L'assisté
Par Mademoiselle le 03/10/09, 18:10 - Nos amis et nous
Filed under: plaies
Purement technique
Violence
Tu en as marre des stages lamentables ? Des formations fumeuses ? Tu connais par coeur les Techniques de Recherche d'Emploi ? Puisqu'avec le bac, tu n'as le droit à rien et que tu n'étais pas un mauvais élève à l'époque, tu te dis que tu pourrais reprendre tes études. Et puis après tout, tu as lu que la formation tout au long de la vie était un droit, mieux, l'honneur du pays des Lumières. Ce que tu ne sais pas encore, c'est qu'on est passé à l'ère des ampoules basse consommation.
La première fois que tu es allé voir Martine, qu'est assistante sociale, elle t'a parlé comme à un gosse. Ça ne t'a pas rebuté, tu avais pris l'habitude. Des années de chômage, ça te forme un homme. Elle t'a filé une bourse après un petit parcours du combattant institutionnel parce qu'elle était ravie de te faire disparaître temporairement des chiffres du chômage. Elle t'a demandé d'inscrire ta démarche dans un projet et tout le tintouin habituel. Tu as construit le projet qu'elle attendait. Tout ce que tu voulais, toi, c'est te donner une chance de sortir de ta spirale de la réinsertion foireuse avec ses kilomètres de psychologisation dégoulinante, ses rendez-vous à confesse pour faire le point avec un conseiller terne et tout le souk habituel. On t'a demandé d'ouvrir tes chakras, de développer tes compétences de sociabilité, de t'ouvrir à la flexibilité. Tu as tout fait comme il faut, alors la construction du projet de Martine, t'étais plus à ça près. Du coup, tu lui en a collé plein la vue, elle a signé le misérable chèque. Tu t'es retrouvé à nouveau scolarisé. Ce qu'elle n'avait pas prévu, Martine, c'est que ça marche, que tu aimes ça et que tu en redemandes.
Martine, tu la vois deux fois par an. Elle est habillée comme une assistante sociale, avec des fringues ethniques et des lunettes aux montures en plastique épais. Elle a un grand sac besace et une clio. Depuis quelques années maintenant, c'est elle qui s'occupe de valider tes demandes. Plus les années passent, plus elle te fait sentir que tu es illégitime, que tu es un vieil attardé assisté, que tu commences à dépasser les bornes.
Martine prend toujours son air le plus affairé et s'excuse par avance des nombreuses interruptions que tu vas devoir subir, puisqu'elle est toujours débordée. Elle fait ça pour que tu te sentes que tu n'es pas le seul à demander l'aide de l'État.
Assis en face de son bureau, tu as comme loisir la possibilité d'admirer toutes les belles cartes postales des amis tiers-mondistes écolo de ta zélée servitrice, pendant qu'elle tapote sur son clavier frénétiquement (avec ses deux index). Lorsqu'elle penche sa tête biodégradable sur le côté, elle dégaine généralement son plus beau sourire et marque un temps, pour te montrer qu'il s'agit bien d'un entretien personnalisé dans les règles de l'art. Ensuite, elle te bave un : "Alors Monsieur Machin ? Qu'est-ce qui vous amèèène ?". Monsieur Machin c'est toi, tu es habitué à ce genre de cirque, tu as besoin d'argent, alors tu réponds toujours docilement.
Pendant que tu tentes de présenter encore une fois le plus sobrement ton cas, Martine fait invariablement dodeliner sa grosse tête compréhensive, avant d'acquiescer pour signifier qu'elle a bien tout compris et te faire taire. Ensuite, elle fait cliqueter son collier équitable, avant de recommencer à farfouiller dans son ordinateur. Tu attends patiemment que ses deux index s'arrêtent, et qu'elle se tourne vers toi. Là, avec toute la gravité que lui permet son air bovin, elle dit toujours que la procédure n'est pas aussi simple que les années précédentes et qu'elle t'avait prévenu quelques mois auparavant. Si tu sembles en douter, elle répond "Mais si, Monsieur Machin", comme si tu venais subitement de perdre l'essentiel des tes facultés mentales. Ensuite, elle sort les textes et commence à grimacer.
C'est vraiment compliqué, qu'elle se met à répéter. Tu prends un air interrogateur, et c'est immanquablement là qu'elle t'explique à quel point tu es une plaie, que tu rends son travail difficile. D'abord, tu n'entres pas dans les cases parfaitement. Tu es un boulet. Ensuite, elle te démontre que tu es un looser qui a choisi des études non rentables, et qu'on ne finance pas les loosers de gaité de cœur, même quand leurs résultats scolaires sont très bons (sourire forcé).
C'est là qu'intervient le principe de réalité. Toi, tu es un grand enfant. Tu resserres alors tes genoux, tu te redresses, tu mates tes pompes, tu attends que ça passe.
Une autre chose intervient, ajoute-t-elle systématiquement. Tu n'as jamais l'air suffisamment dynamique, mordant, punchy, concerné, investi, positif, entreprenant, énergique. Te défendre devant une commission est une véritable gageure. Elle fera tout ce qu'elle peut. Tu dis merci et tu tentes de te justifier, mais elle ne semble jamais convaincue.
Tu réponds à toutes ses questions. Elle t'a demandé de lister tes dépenses, les détaille, t'interroge, passe en revue ton budget d'assisté. En général, c'est là qu'elle commence à te gonfler et que tu te mets à poser des questions qui fâchent. Tu demandes qui compose la commission. Tu n'auras pas de réponse. Elle te dira juste que la commission est souveraine, sans appel. Elle ajoutera également qu'elle ne peut ABSOLUMENT pas présager de la réponse de ladite commission. Elle prend toujours un air extrêmement professionnel en disant cela, comme si elle protégeait un secret d'État.
En général, elle pose les deux mains à plat sur son bureau design pour te signifier que l'entretien est fini, qu'il ne te reste plus qu'à attendre le résultat de la commission occulte.
Tu repars toujours à deux, toi, et ta dignité sous le bras, en te demandant comment financer cette nouvelle année d'études.



Commentaires
Merci, ça fait du bien de lire ça !
Excellent mademoiselle
Tu inaugures le néo-réalisme sociologique comme De Sica et Rosselini avec le cinéma 
Promets-moi de traiter prochainement les "erreurs" de la bureaucratie: tous ces indus qui mettent sciemment les obligés de l'Etat dans une merde qui les occupe deux ou trois ans, les détruit et les fait disparaître, comme convenu, avant l'heure. Le système bureaucratique de l'aide sociale change depuis quelques années. La disparition (rue, hôpital, morgue) des obligés est une mécanique de patience qui s'institutionnalise pour dégraisser effectifs et chiffres (accablants) à l'usage du public des performants (autrement appellés "les votants").
Une a.s autrefois souriante et débonnaire a pris acte de ces changements et quand elle dit des gens qui abusent qu'ils méritent de ne rien toucher on lui demande si elle sait à quel sort alors on les voue. Elle se crispe, machoires fermées, dents contre dents et froidement elle dit "oui". Ces dialogues n'étaient pas possibles entre 39 et 45. Patience nous y venons...
Ouais... tout (presque) pareil.

On sens le vécu !
Une fois la porte franchie, te voilà devenu une "chose", et, qui plus est, une chose inutile, de trop...Quel est le rapport qu'entretient "la chose" à elle-même ? Au mieux. Devenir ce qu'elle est.... C'est-à-dire un "sujet".
Aussi il manque cette tentation, humaine trop humaine, de la "recadrer" cette A.S. (comme on dit dans le jargon), en lui mettant un pain dans la gueule, juste pour rire, et peut-être, pour qu'elle comprenne , elle aussi, le sens de "principe de réalité"...
On est pédagogue ou on l'est pas...(lol)
Bonjour
Vous prenez l'exemple du traitement subi par une personne relativement jeune et n'ayant initialement pas fait d'études longue...
Ce qui est remarquable, c'est que ce traitement se poursuit aussi avec les personnes plus âgées, dépassant les 45 ans et ayant un bagage d'études et de formations conséquentes, genre plusieurs bac + 5 et autres spécialités professionnelles.
Dans tous les cas on est ramené à un état de perdant culpabilisé : quand on est jeune on est coupable de fainéantise, quand on est plus vieux on est coupable d'avoir prouver sa médiocrité, sa prétention, l'inadaptation des formations diverses aux monde de "l'entreprise", son inadaptation sociale et économique...
On est coupable de tout à partir du moment où en fait on est une preuve vivante du mensonge énorme du discours et de l'idéologie en cours.
Actuellement, on me pousse à développer ma propre activité à partir de rien d'autres que mes compétences, sans réseau, sans marché, sans rien d'autre. Le mensonge est celui de la reconnaissance des compétences et de la négation que ce qui fait, économiquement, qu'une activité rapporte, ce n'est pas sa qualité intrinsèque, technique, donc les compétences techniques des agents, mais la maîtrise financière d'un réseau de clientèle,la maîtrise du marché.
Sur quoi se fonde cette maîtrise ? comme dans l'appréciation d'une personne candidate à un poste d'emploi, ce n'est nullement la réalité de la qualité de savoir faire de la personne qui est repérée. C'est l'image de marque qui se dégage d'éléments d'appartenance à un groupe faisant sens de force pour l'observateur. Le client, ce qu'il regarde ce sont les références du produit. Il n'achète pas par son propre jugement technique. Il achète parce que d'autres ont acheté, et que ces autres lui inspire fierté et confiance.
On est en plein dans le désir mimétique : ce n'est pas parce que la fille est belle et intelligente que le con est amoureux, c'est parce qu'il a vu un fier à bras en relation avec la princesse et qu'il rêve, plus que d'être au bras de la princesse, d'être le fier à bras !
Les patrons c'est pareil et les A.S. de même : ils fantasment sur la puissance incidieusement suggéré par le fait qu'on a participer à des trucs qui les fascine.
Certains ne prennent d'employé que s'ils sont passé précisément que par certaines boites. Et ce qu'ils espèrent tous, c'est qu'on va leur rapporter le carnet de clientèle des boites où l'on est passé. tout en exigeant le secret commercial comme les autres.
Alors le gars qui n'a d'autres choses à présenter que son savoir faire, sa discrétion, sa soumission au travail et son bagage de connaissance technique : c'est une merde, surtout si à cinquante an, il n'a toujours pas de grosse voiture, de gosses consommant de la télé et de la game box, divorcé au moins une fois et a toujours été payé au lance pierre sur des contrats à durée de mission...
@Nobo : Nul doute qu'on est nombreux à avoir pensé à illustrer le principe de réalité de cette manière.
@paul : Oui. Ben. Courage. ils te poussent à la micro entreprise ? C'est la dernière mode. Ça fait souvent des micro chômeurs.
Paul, 5:
Ah oui, moi on m'avait suggéré que j'étais TROP diplômée. Et la succession de formations complémentaires que j'avais ajoutées à mon bac+5 pour ne pas perdre mon temps finissait par jouer contre moi en me donnant une image d'éternel étudiant qui a peur du monde du travail.
Quand on veut noyer son chien...
Ce texte est trop réaliste (^_^)
Mais si nous pouvions enfin prendre conscience que ce n'est pas en mettant notre dignité sous le bras que nous réussirons à défendre nos droits et notre liberté.
Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire quand on est l'objet d'un chantage constant - "ta dignité ou ta vie !?" - et que l'on doit subir une pléiade de situations humiliantes pour seulement préserver son droit au minimum pour survivre.
Pour ma part, étant dans la même situtation, pour mieux supporter ces rendez-vous éprouvants, j'ai choisi au travers d'un blog de me livrer à l'analyse des discours que l'on nous tient dans diverses situations types que je rencontre en tant que chômeur, du vocabulaire spécifique, des répétitions et des absurdités linguistiques qui jalonnent nos démarches et décorent les entretiens qui nous sont imposés.
Ainsi j'espère prendre du recul, saisir des clés, mieux connaitre la loi et jouer le même jeu de mes interlocuteurs, ce qui a pour conséquence au regard de mes premiers essais, de rééquilibrer ces rapports de force.
Bonjour,
j'aurai trouvé l'article excellent, moi qui vient d'entrer à 57 ans dans le si doux monde des demandeuses d'emploi cadres et qui vient d'apprendre par une jeune femme de 25 ans (max) du Pôle emploi qu'elle me "coacherait" dans ma recherche d'emploi jusqu'à 59 ans, SAUF que les attaques fielleuses et, pour tout dire, mesquines, sur ses "fringues ethniques", ses "amis tiers-mondistes écolo", sa " grosse tête compréhensive", son "collier équitable"... diminuent beaucoup la portée du témoignage. Ce n'est pas un individu, femme ou homme, écolo ou de droite, qui provoque ces situations d'humiliation mais un système où chacun-e est broyée dans l'inhumanité d'obtenir des "résultats" à tout prix.
Un employé de Pôle Emploi, un cadre à un haut niveau, vient de tenter de se suicider sur son lieu de travail.
Lilimarli a sans doute raison, il est temps de s'apercevoir que nous sommes tous broyés par le même système, même si c'est, en effet, à des degrés divers de gravité et de collaboration.
Le fait d'être "de gauche" ou "écolo", voire les deux ne fait que rendre plus douloureux le grand écart que beaucoup de salariés doivent faire entre leurs convictions et ce qu'on exige d'eux.
C'est d'ailleurs, très probablement, une des causes majeures de ces suicides liés au boulot.
Assez d'accord avec lilimarti sur le coup. Je ne comprends pas ces jugements et généralisations qui donnent l'impression que c'est cela qui est remis en cause. Le fond du message est très bon et condamne autre chose que la personnalité de l'A.S.
Salut,
J'ai fini par me déconnecter de cette réalité-là. Ce n'est pas ma réalité ni ma vie. J'y vais la tête vide. Je leur donne ce qu'ils ont envie d'entendre et ils me donnent ce dont j'ai besoin.
Le mépris, les jugements, les accusations, les incitations à l'emploi, les accompagnements sur 3 mois ne me font plus aucun effet, les pressions violentes de la Commission Locale d'Insertion (avant pour le RMI), le chantage, les engueulades, le droit de se taire et surtout de ne pas l'ouvrir, les menaces directes, indirectes. Tout cela ce n'est pas moi mais eux, elles.
C'est leur vie, leurs problèmes, leur métier, leur travail. Il faut de temps à autre le leur rappeler. Sûr ils/elles n'aimeront pas mais je m'en fous. Portent-ils, elles attention à ce qu'ils ou elles disent quand ils vous prennent pour un attardé adolescent qui perçoit de l'argent de poche au lieu de travailler ? De ce fait je suis un sous humain incapable de vivre et d'être ?
Stop à ces conneries monumentales. Il faut leur dire stop.
Je me sens très nettement plus proche de /jmj que des précédents commentaires. Il n'y a plus à espérer quelques solidarités ou quelques prises de consciences que nous sommes tous soumis au même régime. Il n'y a surtout plus à l'écrire et à ta^cher d'en convaincre quiconque. Que cela cesse et que pour se faire nous témoignons, chacun, certes, de manière à servir des archives qui seront fouillées plus tard. Mais vous ne nous empêcherez pas de stigmatiser en même temps que la bureaucratie ses bureaucrates parce que rien ne viendra d'efficace depuis /jmg et tous les /jmg réunis sans qu'au préalable ou parallèlement les a.s (préservées par mAT) se disposent à considérer différement /jmj et tous les /jmj. A commencer par renverser leurs perspectives: elles sont des employées essentielles d'un dispositif despotique où /jmj ne veut et ne peut viscéralement pas s'inscrire et elles ont ainsi à apprendre de lui plus que leurs supérieurs, c'est à dire qu'elles ont à apprendre de leur "amis" plus que de leurs ennemis. Sans quoi mAT votre précision est sans fondements.
Merci Isa.
Je ne crois pas avoir preservé les a.s. J'exprimais l'idée que le texte sonnait un peu trop contre la personnalité de Martine et pouvait nous sortir de la bonne (je le répète) idée du message. Je veux être contre la généralisation et donc aussi contre celles et ceux qui vont considérer tous les /jmj de la même manière. Martine, Huguette ou Yvon.
J'ai malheureusement senti une sorte de volonté de Mademoiselle de nous mettre en tête une image de Martine. Mais au fond je suis peut-être celui qui généralise, justement! Car lire cette description de Martine me donne une image en tête, et je préfère critiquer le système que la personne.
Mon problème personnel, je crois, vient du fait que je n'arrive pas à rejeter la faute sur ceux qui executent. Pourtant on me fait toujours admettre qu'ils ont leur part de responsabilités. Ici encore, je l'admets volontiers. Mais je vois Martine "en bas" de l'échelle des responsabilités, malgré moi peut-être. Je suis d'accord, elle A des responsabilités. Et elle les rejettera sûrement disant qu'elle ne fait qu'exécuter...
Mais je crois que tout le problème aujourd'hui vient du point de vue que l'on se donne, de quoi on se sent proche. On généralise plus facilement lorsque l'on voit des ressemblances criantes entre "les autres".
Si Martine se sent proche de celui qui vient la voir, elle l'aidera comme elle peut, le comprenant d'autant mieux. Si Martine se sent proche des donneurs d'ordre, du haut de la hiérarchie (des "autres"), pour quelque raison que ce soit, alors elle verra tous les /jmj pareils.
@ isa,
Je ne suis pas certain d'avoir bien compris votre message.
Donc je vais reformuler d'une autre manière. Le fait est que lorsque nous entrons dans un dispositif de type RMI (je ne parle pas de système), ce que je suis, ce que j'ai fait, mes aspirations, mes convictions, etc Tout cela n'existe plus.
Par contre ce qui existe, c'est le jugement de l'autre qui vous prend de haut et, de ce fait, je n'ai plus d'existence en tant qu'être humain mais en tant qu'objet administratif.
L'humain est effacé et c'est mon double administratif qui existe, celui-là doit entrer dans les petites cases cochées qui seront ensuite jugées par une commission qui estimera que d'après les informations de l'objet contrat /jmj, il a le droit de percevoir un pécule pour tenter de survivre comme humain.
Qu'est-ce qu'ils ou elles croient ? Je vais, en plus, leur dire merci et leur tirer la révérence ?
Ok, les A.S. ont leur problème, leur hiérarchie,etc. Ils ou elles sont débordées par le boulot, ils ou elles sont humain-e-s malgré et font de leur mieux. ok, ok, je l'entends.
Mais dans mon département à la suite de quelques déconvenues en matière humaine, certains services ont fait appel à des sociétés d'études indépendantes pour faire l'état des lieux (deux pour vraiment comparer et en deux temps différents).
Le résultat est tellement déplorable, il démontre très clairement comment les agents traitent réellement les pauvres qu'il a été interdit de le diffuser au public.
Alors oui il ne faut pas avoir peur de le dire que nous sommes traités comme de la merde, il ne faut pas avoir peur de leur dire que c'est leur problème à eux non pas le notre. Nous, nous se sommes pas là pour subir, en plus, leur mépris.
Le problème est que les A.S. n'ont jamais su faire le pont entre le traitement administratif de l'objet /jmj versus l'être humain /jmj. D'ailleurs, ils ou elles n'ont jamais reçu-e-s de formation à ce sujet.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Des formations de psychologies à la va vite (genre coaching et j'en passe) pour les agents. Autrement dit, on donne des armes de pression psychologiques au tout venant et ils ou elles n'ont qu'à se débrouiller avec.
C'est pour cette raison que j'affirme que leur mépris, leur manière d'être c'est leur problème non pas le nôtre.
La question des exécutants est en effet centrale. Il est vrai que sans eux, sans leur "Soumission à l'autorité", le système serait sans voix, sans bras, sans forces. Et ce n'est pas uniquement valable pour le Pôle emploi.
Je ne me place pas dans une optique de compassion envers les pauvres exécutants, mais dans une dynamique de prise de conscience.
Pour que ces gens-là, qui exécutent avec ou sans états d'âme finissent par se poser des questions, puis par refuser d'obéir, il faut à la fois ne pas leur pardonner leurs compromissions... et laisser la porte ouverte.
Difficile équilibre.
@mAT et /jmj: pour vous répondre à tous deux d'une manière au moins implicite. Il y a trois jours le Conseil général refuse ma requête: une lettre sentie où j'explique la responsabilité directe des bureaucrates concernant un indû qu'ils entendent m'obliger à régler. Des "dysfonctionnements" répété et très étranges. Dans ma lettre je n'épargnais pas la responsabilité des élus c'est à dire de l'Etat. Il me semble qu'ils ne l'ont pas aimé puisqu'aujourd'hui même je reçois un courrier m'enjoignant de suivre des mesures d'insertion (alors je suis au Rsa depuis plus de six mois). De manière évidente cet indû m'a été sciemment infligé et ma rébellion me coûte une injonction. Croyez-vous /jmj que j'ignore ce que vous dites? A votre différence cependant j'estime que la bureaucratie d'Etat met en place, bien volontairement, une foule de procédés pour écraser ses obligés. Prévenir une révolution qui n'est pas venue et dégraisser c'est à dire proprement liquider un certain nombre de personnes qui passeront à la rue, à l'hôpital ou à la morgue. La confidence de Sarkozy à Yasmina Reza était sur ce point claire et dès avant son élection : "nous en sommes disait-il à un tel niveau d'exigence que ceux qui ne peuvent pas suivre il faut les jeter". Le mot "jeter" rappelle à l'obsolescence des machines et aux produits périmés lesquels finissent tous à la décharge communale c'est à dire la fosse communément promise par l'ultime relai de l'Etat : la commune.
@ tous
Je suis bien d'accord qu'il faut leur faire prendre conscience de leur responsabilité, et si ceux qui sont au contact des gens (de nous) changent de mentalité et sortent du conditionnement, alors peut-être notre sort sera modifié (en tout cas plus dans "leurs mains").
Comment la main gauche de l'Etat se met à ressembler de plus en plus à la droite.
J'ai bien compris les critiques faites sur les passages jugés visiblement trash du billet, notamment ceux s'en prenant à l'aspect physique de l'AS. Mais l'aspect physique et les caractéristiques décrites ne sont pas énoncées gratuitement. Elles renvoient aux caractéristiques d'une gauche bien pensante, écolo et écoutante et je vous passe le blabla, qui est persuadée de faire au mieux pour tout (l'environnement, les pauvres...), en toute bonne conscience et pragmatisme. Ce n'est ni le portrait de toutes les AS, ni celui d'une seule.
Quant à la prise de conscience, ben bof. Je pense que les formations et consignes dispensées aux futurs professionnels comme cette AS, et qui sont donc le réservoir idéologique de cette profession, alimentent, créent, renforcent leurs croyances ne sont pas dépassable par une "prise de conscience". S'ils ne croient plus à leur utilité telle qu'ils se la représentent, qu'ils prennent conscience de la violence qu'on leur demande d'exercer sur leur public, violence qui n'est absolument pas pensée comme telle, ils arrêtent leur métier, ou ils se mettent à souffrir de l'exercer.
Surtout : il faut partir du principe que ces personnes ont choisi ce métier et qu'elles sont donc responsables de la façon dont ils l'exercent. Le "je ne fais que mon travail" n'a jamais été une excuse valide pour se déresponsabiliser. Ne serait-ce que parce que tout le monde peut en dire autant, y compris les pires bourreaux.
@Mademoiselle S. en tous point en accord avec toi et s'agissant d'une prétendue pluralité d'opinions dans cette si fameuse démocratie je crois de mon devoir : ) (j'ironise..) de dire que mon conseil général est à gôche.
Qu'une conseillère de la nouvelle majorité de gôche s'est illustrée en toisant une modeste serveuse du restaurant du conseiller général "alors ça vous fait quel effet de retourner votre veste?". Si proches des contraintes du peuple nos élus de gôches qu'ils se représentent encore un monde qui n'a plus cour: ils se croient dans l'opposition... (Debord avait attiré l'attention sur ce point que les gens au pouvoir sont dupes parfois de leur propre rôle).
Je poste ce message en deux parties parce qu'il n'apparaît pas correctement à l'envoi.
Plus ouvertement aujourd'hui, Rocard, Besson et consorts sont au service de l'Etat d'étiquette UMP. Après la cohabitation c'est une seconde étape de perfectionnement de la dictature.
Il n'y a d'oppositions véritables que dans les morgues, les hôpitaux, les prisons, la rue, par la critique réitérée ou par ces mots d'un ouvrier marocain dans les champs "tu vois on a pas besoin de patrons". Sur ta toute dernière affirmation Mademoiselle c'est parfaitement vu. Aucun de ces bureaucrates ne pourrait exercer sa profession s’il n’était préalablement formaté à la conviction qu’il a de sa mission. Le problème auquel ces professions au service du despotisme sont confrontées c'est que l'excellence révèle les plus mauvais hommes: les meilleurs hommes d'entre les flics sont suicidés, les meilleures humaines d'entre les a.s renvoyées.Je n'ai pas pu tenir plus de dix mois à un emploi de délégué à la tutelle aux majeurs protégés. Les violences que j'occasionnais m'étaient insupportables et j'étais littéralement torturé, et vite esseulé dans une institution qui tire les subsides de la misère et en fait profiter un réseau d'affairistes privés (propriétaire avocats ou notaires) ou public (OPHLM) dont les dignitaires se trouvent au Lion's club en compagnie du président de l'UDAF
Je vous embrasse
Ok...
Je vois qu'on est tous d'accord. On le voit, le pense, le vit et le dit juste différemment. Mais on est tous d'accord sur le constat.
Maintenant je tente, j'ose: que fait-on? (à notre échelle). On passe son temps à essayer d'expliquer ou de démontrer ces choses aux gens car on se sent obligé de le dire (ceux qui se taisent sont tout aussi responsables selon moi). Mais peu écoutent, assis sur leur siège qu'ils ont peiné à obtenir. Ils se sentent sûrs d'eux-mêmes, fiers de leurs certitudes. L'égoïsme nous fait tout oublier. Tous défendent leur bout de gras à leur façon, mais cela reste de l'égoïsme.
Et je crois que c'est la peur qui nous fait devenir égoïstes. Je ne crois pas qu'on nait ainsi, on le devient (à mon avis).
Que faire alors? Trouver une réponse est ce qui me motive.
Oui, c'est un système perverti, et l' a.s. est partie prenante de ce système : la misère, c'est son fonds de commerce, sans elle, elle va pointer au pôle-emploi. Ceux qui viennent la voir parce que partout on leur a dit "allez voir l'a.s. de votre secteur, c'est elle qui pourra faire qque chose", et que l'a.s. en question pousse des cris d'orfraie en jurant ses grands dieux qu"elle ne peut rien faire", celui ou celle qui vit cela en période de mouise se sent bien seul et le sol se dérobe sous ses pieds. L'a.s. n'est pas là pour aider les gens à se sortir de la misère, mais pour les y maintenir.
Excellent, billet...
Surtout l'image de l'A.S. Bobo, 68ard, ecolotartuffe...
J'adore...
Misère...
http://cequilfautdetruire.org/IMG/j...
je reviens sur le problème soulevé par la stygmatisation du modèle de l'AS bobos babacool ex 68arde etc...
certes ne suis-je pas totalement d'accord avec l'idée généralisante de ce modèle. que d'ailleurs je ne reproche pas à l'autrice de l'article car j'accepte parfaitement l'impératif littéraire de donner un peu de "corps" au personnage et parce que malheureusement ce qu'elle pointe à travers ce modèle est assez couramment rencontré ailleurs que chez les AS.
Personnellement j'ai eu la chance de rencontrer des AS ou des prestataires ANPE assez compréhensifs et plutôt en marge de ce modèle.
Certes poussent-ils tous à se couler dans le moule de l'individualisme néolibéral... jusqu'à pousser le gars qui après avoir fait toutes les démarches possibles et imaginables se retrouve à cinquante ans avec tous ses diplômes au RSA ! et que ce que sa situation implique et indique c'est la fausseté, le mensonge de cette prétention idéologique néolibérale à permettre à toute personne compétente de se faire une place au soleil économique.
Mais ce que je relève au travers du modèle de cette AS baba cool nouveau style c'est la reproduction de la croyance au modèle dominant chose qui ne date pas du néolibéralisme et existe depuis l'origine de la société. de tous temps les gens rêvent ensemble de modèle de pouvoir : ils se calquent dans leurs désirs sur des modèles de réussites validées par la tendance d'un groupe sur quelques exemples particuliers qui à l'analyse se révèlent totalement dépendant de circonstances interactives et pas du tout révélatrice du talent de l'individu ayant "réussi".
De plus le modèle de l'assistante sociale baba cool reproduit la tendance à voir tout en rêve positif : tout le monde il est beau tout le monde il est gentil par réaction avec un autoritarisme lui aussi très courant dans toute culture et en apparence très puritain (c'est le modèle du costard cravate ou du tailleur).
Mais dans tous les cas ce sont des identifications à des conformismes.
Ce que soulève l'exemple littéraire de ce modèle c'est le conformisme, pas les références implicites du modèle. parce que par ailleurs, le modèle, initialement part aussi d'une espérance de vivre quelque chose de différent de ce qui est perçu initialement comme frustrant.
donc curieusement j'en arrive à dire que ce que révèle aussi l'attirance pour le modèle, donc en partie le conformisme, c'est l'espoir de vivre mieux...
et on tombe dans un cercle vicieux...
ben non
pas totalement
ce qu'il faut c'est revenir à l'identification fonctionnaliste dans sa participation au monde.
se définir en fonction de ce que l'on peut et sait faire et non pas de ce que l'on désire acquérir en conformité à une situation vécu ailleurs par un particulier devenant médiateur d'un désir.
bref
par exemple
on mùe pousse à valoriser à reproduire un modèle : celui de l'entrepreneur en devenant moi-même auto-entrepreneur au sein d'une scop.
je sais faire un tas de trucs en réponses à des situation techniques, des besoins etc...
mais pour être entrepreneur ce qu'il faut surtout savoir faire, c'est acquérir la confiance de clients, de gens qui vont vous confier la réponse à leur besoin...
or je ne sais déjà pas convaincre un employeur de mes savoir faire... pour cause de non complicité avec les éléments culturels qui induisent sa prise de confiance et qui ont à voir avec son identité culturelle au delà du cadre de son métier...
@Isa :
J'ai subi le même type de pression parce que je me suis défendu. Il ne faut pas se laisser abattre par leurs différentes attaques et moyens de pressions. Certes ils en ont, ils peuvent vous faire vaciller voire même tomber. Mais quand on tombe, on peut se relever et cela les emm*** beaucoup. Ne restez pas seule, faite-vous aidez par internet, une asso de chômeurs, des ami-e-s qui vous accompagnent, etc. (voir le site de l'asso de chômeur en lien où j'ai eu pas mal de tracas assez régulièrement - rubrique controverses).
Et puis pour un indu, vous êtes au RSA. Demandez une remise gracieuse. Normalement, ils ne pourront pas vous la refuser.
Oui on nous jette et pas que sarkozy même parfois des gens qui sont proches de vous et qui, pourtant, pensent comme vous. C'est la dure réalité mais c'est ainsi. C'est pour cette raison que je finis par penser et agir, oeil pour oeil, dent pour dent, maintenant je ne suis pas nécessairement un exemple à suivre. C'est ma manière de répondre à toute cette fange.
@/jmj. A propos de votre aveu en toute fin d'intervention, Debord disait " "ils" sont disposés à justifier les offenses dont ils ne se vengent pas". Ce n'est pas votre cas.
Isa c'est il pas elle.
Le Conseil général m'a refusé par deux fois des recours gracieux. J'irai au tribunal administratif ...si un avocat accepte ...ce qui n'étant pas certain me confirmerait la nature despotique du régime et comment il s'y prend.
Sachez que pour cet indû j'ai demandé par cinq fois à restituer la somme et qu'à chaque fois des interlocuteurs de la caf prétendaient que j'avais droit à cette somme. Forcément je l'ai dépensé. Lorsque j'ai voulu la rembourser (j'en avais les moyens alors) la Caf m'a dit que le dossier était au trésor, le trésor qu'il ne lui était pas parvenu. J'ai su alors qu'on me réclamerait la somme à la fin de mes droits assedic. C'est arrivé trois jours après...
Je ne peux pas payer, recours gracieux refusé, accompagné d'une lettre qui m'enjoint de me préoccuper d'insertion...
@Isa :
(je fais du hors sujet 100% ou alors merci de passer l'info sur le mail d'isa)
Bonsoir isa,
Est-ce que cela vous ennuierait de poster votre cas en précisant les détails techniques (non pas perso bien entendu) sur le forum d'actuchômage ?
http://www.actuchomage.org/forum/ (rubrique posez vos questions)
A plusieurs, on pourrait peut-être trouver une solution éventuelle ou tout au moins débrouiller un peu l'histoire parce qu'à vous lire, il y a des trucs bizarres.
Un avocat fait ce que vous lui demandez de faire. Toutefois il peut vérifier si votre histoire ressort bien du tribunal administratif ou non.
@/jmj: Je veux bien poster mais sur quel thème? Et cela m'oblige-t-il à m'enregistrer sur votre forum?
De solutions je crains qu'il n'y ait plus que celle de la juridiction administrative dont relève ce cas passé les recours gracieux.
Je vous assure de mes demandes réitérées auprès de la caf. Par cinq fois, initialement, j'ai interrogé des agents de la caf, sur une somme que j'estimais m'être indûment versée. Cinq fois, cinq agents différents ont confirmé que j'y avais droit. La cinquième je l'ai tenu au bout du fil près d'une demi-heure et ses explications m'ont semblé fantaisistes. Mais qu'y faire? Lorsque j'ai interrogé les a.s de mon secteur elles ont semblé très surprises car les versements de la caf qui apparaissent sur leur écran ne corroborraient ceux que j'avais effectivement perçu. Selon elles ces erreurs sont rarissimes. Quand je suis revenu plus tard réclamer leur appui elles m'ont littéralement balladé. J'ai eu le sentiment qu'elles cachaient quelque chose et qu'elles me menaient en bâteau.
Peut-être pourriez-vous jmj communiquer votre mail à Mademoiselle qu'elle me l'adresse?
De la Caf au Pôle emploi, de l'aide sociale municipale au suivi portenawak, nous devons nous mettre en scéne, administrativement et sur le plan existentiel.
Puisque cette machine de contrôle exige par intermittence du théâtre, autant en modifier les conditions.
La visite domiciliaire du contrôleur CAF (350 000 par an !) par exemple, elle suppose comme les autres "mise en relation" (39 49 nous voilà !) une stricte individualisation de l'ayant droit. Il est alors plutôt drôle et efficace d'accueillir l'agent de contrôle avec des amis,nombreux, histoires d'inverser le rapport, et parfois les rôles ("vous en faites radier combien avec vos enquêtes ?").
La culpabilité (voir Digression sur le "suivi individuel" avec Kafka) peut être déjouée. La peur, forcément éprouvée, devient un passage, pénible mais utile, vers le courage.
À 2, 5, 10, les règles changent. Divers collectifs organisent des actions qui utilisent le "droit à l'accompagnement" lors de chaque démarche. Il est nécessaire de généraliser ces pratiques.
Par exemple face à Pôle emploi, à son "suivi mensuel obligatoire", son "offre raisonnable d'emploi" qui force à accepter un emploi payé au tarif de l'alloc perçue, il est possible de faire annuler radiations et indus, d'ouvrir des droits.
Un exemple qui montre comment la machine à précariser nous carotte et comment il est possible d'y parer :
Pôle Emploi, à Montreuil comme ailleurs, ne pas se laisser faire
Dans plusieurs villes, des collectifs agissent, proposent :
Pour un mouvement des chômeurs et précaires à Rennes et ailleurs
C'est possible partout, et si chacun s'y mettait...
J'apprécie votre intervention Stéphanie. Je ne perds pas moi-même et quoique seul une occasion d'édifier les agents de pôle emploi, de la caf et les a.s. L'art de l'esquive ou contre offensive transversale je mets en application quelques façons de la guerre pour une cavalerie légère plutôt qu'une grosse artillerie. Il m'arrive parfois de mener trop loin mes troupes et l'on me menace de procès en diffamation mais je suis convaincu qu'à ce moment les dégâts sont importants chez mes ennemis.
A l'obligation qui m'était faite de répondre à une offre d'emploi et pour un poste à la sécurité sociale où l'on réclamait que je contrôle et previenne des abus et des tricheurs, j'ai fait une réponse soignée: mise en valeur de mon parcours, motivations...avant de terminer ma lettre en précisant que j'avais de l'intérêt pour ce poste parce que j'étais moi-même suspecté de tricher. Ce poste disais-je me permettrait de voir au plus près comment s'exerce le système généralisé de la suspicion et de la délation. J'ai terminé ma lettre courtoisement en réitérant ma motivation.
bravo ! j'ai avalé ma fierté pendant plus de 20 ans, parce que j'élevais toute seule ma fille, et que je ne voulais pas lui faire payer trop cher mes révoltes...
mais maintenant, elle est grande, et j'aimerais bien trouver une solution pour agir. Pourquoi ne pas créer un syndicat des pauvres ? (les actions sur les pôles emploi, que j'admire, ne sont pas à la portée pour le moment des petits provinciaux dans les villes de 6 000 h...)
Hertha Müller: un prénom de saucisse sous emballage, estampillée au code barre du despotisme mondial. Le prix nobel récompense cette "poétesse" qui écrit sur les dictatures du passé sans voir à l'oeuvre la grande dictature présente. Peut-on être visionnaire avec oeillères? C'est la question chevaline qu'on pose aux porcins de la littérature en des termes qui rappellent plus le vulgaire "tout est bon dans le cochon" que la remarquable "ferme des animaux" de Georges Orwell...
Quand on traite de prix littéraires il convient d'être aussi expéditif que devant la chaîne d'une usine parce que c'est Coca cola qui gagne à tous les coups.Ces victoires de la canette, du cheval et du porcinet sonne les pas trébuchants de l'humanité. Le ciel se couvre d'un épais nuage de fumée noire. Bientôt à chaque livres vendus correspondront une valeur symétrique de liberté perdue. C'est toute l'ambition de cette société.
Isa : Primo qu'est-ce que ça vient faire dans ce débat ? Secundo, il serait peut-être utile de lire avant de critiquer, non ?... (et accessoirement elle s'écrit Herta sans h, c'est un prénom allemand tout à fait courant)
P.S. : Si déjà on se scandalise sur les prix Nobel de cette année, autant plutôt le faire au sujet de l'attribution du prix de la Paix à Barack Obama, non ? Ça je le trouve vraiment scandaleux. (cela dit, n'oublions jamais qui a créé ce prix et pourquoi... du coup ça devient moins surprenant qu'on considère comme pacifiste un belliciste impérialiste avéré)
(mais restons-en aux "asssitéEs" SVP dans ce fil de discussion)
Je rappelle qu'il existe un billet appelé "Agenda, infos diverses", sous "Bienvenue", en haut à droite dans lequel il est possible de poster les messages et informations que vous désirez, quelque soit le sujet.
Mlle S : Ah oui, sorry, j'ai oublié ça. Si tu veux, déplace mon commentaure là-bas.
(..) A la rapine généralisée et « invisible » ou indirecte, ajouter une escroquerie parfaitement visible sur la personne des plus démunis, c’est ajouter à la menace de déchéance et de mort.
Telle que : toute une série de pratiques de harcèlements, quotidiens, du fait de la police, de la bureaucratie et du commerce visent effectivement à l’épuration (...)
(..) Du point de vue des possibilités d’un tel monde la conspiration devient moins décisive que la misère qui l’accompagne à proroger le sabotage conscient et organisé des possibilités perdues. Cette conscience ne s’efface pas devant l’évidence démagogique et la vraisemblance émotionnelle des sophismes qui accompagnent la misère et la conspiration dans une surenchère de justifications toujours plus grossières. C’est cette grossièreté amplifiée que tout indique à la négation qui dérive perceptiblement, en dépit de l’omerta, vers le négationnisme le plus poussé parce qu’il ne s’agit plus de nier un génocide passé mais de juger d’un génocide en cours d’exécution.
C'est-à-dire « l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales » ; origines qui déterminent des capacités, de la compétitivité, de la vocation à l’allégeance et de la servitude sans lesquelles point de ralliements aux troupes des gouvernements et donc points de saluts.
(Extrait de "Arnaque d’Etat sur la prime exceptionnelle : escroquerie visible sur la personne des miséreux, trahison des vœux pieux du chef de l’Etat et sadisme"
à paraître prochainement sur le site divergences.be)
Ces extraits ne sont pas liens avec le sujet ici exposé. D'où ce post.
@ronan :..." j'ai choisi au travers d'un blog de me livrer à l'analyse des discours que l'on nous tient dans diverses situations types "
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