait appelé en se faisant passer pour Philippe De Villiers à propos de l'histoire des sans papiers du gymnase de Cachan.

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L'image du jour

paternalisme

Spéciale dédicace à mon conseiller Assedic

Mandales et vieilles dentelles

"La femme se perd. Où sont les femmes ? les femmes d'aujourd'hui ne sont pas des femmes."

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On rigole

Fin de soirée, entre amis de gôche, étudiants, musiciens, chômeurs heureux, chômeurs moins heureux, précaires en tous poils et anti-racisme-sexisme-medef-sarko-homophobie-nucléaire etc, etc... Fin de soirée donc, dans une ambiance décontractée, musicale et alcoolisée. Mademoiselle est assise et armée (une clope, un verre de rouge). Elle est détendue, elle est avec ses potes.

Mais là, tout d'un coup, c'est le drame comme dirait l'autre : une blague.

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Vision sacrificielle

"Aujourd'hui, on est bien obligé d'admettre que, si la santé n'a pas de prix, elle a un coût. Et les médecins doivent désormais tenir compte du prix des médicaments dans leurs décisions Notre vision va devenir "sacrificielle" : il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de 40 ans, qui est rentable pour la société, qu'une personne de 80 ans qui n'a plus toute sa tête. C'est évidemment un constat tragique. Mais nous n'avons pas le choix."

Pierre Le Coz

(Agrégé de philosophie, docteur en sciences de la vie et de la santé et vice-président du Comité consultatif national d'éthique.)

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Cristina, petite soeur d'Edvige

Eh bien, on pensait qu'EDVIGE était un vilain bébé très laid mais visiblement, Cristina sa soeur, doit être encore plus immonde, parce que le gouvernement préfère carrément la laisser dans le noir...

Bon on note au passage l'aimable utilisation de prénoms féminins légèrement exotiques, pour faire moins peur... C'est certain qu'un fichier "Franz" ça le ferait moins...

Voir notre précédent billet sur Edvige ici

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"Démocratie sociale"

Tiens, en parlant de remise en cause de nos droits par glissements successifs... J'ouvre Libé ce matin (ô couRAGE, ô désespoir) et je lis un article intitulé « Temps de travail, les cadres sont fixés » traitant de la loi sur «la démocratie sociale et la réforme du temps de travail». Ils sont tellement sûrs d'eux qu'ils font de l'humour : "démocratie sociale", on se gausse.


La lecture de l'article m'a fait dresser les cheveux sur la tête et je trouve qu'elle illustre bien cette façon de présenter la régression sociale d'une façon moderne, avec cette novlangue puante, et cette hypocrisie lamentable.

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Spéciale dédicace

Spéciale dédicace à tous les imbéciles heureux qui pensent que « le droit à l'avortement ne pourra jamais être remis en cause en France ».

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DÉFINITION DE L’OPPRIME

Il y a un moment où il faut sortir les couteaux.
C’est juste un fait. Purement technique.

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Mademoiselle pimente l'apéro entre amis.

En discutant avec un homme de féminisme, je deviens agressive et hystérique. MAIS SI ! JE HURLE MÊME.

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En attraper une pour cogner sur l'autre

Quand ces messieurs et ces dames, nos grands seigneurs et leurs fidèles serviteurs les experts, se mettent à brandir quelques brillants slogans comme « c'est pas juste pour les femmes, c'est dégueulasse quand même ! » ça devient louche.

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Rédaction Tripière

Nous ne sommes ni des créatures du diable, ni des belles enragées sorties des fantasmes romantiques de révolutionnaires de gauche.

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Mon foetus s'appelait Kevin

Pas de recul possible qu'ils nous avaient dit... Après les tentatives pour entrer par la fenêtre, avec l'amendement Garraud il y quelques années [contre lequel mes copines n'avaient pas jugé utile de se déplacer], voilà nos amis de la vie sacrée dès l'origine qui entrent par la grande porte.

Oh oui mes amis, j'entends déjà quelques voix monter pour me dire "Eh poulette, relis bien l'article, il n'est pas question de reconnaissance d'un statut juridique !". Oui mes amis, oui... patience, patience... pour le moment, on aura le droit d'enterrer son p'tit foetus, qu'on appellera son enfant, et auquel on donnera un nom. Oui parce que ce ne serait pas de bon goût de mettre en épitaphe "ci-gît mon foetus, que je n'ai pas vraiment eu le temps de connaître mais que j'aimais bien".

Et quand on donne un nom, une sépulture, et un papier officiel... Enfin, moi ce que j'en dis, hein... Allé, voilà le lien vers l'article de Libé "Vers un décret pour ouvrir l’état civil aux fœtus morts"

Gauche sévèrement burnée

Je discutais hier avec un militant d'extrême gauche, très engagé dans les mouvements sociaux locaux, et avec lequel j'ai de nombreux points de vue en commun.

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Ce peuple qui pense mal et qui sent mauvais

Ces gros beaufs abrutis, assoiffés de foot et de bière [Quelle horrrrrreur !!], aimant les grosses bagnoles [moi j'y connais rien aux voitures !], ces gros beaufs, donc, figurez-vous qu'ils mangent gras, regardent la télé à longueur de journée, que ce sont des moutons, des crétins finis... et parmi eux, les pires, ce sont ceux qui votent FN : ils sont racistes, incultes, ne font que travailler pour pouvoir consommer [ils n'ont pas compris qu'il y avait plus libérateur que de travailler ? Un livre, un champ, un disque de jaaaazzz, loin des maaaasses].

Bref, ce peuple qui sent mauvais, qui pense mal, qui s'habille mal, vote aussi comme ses pieds : il lui arrive de voter FN, succombant ainsi au discours populiste de ce parti diabolique, à cause de son inclinaison naturellement mauvaise, entraîné par son ressentiment envers un monde qu'il ne comprend pas [autrui, l'exotisme, le métissage bon dieu !], par un aveuglement qui les conduira aussi cet été, puisqu''ils n'ont définitivement pas bon goût, à aller s'entasser comme des ânes sur les plages françaises. [tandis que nous avons opté pour le tourisme industriel cette année].

Mais qui sont ces terreurs grasses neurasthéniques ? Depuis 1988 : 1 électeur sur 4 a voté Fn une fois. Si, si... Comme base constante, le Fn est assis sur.... allé ? 10% de beaufs détestables ? non, non... les réguliers ne sont que 3%.

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Les Editions Ma Colere

Les femmes entretiennent de plus en plus, et de plus en plus jeunes, une relation conflictuelle à leur corps : haine de soi, honte, anorexie, boulimie, etc., dans un contexte socio-culturel qui martèle au quotidien un discours unique sur la «féminité», la beauté, le bonheur. Ce livre, par des analyses, des témoignages, des illustrations personnelles, questionne cette représentation unique du corps des femmes dans notre société et ses impacts parfois dévastateurs sur les femmes elles-mêmes.

« ... j’ai commencé à me sentir mal dans ma peau, laide, exclue, et me regarder est devenu de plus en plus dur. »

« Grosso modo, je peux dire qu'actuellement, je ne me sens relati vement pas trop mal dans mon corps. (Bon, même si tout n'est pas si simple). Mais je reviens de loin… »

« Que faire de notre corps dans une société qui nous modèle selon des normes très strictes, qui nous définit avant tout comme corps ? Quelle liberté trouver ? »

Les é ditions ma colère, créées début 2004 par un collectif de femmes,ont pour objectif de valoriser la parole et la créativité de femmes.

Nos thématiques s’inscrivent dans un premier temps autour de la place des femmes dans la société, du féminisme, du rapport au corps et à la sexualité, et accordent une part importante aux expressions artistiques, aux expériences et témoignages personnels.

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