En espérant que ça serve...
Par Mademoiselle le 02/09/09, 12:30 - Le privé est pathétique
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Petite Rengaine
Purement technique

Je viens de terminer le dernier roman de Winckler, "Le choeur des femmes". Entre son site et ses bouquins, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il travaille sans relâche contre les courants dominants de la gynécologie et plus globalement de la médecine... Ça me le rend fort sympathique. D'autant plus qu'avec son dernier livre, je me suis rendu compte qu'il devait être possible d'aller chez le gynécologue sans souffrir, sans se faire prendre pour une débile légère, sans se faire humilier, sans se rhabiller en vitesse pour ne pas dépasser les 14 minutes de consultation, sans se faire imposer une contraception. Ça ne m'est arrivé qu'une fois. J'ai consulté au total six gynécologues différents.
D'abord, il y a eu le gynécologue chafouin...
C'était le GRAND gynéco d'un GRAND CHU français. Il m'a demandé, alors que j'étais complètement nue, les pattes dans les étriers, si ça me gênait qu'un interne assiste à l'examen. Pas préparée à cette éventualité, j'ai dit oui, hésitante (on est moins catégorique sans ses fringues). Ils étaient en réalité quatre. Avec le grand ponte, ça faisait cinq bonshommes devant moi. J'ai regardé le plafond, j'avais à peine 17 ans (c'était pas écrit sur le plafond hein).
Puis il y a eu le gynécologue des bénitiers...
... qui m'avait dit que la meilleure contraception restait l'abstinence. Bien entendu, au début, j'ai cru qu'il plaisantait, mais en réalité, il était très sérieux. J'ignore s'il s'est spécialisé dans la gynécologie pour bonne-sœurs depuis. Je suis allée en voir un autre, mais c'était un crétin. C'était :
Le gynécologue qu'est plus malin que tout le monde...
... qui a refusé de me poser un implant contraceptif, parce que "c'est pour les oublieuses ça", les connasses qui n'arrivent pas à prendre leur pilule tous les jours. Je lui ai demandé s'il prenait un traitement quotidiennement, il a répondu que non. Je lui ai dit qu'il ne savait pas de quoi il parlait, que la pilule, j'en avais ras le bol. J'en avais ras le bol de la traîner dans mon sac, au cas où, ras le bol de me réveiller en sursaut, en me demandant si je l'avais bien prise, ras le bol de courir après les ordonnances, de frapper à la porte de la pharmacie de garde et de négocier avec le pharmacien une plaquette en urgence, ras le bol de voir ma vie défiler par boîtes de plaquettes pour trois mois, et les mois passer au rythme des comprimés sur vingt-et-un jours. Je me suis levée et je suis partie sans payer ce jour là. Elle m'avait rendu de fiers services la pilule, mais je voulais changer. Juste changer. J'ai donc rencontré...
... Des Gynécologues périmés...
... Comme celui de ma mère, qui lui a interdit de prendre des anti-inflammatoires pendant des années parce qu'elle avait un stérilet et que c'était soi-disant contre-indiqué, ce qui est une absurdité. Il a d'ailleurs refusé de me poser un stérilet parce que je n'avais pas encore eu d'enfants et m'a très sérieusement expliqué que le stérilet, c'était comme un petit avortement chaque mois, ce qui est faux.
Il y a eu le Gynécologue "même pas mal"...
Qui a sauté le chapitre "Douleur", comme ma nouvelle gynéco. Elle, elle veut bien me poser un stérilet, dans sa grande mansuétude, mais elle ne pense pas que la pince de pozzi soit douloureuse, ce que je vais bientôt vérifier par moi-même.
La pince de Pozzi, c'est ça :

Les toubibs parlent de "deux griffes" qu'ils ont l'air de trouver très pratiques, tandis que Winckler, lui, la décrit comme une "horreur terminée par deux crochets pointus"... Il pense également que le col de l'utérus est une partie sensible, surtout chez une nullipare. Ce n'est pas ce que pense ma gynéco. Selon elle, la pince ne fait pas mal, elle provoque juste une contraction qui est "un peu douloureuse". J'ai oublié de lui demander si elle avait déjà été pincée au col par une Pozzi.
Et enfin, le gynécologue du désir inconscient :
Quand ma mère se faisait poser son stérilet, elle tombait dans les pommes. Sa gynéco lui disait qu'elle se contractait certainement trop parce qu'elle devait refuser inconsciemment la pose du stérilet, qu'elle devait avoir envie d'un autre enfant. L'inconscient des femmes est décidément très pratique.
J'ai d'ailleurs appris aussi que les anglais, eux, utilisent une pince avec des extrémités moins traumatisantes et qu'il était possible de pratiquer un examen gynécologique autrement que sur le dos, avec les jambes dans les étriers. Une histoire de décubitus latéral, en chien de fusil quoi.
Chaque fois que j'ai essayé de parler de cette pince, avec des gynécologues ou des sage-femmes, elles ont eu l'air très surpris que je me demande si c'était douloureux. Elles m'ont toutes répondu que c'était malheureux mais que c'était comme ça. Visiblement, concernant la pose du stérilet, certains gynécologues arrivent très bien à le faire sans Pozzi. Comme quoi, quand on veut. C'est que la douleur n'a pas l'air franchement grave. Ça me fait d'ailleurs penser que ma gynéco ne m'a pas proposé de prendre des anti-douleurs avant la pose du DIU, avec une bonne vieille pozzi. Oui, tant qu'à faire, appelons le stérilet DIU, ça évitera peut-être aux mythes sur la stérilité engendrée par ce contraceptif de perdurer. DIU, ça veut dire Dispositif Intra Utérin.
Parlons-en un peu d'ailleurs, parce que récemment, j'ai expliqué comment les DIU marchaient à une interne en cinquième année de médecine. Ça l'a fait rire, moi, ça m'a fait peur.
Alors, schématiquement, on a deux types de DIU :
Autre info, quand on compare l'efficacité du DIU et celle de la pilule, on arrive à des résultats sans appel : Il y a deux à trois fois plus de grossesses non désirées chez les utilisatrices de pilule que chez celles utilisant un DIU. Alors ça me fait rire quand des grands gynécos viennent s'émouvoir sur les plateaux de télé, la bouche en cœur, de ce nombre d'IVG terrifiant qu'on ne parvient pas à juguler... Peut-être que s'ils s'informaient, informaient leurs patientes et descendaient de leur trône, les rendez-vous avec eux ne ressemblerait plus à ça :1°)"Les DIU au cuivre , sont des dispositifs mesurant moins de 4 cm de long, le plus souvent en forme de " T ", composés de plastique recouvert d’un fil et de manchons de cuivre. Plus la surface de cuivre est grande, plus le DIU est efficace, car c’est le cuivre qui est contraceptif : il est spermicide, ce qui signifie qu’il détruit les spermatozoïdes avant qu’ils aient traversé l’utérus et ne se dirigent vers la trompe (où les attend un ovocyte...)"
"Efficacité : La proportion de grossesses avec un TCu 380A (TT 380) est de 0,5 % par an (1/2 grossesse pour cent femmes par années d’utilisation, autrement dit : 1 grossesse pour 100 femmes sur 2 ans d’utilisation)."
2°) "Le DIU hormonal (nom de marque : Mirena°) contient une hormone progestative qui est délivrée en petites quantités pendant cinq ans.
Cette hormone a plusieurs effets intéressants :
- elle épaissit les sécrétions du col (" entrée " de l’utérus) et les rend infranchissables par les spermatozoïdes- elle diminue l’épaisseur de l’endomètre (" tapisserie interne de l’utérus ") et diminue donc également la durée et le volume des règles ; certaines utilisatrices de Mirena° n’ont d’ailleurs pas de règles pendant 5 ans, ce qui n’a aucune incidence sur leur santé et ne compromet pas leur fertilité si elle désirent retirer le DIU et planifier une nouvelle grossesse.
- elle diminue les douleurs que certaines femmes ressentent au moment des règles
L’efficacité du DIU Mirena est très grande : la fréquence des grossesses est inférieure à 0,5 %."

Enfin, je leur tape dessus, mais les pauvres, ils font des études difficiles, hein. Alors comme ils n'ont pas le temps de tout retenir, je leur ai fait une petite liste :
- Les patientes qui viennent consulter un gynéco ne sont pas passées par la case trépanation avant d'arriver. Par conséquent => Il n'est pas nécessaire de prendre une voix niaise pour demander "À quand qu'il remonte son dernier frottis à la demoiselle ???".
- Lorsqu'une femme est allongée sur une table d'examen, son sexe ne se transforme pas pour autant en un terrain de basket ;
- Une question sur un contraceptif N'EST PAS UNE PROVOCATION ;
- "Ça ne fait pas mal longtemps" N'EST PAS une réponse satisfaisante.
En espérant que ça serve.
Bon, sinon, le bouquin aborde aussi largement le cas des nouveaux nés dits intersexués, allègrement charcutés par des fous du scalpel soucieux de faire rentrer tout ce beau monde dans des cases. Je vous laisse aller voir ici.
Et puis, vous pouvez toujours aller faire un tour sur le blog de Martin Winckler et/ou faire l'acquisition, entre autre, de ceci :

(Oui, J'ai Lu s'est spécialisé dans les couvertures moches.)



Commentaires
Edifiant... Je n'ai jamais eu de femmes pour me le raconter par le menu comme tu le fais de manière intéressante et drôle. J'aborderai ces discussions avec des filles désormais. Tu libères quelque chose Mademoiselle S.
L'ignorance ne tient pas toujours à une volonté de demeurer ainsi. Qu'au moins cela soit clair et que cela engage les femmes à parler plutôt qu'à condamner.
Quand, à travers ces piteux praticiens (comme tous les piteux professionnels du monde entier-spéciale dédicace à ceux de l'aide sociale, ntt-) c'est l'Institution qui parle.L'Institution n'est faite que de discours et de PRATIQUES (avancez-vs militan(e)s...) visant à la reproduire, c'est à dire de capital, d'habitus et du presque magique sens pratique... Quelles sont les conditions d'accumulation dudit capital, pour qu'un jour, l'Internationale des consultées puisse leur crier à la face : "Dégagez !" ? Aucunement en opposant la trans-militante et Ginette, seu teu pov' cruche qui regarde TF1... Poser la question des conditions de possibilité de la critique vaut toujours mieux que de (se) reposer sur UN capital (mal partagé) de critiques, posé "ad hominen".
Bien solidairement.
PS : sans viser certains de tes commentateurs/trices.
Merci putain ça fait du bien. La dernière fois je suis repartie avec ma culotte dans mon sac à main parce que j'ai pas pris le temps de la remettre, le médecin me demandait ma carte vitale.
Il est indiqué quelque part quel progestatif (non-bio-identique, ça me semble évident pour des raisons commerciales (brevets)) est utilisé dans ces DIU ? Parce que ces molécules-là vaut mieux s'ne méfier comme de la peste : souvent ça virilise et déprime, entre autre choses.
(à part ça, moi j'en resterai éternellement a la capote pour la contraception...)
Le décubitus latéral, ça a l'air pas mal aussi pour accoucher, soit dit en passant, plutôt que de se faire immobiliser sur le dos.
Et il me tarde presque de retourner chez ma gynéco pour lui parler de cette position d'examen ! (c'est une bonne gynéco, j'ai eu de la chance de lui tomber dessus)
Quand au bouquin, je commence à le faire circuler autour de moi, et ça fera un cadeau de fin d'année par-fait (j'vais acheter un stock)
Ad Hominem ou Ad personam...
Ceci dit je salue votre intervention La Sonate de Kreutzer. Ce souci de cohésion est malheureusement, et vous le savez, battu en brèche par une foultitude de stimulis anxiogènes qui conduisent, les protagonistes potentiels de toutes Internationale, à la haine. J'ai nommé ces sous haines racistes, sexistes pour les plus fréquentes. Il en est de nouvelles qui se jouent sur un terrain jusqu'alors inattendu et qui doivent à l'explosion de la bêtise dans le spectacle. On peut ainsi se quereller, "jusqu'au sang", sur des questions évidemment inessentielles qui paraîtraient vraiment ridicules aux révolutionnaires de la Commune: une équipe ou un joueur de football par exemple. La servitude est à ce point complète et comme "il faut bien" trouver à la haine des justifications, c'est effectivement un temps de haine discipliné qui est le notre.
Il y a qu'en isolant deux traits humains décisifs: la convoitise et le pouvoir, se distingue le mode d'agissement des stimulis. Un radar par exemple a cet effet sur le sujet verbalisé qu'il réduit ses possibilités de convoitise et qu'il l'écrase vis à vis du pouvoir réel. Le pouvoir lui se renforce et sa convoitise s'enrichit d'une amende utilisée aux dépenses somptuaires de l'Etat. Alors que le sujet s'en prend plus directement à Ginette il réduit les chances de Ginette et les siennes. Le sujet de l'institution se discipline, il entre plus ouvertement dans les "ordres". Il fait du zèle, il précède les commandements. Et vint la dictature... Ainsi que vous faites références à l'aide sociale on a vu ces dernières années nos assistantes dites sociales beaucoup changer.... Ces femmes (souvent) entrées sous les ordres avec des intentions humaines, dix années de PRATIQUES après le 11/09 et ses commandements les mènent aujourd'hui sans sourciller et sans remords à proclamer qu'un homme, qu'une femme qui ne "cherchent" pas de travail (c'est à dire qu'il n'y en a plus-le travail n'existe plus) méritent la rue..et la mort... Joignant le geste à la parole....
On ne peut décidément pas réformer le plus pauvre détail sans défaire l'ensemble.
Bien à vous
Et encore imaginez la tête du gyné à qui on demande un diaphragme, non seulement inconnu en France mais de plus introuvable. Il faut prévoir un rendez-vous d'une demi-heure pour connaitre la taille dudit truc et apprendre à le poser. J'en étais réduite à demander à une copine allemande de me l'envoyer par poste ! Un objet sûr, pas cher, non chimique mais ne faisant pas le beurre des labos, donc des médecins, vous n'y pensez pas !!!!!
C'est toujours une torture d'aller chez le gynéco. La mienne est une stakhanoviste de l'alimentation saine et équilibré si bien que de banales betteraves se transforment en dangereuses sources de sucre! Ca marche pour les carottes aussi. C'est ce qu'elle m'a expliqué en tâtant ma graisse abdominale et en la qualifiant de lard. J'ai eu envie de lui enfoncer le speculum dans le nez jusqu'au cerveau.
@GouineMum : Levonorgestrel crois-je.
@Culotte :
rann la plaie !
@ko : Oui... Moi aussi. Mais j'attends la sortie en poche (un J'ai Lu à la couverture moche !) parce que...
@geno : C'est des gynécos qu'on devrait se faire envoyer par la Poste...
@Perrine : : Il y a vraiment des baffes qui se perdent.
Je viens pas de gagner un porte clef pour commentaire le plus insignifiant de la semaine ?
Perrine, peut-être n'est-ce pas si simple, mais vaudrait mieux changer de gynéco, nan ?
Mlle S, certes, certes, pas donné le bouquin, mais vu que je réussis pas à convaincre ma famille de renoncer complètement à la furie consommatrice de Noyel, et puisque cadeaux il faut offrir, je prends malin plaisir à offrir ce genre-là, de cadeaux (le genre qui prend les idées reçues, les tord, les vrille, les explose)
Sinon, attend, la semaine est pas finie (on peut faire mieux, je m'inscris au concours)
Rentrée de qualité, je souhaite que tu réussisses à garder le rythme toute l'année !
Bon je vais pinailler un peu : "grossesse non-désirée", pour des utilisatrices (et utilisateurs d'ailleurs) de contraceptifs, c'est pas un peu un pléonasme ?
A quand le stage "je prends mon intimité en main", sur trois ou quatre jours, avec la mooncup offerte en fin de stage ? Je réserve immédiatement une place pour ma copine...
@ko : J'allais le dire. Parce qu'unE gynéco qui te touche le ventre en parlant de lard, je n'ose pas imaginer la douceur dont il/elle peut faire preuve arméE d'une pince.
Ah Noël... Noël. J'adore. C'est la honte, mais j'adore ouvrir des cadeaux, manger des clémentines et voir mon père ouvrir quelques excellentes bouteilles avec l'oeil brillant. Manque plus qu'un golden retrievers et je suis bonne pour un téléfilm sur M6 l'après-midi.
@Iyhel : Merci ! Remarque pertinente, mais tu sais, avec le désir inconscient et tordu des femmes, on peut s'attendre à tout.
Sinon, pour le stage, ce serait une bonne idée de remettre ça sur pied, mais je suis sûre que ça doit déjà exister.
Mlle S : Levonorgestrel = saloperie virilisante (voir http://en.wikipedia.org/wiki/Levono... : et http://sts67.org/html/det/endo/fr_d... pour savoir pourquoi toutes les molécules en "nor" sont particulièrement virilisantes). J'éviterais de mettre ça dans mon corps, par quelque voie que ce soit.
Quant au stage : ça fait un moment que je me demande pourquoi on a en fait encore besoin de gynécos, du moins aussi longtemps qu'il n'y a pas une maladie à traiter. Des examens de routine, on devrait savoir apprendre à les faire nous-mêmes, non ?
@GouineMum : Merci. À priori, elle est diffusée en très petite quantité, et sur une zone très localisée, l'utérus. Les retours n'ont pas l'air mauvais. Ceci étant dit, je verrai par moi-même et si ça ne convient pas, je testerai le cuivre.
Oui, je suis d'accord. Mais rien qu'à dire aux jeunes nanas de regarder leur sexe dans un miroir pour voir à quoi il ressemble, elles poussent des hauts cris. C'est préoccupant de voir le dégoût qu'elles ont intériorisé.
Mlle S : Toute hormone a un effet systémique, donc sur le corps entier, il est impossible qu'elle n'agisse que de façon localisée. Car c'est par là qu'elle agit (hormone = messager diffusé par voie sanguine, donc obligatoirement dans tout le corps ; et les récepteurs aussi se situent dans tout le corps). Et elle est aussi metabolisée dans les organes systémiques du corps (foie et reins), auxquels il faut bien qu'elle arrive.
Par ailleurs, le '"microdosage" est un mensonge commercial (on nous le fait déjà avec les "micro-pilules" à l'ethinyl-estradiol, molécule hautement nocive même a très petite dose, à cause de son affinité énorme et de sa métabolisation difficile) : ce n'est pas la quantité d'une hormone qui est importante, mais son affinité aux récepteurs pour lesquels elle est conçue. Et l'affinité du levonorgestrel pour les récepteurs de la testostérone (donc virilisants) est manifestement très élevée.
A mon avis il y a risque de virilisation visible, et aussi de stérilité, à prendre du levonorgestrel de façon prolongée. Plus des ennuis de foie.
Ben montons de stages d'inspections de sexes alors, pour commencer... Qu'Annie Sprinkle et Eve Ensler soient avec nous
Dégoût peut-être, EGALEMENT, proportionnel à la convoitise des hommes, à leur avidité pour cette seule partie de leur corps?
Il y a une quinzaine de chroniques audio de Martin Winckler ici :
http://www.arteradio.com/son.html?6...
Sur le même site, il y a aussi des chroniques de Mona Chollet :
http://www.arteradio.com/son.html?6...
@GouineMum : Super... Moi le foie, tant qu'à faire, je préfère me l'abîmer doucement au Bourgogne.
@Isa : Il me semble que le dégoût est partagé. les croyances sur la saleté du sexe des femmes reviennent souvent chez les ados mâles.
Merci a Martin Winkler pour son travail inlassable .
La même chose à marc Girard.
La brutalisation du corps féminin
dans la médecine moderne
Marc GIRARD.
Quand je pense à la médicalisation du corps féminin, je suis frappé par quelque
chose de sinistre : tout cela s’est constitué comme un inquiétant univers inversé,
comme une sorte de monde à l’envers effrayant où les impulsions les plus
élémentaires et les moins contestables de notre nature sexuée sont comme
systématiquement mises hors jeu...
Autre exemple de pulsion élémentaire : la possessivité mâle. Chez les mammifères en
général, et les hommes en particulier, l’adrénaline monte très vite quand un mâle
voit un autre mâle s’approcher d’une femelle sur laquelle – à tort ou à raison – il
estime disposer de certaines prérogatives. Ça a toujours été comme cela – ..Entrez dans
une salle d’accouchement. Le mari est là (on lui a même fait revêtir la tunique blanche des agresseurs.
Sa femme est là, elle aussi, entièrement et tout le monde
l’agresse : on la force à rester allongée quand aucune femme n’aurait jamais
spontanément l’idée incongrue de s’allonger pour accoucher, de toute façon on a pris
soin de l’attacher dans l’improbable cas où elle voudrait bouger, on lui rase les poils
de la vulve, on l’engueule si elle se plaint trop...
et on va finir par lui taillader la vulve. Et dans cette séquence d’une
sauvagerie inouïe, que fait le mari ? Il se pâme d’émotion, se confond en
remerciements à l’égard des brutes qui s’acharnent sur son épouse, sans apercevoir
que de tels actes de barbarie sur une femme innocente justifieraient un meurtre dans
n’importe quelle autre circonstance...
les rares investigations disponibles confirment l’idée de bon sens que
l’accouchement en position accroupie est infiniment plus eutocique que
l’accouchement en décubitus, et je reviendrai plus loin sur la monstrueuse absurdité
de l’épisiotomie...
Cette agression ritualisée de la dignité physique et sexuelle de la femme n’est qu’une
mise en actes d’un état d’esprit bien plus général et profond qui conduit à nier tant la
perplexité de l’homme devant la féminité que son inépuisable fascination/répulsion pour
l’esthétique du corps féminin...
Tout cela serait plaisant si ce n’était tragique. Car cette conception simplissime de la
féminité sous-tend, par son arrogance et le manque de scrupules résultant, une
véritable martyrologie des femmes : la médecine moderne n’a jamais eu peur de
faire souffrir le corps féminin, voire de le mutiler, ou de le tuer...
Ce qui ressort de ce bref inventaire, c’est aussi que la brutalisation, voire le martyre
du corps féminin ne peuvent être imputés aux excès d’une technicisation désexuante
qui s’appliquerait identiquement à l’homme : pour envisager une orchidectomie
même chez un homme très âgé, on y regarde de plus près que pour « la totale »
chez une femme passée la quarantaine alors même que se posent, chez la seconde,
des problèmes de statique pelvienne qui n’ont aucun équivalent chez le premier....
Mais cet excès d’attention qui a réponse à tout à chaque étape de la vie – c’est une
attention de réduction, de dénégation et plus encore, de dégradation : les poils
intimes ne sont plus qu’une broussaille nauséabonde source de toutes les
contaminations potentielles, la vulve n’est qu’un étranglement inopportun, l’utérus
une source évitable d’emmerdements,les ovaires des glandes facilement
substituables, les seins des morceaux de barbaque sans intérêt vital. Dans l’idéal du
corps ainsi rectifié par la médecine, qu’est-ce qui reste de féminin? J’ai introduit
mon propos en évoquant un monde inversé…
Il en va de même avec les mammectomies, heureusement en voie de régression.
Loin d’esquisser un mouvement de repentance et de reconnaître qu’en matière de
cancer du sein, la médecine a fait plus ou moins n’importe quoi, les gynécologues, la
main dans la main avec les radiologues et les cancérologues, tendent à accréditer
comme un miracle de la médecine moderne qu’on trouve encore des femmes de la
quarantaine avec des nichons intacts !...
L’immonde féminin
Soit donc le livre légèrement daté d’un éminent académicien qui s’intitule : Hygiène
et maladies de la femme. On n’aurait aucune peine à documenter, sur
d’innombrables écrits équivalents, cette obsession de la médecine à l’égard de
l’hygiène féminine. Mais ça viendrait à l’esprit de qui d’écrire un livre : Hygiène et
maladies de l’homme ?…
Il faut donc comprendre que c’est parce qu’elles sont potentiellement dégoûtantes
que les femmes ont besoin d’une telle attention médicale : la médecine comme
barrière à l’immonde féminin…
Nous touchons-là un des thèmes de recherche sur lequel je souhaitais attirer votre
attention. A n’en pas douter, l’antagonisme homme/femme est antérieur à la
naissance de la médecine moderne : mais il revient à cette médecine d’avoir
déplacé les racines de l’antagonisme d’une angoisse fondamentale – la
peur viscérale de l’homme à l’égard des puissances supposées du féminin –
à un simple dégoût rationalisé sur la base d’un supposé savoir quant à la
physiopathologie des femmes...
Car ce qui
distingue le plus la société traditionnelle de la société contemporaine, c’est
justement la place bien plus spécifique des femmes – détentrices comme
par hasard des pouvoirs et savoirs qui sont aujourd’hui le monopole de
notre profession : ceux qui portent sur le sexe, la procréation et l’accouchement.
...
Reconnaître que la médecine – la nôtre – ait pu être l’outil d’une déculturation
d’essence religieuse conduit symétriquement à s’interroger sur les valeurs cléricales
susceptibles d’imprégner notre idéologie dissimulée sous le vernis de la « Science ».
On peut se demander, justement, ce que la brutalisation du corps féminin et,notamment, l’horreur compulsionnelle de la médecine pour le vagin, doivent à la
misogynie – et même à l’homosexualité plus ou moins latente – des clercs ..
Conclusion
Méditer, cependant, sur la misogynie compulsive où s’enracine la médecine moderne,
c’est aussi introduire à une interrogation sur le sadisme – au sens freudien – de notre
savoir et de nos pratiques. Vaste question.
http://www.rolandsimion.org/IMG/pdf...
Merci pour cet article! Donc je ne suis pas la seule à remettre mes vêtements à l'arrachée tandis que ma gynéco me tend mon ordonnance...
@Mademoiselle S. Sans aucun doute. Tu es plus versée sur ce chapitre que je le suis.
Seulement je côtoie ou j'ai côtoyé de nombreux jeunes. J'en ai trouvé qui n'étaient pas dégoutés et d'autres... qui n'en parlaient pas. Le silence peut faire office d'aveu. Mais il n'y a pas que le dégoût il y a également la peur. La peur de ce qu'on ne connaît pas, qui est précieux, et la peur de mal faire.
Sur le propos que j'ai donné je pensais à un exemple en particulier. Nous sommes quand même malgré beaucoup de réticences encore dans une période de prêt à jouir et le sens qu'avait "la jouissance sans entraves" a été largement dévoyé. Il y a je te l'accorde dans ce dévoiement un grand manque d'éducation mais il y a que se sont engouffrés dans la "nouvelle permissivité" une série "d'égoïsmes" qu'on appelle plus communément la réification des êtres. Cet exemple particulier c'est celui d'un jeune homme, jouisseur pique assiette en tout. J'avais remarqué sa furieuse avidité. Elle a fini par m'écoeurer. C'est cette avidité qui l'aura mené à insister si salement qu'une jeune fille, autrefois violée, aura consenti au cunilingus alors qu'elle exécrait cette pratique depuis le viol. Le salaud s'affiche partout comme porte voix de l'amour libre et on le comprend c'est pour ferrer parce qu'il a fait la preuve, par ailleurs, que d'amours libres il n'en convevait que pour lui-même. C'est un temps de haine et un temps d'imposture... Je suis écoeuré, elle est écoeuré, il a écoeuré un ou deux de nos amis, mais la majorité l'accueille encore bien.... La perception n'est pas le fort de l'Homme moderne...Les idéologies aident à la confusion...
P.S. : Infos médicales fiables sur le levonorgestrel : http://www.biam2.org/www/Sub1053.ht... . Ça confirme ce que je disais (en pire même). Dont use this, girls, I'd say...
Evidement que l'homme "craint" la femme comment peut-on s'en etonner puisqu'il naît d'elle et plus profond, plus grave encore il est "issus d'elle" .
@mlle S.
C'est une croyance, dont je n'ai jamais eu vent, même à l'époque de mon adolescence (hors-mi en ce qui concerne les rouquines dont la légende veut qu'elles soient odorante), peut être parce-que je ne côtoyais pas les personnes qui les avaient; il m'a semblé remarquer, plus-tard, chez certain(e)s, la perception de la femme et de l'homme réduite à ces organes, mais jamais ce genre de croyance, bien au contraire.
Dirais tu que c'est un phénomène récent ?
J'ai eu le "même pas mal" à qui j'ai gentiment proposé d'introduire un speculum à sec dans son urètre voir s'il apprécierait tjs.
j'ai eu celle qui ne m'a pas prévenu qu'elle avait installé un miroir grossissant juste en face de la table ; j'ai rien contre juste... prévenir c'est bien.
une autre, alors que j'avais oublié ma pilule, m'a fait prendre la pilule du lendemain. quand j'ai demandé si ca rendait malade, m'a dit que si c'etait le cas "je l'aurais cherché".
celles et ceux qui te culpabilisent, te font des discours moralistes sont en forte progression me semble t il.
bref, je suis complètement fan des gynécos.
pensez d'ailleurs que votre géné fait souvent les examens type frottis (c'etait le cas de mon ancienne medecin, maintenant trop loin de chez moi malheureusement..) ; autant les faire faire chez lui s'il vous convient.
La masculinité est toutes proportions gardé, une sorte d'eternel adolescence. Tel un ado qui souhaite échapé a ses parents sans pouvoir rejeter leurs ascendances innées au risque pour cet ado de se perdre. L'homme tente depuis la nuit des temps de controler son ascendance biologique, le risque de l'echec d'une telle entreprise vous en conviendrez ne se cantonne pas a la perte, le risque d'un tel echec signifie le disparition.
Salut MS !
Je ne prendrais pas la suite des longs commentaires hautement cultivés et une fois de plus, complètement à côté de la plaque... Juste dire que nos expériences des gynécos se recoupent pas mal avec pour brillante conséquence, dans mon cas, que je n'en ai vu que trois dans ma vie (à plus de 30 ans), et encore, contrainte et forcée, pour suivre des traitements hormonaux. Mais je me méfie du discours médical selon lequel une femme adulte devrait forcément subir un frottis tous les trois ans.
"Je ne prendrais pas la suite des longs commentaires hautement cultivés et une fois de plus, complètement à côté de la plaque..."
Je l'attendais elle est venue et c'est Canthilde qui remporte le grand prix de la lucidité! Bravo Canthilde! Les jambes écartées il ne saurait n'y avoir plus ni idéologies, ni psychologies, ni bourgeoisies, ni capitalisme! Tout tient dans le récurage de la fente magique et le médecin n'est plus qu'un trou du cul. Tout est là: le combat impitoyable de la fente contre le trou du cul. J'aime votre lucidité Canthilde
Selon vous Canthilde comment qualifieriez votre méfiance à l'égard de l'obligation médicale du frottis? Idéologie serait-il pour vous déplaire? Ou êtes-vous un cas unique dans l'histoire: votre intelligence s'est formée sans éducation?
canthilde : Un paquet de femmes, p.ex. lesbiennes mais pas que, refroidies par des gynécos qui les traitent comme de la merde, n'y vont jamais et se retrouvent un jour avec de graves problèmes de santé (hémorragies, fibroses, endométrioses, infections...). Je ne trouve pas très malin de sacrifier notre santé à la haine ou à la discrimination. On devrait éduquer les haineux/-ses, de force, pour que ça change. Nous avons droit à notre santé et à la prévention comme n'importe qui. (et non, un frottis au moins tous les trois ans c'est pas du luxe)
Pendant la grossesse, j'ai eu le gynéco qui veut te faire perdre 20 kilos avant le troisième mois parce qu'il a vu tes bourrelets lors de la première écho.
J'ai eu avant ça celle qui parle de "ses petites femmes"
Ou encore celui qui te refile une pilule pour vieille alors que t'as 20 ans (résultat, 3 mois de règles).
Et tout ça pour 60 euros la visite.
Du coup, pour la contraception, c'est planning familial. On te demande si tu veux qu'on t'examine. On ne te demande pas pourquoi tu veux changer de contraception. On t'invite juste à essayer et à revenir si elle ne te convient pas, car on ne peut pas savoir à l'avance si elle sera tolérée.
Je suis sous anneau depuis 4 mois, c'est top moumoute.
@Youtre la pine cervicale : Tu viens de gagner un recueil de poésie. Félicitations !
C'est peut-être pas la peine d'arriver en fanfare comme ça... En tous cas, tu as un mode d'expression incontestablement imagé. On a bien saisi.
@hamsterviolent : Le soucis c'est que touts les plannings ne prescrivent pas, et que des plannings, malheureusement, il y en a pas partout en France. Ceci dit, pour celles qui veulent, et si leur planning ne fait pas les prescriptions, passer leur demander quel gynéco est à éviter et quel est celui ou celle qui est bien, c'est déjà une idée. On peut également causer contraception avec elles, elles ont souvent de bonnes idées.
eh bien je n'avais encore jamais vu cette pince ! j'ai eu pourtant 4 poses de DIU (1 au cuivre et 3 Mirena), par le même gynéco, seule 1 fois a été assez douloureuse avec un malaise juste après, je me suis dit que c'est parce que j'avais accouché quelques mois auparavant. La fois d'après, j'ai pris du Paracétamol avant le rendez-vous, mais les autres poses, heureusement, n'ont pas été douloureuses mais j'ai entendu des copines redouter et raconter ce que tu écris.
@emelire : Tu as peut-être eu la chance de te faire poser tes stérilets sans cette pince, ce qui est possible. Ceci dit, la pose semble plus douloureuse chez une nullipare, le col étant moins facile à passer.
Aucun lien, les commentaires HS, invectives etc, ne sont plus publiés.
L'anneau vaginal, j'ai testé, je ne voulais plus de la pilule et j'ai pas droit au DIU (utérus bifide, paraît que ça marche pô, méfiante que j'étais, j'avais mailé Winckler à l'époque, qui m'avait confirmé ça) : c'est pas mal en termes de confort pour soi (trois semaines de tranquillité, faut juste bien noter dans son agenda le jour où l'enlever) ; mais pas pour le(s) partenaire(s), enfin, pas de mon expérience (ils le sentent, ça gêne) ; pas oublier aussi que ça reste hormonal, même s'ils nous font le coup de la diffusion mini et localisée (je pense comme GouineMum sur le sujet, les hormones elles vont partout hein) ; et pis surtout, et ça a motivé mon arrêt de la chose, au bout de quelques mois, ça m'a fait comme la pilule en pire : chute de libido, sècheresse vaginale (moi qui, justement... !), avec en plus pertes suspectes... un mois que je l'ai arrêté, et je retrouve petit à petit mon confort habituel. Et la capote...

Dites, les filles z'et les gars : y en a-t-il parmi vous qui auraient déjà testé live le préservatif féminin ? Moi, oui
Je voudrais aussi parler du gynéco à qui, il y a tres longtemps je parlais de mes douleurs lors de rapports sexuels, et qui m'a expliqué -dessin à l'appui- que j'avais un morceau de peau à l'entrée du vagin qui m'empêcherait à jamais d'éprouver du plaisir. Me laissant plus que déprimée à la sortie de la consultation.
Il s'est avérée qu'en changeant de mec, le problème s'est résolu de lui-même... Mais à 20 ans quand on ne sait pas vraiment ou on en est, ben c'est dévastateur comme propos.
@Medellia: Ce gynéco ne vous a pas donc pas parlé de la dyspareunie? http://www.ta-sexualite.com/dyspare...
La votre était d'origine psychologique et passagère.
J'aurai fait un bon gyneco
Croyez-le ou pas. J'ai épuisé quatre médecins et quelques années avant qu'un praticien ne trouve une méthode pour venir à bout d'un phimosis.
Si bien que l'opinion que j'en conçois, en vous écoutant et en confrontant mon expérience, c'est que de nombreux médecins, pervers et sournois, lorsqu'il s'agit de sexualité ne font pas tout ce qu'il est possible pour rassurer ou bien orienter. Ces fréquentes ordures, je n'ai pas d'autres mots, sont assez nombreux parmi les élus de la République. Ce qui est pour moi d'un grand enseignement...
@mlle S. mademoiselle S ne souhaite pas me répondre ?
ko : Juste for the record : c'est pas moi qui pense que les hormones vont partout, c'est la science qui l'a prouvé... (lire n'importe quel manuel d'endocrinologie, chapitres "cinétique" et "métabolisme").
Concernant le préservatif femelle, j'ai animé des ateliers safer sex avec, mais j'aurais un peu de mal à le tester de façon réaliste pour femmes cisgenre
Cela dit, des amies l'ont testé, et toutes l'ont trouvé totalement impratiquable sous tout point de vue.
Medellia : Comme quoi un mec n'est souvent qu'un morceau de peau...
GouinieMum : je suis bien d'accord avec toi, ce n'est pas très malin de ma part mais on ne raisonne pas avec un traumatisme. En plus, je n'aime pas trop me déshabiller devant les médecins, le dernier a fait quelques commentaires sur certains de mes défauts physiques... En fait, j'aimerais bien qu'on parle un peu plus de contraception masculine. Il existe maintenant une stérilisation réversible pour eux et j'estime qu'un homme qui est sûr de ne pas vouloir d'enfants pourrait se prendre en charge. Parce que les hormones via la pilule, je confirme, c'est terrible !
canthilde : Loin de moi bien sûr tout reproche envers toi, tu fais évidemment ce que tu veux. Je précisais juste pour les autres lectrices/-eurs.
Cocernant la contraception mâle je ne suis pas plus pour les hormones dans leur cas. Surtout que la capote est facile à utiliser... (et il existe aussi la vasectomie, autrement plus facile qu'une ligature des trompes ; ceci quand on parle de contraception définitive)
@ko : Ah oui, le préservatif féminin mériterait un billet, c'est une idée.
@Isa : Ça me rappelle, en moins drôle, évidemment, l'ouverture du bouquin d'Irving, l'épopée du buveur d'eau avec le mec qui fait des infections à répétition et consulte des grands pontes urologues. Je crois que c'était la première fois, en lisant, que je m'étais dit qu'un mec aussi pouvait avoir des problèmes de ce côté là. Si les gynécos sont minables, je me demande à quoi doivent ressembler les urologues. Ça doit pas être la joie.
@Naoh : Si si, mon bon ami. Je ne sais pas comment te répondre, il s'agit de ce que j'ai relevé depuis que je me trouve en situation d'entendre directement les discours des ados. Ceci dit, il ne me semble pas très risqué de dire que le sexe des femmes a été longtemps (tu vois la précision) l'objet de croyances sur sa saleté, son mystère inquiétant, son impureté etc.
@GouineMum : Tu te souviens de ce qui n'allait pas avec le préservatif féminin ?
"Medellia : Comme quoi un mec n'est souvent qu'un morceau de peau... :-D" Va falloir préciser à quel degré tu blagues, parce que ça va soulever des grognements -légitimes-.
@canthilde : Réversible ?
@GouineMum : Le taux d'échec du préservatif masculin, en terme contraceptif est assez élevé me semble-t-il, non ?
Melle, j'entends bien que les plannings ne sont pas tous accessibles. Mais cela dit, vivant à Paris, je suis résolue à ne plus foutre les pieds chez un gynéco libéral. Puis j'aime assez cette idée de filer du fric au public, mais je comprends que le militantisme de la moule soit un phénomène minoritaire.
Sinon, concernant le préservatif féminin, c'est assez nul, tu as l'impression de t'être fourré un sac congélation dans la moule. Et quand tu te prends les petites lèvres entre la cuisse et l'anneau plastique, ça fait super mal.
Pour l'anneau, je pense que c'est pour cela qu'il faut continuer à chercher des formes diverses de contraception, pour que toutes les femmes trouvent chaussure à leurs ovaires. Après, chacun ses doutes, ses phobies. Après tout, certains gynécos continuent à raconter à leurs patientes que la pose du DIU à des nullipares peut entraîner une stérilité. Je pense que les études contradictoires sur les hormones ont encore de beaux jours devant elles. Ce qui est dommage, c'est que pour pouvoir baiser tranquille, on risque, si toutes les études faites ont raison, un cancer, une stérilité, des champignons, des baisses de libido, de la rétention d'eau... et que le confort est vraiment un souci secondaire pour la profession médicale.
Je suis persuadée que beaucoup de médecins, tout comme une bonne partie de la société agit selon le concept que la femme doit en chier quand même au moins un petit peu pour pouvoir mener une vie sexuelle libre et éclairée, car elle ne sait toujours pas ce qui est bon pour elle. C'est inconscient, c'est patriarcal, mais c'est là...
Anéfé, le préservatif féminin, c'est impraticable (sauf à vouloir se payer une tranche de fou rire, et à condition d'être vraiment très complice avec le partenaire et d'avoir le même sens de l'humour) : en gros, ça fait schlok-schlok...
La dernière fois que j'ai discuté avec ma gynéco, il y a quelques mois, je lui ai demandé ce qu'il en était de la contraception masculine réversible ; d'après elle, les études ne sont pas probantes... Mais j'ai assez peu d'info là-dessus. Après, je ne sais pas si j'ai de la chance ou si je les choisis bien :-), mais j'ai rencontré pas mal d'hommes réellement soucieux de maîtriser leur fécondité, sans en déléguer l'unique responsabilité à leur partenaire (et pas uniquement par refus d'être père sans l'avoir décidé...)
Effectivement, la réponse la plus évidente, le préservatif, n'est pas infaillible. Mais c'est tout de même un peu mieux que le coïtus interromptus...
Mlle S :
Les critiques habituellement entendues sur le préservatif femelle sont : pas facile de choisir la bonne taille (qui sait juger de la largeur de son vagin ?... et a fortiori de celle de son rectum ?...), compliqué et longuet à mettre (avec ses anneaux élastiques et sa lubrification qui le rend difficile à saisir), bruit dérangeant à l'utilisation (ce n'est pas du latex), aspect optique rebutant (surtout à cause de l'anneau externe très visible), cache une partie "intéressante" de la vulve qu'on le veuille ou non (notamment accès au clitoris souvent compliqué), prix trop élevé.
Concernant la contraception par le préservatif mâle : je ne connais pas les statistiques (et je m'en méfie d'ailleurs : ya trop d'intérêts financiers dans ce domaine), mais j'ai pas mal d'amies qui depuis de longues années n'utilisent que ça comme contraception avec tous leurs amants, et sans couac. C'est sûrement une question de bien savoir l'utiliser (comme avec toutes les contraceptions, finalement).
Soit dit en passant qu'en cas de capote cassée on s'excite souvent plus sur le risque de grossesse que sur le risque de contamination, ce qui est irrationnel (enceinte du premier coup c'est rare, contaminée par ceci ou cela du premier coup c'est nettement pus fréquent). Comme quoi l'intox commerciale "faut la pilule contre la grossesse plus la capote contre les IST" marche bien et rapporte gros.
P.S. : Mlle S : Ben j'ai mis un gros smiley dans ma réponse à Medellia, non ?
@hamsterviolent : Je ne suis pas persuadée qu'ils veuillent que la vie sexuelle soit "libre et éclairée". Qu'on en bave, par contre... Enfin, libre et éclairée... responsable, citoyenne, respectueuse des différences fondamentales entre les hommes et les femmes blablablabla eurk, mais placée sous la sagesse des médecins, et féconde, à terme, tout de même.
@ko : pour le schlok schlok, en effet. Ceci dit, paraîtrait que plus il est porté longtemps, moins il fait schlok schlok. Faut juste penser à le mettre quand on se sent excitée après s'est brossé les dents le matin.
@GouineMum : Pour le clitoris, c'est marrant, j'ai entendu que certaines femmes aimaient au contraire le préservatif féminin parce qu'il stimulait le clitoris.
Sinon, oui, j'ai vu le smiley. Je désamorce juste.
Vasectomie :
Il y a... Une trentaine d’années, j’ai tenté (décidé de toute manière & bien qu’adorant « lézenfants », à ne jamais « me reproduire »).
Oh là là.
Je fus à l’époque en contact (« obligatoire » (?))avec un C.E.C.O.S. (banque du sperme) parisien, puis je ne sais plus quel service de je ne sais plus quel hosto, parisien (c’est précis, hein ?) dont l’unique but a semblé être de me dissuader (refrain, mille fois : « Bon, mais vous êtes bien certain de votre décision, hein ? »). Plus tard, j’ai supposé que c’était dû à la crainte de poursuites en cas de changement d’avis trop tardif (?). En attendant, ça s’est terminé par un clash, et j’en suis resté à l’antique capote...
Je retrouve dans le fil les références que j’aurais pensé y faire figurer :
Martin Winckler, Marc Girard.
Et connaissez-vous, à propos de « Mirena » :
http://www.journaldunepeste.fr/2009...
(Cette dame, très active, conduit d’autres blogues qui valent le détour (!)).
Le femidon, je l'ai testé qu'en anal (en retirant l'anneau interne) et avec des godes, mais bon, je trouve que c'est pas si horrible qu'on le dit... pis quand on le met on s'hydrate les mains en même temps, c'est pratique
Après je trouve que ça reste effectivement moins pratique qu'un préservatif masculin, mais bon si je devais coucher avec un mec que je sens pas très motivé à l'idée de mettre un préservatif, je serais bien contente d'en avoir un sous la main...
@Alfred : Merci pour le lien. Ça me fait penser à ma généraliste, enfin, celle qui fut à une époque ma généraliste. Je lui avais demandé s'il existait une contraception masculine autre que le préservatif... Elle m'avait répondu qu'il y avait la vasectomie, mais que c'était un acte barbare... Et irresponsable... Et puis que de toutes façons, il est impensable de faire confiance à un mec à propos de la contraception. Je me souviens avoir pensé à une méchante couille géante riant diaboliquement telle une hyène couarde.
@Ellie : J'avais pas pensé au côté hydratant. Vais proposer ton truc aux lectrices du Figaro Madame. :D
Ellie : Petite correction : A ma connaissance on ne s'hydrate pas les mains avec ces engins, on se les silicone. Tout comme avec les capotes mâles, d'ailleurs. (Et le silicone, en flacon, n'est pas un lubrifiant génial par rapport aux lubrifiants aqueux (sans jeu de mots) : il s'échauffe trop vite, à mon goût, au frottement, et il est chiant à enlever/laver. Bref, utilisez plutôt des lubrifiants intimes à base de flotte.)
Ellie : "si je devais coucher avec un mec que je sens pas très motivé à l'idée de mettre un préservatif, je serais bien contente d'en avoir un sous la main..." : Un mec qui ne veut pas mettre une capote ne couchera pas avec moi, point à la ligne, et sans exception : aucune plaisir du monde, ni aucun sentiment du monde, ne vaut une prise de risque sanitaire, point. (et ça vaut aussi pour des nanas qui voudraient que moi je ne mette pas de capote !)
No kpote = no sex. No way.
Alfred : Oui, c'est curieux comment le corps médical français réchigne à la stérilisation consentie voire demandée, tant qu'il s'agit de personnes qu'il considère "normales", donc éléments de valeur du pool génétique humain. Alors qu'il s'empresse en même temps de l'imposer, non-consensuellement, aux intersexe et trans'... La médecine eugéniste nazie n'est pas morte du tout, surtout pas en France.
Dites, ca faisait longtemps que j'avais pas mis un lien ici, nan?
Alors dans la lignée de Girard et Winckler, et toujours au chapitre:
"De la douleur imposée aux femmes, un non-événement"
(et je cause même pas de la souffrance, tsss...), si vous ne le connaissez pas déjà, tentez le bêtisier officiel de l'obstétrique
http://boob.over-blog.fr/
Moi je trouve que c'est valable pour tous les médecins. Il faut que je me trouve un nouveau médecin traitant... et bien, c'est difficile ! Entre les fois où ils ne trouvent pas se qu'on a (à la limite de dire que c'est juste "psychologique") et les fois où il nous prennent pour des débiles... ça va être difficile avant de pouvoir faire confiance !
J'ai parfois l'impression que, en France en tout cas, que la médecine est plus proche de la religion que de la science. Et c'est peut-être pour cela qu'ils passent tant d'années à apprendre (des textes sacrés ?). Des fois, pour les consultations, j'ai l'impression que ce ne sont pas deux personnes qui se parlent, mais un-e débile et le dieu de la médecine (française ?) qui parle par l'intermédiaire de son représentant (terrestre) nommé le "médecin".
"Et puis que de toutes façons, il est impensable de faire confiance à un mec à propos de la contraception"
Du sexisme ordinaire. Si j'ose dire le pendant exact du mysogine. ça se dit le plus naturellement du monde parce que c'est profondément ancré.
Il y a au contraire pléthore d'hommes qui usent du meilleur moyen contraceptif: l'abstinence. Elle est certes forcée mais ne va pas dire après cet argument évident que les hommes (tous) sont ainsi que tu le dis..Ce sont les femmes qui ont inaugurés cette catégorie très particulières d'hommes, les champions de la contraception. On les rencontre plus volontiers dans les classes les plus démunies, souvent laids et vieux, dépassés. Personne n'a jamais songé à honorer ces champions de la contraception. Quelle injustice n'est ce pas...On les entend souvent marmoner "Et puis que de toutes façons, il est impensable de faire confiance à une meuf à propos de baiser"
Isa... arrête...
Lors d'un examen gynéco, un petit conseil : exigez que le spéculum soit passé sous l'eau chaude s'il est en métal, ça évite la sensation désagréable au contact froid du machin. C'est hallucinant qu'on ait à le demander, c'est quand même pas bien compliqué... et ça prouve une fois de plus que les médecins n'en ont pas grand chose à faire de notre bien-être.
Sinon j'ai eu l'occasion cet été de voir mon col de l'utérus pour la première fois de ma vie.
Alors : un spéculum en plastoc, pas cher et trouvable dans n'importe quelle pharmacie, une petite lampe de poche, un miroir, et voilà ! Regardez votre col de l'utérus et montrez le à toutes vos copines !
Gouinemum : pourquoi la virilisation n'est-elle pas souhaitable ? quels sont les effets toxiques / dangereux du levonorgestrel et de l'ethinylestradiol ?
Où est-ce que je trouve un-e gynéco correct ? Un-e à qui je peux dire que je suis gouine, que mon boyfriend est trans, que j'ai des partenaires multiples, que je suis travailleuse du sexe ? Un-e qui me prescrira pas la pilule comme TSH ? Un-e qui me prescrira des analyses pour savoir si oui ou non j'ai une carence hormonale, et qui m'aidera à determiner à quoi elle est due, et comment y remédier. Un-e à qui je peux faire confiance, dont j'ai pas envie de vérifier dix-mille fois les diagnostics, dont j'observe les prescriptions...
I. : La virilisation sous forme de poil indésirable partout et voix rauque, les dépressions, la libido détruite, et le foie bousillé par les stéroïdes pris par voie orale n'est à mon avis pas souvent souhaitée par des femmes qui veulent juste une contraception... Et si on veut vraiment se viriliser il y a plus efficace et moins nocif.
L'ethinylestradiol favorise notamment les thromboses veineuses profondes (fréquemment mortelles) et les prolactinomes (idem), pour le levonorgestrel voir plus haut, et les deux bousillent durablement le foie, surtout s'ils sont pris ensemble (c'est le cas p.ex. du Minidril et de l'Adepal). Infos détaillées sur cette page, en recherchant les noms des molécules ou des spécialités : http://sts67.org/html/det/endo/fr_d...
Concernant des gynécos correctes pour les transpédégouines, putes et autre perversES polymorphes :-), contacte voir une association lesbienne (ou un groupe de putes) locale, elles savent souvent renseigner dans ce domaine. Et pour cause...
Pour ce qui est du préservatif féminin, j'ai pas du tout aimé (en tant qu'homme). Ma partenaire non plus. Mais effectivement on a bien rit avec cette impression d'avoir un sac plastique de supermarché entre nous deux.
Jà le poil je le veux pas, le voix elle est rauque moche et la déprime dans de la tête. Oui, jà suis le garçon, jà suis bien le débile de la terre.
Sinon merci Mlle pour ton texte. Bcp de garçons, pas méchants mais un peu bêtes comme moi, ne réalisent pas toujours ce que ça entraîne pour vous de nous laisser profiter de vos si beaux corps -dont on ne comprends même pas par quel miracle vous nous laisser mettre nos grosses pattes dessus- sans mettre cette saloperie de capote. On devrait vous couvrir de fleurs tout le temps et vous donner des papillons à mettre dans les cheveux, pour que vous soyez contente; en même temps que nous on ferait la bagarre avec des armures en bois et qu'on aurait des dragons de feu et... je digresse (mais j'le pense)... Bref, tout ça pour dire que oui, ça sert ces mises au point, beaucoup et à tout le monde !
Plop : J'ai parlé des effets d'une molécule (non-bio-identique) bien précise, pas d'hormones comme celles que ton corps mâle produit. Ensuite, une femme qui prend une pilule contraceptive n'a certainement pas l'intention de se viriliser, il y a un manque de consentement à la virilisation de sa part. Et je ne vois pas pourquoi en tant que mâle tu te sens visé par quelque chose qui ne concerne que des femelles (je ne connais pas beaucoup de mâles qui prennent des contraceptifs hormonaux, surtout à base de ces molécules-là...).
A part ça, je le répète : contraception ou pas, la capote est de toutes façons obligatoire pour la prévention.
Alors c'est pas sympa ça maman.
En répondant à mes fielleux sous-entendus, tu me force à alimenter mes -déjà- sérieux penchants procrastinatiques. Eux même me forçant à la discussion stérile sur l'internet. Juste histoire d'oublier que j'ai une vie à gérer.
Moi j'a suis le gros mâlin qui mets des plumes dans sa casquette Top-gun quand il marche dans la campagne; ça fait beau . Ja suis pas le mâle, dac ? Ja suis pas flipper le dauphin, ja suis polo, plop. Ja suis un cow boy. C'est important. Si toi tu es la femelle petit poney, c'est comme tu veux, moi je suis content si toi ça va. Le mot viril y fait partie de moi, j'ai pas décidé. Virile c'est pas dépressif. Les poils sur le menton des filles oui, ça peut l'être. Donc : ouï maman, nan maman, merde maman. Un jour tu me fusilleras, ce sera dommage, j'aurais mal.
Quelqu'unE peut me passer la télécommande ? On a atterri sur Canal J, je crois.
pour info : http://labrique.lille.free.fr/spip....
@La Brique : Merci pour l'info.
visiblement j'ai eu de la chance je n'ai aucun soucis avec ma gynéco (j'aime son accent slave) et elle me semble très bien répond à mes question me presse pas sur le choix d'un contraceptif (j'avais eu du mal à me décider pour l'implant, elle m'en a parlé et m'a juste dit que c'était à moi de voir) certes l'examen en lui même est un peut froid mais bon voilà et j'ai l'occasion de travailler avec un gynéco homme et des commentaires de ses patientes j'en retiens qu'il est bien,il est très apprécie. Alors c'est vrai qu'il y a des médecins incompétent mais il faut faire attention à ne pas généraliser.
mais si je met un commentaire j'aimerai revenir sur un com plus haut au sujet du fait qu'on puisse faire des examens seule ... certes palpation des seins on peut l'apprendre et le faire seule (d'ailleurs plus tôt un cancer est décelé lus on a de chance d'en guérir) mais par contre un cancer du col de l'utérus ou de l'utérus n'est pas visible de suite au niveau des lèvres seul un frottis et un examen cytologique permet de voire s'il y a une dégénérescence au niveau cellulaire chose qui ne se voit absolument pas à l'œil nu sauf exception et dans ce cas c'est souvent trop tard
@Perrine : Change de gynéco si tu le peux. Non mais ho, elle tâte ton abdomen !?
J'ai refusé une opération par une gynéco m'ayant dit que j'avais du gras à perdre (elle même n'avait aucun gras, elle était sèche comme une trique).
Bon je me calme et je lis la suite des commentaires.
@emelire : Je suis une nullipare qui s'est fait poser un stérilet sans aucun problème dans un dispensaire de la Lmde (quoique plus étudiante), et j'ai eu droit à du spasfon avant pour limiter les contractions, une explication de la manip' (je ne garantis pas le type de pinces utilisées ceci dit) pour l'hystéromètre et la pose, ainsi que pour la douleur à en attendre.
Ca a fait un peu mal sans plus, mais c'est deux minutes après la pose que mon utérus est devenu démonstratif avec vomissements et baisse de tension. Le gynéco m'a rallongée, rassurée, et à la fin m'a interdit de repartir avant de m'être reposée 1/4 d'heure au moins dans la salle d'attente.
Pourtant, le médecin en question était un homme d'un âge certain : comme quoi la génération n'est pas une excuse !
"C'est hallucinant qu'on ait à le demander, c'est quand même pas bien compliqué... et ça prouve une fois de plus que les médecins n'en ont pas grand chose à faire de notre bien-être."
La haine généralisée à l'égard des médecins qui s'exprime ici me laisse rêveur. Et pas seulement parce que je suis médecin. Mais aussi parce que cette haine et ce tsunami de critiques va de pair avec un haut degré de dépendance vis-à-vis de la médecine. Le premier gynéco est nullissime, allons en voir un deuxième. Le deuxième est débile, allons en voir un troisième. Tous les médecins sont des abrutis inhumains mais continuons à aller de consultation en consultation, soyons masochiste jusqu'au bout. Et puis les laboratoires, qui osent fabriquer les DIU et les pilules oestro-progestatives honnies, ce ne sont que des firmes sataniques qui ne pensent qu'à anéantir la race humaine.
Dans ce cas chères amies, abandonnez les voies de la médecine, renoncez aux médicaments et à toutes les techniques médicales récentes et vous aurez la chance de retrouver l'âge d'or de la condition féminine, où le miel (en grande quantité quand même), la fiente de crocodile ou les rapides trajets en calèche sur routes pavées tenaient lieu de contraception. En cas d'indice de Pearl trop élevé, il vous restera la solution des aiguilles à tricotter.
Quand on vomit la médecine et les médecins, il faut avoir le courage d'aller au bout de ses idées...
Petit message à l'auteur de l'article, qui semble tout savoir sur la gynécologie et la contraception : une interne ne peut-être en 5ème année de médecine. Pour être interne il faut avoir étudié au minimum 6 années, et un interne de première année en est donc à sa septième année d'étude. Et pour info il gagne 1200 euros par mois, travaille 10 heures par jour et prend une à deux garde par semaine payé 100 euros pour 14 heures de travail principalement nocturne (il est donc payé moins que le smic horaire mais ce n'est après tout qu'un simple stagiaire et un futur nanti) et reçoit de l'industrie pharmaceutique environ un stylo pourri par semaine et trois invitations au resto par semestre (quel vendu!!!).
A part ça Winckler a raison la plupart du temps et Prescrire est une mine d'information indépendante et objective.
Et il est vrai que durant nos longues études nous nous focalisons sur des maladies rarissimes et complexes au détriment de thèmes plus utiles et plus importants pour la majorité des patients comme la contraception.
Vos critiques sont pertinentes pour la plupart mais la haine que vous exprimez est de nature à décourager les médecins qui veulent vraiment s'impliquer pour le bien être de leurs patients.
Si vous aviez le courage de me dire tout cela en face lors d'une consultation, en début de journée ça me ferait sourire et je vous conseillerais du mieux que je peux tout en ravalant ma fierté, mais si vous aviez le malheur d'arriver à la fin de ma longue journée, je vous dirais d'aller vous faire voir ailleurs.
Et pour répondre plus précisément au sujet de l'eau chaude sur le speculum, certains médecins le font parce qu'ils pensent que ça favorise le confort, d'autres pensent que c'est pas hygiénique de mettre de l'eau du robinet (surtout chaude) sur un dispositif stérile. La solution est d'utiliser un lubrifiant stérile, ce que je fais de manière systématique sauf en cas de prélèvement bactériologique ou de frottis, parce ça pourrait interférer avec la qualité du prélèvement.
Donc pour caricaturer le gentil gynéco qui met le speculum sous l'eau chaude risque peut-être de te contaminer avec des bactéries qui trainent dans l'eau, comme par exemple la legionella, même si à priori ça ne fait pas de dégat à ce niveau-là tandis que le méchant connard qui ne le fait pas conserve le dispositif stérile.
Quelqu'un ici connaît le jeu du touché/coulé ? On joue contre des gros bateaux longs très armés, en face à face. C'est classe.
Bon, que dire à Dr House ? À part que c'est un lupus...
Je ne suis pas médecin, ce qui ne m'empêche pas de me sentir lasse en fin de journée, avec mon stylo pourri gagné chez le primeur du coin. Peut-être pourrais je vous donner un peu de lecture haineuse ? Comme une deuxième dose de cytotech. Ça s'appelle Parcours de santé.
Et puis, si je peux me permettre, les entrailles ne se contentent pas de haïr bêtement les toubibs, elles détestent également les socialistes, les hommes, les petits enfants, les bébés dauphins et les poneys.
Dr House :
Tu devrais dire tout ça à Winckler. Votre débat serait certainement passionnant.
Ensuite, ce que tu appelles de la haine est tout simplement la colère d'être prise pour une conne par quelqu'un qui ne devrait pas nous prendre pour des connes et qui n'en a aucun droit. Je ne vois d'ailleurs pas ce qui t'autorise à parler à la place de tes patientes.
Et pour ce qui est d'aller nous faire voir ailleurs : si tu nous donnes ton adresse, on se fera sûrement un plaisir d'éviter ton cabinet, n'aie aucune crainte, on adore obéir aux vrais zommes... C'est pas les médecins qui manquent en France. On t'a déjà dit que le médecin est censé être au service de la patiente, pas l'inverse ? Voilà, c'est fait...
J'ai lu Parcours de santé. Ce n'est pas haineux. On sent quand même que tu lui en veux à cet bon bourgeois de retour de Courchevel et on ne comprend pas trop pourquoi. Tu le cherches et apparemment il reste plutôt courtois, il a dû passer de bonnes vacances, et puis c'est une clinique privée à ce que j'ai cru comprendre, donc le rapport n'est pas le même, on soigne la clientèle, dans tous les sens du terme.
J'ai eu droit à beaucoup de récits similaires, même de la part de membres de ma famille. Je sentais leur rancoeur, je les comprends mais ça me dérange quand même. Comme si j'étais responsable de leur parcours, parce que je suis de la même "confrérie" que ceux à qui ils ont eu à faire. Je défends pas la corporation, je n'aime pas les corporations. Je pense plus comme Illich (as-tu lu Medical nemesis?) que comme le médecin moyen. Je constate simplement que la première réaction des gens à qui je dis que je suis médecin, c'est de me jeter à la gueule toutes leurs expériences négatives au contact de la médecine. Je dois être parano. Je me dis que j'aurais dû être trader ou présentateur télé, enfin un vrai bienfaiteur de l'humanité, pas un salop de médecin qui vole les pauvres malades de 22 euros pour le moindre rhume.
Ce que je vais dire va probablement me faire passer pour un infâme cynique, mais j'ai quand même l'impression que dans le cas des maladies graves, ça soulage pas mal de monde de descendre en flamme les médecins. Et peut-être qu'on l'a cherché, en dépossédant les patients de leur propre corps, en claironnant partout la toute puissance de la médecine, alors qu'en fait, y'a pas de quoi se croire tout puissant, notamment pour le cancer, qu'on guérit rarement et qu'on soigne mal.
Pour reprendre le sujet initial de l'article, les notions de médecine machiste devraient périmer rapidement vu que l'immense majorité des médecins en formation actuellement sont des femmes. A moins qu'elles ne chérissent et perpétuent les vieilles idéologies, ce qui ne m'étonnerait qu'à moitié.
J'ai connu un médecin qui s'était fait un devoir de soigner les pauvres. On venait à lui parce que d'autres médecins étaient ou désagréables, parce qu'ils refusaient la CMU ou parce qu'ils étaient simplement incapable de comprendre la misère... Ce médecin a été attaqué en justice par un club de danse lequel club estimait que sa clientèle faisait du tort aux petites sirènes en tutu, entendez à leur caisse. Aucun médecin ne l'a défendu. La justice lui a retiré l'exercice de sa profession à l'endroit où il s'était établi. Il n'y avait que des anarchistes pour le défendre. Cet homme a rendu la pareille à ses défenseurs: on l'a vu aux rassemblements en soutien des sans papiers nous prêter main forte. C'était le seul médecin... DrHouse ferait bien de relire Georg Groddeck "le livre du ça". Pas de médecine honnête sans considérations pour la situation politique et sociale, pour le contexte humain et la tragique de l'existence. Ce qui se pratique en médecine est au pire une compromission au mieux un accomodement mais certainement pas un compromis. Mais nous ne voulons pas mourir Dr House est-ce si étonnant?
"On t'a déjà dit que le médecin est censé être au service de la patiente, pas l'inverse ?" comme l'économie devrait être au service de l'homme et pas l'inverse. D'où la présence massive de médecins dans les travées de l'assemblée, du rpr au ps....
@GouineMum :
Je ne suis au service de personne. Si tu veux un serviteur, il faudra repasser. Par contre j'espère être au service de la santé de mes patient-e-s. Et c'est une immense nuance.
Pour ce qui est d'éviter mon cabinet... Je n'ai pas de cabinet. Par contre je remplace dans des cabinets de généralistes, et mon problème c'est plutôt l'afflux des patients, ce qui ne me permet pas de leur consacrer suffisamment de temps. Je préférerais de loin que la plupart d'entre eux restent chez eux et se soignent eux-mêmes quand il s'agit des petits souçis habituels, ce qui libérerait plus de temps pour ceux qui ont de vrais problèmes de santé.
Ta vision purement consumériste du monde me désole. Crois-tu vraiment que je suis à ton service parce que tu daignes venir me voir et me payer 22 euros? La médecine n'est pas un commerce et le système du paiement à l'acte est une aberration. Comme je le dis souvent aux patients qui ralent parce qu'ils ont attendu alors qu'ils n'ont rien qui justifie une consultation, je ne suis pas à 22 euros près et je préfère ne pas les voir. Et à ceux qui me font remarquer que j'ai "beaucoup de clients" (parce que la salle d'attente est archi pleine), je leur réponds que ce ne sont pas des clients mais des patients et que le but de mon travail est qu'ils soient en bonne santé et donc qu'ils ne reviennent jamais...
@Isa : J'ai participé à quelques actions de RESF et j'ai soigné des manifestants (notamment des black blocks si on veut leur donner un nom) à Strasbourg lors du sommet anti-otan, au village alternatif et en manif, sous les gaz. Dans une permanence médicale où je remplace il y a 80% de patients qui ont la CMU et certains viennent sans rien (d'ailleurs la plupart ne me dise qu'à la fin de la consultation qu'ils n'ont pas de quoi payer et ça, malgré tout, ça m'énerve un peu même si je comprends que c'est pas toujours évident de le dire au début).
Tu vois, pas la peine de me donner des leçons d'humanité ou de me seriner avec ton discours de militante. Il y a pas que des UMP chez les médecins, demande à Marat, à Paul Brousse, à Paul Lafargue ou à Che Guevara.
Dr House :
"la médecine n'est pas un commerce" : La bonne blague. Va donc raconter ça à la plupart de tes collègues, ils te riront au nez.
Je sais très bien qu'il existe plein de malades imaginaires et autres patientEs chiantEs qui cassent les pieds aux médecins, et je ne les défends nullement. Mais ça ne donne aucun droit à aucun médecin de traiter ses patientEs comme de la merde, et c'est précisément de ça qu'on parlait ici. Et que tu te considères comme un chévalier blanc au service de la noble cause, que ce soit à tort ou à raison, ne te donne pas le droit de déverser ton mépris arrogant des patientEs ici. Tu n'es absolument pas plus irremplaçable pour nous que nous pour toi. Et là tu passes vraiment pour l'exemple vivant de ce qu'on dénonce un peu plus haut. C'est plus clair comme ça ?
(Du reste, si tu me connaissais un tout petit peu personnellement, tu comprendrais à quel point le reproche de "consumérisme" à mon adresse est pile à l'opposé de ma vie, aussi dans le domaine médical. Mais tant qu'à faire je préfère donner mes 22 euros à quelqu'unE qui ne me méprise pas. Tu comprends ?)
Tu sais .S (comme écrit Isa) je n'avais pas lu (parcour de santé) je comprend mieux ta rancune "douce", les rapports humains "de base" sont tellement dilué dans cette soupe nauséeuse de mauvais sentiment, de mauvaise volonté, de manque de considération etc...
Qu'on fint par oublier l'autre on se contentent de l'envoyait chier ou plus simplement on le regarde de haut; on laissent notre cerveau "reptilien" guider nos éphémères rapports. Sans percevoir l'expansion du phénomène les rapports humains ne pourront s'amélioraient et son expansion est énorme .
PS : Ta pas honte de détester les poneys et les bébés dauphins ?
PS bis : Suis-je un lupus ?
PS bis bis : ne te laisse pas couler !
@Dr House: c'est il et pas elle. De plus je ne suis pas militant. J'ai cessé de l'être, écoeuré par l'absence de sensiblité du milieu.
Si je me suis permis de généraliser c'est que la profession a une assez nette propension à être dans les jupes de la République. Une propension n'est pas définitive et absolue. Va pour Marat et le grand Lafargue, va pour Groddeck et pour vous-même, mais faisons l'économie de cet autocrate, Che Guevara... Bien à vous
Il n'était pas question de vous "donner une leçon". Mon intervention n'était pas exclusivement et pas prioritairement dirigée contre vous. Je me suis contenté d'évoquer ce que j'avais observé. Qu'il y ait de bons docteurs je n'en ai jamais douté, que vous en soyez je n'en suis étonné puisque vous venez sur ce blog. Je préfère qu'un médecin soit de mes amis plutôt que de mes ennemis
@Perrine : J'ai pour ma part changé de gynéco à cause de son obsession de l'hyper-minceur. Je fais une taille 38 (pour dire que je ne fleurte pas exactement avec l'obésité) tout en étant pas mal bourrée de complexes. Cette femme m'expliquait que j'avais pris du poids (oui, en 10 ans), que c'était mal, que certainement je mangeais trop. Lorsque je lui ai dit, sans fanfaronnade, avoir une alimentation très équilibrée, elle m'a rétorqué qu'un demi yaourt maigre de trop par jour pouvait entrainer un surpoids... Là j'ai changé d'adresse.
Bha voila, j'ai de la chance...J'ai un gynéco trés sympa et qui ne me prends pas pour une andouille. J'ai un stérilet depuis 11 ans à chaque changement ( trois fois) zéro douleur!! Il a même aménagé un petit paravent pour qu'on se déssape tranquille , avec un miroir et des tampons et des serviettes dans un petit panier..C'est con mais cela plante le décor. En plus il a un humour décapant et finalement tout cela détends l'atmosphère..Pourtant j'ai eu des soucis important et je l'ai trouvé très humain compréhensif ..Bref accrochons nous les filles et râlons résistons chaque fois que l'intolérable se passe..
Justement je suis à la recherche de bonnes adresses de gynéco féministe et anti-pozzi de préférence... Sur Paris dans mon cas, mais j'imagine que ça pourrait intéresser du monde d'échanger des bonnes adresses pour éviter de se retrouver dans les situations si bien décrites dans l'article ?