On a tous appris cet été qu'il ne fallait pas faire son jogging à 13 heures 30 par 50°c ou que la grippe, ben mine de rien, ça donne de la fièvre. Mais on a aussi eu le droit à ça :



Mets ton bob sur la plage, abruti.



Garde tes miasmes pour toi connasse.




Cultive toi avec le père Fouras.













Fais tes courses de rentrée à UMPermarché.



Ceci n'est pas un allume barbecue !


Au milieu de toutes ces informations capitales, on a pu également se détendre un peu le soir -sans pubs-.

Mardi : Les Experts Miami
Mercredi : Esprits Criminels
Jeudi : R.I.S Police Scientifique
Vendredi : Les experts Manhattan

Avec en prime quelques reportages sur le travail des gardiens de la paix.



Alors, faire un billet de retour de vacances, je vous raconte pas comme c'est coton. J'ai bien pensé faire quelque chose sur la difficile condition du blogueur, du genre :

"Penser, c'est dur."



J'aurais aussi pu vous parler de mes vacances terrifiantes dans un département français inhospitalier, au milieu des insectes, ou me lancer dans une classification passionnante des accessoires in de la rentrée, comme Cosmo ("Parce que le sac à main est l'accessoire mode indispensable !" hihi !).


Mais non. Je vais juste vous raconter ce que j'ai bouquiné cet été. Pour ceux que ça n'intéresse pas -je vous comprends-, vous n'aurez qu'à faire des hors sujets dans les commentaires, je vous connais, vous êtes bons pour ça.

Aloooors.

Tout d'abord, perdue dans un univers inconnu (les plus de 80 ans), et n'ayant pas lu de romans ou nouvelles depuis longtemps, j'ai attrapé ça chez une grand-mère fort sympathique qui se couchait tôt. J'ai repris l'habitude de lire un roman avant de m'endormir. Merci mamie.



C'est pas cher et c'est bon. (Oui, je suis expéditive)

"Le piéton Médéric Rompel, que les gens du pays appelaient familièrement Médéri, partit à l'heure ordinaire de la maison de poste de Roüy-le-Tors. Ayant traversé la petite ville de son grand pas d'ancien troupier, il coupa d'abord les prairies de Villaumes pour gagner le bord de la Brindille qui le conduisait, en suivant l'eau, au village de Carvelin, où commençait sa distribution.
    Il allait vite, le long de l'étroite rivière qui moussait, grognait, bouillonnait et filait dans son lit d'herbes, sous une voûte de saules. Les grosses pierres, arrêtant le cours, avaient autour d'elles un bourrelet d'eau, une sorte de cravate terminée en noeud d'écume. Par places, c'étaient des cascades d'un pied, souvent invisibles, qui faisaient sous les feuilles, sous les lianes, sous un toit de verdure, un gros bruit colère et doux ; puis plus loin, les berges s'élargissant, on rencontrait un petit lac paisible où nageaient des truites parmi toute cette chevelure verte qui ondoie au fond des ruisseaux calmes."

Ensuite, je suis retombée là dessus, en fouillant dans mes livres.



Figurez vous que c'est drôle et que je ne m'en souvenais même pas. 

Ensuite, logiquement, je suis allée voir une auteure qui n'avait pas de chambre à elle.



Et même qu'elle a sauvé ma semaine difficile, dans le département inhospitalier.

Puis je suis revenue à la civilisation, mais je n'avais plus envie de lire de romans et puis surtout, j'avais besoin de vérifier deux ou trois trucs. Alors j'ai réouvert ça et je me suis bidonnée.



Oui, alors, j'étais de bonne humeur, parce qu'on ne se bidonne pas tous les jours avec Pierrot. Mais là, c'est que du bon, surtout si vous revenez d'une soirée chez l'Ambassadeur.




Ensuite, j'étais en condition pour continuer à me poiler, j'ai tourné quelques temps devant ma réserve, et j'ai tapé là dedans.



J'ai appris que Weber avait de l'humour. Je ne pensais pas dire cela un jour. Faut dire que sur la couverture, il a l'air aimable comme une porte de prison.

"Or nous pouvons observer clairement que, dans de nombreux domaines de la science, les développements récents du système universitaire allemand s'orientent dans la direction du système américain. Les grands instituts de science et de médecine sont devenus des entreprises du "capitalisme d'État". Il n'est plus possible de les gérer sans le secours de moyens considérables. Et l'on voit apparaître, comme partout ailleurs où s'implante une entreprise capitaliste, le phénomène spécifique du capitalisme qui aboutit à « couper le travailleur des moyens de production ». Le travailleur - l'assistant - n'a d'autre ressources que les outils de travail que l'État met à sa disposition; par suite il dépend du directeur de l'institut de la même façon qu'un employé d'une usine dépend de son patron – car le directeur d'un institut s'imagine avec une entière bonne foi que celui-ci est son institut : il le dirige clone à sa guise. Aussi la position de l'assistant y est-elle fréquemment tout aussi précaire que celle de toute autre existence « prolétaroïde » ou celle de l'assistant des universités américaines."


Le texte est en ligne ici, mais la traduction est vraiment bizarre.


Comme j'étais bien lancée, et que le cerveau ne dégoulinait pas encore par les oreilles, j'ai pris ça :



Et là, j'ai lu une première fois en murmurant "l'enfoiré" et une deuxième en bougonnant "le salaud". Non, j'ai pas l'esprit d'à-propos. Je voulais juste exprimer mon profond respect et le plaisir que j'avais à le lire.
Je viens d'entamer une troisième lecture, avec mon petit crayon de papier. Un peu comme ça :




J'ai aussi parcouru ça :



Passionnant, même si j'avoue m'être perdue parfois dans les explications pointues ("Dans la portion proximale de Yp, l'antigène d'histocompatibilité (H-Y)..." blabla) Un résumé ici, pour ceux que ça intéresse.

Sinon, il y aurait aussi cette lecture :



... que j'ai eu le malheur de réellement lire après Foucault, donc... Comment dire ? Après lui, c'est toujours dur de passer. D'ailleurs, faudrait y revenir sur Foucault, mais là, j'ai des restes de crème solaire dans le cerveau, c'est pas le moment.

Je vous laisse donc provisoirement sur une information de dernière minute :



Cohn-Bendit continuera à porter des shorts, mais pas la France en 2012.

Si c'est pas bon de se retrouver, hein ?!