Traduisons
Par Mademoiselle le 21/01/10, 20:02 - Le dictionnaire bilingue de Mademoiselle
Filed under: Purement technique
Sous-titrage
Ça faisait longtemps que nous n'avions pas sorti notre dictionnaire bilingue, vous savez, celui qui nous sert à comprendre la langue de nos gentils amis les dominants.
Aujourd'hui, nous allons tenter de traduire deux expressions auxquelles ils tiennent :
- "Vous êtes seule(s) ?"
- "Ah, parce que t'es féministe ?"
Commençons par
"Ah, parce que t'es féministe ?"
Cette phrase est en général prononcée par un gentil garçon de gauche, très ouvert, qui sait faire cuire tout seul son riz, et qui attend qu'on le congratule lorsqu'il y ajoute des oignons et de la tomate (ce qui se transforme immanquablement en "mais tu sais, moi j'aime faire la cuisine" -c'est émouvant-).
Elle peut être prononcée plus ou moins calmement, selon la situation. Si vous avez eu l'outrecuidance de le contredire quelques secondes plus tôt, féministe signifie alors "chiante".
En revanche, si notre damoiseau est arrivé à cette conclusion dans un climat serein -vous ne l'avez pas contredit-, elle signifie en général : "Tu ne crois pas que tu exagères ?". Si notre bonhomme est d'humeur malicieuse, il vous fera toute la soirée de petites blagues très sympathiques du style "Je te laisse choisir le vin, je ne voudrais pas que tu t'énerves". Parce que la féministe a tendance à mordre.
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Si il est d'humeur sérieuse, il vous exposera immédiatement son point de vue sur le féminisme, qui se résumera à la parité. Si vous tentez d'affiner légèrement la définition qu'il vous expose, il haussera le ton. Vous aussi du coup. Il en conclura donc que, c'est bien ce qu'il pensait, les féministes parlent fort. Hystérie latente.
Si cette phrase est prononcée par une gentille jeune fille pas menaçante, cela signifie en général : "Moi je suis pas comme toi, j'aime les hommes", comprenez par là qu'elle n'a pas, comme vous, un problème avec eux. Les hommes l'aiment bien, parce qu'elle le vaut bien. Battement de cils.
"Vous êtes seule(s)"
Cette phrase peut-être prononcée dans deux cas :
- Vous êtes réellement seule
- Vous n'êtes pas accompagnée d'au minimum un homme
Si vous êtes réellement seule, cela signifie : "vous cherchez un homme ?" Parce que boire un café, seule dans un bar, signifie souvent, cébienconnu, que ce qu'on recherche, ce n'est pas une dose de caféine, mais une grande tasse de testostérone sans sucre.

Vous êtes donc seule et vous ne pouvez pas répondre que vous êtes accompagnée par quelqu'un qui se cache sous la table. Vous dites donc "Oui". Il arrive que ce "oui" ne soit pas entendu comme un "oui je suis seule", mais comme un "oui, asseyez-vous à mes côtés, je vous en prie".
Si vous êtes accompagnée de vos copines, le "vous êtes seules" signifie : "point de mâles avec vous ?" -à moins qu'il soit aveugle ou complètement con-. Point de mâles avec vous signifie qu'il a sa chance, que personne n'ira lui pisser sur la jambe pour marquer son territoire.

Si vous répondez que, "non, nous ne sommes pas seules puisque nous sommes huit", le mâle risque de de dire : « Mais c'est qu'en plus d'être jolie, elle a du caractère ! » .
Rappel concernant la définition de cette phrase ô combien célèbre.« Mais c'est qu'en plus d'être jolie, elle a du caractère ! » -elle te remercie-
Sens 1 : « Tu vois, j'aime les filles intelligentes, à condition qu'elles soient baisables quand même, ça c'est la condition numéro un »
Sens 2 : « Tu ne te laisses pas faire, c'est bien, mais tu vois je reconnais que tu n'es pas une salope alors maintenant c'est bon on arrête de jouer »
Sens 3 : « Tu as l'air chiante mais comme j'ai vraiment envie de baiser je continue à te parler, mais ne m'emmerde pas trop non plus »
Sens 4 : « Mais t'es pas honorée que je te drague pouffiasse ? »
Nous augmenterons notre dictionnaire bilingue aussi souvent que possible, histoire de comprendre au mieux nos amis les dominants. Vos contributions sont évidemment les bienvenues.
Voir les autres entrées du dictionnaire :
« Je te trouve très agressive! » et « Mais qu'est-ce que tu as ? » /« Mais qu'est-ce que tu veux ? »
Madame ou Mademoiselle ?
« Le Couple »
Les trois étapes d'un couple hétérosexuel moderne et respectable
Mal Baisée



Commentaires
enfin le retour du dictionnaire bilingue ! j'aime bcp le chien de berger avec ses brebis.
Merci Melle S. et voici une contribution:
(Je vais t’expliquer ce que tu veux) Tu veux que les femmes dominent les hommes !!??
Maintenant, que vous avez l’égalité, la parité et les droits de la femme…dans la démocratie, en FRance… ma grande mère… / Vous les féministes vous voulaient prendre tout le pouvoir alors que vous critiquez la domination ! / « En fait, vous êtes des castratrices ! » § mais ça, je ne vais pas le dire à cette occasion, peut être un autre jour quand tu ne seras pas là : ni toi ni les comme toi §…] Il y a quand même des limites à tout ! (Contente=toi de cette grande leçon, surprend=toi de son pragmatisme). Surtout, Les limites, C’est des compromis… raisonnables et stables, qui se
gèrentbien, positivement, dans les couples modernes…Si la pouffiasse qui va diner chez ce charmant garçon, qui cuisine pour elle, n'est pas contente, elle peut aussi retourner chez elle et se faire un sandwich pour savourer toute seule sa liberté de femme indépendante.
Un jour faudra que je compile les meilleures réponses de trans' (MtF notamment) à ce genre de questions et remarques... Genre "oui, je suis féministe, et j'en ai une plus longue que toi"...
@maxime : t'as fait du riz récemment et ça s'est mal passé ? Il a tout collé ? faut pas se mettre dans cet état.
@srta maf : oui, les limites. le statu quo, surtout, pas plus -un peu moins serait pas plus mal-.
@GouineMum : Et moi j'ai de plus gros pec'. Tiens on a relancé le concours qui se passe dans la billet "chacun sa peine"
@Enna :
euh... @ Mademoiselle S... j'ai pas vu le concours dans l'article "chacun sa peine"... c'est grave ?
Le titre "Traduisons", devrait être remplacé par "Interprétons", dans la mesure où j'ai l'impression (mais je peux me tromper) que quoi que dise l'homme, son propos ne sera perçu que comme l'illustration de sa domination, ou sa volonté de domination, ou son refus de reconnaître cette domination dans la société, ou...etc.
Du coup, je me demande si, dans votre monde, il existe des hommes dignes d'intérêt ou de respect (dans le mien oui), et des féministes qui font fausse route, et voient en toute occasion et en toute circonstance une raison de brandir leur drapeau (dans le mien oui aussi).
Ceci étant écrit sans connaître ce blog et sans savoir si le présent post doit être pris au premier, second ou 34ème degré.
D'ailleurs, 34, c'est mon âge, et je crois bien n'avoir jamais prononcé ces 2 phrases en 34 ans.
Cela dit, que ce soit pour la cuisine ou la drague, je suis une vraie tâche (tiens, je me demande si utiliser ce dernier mot, de genre féminin, dans un contexte particulièrement péjoratif, ne serait pas l'expression d'une misogynie inavouée)
@Thau : C'est du premier degré. Et on dépèce les hommes ici. On les hait. On vit dans une grande grotte sombre, qui n'est pas sans rappeler un gros vagin effrayant. Sur les murs, des pénis empaillés trônent, signes de nos chasses sanglantes. On vit entre femmes, avec nos poils sur les jambes, drus, piquants, noirs, et on raconte des choses horribles sur des hommes. On leur fait dire ce que jamais ils ne disent, et on en rit comme des hyènes.
moi je l'ai jamais dit. Moi je passe l'aspirateur, moi...
il est bien ce dictionnaire bilingue. je trouvais ça dommage que cette rubrique ne soit pas plus remplie.
Ma proposition : "Mais non, je t'assure, on peut très bien dormir ensemble sans faire l'amour" dans la version pour adolescentes, "Mais non, je t'assure, ce n'est pas parce que te serrer dans mes bras m'émeut autant que je n'ai pas entendu que tu as dit non" dans la version pour adultes.
Se traduit par "Probable que comme la plupart des femmes tu ne sais pas réellement dire non, ou que tu culpabiliserais de refuser, je vais donc continuer, insister un peu et tu vas céder" Qui n'est pas consentir comme chacun-e sait.
ahhh enfin le retour du dictionnaire bilingue, je m'empresse de poster ça sur mon forum...je suis souvent étonnée de l'agressivité de certains hommes quand je me déclare féministe, l'un des premier truc qui vient c'est vous avez pas à vous plaindre en France, vous êtes pas en afghanistan ...un jour tu liras sur le fil condition des femmes sur le forum la contribution de mini zemmour et sur leur vision très effrayante de la femme... douce, maternelle, docile...puis l'homme doit être fort...et féminisation des hommes et blabla...bref il vaut mieux lire l'excellent article de mademoiselle sur cqfd de ce mois, petit coup de pub
Pourquoi "noirs" les poils ?.. vous haïssez et vous dépecez aussi les blondes ?
@Thau : Au fond de la grotte, tu sais, tout est si noir, si sombre...
@maxime : T'es obligé d'être vulgaire quand tu t'exprimes?
C'est pour masquer l'indigence de ton argumentation ou en fait, t'as fait un effort monumental par rapport à ton niveau d'empathie habituel, et on s'en rend pas compte parce que tu pars du niveau "amibe lobotomisée"?
@Thau @Mlle S. "on dépèce les hommes ici".
Yep, ça saigne. De temps en temps ça éclabousse aussi un peu, ne serait-ce que parce qu'on se demande quels sont les préjugés dont on ne se rend pas/plus compte (et ça ne se limite pas qu'aux préjugés sexistes).
Tout ça pour dire que ces défoulements peuvent être instructifs pour certains hommes. Au minimum, ils représentent des points de vue que je regrette de ne pas rencontrer plus souvent ailleurs.
@Thau, la forme, qui peut paraître caricaturale, n'est peut-être pas ce que tu cherches, mais est-ce parce que tu rechercherais un lieu de débat ? Cela ne me semble pas l'objet, je vois plus ici un lieu de témoignages que de débat (je lis depuis peu). Par ailleurs, ces témoignages montrent qu'au moins certains hommes sont des caricatures.
Bonnes éviscérations.
A Salm :
Pourquoi tout le mode s'extasie parce que mon mari fait la vaisselle, passe l'aspirateur et repasse ses chemises et ne dit rien quand c'est moi qui fait tout ça ?
Votre manque de lumière vient peut-être du fait que vous avez pêté les plombs...
Et merci de ne pas me tutoyer. On a pas cuit le riz ensemble.
@lulu : c'est dans ce sens que je le disais. ^^
@Thau : Mlle va t'envoyer son porte-clef je pense. il le vaut bien non ?
il y a aussi les remarques du genre "Si une femme met une jupe, c'est pour plaire aux hommes" (sous-entendu, tu les aguiches, tu es une putain), remarque entendue dans la bouche d'un pseudo "ami" (qui ne l'est plus et heureusement !) dans la vie réelle. Car une femme ne peut pas s'habiller comme elle veut, c'est-à-dire rien que pour elle, car elle n'existe pas vraiment, voyons, c'est une utopie ! Elle n'existe que pour plaire à l'Homme. Voyons ! Mettez-vous à la page, je veux dire, mettez-vous à la jupe !
c'est d'une hérésie ! ça vous fera un bien fou !
@Gyver
Si ce blog n'est pas un lieu de débat, alors il faut fermer les commentaires.
Par ailleurs, soit il s'agit ici de défoulement et de caricature, soit de témoignage, mais il ne peut être question des 2 en même temps... ou alors on admet que le témoignage est biaisé et donc sans intérêt. (pour ma part, le qualificatif "défoulement" a ma préférence).
Quant au fait que certains hommes soient des caricatures, c'est une évidence. Certaines femmes en sont également, certains gays, certains trans, certains enfants... j'imagine qu'on est tous la caricature de quelqu'un...ça dépend, comme vous le dites, des préjugés de chacun.
@lulu
Peut-être que cette différence de traitement vient précisément de la domination que vous dénoncez. Dans ce contexte, tout élément factuel qui brise un peu le schéma "traditionnel" est vu comme positif (on s'extasie), tout fait qui le conforte (c'est vous qui vous tapez les taches ménagères) ne donne pas vraiment matière à se réjouir.
@Salm
Je pige pas l'histoire du porte-clef.
@Thau : Si vous vous mettez à inventer la poudre, vous allez l'avoir le porte-clef, c'est certain.
Mlle S : Sauf que mon concours ne se prend pas au sérieux...
Thau : Sur le Web on se tutoie. Qu'il soit 1.0 ou 2.0.
@Thau : Finalement, le fond de ton propos ressemble à quelque chose comme "on ne peut pas dire que tous les hommes soient tels que tu les décris dans ce billet" ?
Non, mon propos ne se résume pas à cette phrase. Néanmoins, comme il est beaucoup trop complexe pour être compris par des femmes, je vais le résumer par cette courte invective :
"Vous êtes toutes des salopes, surtout Salm".
Je veux bien développer ce dernier point mais pas tant qu'on ne m'aura pas expliquer le coup du porte-clef.
Sur ce, c'est l'heure du goûter.
ça faisait longtemps.
Si tu manges ta pensée complexe au goûter, essaie de ne pas t'étouffer avec.
Mon dieu que c'est fatiguant...
Moi non plus je ne crois pas avoir jamais prononcé ces deux phrases en presque 34 ans... mais j'aurais pu, je suis pas parfait, au contraire des femmes bien sur.
Ca explique sans doute pourquoi on n'entend jamais au fond des bars "Vous etes seul" dans la bouche d'une femme, c'est trop vulgaire et cliché, autant laisser l'homme essayer de trouver quelque chose de mieux à dire, ne pas y arriver, en plus après on peut lui reprocher d'être vulgaire et cliché c'est marrant.
@Westeetee : ça n'a rien à voir avec la vulgarité ou l'absence d'originalité. Si les femmes n'abordent pas les hommes seuls dans les bars, d'un "vous êtes seul ?" ou encore mieux, un groupe d'hommes d'un "vous êtes seuls ?" (a-t-on jamais vu ça, un groupe d'homme ne fait pas des hommes seuls/des hommes sans femmes, mais... un groupe d'hommes), ce n'est pas parce qu'elles ont la flemme de draguer et qu'elles préfèrent critiquer les mecs qui le font, telles de sombres mégères.
Vous n'éprouvez aucune tendresse ( ou empathie,si vous préférez ) ,
pour une catégorie d'homme que vous considérez comme ignorants ?
C'est tenable comme position ça ?
En terme d'honnêteté intellectuelle .
C'est pourquoi alors ?
screugneugneu : Je continue donc ma collection de réponses trans' : "Je mets une jupe pour emmerder les pédés refoulés comme toi"
Ah bon ?
Jamais une femme n'a abordé un homme en lui demandant s'il était seul ?
Aux yeux de n'importe quelle femme, un groupe d'hommes seuls n'est pas un groupe d'hommes célibataires (ou sans femmes) mais juste un groupe d'homme ?
Vous accordez la réalité à votre thèse.
L'inverse serait préférable.
Puisque je ne me suis pas étouffé avec mon gouter, je vais préciser mon propos.
Mon intervention est d'abord le fruit d'une méprise et d'une grande déception. Sur rezo, j'ai d'abord vu le titre "Traduisons", et je me suis dit, "chouette, surement un décryptage assassin, façon Vive le feu, d'une médiocre sortie d'un politique ou d'un éditocrate, ."
Je lis le premier paragraphe, qui cause de dictionnaire et de dominants. Tout va bien.
Et puis après, patatras.
En guise de pamphlet anti-novlangue, on se retrouve avec un galimatias pseudoféministe et à peine drôle, où, en guise d'illustration de la domination masculine, nous avons un homme de gauche qui fait la cuisine, se dit féministe, et considère qu'une femme qui le contredit est forcément féministe, mais trop.
Important l'homme de gauche qui aime la cuisine et se dit féministe... sous entendu : Attention, il n'y a pas que .Zemmour ! la domination masculine est partout !....Mademoiselle S les a vus !
En second tableau, nous avons l'homme qui drague, plutôt lourdement. Parceque les femmes ne draguent jamais, ou toujours avec classe, respect, finesse. C'est bien connu.
Et pour bien faire comprendre que c'est un macho dominateur et sur de sa virilité, on lui invente des arrières pensées bien commodes.
Ah oui, j'allais oublié bien sur la pauvre fille, qui, si elle n'est pas d'accord avec toi, c'est parcequ'elle a complètement intégré la domination masculine dans son mode de pensée.
En écrivant ce message, et à ce niveau de clichés accumulés, je me dis que finalement, ton billet a un petit côté édito de Philippe Val.
N'est pas Christine Delphy qui veut.
Et ce qui m'inquiète (tout est relatif) c'est que j'ai l'impression qu'il ne s'agit pas ici que d'un défoulement histoire de se foutre gentiment de la gueule des mecs et de leurs travers, mais qu'il y a derrière un vrai corpus idéologique qui consiste en résumé à voir la domination masculine partout... et à sortir son drapeau en toute occasion.... d'où la question de mon premier commentaire, qui n'a toujours pas trouvé de réponse.
"on ne peut pas dire que tous les hommes soient tels que tu les décris dans ce billet"
Ca on l'espère (moi le premier sinon il ne me reste qu'à aller en psychanalyse presto) m'enfin il n'y a rien dans cet article qui annonce "voici ce que font TOUT les hommes" donc pourquoi vouloir à tout prix l'interpréter comme tel? Qui se sent morveux, se mouche? A la limite, "vous" voudriez à tout prix que ce soit le cas, finalement, je crois que ca vous arrangerait, ca vous conforterait dans l'idée que ces putaings de féministe sont bien des castratrices, des débiles ou des traitres à leur genre.
Deusio il est clair que puisque nous vivons dans une société imprégné (dès l'enfance) de la domination masculine (et la franchement, si vous n'êtes pas d'accord avec ce constat qu'il est facile de vérifier tout les jours, ben on peut rien pour vous, il vous reste plus qu'à aller acheter des lunettes de vue), il est clair et il ne me parait quand même ni scandaleux ni original de dire (mais cette phrase ne finira-t-elle donc jamais?) que tout homme devrait être particulièrement sensible/vigilant à son comportement, à ses affirmations, à ses actes, parce qu'on a vite fait de rentrer dans le moule, comme qui dirait. Les gros machos vont surement rappliquer pour me rétorquer "ouah eh attends, ton truc c'est une invite au terrorisme intellectuel", mais on s'en tape, ils ont qu'a faire un effort de compréhension.
Tertio, pourquoi a chaque fois qu'un opinion un tant soit peu féministe (et encore des fois, il en faut moins que ca..) est exprimée, on voit rappliquer une troupe de prescripteurs normatifs qui ne cherchent qu'une chose: essayer à tout prix de faire dire aux autres quoi que ce soit qui permettra de les cataloguer comme sectaires, outrancier et idéologues, et ce en utilisant délibérément l'insulte et la provocation gratuite, ou en déformant les propos tenus?
Franchement, vous devriez vous estimer heureux que "les autres" justement, ne tombent pas dans ce piège grossier, parce que moi, ca fait longtemps que je vous aurai "pissé à la raie" (en toute amitié bien sur).
Thau :
Dans toute l’histoire de l’univers, au moins 1 femme a abordé au moins 1 homme en lui demandant s’il était seul.
Bravo ! Nous voilà tellement avancéEs dans le débat, que même « le roi des machos sur son trône » (pourvu qu’il existe et qu’il ait connaissance de cet énoncé VRAI) sera d’accord avec nous ! Et C’est bien ce qu’il nous faut ! N’est-ce pas ?
Ouh, le joli concours.
J'en ai une! C'est celle qui fait "mais moi je ne vois pas pourquoi tu veux absolument qu'il n'y ait aucune différence entre hommes et femmes..."
Elle est bien, non?
Je la trouve super car tout y tient: hétéronormativité par implication, promotion du thème de la complémentarité des sexes, invisibilisation des hiérarchies, et plus généralement négation de quoi que ce soit que tu viens de dire, car cette phrase s'utilise le plus efficacement quand elle n'a, justement, aucun a-propos...
Le temps de se rendre compte de l'immensité de l'arnaque, ya plus qu'à se servir philosophiquement un jus de pommes en jouant avec les glaçons.
(Attention, cette jolioseté se trouve aussi en version non-mixte)
"Vous êtes seule", c'est effectivement très maladroit comme approche. Je doute que cela fonctionne.
"Je suis un peu seul, je peux m'installer avec vous pour discuter?" donne en revanche des résultats surprenants. Avec l'avantage de fonctionner quelque soit le sexe et le nombre des personnes attablées.
Bon, on se calme tout le monde.
Thau, je crois qu'il y a un malentendu.
Tu t'es fait sauter dessus car tu as posé des questions maladroites qui t'ont fait passer pour un troll. Peut-être qu'elles ont eu raison mais je te laisse le bénéfice du doute car je suis d'humeur sympathique ce soir. Il me semble que ton premier commentaire faisait sens. Effectivement le mot "traduction" pose problème.
Dans le mot "traduction" j'ai l'impression qu'il y a un certain essentialisme, un truc de "guerre des sexes", un peu à la "les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus", et du coup faut traduire du martien vers le vénusien. ça fait penser aux magazines féminins qui répondent à des questions telles que "comment fonctionnent les hommes ?" ou "quand il dit je t'aime en penchant la tête sur le côté gauche, qu'est-ce que je dois comprendre ?"
Bref non, l'idée n'est pas de dire que les hommes et les femmes sont deux espèces différentes qui ne parlent pas la même langue, qu'il n'y a pas d'hommes gentils ou motivés pour déconstruire le sexisme, etc.
Cela dit même si on vient tous et toutes de la même planète, les privilèges accordés aux hommes, dont celui de ne pas se rendre compte de leurs privilèges, leur donne un point de vue, une expérience du monde totalement différente en tant que membres de la catégorie dominante, et que par exemple, un homme aura plus tendance à voir une bande de femmes se promenant la nuit sans hommes comme "des femmes seules" que comme "des femmes ensemble". Ce n'est pas une thèse à laquelle on voudrait subordonner la réalité, c'est le résultat de notre expérience. ça ne veut pas dire que "jamais aucune" femme n'a abordé un groupe d'hommes en leur disant "vous êtes seuls". Tout comme oui, il y a des hommes qui meurent sous les coups de leur conjointe, mais le nombre n'est pas comparable avec celui des femmes tuées par les coups de leurs conjoints... et 75% des hommes tués par leur conjointe la battaient, et ce sont souvent des cas de légitime défense.
bref on a pas inventé le patriarcat. un article que j'ai écrit qui pourra peut-être t'éclairer : http://imsoexcited.canalblog.com/ar...
Petit, je pensais
que les" féministes" ( je ne comprenais pas le mot) était gays.
Que les noirs était forcément des Antilles
que la politique c'était du blabla sans intérêt (j'y crois encore
qu'il suffisait de prendre plus de sous à la banque pour en avoir, et que si on n'avait pas de sous il suffisait de faire un chèque (ben ça marche mais pas pour tout le monde, lol)
que l'an 2000 serait magnifique, et que les voitures voleraient
que d'être policier, c'était pour défendre la veuve et l'orphelin
....
alors pour essayer d'emballer (tel un bon roti) une fille, je demandais l'heure ... mdrrrrr
à étienne : en terme d' "honnêteté intellectuelle", peut-on accepter l'ignorance ? Non, on la combat ! qu'elle vienne de la bouche d'une femme ou d'un homme. Si on veut draguer quelqu'un pas besoin de faire preuve de sottise, et surtout pas de virilisme car en général, ça ne marche pas beaucoup ! (déduction "de base")
Pourquoi devrait-on admettre qu'une personne dise des foutaises quand on a envie de s'émanciper ?
c'est difficile de vivre avec des bouchons dans les oreilles (pour éviter d'entendre des remarques machistes), mais parfois c'est peut-être préférable ? l'empathie, est-ce bien cela dans ce genre de situation ? Non !
à Gouinemum : complètement à fond, et que tout le monde porte un kilt pour fêter cette nouvelle année de mouise qui s'annonce !
C’est amusant, ces mecs qui prennent la mouche dès qu’on ironise un peu sur le comportement de certains d’entre eux.
Pour les nouveaux arrivants qui se demandent légitimement où ils ont atterri : je n’ai jamais lu sur ce blog aucun discours du type « tous des salauds, sauf mon père » ou autres généralisations abusives. Je n’ai lu dans les textes de Mademoiselle aucune haine ou aucune hostilité de principe envers les être humains que la loterie des naissances a dotés d’un zizi. Ce que j’y ai lu est plutôt une saine exaspération envers ceux qui considèrent que cette petite excroissance de chair, dont la présence entre leurs jambes ne dépend de toute façon pas de leur volonté, leur donne des droits ou une quelconque supériorité sur les êtres humains qui sont nées avec, au même endroit, une autre configuration de chair, de peau, de muqueuses est de terminaisons nerveuses, tout aussi complexe mais située à l’intérieur du corps plutôt qu’à l’extérieur (d’où le thème de la caverne obscure, pour ceux qui débarqueraient vraiment d’une autre planète).
De deux choses l’une, les amis : soit vous correspondez aux pires descriptions « caricaturales » (c’est vous qui le dites) du mec de chez mec, et vous avez amplement mérité de vous retrouver, une fois n’est pas coutume, face à un miroir qui vous renvoie un reflet cruel mais juste – cruel parce que juste, tenter de briser le miroir ne modifiera pas cette image désobligeante qu’il vous a renvoyée – de vous-même, soit vous n’y correspondez pas et vous êtes certainement les bienvenus dans ce merveilleux espace virtuel que Mademoiselle met à notre disposition. Je pense pouvoir affirmer qu’un homme se posant sincèrement des questions sur les rôles impartis socialement aux femmes et au hommes sera beaucoup plus en phase avec Mademoiselle et avec les commentateurs habituels de son espace virtuel qu’une femme qui penserait que cette prescription des rôles sexués est naturelle, immuable et souhaitable.
Se vexer, sur le mode « tous les hommes ne sont pas comme ça » me semble quelque peu absurde, pour rester aimable et civil. D’abord parce que Mademoiselle n’a jamais écrit le contraire, mais surtout parce qu’il n’est pas nécessaire d’être une femme castratrice armée d’un vagin aux canines acérées pour s’apercevoir que certains hommes sont encore pires que tout ce que les féministes les plus radicales pourraient écrire à leur sujet. Si ça peut en rassurer certains, qui penseraient réellement être tombés dans la grotte sombre, poilue et quelque peu inhospitalière dont il est question plus haut, je précise que, sur ma carte d’identité, il y a une ligne (superflue, mais bon, c’est écrit quand même) mentionnant « sexe : M ».
Ayant déjà eu l’occasion instructive de me faire draguer par des lourdeaux du même calibre que ceux dont il est question dans le dictionnaire de Mademoiselle, je confirme : certains spécimens sont vraiment comme-ça, voire encore pire. Même parmi les hommes qui draguent d’autres hommes, aussi étonnant que ça puisse paraître à ceux (et celles, d’ailleurs) qui regardent trop la télévision. J’ai un peu de mal à imaginer que les hétéros puissent être encore pires que les caricatures de caricatures auxquelles j’ai déjà eu affaire, mais le monde est tellement vaste…
À celles et ceux qui auraient la patience de me lire, je vais raconter un souvenir qui me semble assez approprié pour illustrer le message que j’essaie de faire passer à ces hommes qui prennent la mouche pour si peu :
Il y a quelques années, dans un bar de Bruxelles, je me suis fait draguer aussi lourdement que possible par un de ces machos décrits par Mademoiselle avec sa stupéfiante acuité à la fois scientifique et satirique. Mon spécimen aurait fait un sosie très crédible de Saddam Hussein, pour situer un peu. Peu intéressé par ses avances, j’essaie de les repousser avec tact, faisant de mon mieux pour lui cacher à quel point il me donne envie de vomir. Ma politesse contrite étant – je m’en aperçois rétrospectivement – ridiculement déplacée et absolument inefficace dans ce contexte, je commençais à sentir son haleine se mélanger à mes pensées et j’en étais tout doucement arrivé à me demander si le lourd cendrier posé sur la table ne serait pas plus efficace pour lui faire comprendre que l’attirance qu’il semblait manifestement ressentir pour moi n’était pas réciproque. J’en étais là dans mes pensées de rat de laboratoire hésitant entre l’eau bouillante et les flammes, lorsque ma copine (ex-copine, malheureusement) est apparue, dans toute sa splendeur, telle une fée de Walt Disney mais en beaucoup plus sexy. Elle est venue à ma rescousse de la façon la plus efficace, la plus naturelle et la plus belle qui soit, en m’embrassant tendrement mais résolument, tout en jetant à mon encombrant prétendant un regard tellement neutre qu’il en était outrageusement agressif. Ouf… Sauvé.
La suite est tellement surréaliste que je pourrais l’avoir inventée si mon imagination était aussi tordue que la réalité : voyant sa proie (moi, si vous n’avez pas tout suivi) lui échapper, voilà que l’animal repoussant dont la bave commençait à inonder le bras pas très épais que j’avais vainement tenté d’ériger comme rempart contre son affectivité agressive – ou son agressivité affectueuse, je ne sais pas trop – se métamorphose en quelque chose de plus dégoutant encore que ce à quoi j’avais déjà eu le douteux privilège d’assister : son visage, déjà passablement disgracieux au repos, se tord en une grimace de haine rendue encore plus répugnante par des déjections nasales venant recouvrir partiellement les poils de la moustache qu’il s’était pourtant donné tant de mal à tailler à l’image d’un quelconque chanteur de R’n’B sauce MTV dont on lui avait assuré qu’il était un tombeur de classe olympique. Je revois encore l’image de ce visage grotesque, légèrement flou parce que ma caméra interne se focalisait en cet instant sur un doigt accusateur pointé vers moi tel une bite turgescente déguisée en sabre fraîchement aiguisé – à moins que ce ne soit le contraire – ce visage, donc, dans lequel la cavité bucale velue s’ouvre soudainement dans un feu d’artifice de postillons empoisonnés issus des profondeurs les plus inavouables de tout ce que notre civilisation a de plus malsain et de plus désespérant, pour me lancer, d’une voix rauque et gargouillante, un sonore « sale pédale » tellement imprégné de haine qu’il parvient momentanément à faire taire les conversations alcoolisées qui formaient jusque là – c’est quand elles se taisent qu’on s’en rend compte – une ambiance sonore cotonneuse et rassurante. Tous les regards se tournent vers lui… Un peu vers moi aussi , mais je n’en ai cure. C’est lui qui est visé. Lui et ses contradictions impensées et non-assumées.
Devant cette attention soudaine qu’il n’avait pas voulu solliciter, devant cette assemblée de regards tordus par les effets de la bière belge, étonnés, amusés, choqués ou peut être un peu peinés pour lui, braqués sur son visage déformé par une lutte violente entre des émotions ingérables lorsque l’on n’a jamais appris à les gérer autrement que par une imitation creuse de modèles encore plus creux imposés pas Hollywood ou par l’industrie du spectacle, et les contraintes étouffantes de cette virilité qu’il brandissait encore comme une sceptre quelques secondes plus tôt, mon prince des sables mouvants lance à qui aurait la bonté de bien vouloir le rattraper un regard mêlé de rage, de terreur, de mépris de soi et de haine de tout ce qui a le malheur de s'écarter de la pauvre conception des rapports humains qui lui avait été inculquée de gré ou de force depuis qu’il avait poussé son premier cri. Un regard de sanglier mortellement blessé qu’aucun sanglier digne de ce nom ne s’est jamais abaissé à adresser aux chasseurs dont l’image, à cet instant ultime et douloureux où sa vision devient toute rouge, s’imprime sur les plaques sensibles de son cerveau.
Sa fuite fut en tout point pitoyable… Allant même – il ne nous a rien épargné – jusqu’à une tentative de claquement de porte rendue ridiculement impossible par un malencontreux paillasson qui avait eu, lui aussi, l’outrecuidance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. C’est fou ce que la réalité a tendance à ne pas ressembler au cinéma, spécialement dans les scènes-clé.
(suite, c'est un peu long, désolé)
Cette pitoyable débandade aurait pu me faire plaisir, ou tout au moins me faire sourire. Mais non, en fait. J’étais même un peu triste pour lui – on ne se refait pas. Je m’en voulais presque d’avoir été la cause involontaire d’une expérience manifestement douloureuse, mais tellement pathétique que le balai magique du bon Docteur Freud l’a probablement fait disparaître presque instantanément sous la moquette fatiguée de la scène sur laquelle il était jusqu’alors habitué à se faire acclamer, ou au moins encourager, pour ses interprétations relativement convaincantes des clichés fatigués qui fondent depuis tellement longtemps la domination des humains à organes génitaux externes sur les humains à organes génitaux internes.
Il n’y a probablement plus que moi pour me souvenir de la voix d’évier bouché qu’il avait quand il a hurlé « sale pédale » au moment où il s’est rendu compte que le garçon qu’il convoitait entretenait une relation tendre et chaude avec une belle eurasienne au regard froid comme de la braise.
Voilà, mon histoire est finie, les garçons. Si c’est le genre d’image que vous voulez donner de vous, c’est votre problème, mais je me dois de vous prévenir que le balai magique du docteur Freud n’est pas infaillible. La crasse a parfois une fâcheuse tendance à s’incruster dans la moquette, au beau milieu de la pièce, pile au seul endroit, comme si c’était voulu, où on ne peut mettre aucun meuble pour la cacher.
Les femmes qui ironisent sur votre prétendue virilité ne sont pas nécessairement vos ennemies. Bien au contraire, elles vous veulent probablement du bien. Naître avec un zizi n’implique pas que vous soyez obligés d’en arriver à adopter des comportements aussi tristement dérisoires que le pauvre hère dont je vous ai conté les mésaventures. Bien au contraire : être conscient de certaines réalités de la vie dans cette société marquée par la longue, très longue, trop longue – mais aussi très courte si on adopte le point de vue inverse – agonie d’un patriarcat millénaire (je répête : patriarcat – on peut, depuis quelques temps, prononcer et écrire ce mot sans finir sur un bûcher, et on peut même l’utiliser tout en étant porteur de la fameuse excroissance de chair dont je parlais plus haut… même pas mal) ne peut faire de mal à personne.
Lire les écrits de Mademoiselle peut probablement vous être désagréable, tant elle maîtrise l’art d’utiliser certains mots qui vous (nous) déstabilisent. Peut-être devriez-vous essayer de considérer les propos de Mademoiselle comme des massages de l’âme. Pas des massages érotiques, vous êtes vraiment incorrigibles. Je pense plutôt au type de massage que l’on prodigue aux personnes qui ont subi un traumatisme physique. Des massages qui font mal sur le moment, mais qui font beaucoup de bien à long terme.
Je suis un peu emmerdée, parce qu'il s'agit d'une contribution, et que je ne pensais pas envoyer ma nouvelle contributrice au charbon. ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu des réactions comme ça.
En même temps, je trouve ça drôle, ces petits bras d'hommes qui s'agitent en disant que c'est trop dégueulasse ! Que c'est même pas vrai en plus ! Que c'est plus compliquéééé !
Ça me surprend toujours un peu la vigueur des réactions que peuvent soulever ce genre de billets.
Ce qui est drôle également, c'est qu'on m'en a fait des lectures qui n'ont pas du tout été la mienne quand j'ai retravaillé le texte. Par exemple, certains ont lu et traduit quelque chose du genre "c'est une féministe qu'aime pas se faire draguer parce qu'elle a un pb avec les hommes". On a immédiatement rejoint la figure de la mal baisée, coincée et en colère contre les mecs. On a également eu le "mais vous n'êtes pas parfaites", qui vient certainement du titre, comme le dit I. Je peux éventuellement comprendre que si certains ne connaissent pas le blog, ils aient pu y voir un truc dans le genre guerre des sexes. Enfin, ceci dit, avant de gueuler, j'ai pour habitude de lire un peu plus que quelques lignes pour situer les auteurEs d'un site. Je pense que la lecture des autres entrées du dictionnaire ou d'autres billets auraient pu aider à situer un peu mieux le propos.
Tiens par exemple, pour saisir le féminisme du lieu, on peut aller voir par exemple ici : Un féminisme médiatiquement respectable
Mais on pourrait peut-être également se reporter sur l'analyse des textes de Guillaumin, dans le billet précédent. Parce qu'une fois que je vais avoir répondu à Thau, qu'effectivement, il y a des hommes très biens, des femmes qui sont des connasses finies, et des féministes complètement abruties... Ben euh. ça va tourner en rond.
Ceci étant dit, je crois que ce qui était souligné dans le "vous êtes seule(s)", n'était pas tant la drague lourde, que l'impossibilité ou la difficulté à occuper l'espace public sans que soit rappelé à/aux femelle(s) qu'il n'y a point de mâle(s) pour les ou l'accompagner.
Vous êtes bien aimables,
Ce sera mon dernier commentaire et je ne lirai pas les réponses (oui, je sais, c'est lâche). Parcequ'il me semble que cette conversation est vouée à l'échec, et je ne souhaite donc pas y passer plus de temps, d'autant que mon fils m'attend pour chasser les dinosaures. Je préfère donc vous laisser à vos certitudes, traduire avec votre dictionnaire très particulier mes propos, le réduire à cette ridicule phrase proposée par Mademoiselle, et construire (ne vous fatiguez pas à enlever vos oeillères) la vision de ma personnalité qui s'accorde le mieux à vos idées reçues.
A Candy, je vous indique juste que je n'ai pas lu toute votre prose, je me suis très vite arrêté (au deuxième paragraphe pour tout vous dire) tant elle était inintéressante.
Alors, bien entendu, à aucun moment dans son billet, Mademoiselle S ne fait de généralités ou ne tend à "essentialiser" les hommes. Soit on ne parle pas la même langue, soit on ne parle pas du même billet.
D'où mon interrogation dans mon premier commentaire dont le caractère trollesque m'échappe (quand bien même on considèrerait que le billet de Mademoiselle S ne fait pas de généralités). Questionnement auquel Mademoiselle S répond de manière très constructive par le commentaire 8... mais c'est moi qui suis provocateur et outrancier.
Bien sur, Mademoiselle ne sous entend pas dans son commentaire 29 que les femmes ne posent jamais la question fatidique, ou ne voient un groupe d'hommes que comme un groupe d'hommes. Je dois mal interpréter.. ou traduire. Et si je lui fais remarquer qu'elle déforme la réalité, alors que les "proportions" respectives n'ont rien à voir, c'est parceque je nie la réalité de la domination masculine (cette négation transpire d'ailleurs dans chacun de mes propos, c'est évident).
etc, etc,
Mince alors, on a encore embêté un garçon avec nos lubies et nos œillères.
C'était un vrai plaisir de vous lire Candy. Outre l'intérêt de cette histoire votre écriture est très agréable.
... Mais qu'il me soit permis de dire à propos de ce débat qu'il est pour une part non négligable tronqué.
Il ne me concerne pas, il ne concerne pas Paul, il ne concerne pas beaucoup d'hommes dont l'expérience des femmes se réduit à rien, non pas parce qu'ils sont des caricatures de l'homme dominant mais bien parce qu'ils n'en sont pas...
et ceci pose un vrai problème. Ce con de Mermet qui n'est pas une exploitation prêt parlerait d'eunuques. Nous pensons, au contraire, que nous n'avons pas réduits notre bite au silence mais que nous l'avons considéré comme un appendice -d'ailleurs esthétiquement grotesque- presque "secondaire". Une utilité viscéralement attachée à nous -en effet! - pour dire et vivre la sensiblité, la chaleur, l'attachement, l'émotion, l'empathie, le désir que suscite et procure une femme -ou un homme- .
Même si j'admets que quelquefois j'ai ressenti d'impérieuses attirances sur la seule foi d'un physique, d'une attitude, d'un geste, plus souvent la mécanique s'active parce qu'il y a une densité proprement humaine perçue chez la femme -ou l'homme-
Pourquoi ça ne marche qu'unilatéralement? J'interroge dans ce cas les femmes tout autant que moi-même et je voudrais qu'on conçoive aux côtés d'un dictionnaire bilingue féministe pareil dictionnaire écrit par un homme. Sans quoi... Je ne que petitement l'impression d'être concerné par le sujet..
Nous pourrions commencer par épingler ces filles qui revendiquaient de s'intéresser à la beauté intérieure des hommes et qui finissaient curieusement dans les lits d'étalons qui n'en manifestaient guère (à moins de considérer que le silence en tout vaut beauté intérieure). L'une d'entre elle dont j'étais très épris me citait régulièrement le scum manifesto et Valérie Solanas. Sa grande réussite aura été de me compromettre dans sa "condition" et comme j'étais naïf et qu'elle ne l'était pas de me maintenir, à son gré, selon ses convenances, grace à son charme et à cause de ma "fidélité", presque trois ans en situation d'amour platonique. Avant de me jeter quand j'ai eu connaissance qu'elle avait des amants et que j'ai eu la prétention de les y rejoindre. Son admirable "féminisme" aura considérablement marqué ma vie. Défavorablement...
Tuas oublié un élément important dans le "ah parce que tu es féministe".
La déception.
ce charmant garçon est antiraciste (il avait le badge "touche pas à mon pote") et pour la lutte des classes. Et il se désespère que tu n'aies pas compris que le grand soir arrangera tes petits problèmes féminins.
thau ; ce qui est pointé ici n'est pas "les hommes" mais "les machos".
Une femme peut tenir strictement le même discours sur le féminisme et il sera pointé de la même manière. (une femme peut être machiste cela n'est pas réservé aux hommes).
mais les facons de draguer dans un contexte sexiste sont intéressantes à pointer. une femme enfermée dans ces schemas jouera à la chose fragile, hurlera qu'on ne lui tienne pas la porte (son vernis à ongles supporte mal les chocs) tout en braillant sur l'egalité.
et certains hommes oui considèrent systématiquement que toute femme seule (même avec douze copines) est.. seule et donc potentiellement accompagne.
Les réflexions sur des comportement général ne pointent pas des individus lambda. Dire par exemple, qu'il y a un contexte de racisme généralisé en France ne veut pas dire que toi moi ou je ne sais qui le soyons.
@ sceugneugneu :
S'émanciper , n'est-ce pas justement se dégager de la posture binaire " accepter" ou " combattre" ?
C'est bien de sa soumission à l'Ignorance dont on s'émancipe . ( sous nos latitudes )
Une fois le travail d'émancipation réalisé, n'est ce pas un peu raide de reprocher à l'autre de se situer dans la connerie dont on vient de sortir ?
tu dis " il est difficile de vivre avec des bouchons dans les oreilles, (-) mais c'est parfois peut être préférable",
Ne reproduis-tu pas là, précisément, la posture mentale du type mâle dénoncé dans ce blog , celui qui vit comme il peut son amour des jantes alliage, faute de mieux ...?
@Candy says... : J'ai oublié de l'écrire, mais j'ai passé un très bon moment à te lire.
@Mlle S en 47
Je vous remercie, par votre sarcasme, ce ton se voulant blasé, et l'analyse réductrice que vous faites de nos échanges, d'illustrer si brillamment mon propos.
Ah oui, et expliquez moi à quel moment j'ai parlé de lubies...
screugnegneu : Ne va surtout jamais dire à un Écossais qu'il porte une chouette jupe ! Un kilt c'est pas une jupe, mais un signe de mâlitude exacerbée... Je pensais plutôt à des choses plus sexy, qui font bien "salope" comme ils disent, tu vois ?...
...Un kilt en vinyl ras du cul ?
Lledelwin : Ouaips, p.ex.
Candy says : Et maintenant imagine la même scène, y compris la copine au baiser langoureux, avec moi, donc une trans' gouine out and proud, à la place de toi... Vécu mille fois. C'est comme ça qu'on devient pute dominatrice, je crois
: ce qui ne nous tue pas (genre http://www.transgenderdor.org/wp-co... ) nous rend plus fortEs...
L'intérêt d'un débat est d'essayer d'élever une discussion, de tenter de produire un bouleversement des idées, voire même d'amener l'autre à changer d'avis sur une question.
En jouant ainsi d'images dignes des pires séries télévisées, vous vous changez en une caricature de vous-même, en une sorte de super guerrière, plus forte et plus intelligente que tous, se montrant profondément incapable de faire autre chose que jouer le jeu de son "ennemi".
Si vous voulez vraiment susciter un débat, et surtout être prises au sérieux, l'erreur à ne pas commettre est précisément de ne pas jouer ce jeu. C'est comme pour un enfant qui réclame plus d'attention, et qu'il soit pris pour un grand, ce n'est pas en provoquant de la sorte qu'il obtiendra ce qu'il veut.
Voilà, je suis un peu déçu, que vous ne puissiez faire montre d'un peu plus d'intellect. Heureusement que l'abruti est au mâle ce que l'écervelée est à la femme.
@Mr. V : Le souci, je crois, c'est que j'en ai pas grand chose à foutre que tu nous prennes au sérieux.
Tout ceci est absolument la preuve que les féministes n'ont pas d'humour ;-))
Oui et en même temps, tu trouves pas que ça a un côté rassurant ?
Euh, lassant surtout.
oulala putain j'avais pas vu le commentaire 34 lorsque j'ai écrit le commentaire 39.
quant aux suivants, ils ne font que prouver que je n'aurais pas dû m'embêter à essayer de répondre calmement à Thau.
quant à Mr V... le pauvre, il est déçu. il essaie de nous expliquer comment on devrait s'y prendre pour faire la révolution, et nous on l'écoute pas...
@ Mademoiselle et Isa : vous me faites rougir, mais je promets d'essayer de faire un peu plus concis à l'avenir. J'ai l'habitude depuis de nombreuses années de n'avoir aucun contact humain pendant de très longues périodes. Du coup, quand j'ai l'occasion de communiquer, j'ai un peu de mal à m'arrêter.
@ GouineMum : puisque tu en parles, mon apparence est assez ambiguë. Même si je ne suis pas trans, je recherche volontairement une certaine androgynie : beaucoup trop grand (1m 92 quand même) et trop mince, cheveux abondants descendant jusqu'au milieu du dos, maquillage discret mais visible, vêtements noirs achetés pour moitié au rayon hommes, pour moitié au rayon femmes et chaussures militaires pour compléter le tableau. On devrait pouvoir s'entendre, en fait.
Je suis d'autant plus effrayé par ces statistiques macabres que tu as mises en lien que je me retrouve souvent seul dans des quartiers pourris de ma ville de Bruxelles au beau milieu de la nuit, et que je suis parfois passé très près de venir rallonger la liste... C'est parfois pratique d'être grand et d'avoir une tête de zombie, mais ça ne me sauvera peut-être pas toujours.
Amitiés.
Je voudrais rebondir sur ce que dit Isa (com. 48).
Il est vrai qu’être un homme et ne pas s’identifier aux clichés du male dominant n’est pas du tout confortable. Il est vrai que le soutien que l’on pourrait attendre de la part de certaines femmes lorsqu’on se trouve dans ce cas est dramatiquement insuffisant. Mon intention n’est pas, bien entendu, de minimiser les souffrances des femmes victimes du sexisme. Je voudrais juste souligner que les hommes peuvent en souffrir aussi, qu’ils aient une conscience féministe ou non.
Personnellement, je parviens à gérer tant bien que mal le rejet ou les sarcasmes dont je suis souvent l’objet de la part de ces hommes dont la « personnalité » n’est rien d’autre que la performance d’un mauvais acteur récitant un mauvais texte. Mais je suis absolument désarmé lorsque ce rejet vient d’une femme. Surtout si elle se pense féministe.
Il m’est arrivé beaucoup trop souvent, c’est d’ailleurs en partie pour ça que je vis en reclus depuis si longtemps, de m’entendre dire de manière plus ou moins sous-entendue par mes ex-tendres (enfin, pas toutes) moitiés que mon attitude résolument non-dominante était la cause principale de la fin amère et froide de nos relations qui avaient pourtant toujours débuté de manière passionnée, tendre et humide.
Beaucoup de femmes semblent avoir intériorisé, consciemment ou non, qu’un homme est censé être doté d'épaules stables et confortable, ce que je me suis toujours vainement essayé à leur fournir au prix de mille contorsions et renoncements. Renoncements dont j’ai payé les conséquences d’un prix exorbitant, seul avec l’ours en peluche usé et rapiécé avec lequel j’avais appris, bien des années auparavant, à gérer tant bien que mal les désordres de ma vie affective trop exigeante.
M’entendre dire « Je ne suis pas ta mère » alors que je demandais seulement conseil, appui et indulgence – temporaire – lors d’une période sombre où je ne parvenais plus du tout à faire semblant d’être taillé dans le ganit… ça m’a fait mal – très mal. D’autant que ma mère ne m’a jamais fourni (et ma dure moitié ne pouvait pas l’ignorer) ni appui, ni indulgence, ni même le minimum de chaleur humaine qui aurait dû être, à ce qu’il paraît, inscrit dans ses gènes à la rubrique « instinct maternel » (quelle fumisterie)… Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres – trop d’autres.
Je ne raconte pas ça pour déballer ma vie, mais parce que je crois que de tels exemples sont malheureusement suffisamment fréquents pour enrichir une réflexion sur l'ampleur de la tâche qu'il nous reste à accomplir pour parvenir à ce que femmes et hommes soient un jour vraiment égaux. Sans amertume et sans non-dits.
Je suis assez d’accord avec cette idée d’un dictionnaire bilingue féministe vu du côté masculin, même si j’ai tendance à penser qu’il s’agirait plutôt d’enrichir le dictionnaire que d’en créer un autre à côté. Parce qu’il y aurait tant de recoupements entre les deux versions qu’elles seraient en grande partie redondantes.
@Candy says... Voilà bien une confirmation, une de plus, de la qualité littéraire des belges... J'ai remarqué, TRES fréquemment, que les belges écrivent bien... Le révéré Vaneigem, Louis Scutenaire, bien entendu mais également quatre de mes correspondant(e)s wallons sur Myspace.
Dans la même série, je pourrais aussi mentionner Sarah, une splendide mère célibataire aux yeux lumineusement sombres, à la personnalité tellement imposante que son physique miniaturisé me paraissait délicieusement surréaliste, qui n'a rien trouvé de mieux comme prétexte pour se débarrasser de moi que le fait qu'un homme de notre connaissance me trouvait à son goût et, surtout, que j'aie eu le malheur de dire que je trouvais ça plutôt flatteur.
C’est un chef d'œuvre de sexisme dans sa forme la plus pure, que je retranscris approximativement, vulgarité et fautes de goût comprises :
- « Si tu veux te faire enculer par ce gros porc, dégage de chez moi. Tu me dégoûtes »
- « Ce n’est pas du tout ça que j’ai dit… »
- « Sors de chez moi, je t’ai dit ! Ma fille dort en haut et tu as de la chance qu’elle n’ait pas entendu ça, parce que sinon je t’arrachais les couilles. »
- « Mais… »
- « DégAAAAAge ! C’est un mec que je cherche, pas une tantouze. »
Fin de la discussion. Je suis vomi vers la sortie. Elle claque la porte comme si elle tirait la chasse. Extérieur, nuit. Il pleut. Je suis comme un somnambule, en chaussettes dans les graviers. Un kilomètre plus loin, je me rends compte que j’ai les pieds trempés, les chaussures à la main, et sans doute l’air un peu con mais c'est un moindre mal… J’ai les joues mouillées, mais c’est à cause de la pluie. Je préfèrereais que ce soient des larmes, il paraît que ça soulage…
(Dédidément, je suis en mode communicatif depuis hier. Rassurez-vous, ça ne dure jamais bien longtemps. Je finis toujours par retourner barboter sagement dans mon terreau en pot, dans l’attente improbable qu’il me pousse des racines et, pourquoi pas, un tronc. Sait-on jamais. J’ai fait une croix sur les branches et les feuilles, je serai mort avant).
Candy says :
On devrait d'autant plus s'entendre que je suis une vieille goth des origines (j'ai l'âge correspondant)...
Quant à la prise de risque, on ne peut jamais l'éviter, et je ne pense pas non plus que ce soit utile de chercher à l'éviter : ça mène trop vite au sécuritarisme qui enferme tout le monde dans une prison très "sûre"... il faudrait justement plutôt désapprendre nos peurs. Et c'est aussi, voire surtout, une question de principe : l'espace public ne doit être la propriété de personne, qu'on soit dans les "normes" ou pas.
Mon approche personnelle de survie sociale est de me faire tellement craindre qu'on n'ose que rarement s'attaquer à moi. (ce qui ne m'a pas évité une côté cassé il y a à peu près un an de ça, mais ça en valait la peine
).
Amitiés idem.
Merci, Isa.
Peut-être les belges investissent-ils plus la langue écrite dans la mesure où ils sont souvent médiocres à l'oral. Ou, en tout cas, complexés par les sonorités peu glamour de leur accent.
Je ne sais pas, en fait. Je parle pour moi, je ne me sens pas particulièrement belge. Il faut dire qu'un débat sur l'identité nationale serait plutôt malvenu dans un pays qui ne tient plus ou moins ensemble qu'à l'aide de rustines et de morceaux de papier collant coupés avec les dents...
Candy says : "C’est un mec que je cherche, pas une tantouze." Le nombre de fois que j'ai entendu "Je veux un vrai mec, pas une fausse nana" de la part de femmes... cela dit ça tenait en général plus de la transphobie, donc du sexisme complexe, que du sexisme simpl(ist)e. Bon, depuis je m'en tiens aux non-hétérotes, et ça fonctionne curieusement bien mieux
Dans "Le meilleur des mondes" de Huxley il y a beaucoup de réponses à ces ""C’est un mec que je cherche, pas une tantouze." ... à ce que cache un argument qui ne se dit pas...
Autant que les hommes les femmes ont été conditionnées, hétéros, lesbiennes, homosexuels etc...
La partition qu'on entendait me faire jouer fut de tout temps celle de la solitude. Je la jouerai. Non sans avoir tenté, au préalable, de détruire une à une toutes ces bâtisses d'hypocrisies. Et le plus sûr moyen est parfois de n'en rien dire car c'est favoriser que chacun aille au bout d'une logique intenable....
Personnellement ce que je critiquais c'était surtout le systématisme de ce genre de réflexion, pas un positionnement féministe réel ou supposé dans le texte original, je suis un habitué assez régulier du site, pas des commentaires, parce que j'ai quand même compris tout seul que ça servait pas à grand chose de participer au "débat".
Ca se résume à ça c'est tout, je trouve ça éminemment fatiguant qu'une phrase banale (et des centaines d'autres du genre) comme "t'es seule" certes (je me répète) cliché et pas particulièrement relevé soit systématiquement interprété comme une phrase de dragueur lourd donc voulant forcément du cul tout de suite donc pas respectueux donc particulièrement machiste.
Il suffit d'inverser certaines propositions pour être fixé, imaginons vos moqueries culinaires adressées à une fille par un garçon, vous crieriez tout de suite au machisme de base, avant d'hurler que c'est pas aux filles de faire systématiquement la cuisine.
Je ne parle même pas des commentaires systématiques sur le physique et autre, là c'est encore plus flagrant.
Bref je déplore ce genre de comportement/jugement qui est dans la confrontation des sexes permanente, comme si il se satisfaisait avant tout de mettre le feu au poudre pour valider sa propre vision du monde.
@Westeetee : Merci pour les précisions.
D'une, il ne s'agit pas de nourrir une quelconque guerre des sexes, mais nous avons, ici du moins, dans l'idée que les rapports sociaux de sexe sont souvent antagonistes. Ce qui ne signifie pas qu'individuellement et consciemment, chaque homme se réveille le matin en se demandant comment être un bon oppresseur efficace.
De deux, le langage n'est pas dénué de sens, multiples, souvent cachés et différents dans la réception qu'on peut en faire selon sa position au sein de ces rapports de sexe.
De trois, les femmes peuvent être sexistes. C'est évident.
De quatre; nous n'avons plus le choix (pour complaire à ces femmes) :
- d'avoir lu et validé des textes exclusivement féministes
- d'être beau et d'être plutôt assez fortuné
- de fermer nos gueules à tout point de vue et d'acquiescer sempiternellement à chacune de vos remarques visant à dénoncer notre domination
- Et encore de s'adapter sans cesse aux exigeances personnelles à chacune des femmes.
- Eviter d'impliquer les femelles dans le fonctionnement de la tyrannie qu'elles soient banquières ou bureaucrates car à la différence des hommes qui font ce sale travail pour dominer, elles le font pour s'émanciper et ne pas dépendre d'un homme...
J'aime mieux être seul qu'en situation de performance permanente.
Les femmes sont le dernier de mes soucis maintenant après vingt ans que j'ai la certitude de leur conditionnement et de l'utilisation opportuniste de leur féminisme sans grandeur, sans portée générale, dans l'unique but de s'accaparer à leur tour toujours plus de ressources.
Weesteetee : Une fois de plus, je recommande vivement que tu sortes dans la rue (un peu peuplée, évidemment) en femme, ne serait-ce qu'une petite heure. Un reality check, quoi. Après on pourra rediscuter de "phrases banales" et guerre des sexes.
Bon
alors
j'ai lu presque tous les commentaires. et c'était pas toujours drôle !
et alors, il m'est venue une idée à vous proposer tous et toutes.
voilà, c'est simple. plutôt que de dire que de dire telle ou telle chose, c'est pas bien... ben on va chercher quoi dire qui serait intéressant.
Je me propose en cobaye de ré=éducation.
Rassurez vous : comme de toute façon j'ai déjà largement fait preuve de mes incompétences sexuelles depuis toujours, ça risque pas de déboucher sur une agression à l'égard d'une femme. en plus je vieilli vite et j'ai cinquante ans. Et une très triste image de ma personne du fait d'avoir reçu, depuis ma naissance, toutes les formes de mépris possibles de la part de tous les génotypes et phénotypes qui soient.
Bref : la tâche va être dantesque !
Il va falloir que vous m'appreniez à draguer !
j'ai jamais fait ça de ma vie ! ben si ! forcément ! je suis trop con et lâche.
mais là j'arrive au soir de ma vie :donc j'ai plus rien à craindre des conséquences de mes actes.
donc je vous propose de m'indiquer comment aborder des femmes, puis je fais l'expérience et ensuite je vous rapporte ce qui s'est passé. puis on analyse. et vous me donnez d'autres indications.
Voilà.
c'est une expérience hein !
on peut préciser le protocole aussi scientifiquement que ça vous semblera nécessaire.
Voilà : je vous lis !
Westeetee et Alcara Li Fusi ; en fait ce qui est curieux c'est que face à la situation analysée ici, vous en renvoyez une autre.
Imaginons qu'on parle du prix exorbitant des carottes, vous débarquez en disant que celui des choux fleurs l'est tout autant et qu'on est vraiment horribles de ne pas en parler. Parler d'une situation ne veut pas dire qu'on nie les autres.
"soit systématiquement interprété comme une phrase de dragueur lourd donc voulant forcément du cul tout de suite donc pas respectueux donc particulièrement machiste."
bon avouons déjà que cette phrase peut marcher ; si le gars plait, ca marchera.
Ensuite ce n'est pas le type qui prononce cette phrase qui est accusé, c'est le langage qui est questionné.
"Il suffit d'inverser certaines propositions pour être fixé, imaginons vos moqueries culinaires adressées à une fille par un garçon, vous crieriez tout de suite au machisme de base, avant d'hurler que c'est pas aux filles de faire systématiquement la cuisine."
c'est typiquement le genre de propos qui me fait bondir.
tu nous accuses de supposer que tel homme dragueur est un machiste et tu fais la même chose en présupposant que tous les féministes vont agir comme tu le décris. procès d'intention...
alors oui il y a un véritable pb entre les femmes et le ménage et la cuisine, domaines qu'elles ont du mal à lâcher. Ne pas en parler sur ce sujet ne veut pas dire qu'il est nié.
Alcara Li Fusi ; prenons une situation différente. Si je dénonce la colonisation, est ce que je me sens personnellement et individuellement responsable de ces faits ? Pourquoi te sentir personnellement visé par ce qui est dénoncé ici ?
Vous réinstaurez, je crois, une guerre des sexes que personne n'a évoquée ici.
et si toutes les femmes sur lesquelles tu es tombées cherchaient un mec riche.. je ne vois pas ce qu'elles ont de féministes ces femmes là. vouloir se mettre sous la dépendance éco de qui que ce soit, n'est pas être indépendante donc féministe.
on peut tout à fait - c'est ce que je suis en train d'écrire chez moi analyser les techniques de drague des femmes qui sont tout autant sexistes...
Mais oui je ne nierai pas que certaines féministes veulent le beurre et l'argent du beurre. (il est aussi temps, sans devenir comme le PS) d'analyser aussi certains comportements féministes qui sont à l'antithèse de ce qu'ils devraient être.
paul ; s'il y avait une technique.. certaines femmes peuvent se complaire dans des situations ou elles sont agies et ou tu dois agir (parce que tu es l'HHHHomme). des femmes peuvent rêver se faire inviter au restau et se faire tenir la porte en pleurnichant ensuite sur l'égalité des sexes.
j'"ai une anecdote.
un de mes potes a tenté les sites de rencontre.
son annonce était qq chose du genre ; j'attends simplement de faire des rencontres. s'il se passe qq chose d'un jour, une nuit, ou une vie tant mieux sinon tant pis.
il a été dans la clarté donc. le message a été mal percu et il a été accusé d'être un porc cherchant juste du sexe (quand bien même pourquoi pas).
beaucoup de femmes étaient aussi dans une recherche de prince charmant qu'il ne pouvait leur offrir après trois heures de rencontre...
"- « DégAAAAAge ! C’est un mec que je cherche, pas une tantouze. »"
c'est ce à quoi il faut maintenant s'attaquer et cela bloque chez beaucoup de féministes.
Nous avons beaucoup questionné au cours des trente dernières années le role social des femmes, peu celui des hommes.
beaucoup des femmes attendent donc - relayées par les mags féminins - le beurre l'argent du beurre et la bite du crémier. Elles veulent un homme sensible à leurs problèmes mais qui tient la porte. qui se fout une crème hydratante mais qui ne peut chialer s'il a un problème. elles veulent que le mec s'occupe du gamin mais font un AVC s'il change une couche (je caricature à peine).
mais beaucoup de femmes sont immensément sexistes bien evidemment.
Alcara Li Fusi : "Les femmes sont le dernier de mes soucis maintenant" Rien ne te retient ici, tu sais. Surtout pas les femmes.
@Paul // dans le simple fait de se demander "comment dois-je faire pour aborder une femme" pour moi il y a un problème.
C'est une démarche de chasseur. Lorsque tu parles à quelqu'un, homme ou femme, n'agis pas envers cette personne en fonction de si elle appartient ou non au sexe/genre par lequel tu es attiré. ça te permettra de ne pas considérer les gens comme des objets, de faire de vraies rencontres humaines, d'hommes ou de femmes, que tu découvriras petit à petit, que tu ne dragueras qu'après avoir fait leur connaissance si ils ou elles te plaisent.
Alcara Lusi Fusi // Tu te trompes. Pour moi, être féministe ça veut dire aussi remettre en question le critère obligatoire "beau et riche" du ou de la partenaire. ça veut dire aussi considérer une banquière comme mon ennemie politique. Ton commentaire est ridicule, tu n'as certainement pas lu le blog ou alors tu n'as rien compris.
Après avoir salué les propos de Candy says (et son talent !) je dois dire la consternation que m'inspirent certains commentaires de petits futés qui, je pense se reconnaîtront aisément, et qui font mine de mal comprendre les propos les propos de Mademoiselle S. pour mieux discréditer son approche féministe.
Ces braves gens me font d'ailleurs penser à d'autres histrions que j'ai eu l'occasion de croiser , qui m'expliquaient que les Noirs et les Arabes sont dans la "victimisation" constante, et que les homos et les lesbiennes auraient moins d'ennuis, foutre, s'ils se faisaient moins remarquer... Mais passons...Hélas ! Ils auront beau se tortiller , virevolter et trépigner , ils ne changeront rien au fait que cet article est un très bon article. Oui , la traduction est nécessaire, car, comme dit un ami, "les mots sont importants", et ils ont un sens. C'est dans les mots que se niche la domination. Mais c'est aussi dans les mots que parfois, on trouve la libération. Des mots comme ceux de Mademoiselle, et, par delà-elle, des mots comme ceux de Christine Delphy. D'Audre Lorde. De Kathy Acker. Des mots et des phrases dangereuses, dérangeantes, révolutionnaires ; des mots qui on le pouvoir de changer des vies.
Voilà pourquoi, tristes sires , corbeaux, chats-huants, sbires et bandits de grand chemin, vos hurlements importent peu. Vous n'étoufferez pas les voix dissidentes. Tenez-le vous pour dit.
@Mademoiselle
Le souci, c'est surtout que tu n'en ai rien à foutre que quiconque à part une population féministe ne te prenne au sérieux.
Ce blog est un carambar géant, une vaste blague. tout ce que vous faites, c'est vous regarder le nombril en dénonçant les soit disant injustices de ce monde. Si vous voulez parler d'injustices, commencez par regarder comment les choses se passent dans des pays du tiers monde, vous pourriez y apprendre quelque chose.
oui fouetez nous on aime ça! J'ai toujours rêvé de me faire sodomiser par une fille et c'est arrivé, symboliquement, maintes fois. Nos rêves exaucés...
On vous laisse mordre, griffer, hurler, casser, tromper, allez-y, il y a de toutes façons que les plus sensibles des hommes en sont toujours les premiers pour leur frais et qu'ils sont aussi, par le plus grand des "hasards" les seuls qui demeurent seuls. Continuez les autres -hommes- ont ou abondance de richesses -des femmes- ou ils ont la plus parfaite indifférence et le plus profond mépris pour vos arguments.
Mais sachez-le nous vous plaignons et sincèrement malgré l'extrême solitude dans laquelle nous sommes et les coups répétés que nous ont porté vos consoeurs. Nous vous plaignons autant que nous déplorons d'être privés d'amour. On ne vous laisse pas être femmes c'est entendu, nous le savons, mais je jure Ô grand dieu qu'à part les coups de bites que je nai pas voulu donner -par égard pour votre humanité-, en dépit de ma maladresse en amour et dans les jeux de chairs, j'ai beaucoup moins de torts envers les femmes que la plupart des hommes bien nantis et vos consoeurs souffrantes de ceux-là m'ont pris, moi qui était à leur portée, inoffensif, non violent, sensible, pour la cible de leur vengeance tandis qu'elles épargnaient les premiers; et je jure puisqu'on le redoutait, parce que la vérité est douloureuse, que j'ai renié définitivement mon animalité non pas tant pour vous complaire que pour ne vous causer jamais aucun tort. Je vous aime, je vous ai aimé, je n'ai jamais aimé si fort, si mortellement, si visceralement, si douloureusement pendant plus de vingt ans, avec autant d'attentions, d'empathies, de loyautés, de respect et de pardons qu'il est possible d'aimer. Oui j'étais fasciné de tout temps par votre beauté, par votre voix, par votre corps, par l'humidité miraculeuse du coeur du désir qu'étonné -toujours terriblement étonné- je sentais sur mes doigts, dans ma bouche, sur mon sexe me couvrir d'une chaleur que vous me faisiez grace de m'accorder à moi ... à moi qui longtemps n'est pas cru cela possible... et vos visages baignés de plaisirs et vos gémissements je n'ai jamais aimé entendre dans l'amour que cela... Cela toujours plus que mon propre plaisir...
Vingt ans ont passé et le désastre me force à capituler. Je ne vous plais pas autant que je vous ai aimé. C'est fini. C'est dommage ou c'est dramatique. Je ne vous incrimine pas ou si peu qu'il paraît souhaitable de dire que je n'ai cessé de combattre depuis plus de dix ans contre tout ce qui m'a séparé de l'amour, contre tout ce qui m'a séparé de vous, contre tout ce qui tue, contre tout ce qui réprouve la vie. J'ai dépassé la problématique des femmes, et je me passerai de prétendre et d'approcher la moindre d'entre vous, car cela nuirait nécessairement au combat que je mène; le drame est que: je ne peux préserver ma fidélité à ces hautes vues humaines que si je me passe de vous. Si je m'abstiens de vous aimer davantage ou pareillement que je l'ai fait, alors là seulement je continue de vivre en luttant.
@Mr. V : Merci, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu un aussi bel abruti.
Tourne toi aussi vers le tiers monde, envoie nous le surplus lamentable de salaire que tu perçois par rapport à un somalien. On se tapera la cloche en pensant à toi. En bonnes vénales que nous sommes.
@Alcara Li Fusi : Isa, moi aussi je capitule. ça n'a pas de sens d'opposer les propos tenus ici à la solitude et la douleur de certains hommes.
Je ne vais pas à chaque fois prendre des gants, sous-titrer qu'on ne hait pas les hommes, que certaines femmes sont des connasses finies, que cette solitude, on la partage, ce qui n'est en rien contradictoire avec notre propre lutte.
Sinon, les propos dans le genre de notre vénérable penseur Monsieur V ("V" comme Vachement malin), ne passeront plus. On en est saturé par ailleurs.
@I. : merci beaucoup I
en fait, faut dire que j'ai fait ce commentaire en espérant que ça fasse reviendir le sourire à quelques personnes...
ben, ce que vous dites... ben c'est comme ça que je vois les gens hein...
mais ça n'a jamais marché...
j'veux dire qu'au mieux ça donne simplement une discussion agréable, mais aucun lendemain, dans quelque genre d'activité que ce soit...
mais eux, ils veulent qu'on voit qu'ils sont une femme, un homme, un membre d'un groupe, une identité...
donc voilà hein...
comme je suis pas un chasseur dans l'âme, ben, je reste seul...
@valerie : bonjour Valérie
ben oui je connais aussi ce qui se passe sur les sites de rencontres.
et effectivement j'ai constaté ce que vous rapportez de l'expérience de votre camarade.
c'est assez courant.
je me suis amusé à faire différents types de présentation. je l'ai aussi fait avec la complicité d'une vieille amie.
et en fait, ben y'a pas de règle précise.
les gens projètent très souvent leurs propres espoirs comme leurs propres déceptions, critiques, voir haine, de l'autre, indépendamment du contenu de sens du baratin qu'on met en présentation.
donc en fait, ben y'a rien à faire de précis.
je suis toujours inscrit sur un site comme ça avec un forum, juste pour baratiner avec quelques personnes sur le forum.
et j'ai pas mis de présentation d'attente ou de recherche. ben, c'est marrant, y'a des gens qui viendent quand même et qui ne sont pas forcément des spams ou des fakes.
je m'amuse à répondre à tous les gens avec à peu près le même discours, genre gentil qui s'intéresse à la kulture... ben ce que je relève surtout, c'est la grosse difficulté que les gens ont à parler de ce qui pourrait les intéresser. ils veulent échanger des plaisanteries, complètement stéréotypées, et dès qu'on fait une phrase complexe, genre phrase principale avec une subordonnée, ils sont complètement perdus !
je dis les gens, parce que y'a pas que des femmes qui me répondent évidemment. y'a aussi des hommes qui cherchent simplement des copains.
ben là c'est pareil. moi je veux bien être copains avec n'importe qui. mais faudrait avoir quelque chose à échanger, d'autres que des stéréotypes... auxquels je souscris rarement...
Beeeh l'incompréhension règne décidément...
Juste un petit commentaire sur une réflexion qui ne m'était pas destiné mais qui m'interpelle.
"dans le simple fait de se demander "comment dois-je faire pour aborder une femme" pour moi il y a un problème.
C'est une démarche de chasseur."
Assimiler systématiquement "comment dois-je faire pour aborder une femme" à un questionnement de prédateur c'est vraiment au minimum une grossière exagération : pour beaucoup d'hommes nés vers la fin des années 70 et après, c'est surtout devenu une interrogation existentielle et lancinante, qui souvent prend de plus en plus avec le temps l'aspect d'une simple question conceptuelle rarement réalisée.
Une sorte de complexe du prince charmant inversé presque.
si c'est le terme une qui choque, remplacez le par LA l'idée sera plus proche de ce que voulait exprimer l'interlocuteur original je pense.
"que tu découvriras petit à petit, que tu ne dragueras qu'après avoir fait leur connaissance si ils ou elles te plaisent."
On peut aussi instantanément être séduit par quelqu'un sans jamais lui avoir parlé, par le peu que le personne dévoile dans son attitude et de ce qu'elle affiche de sa personnalité. Etre déçu ou emporté lorsqu'elle ouvre la bouche est une autre question mais de là nier ce pré-ressenti à soit même en s'adressant initialement à la personne ça me parait assez grotesque. et voué à l'échec.
Enfin je me répète mais ce qu'on peut déduire c'est qu'en suivant vos avis et jugement ici un homme dans la vie réelle se résumera à une position intenable : parfaitement respectueux, insoupçonnable d'un quelconque machisme ou comportement de prédateur, et puisque malheureusement la vie de la plupart d'entre nous se résume généralement à une réalité très concrète, totalement seul.
Personnellement je ne comprends pas comment on ne peut pas voir la différence qui fait qu'un texte comme (de mémoire) celui qui parlait de la drague par les trois porcs à la décharge est tout à fait acceptable et une vague élaboration générique à volonté édifiante sur une interjection banale ne l'est pas.
Pour résumer c'est à peu près le même différence de mon point de vue qu'entre un mec qui raconte une histoire douloureuse avec une fille "connasse finie" et qu'un autre qui écrirait tout un texte pour dire en transparence et de manière détournée que toutes les filles qui viennent lui dire "bonjour" ou "vous êtes seul ?" sont des connasses finies.
Pourquoi ai je parfois le sentiment de perdre mon temps face à des gens qui ne lisent que ce qu'ils veulent lire et arrivent confits d'idées préconçues qu'ils ne veulent pas abandonner ?
bref.
salut paul :o).
on le constate souvent sur Internet. avant d'écrire plus de trois lignes, beaucoup s'excusent "de pondre un si long pavé" (moi même je le fais). sur Internet on reste souvent dans une pesnée rapide prémâchée, très propre donc aux stéréotypes.
On reconnaît la marque débilitante de l'Université à l'art et la manière du cadrage-débordement, c'est à dire à cette faculté d'enfermer le sujet et de refuser à votre contradicteur qu'il l'ouvre (et la bouche et le sujet), avec ce très fameux lieu commun "tu mélanges tout". Restons sur le terrain je vous prie... C'est le frère aîné de "pour qui tu te prends" car il est entendu que l'art de débattre appartient aujourd"hui à ceux qui consciemment enferment les sujets: toute une liste de professions, très reconnues, offrent ainsi à la fois une formation idoine et spécialisée (selon le domaine) ainsi qu'une reconnaissance sociale qui vous autorise au "pour qui tu te prends" cumulé au "tu mélanges tout". Il se trouve que ces gens sont payés... Le plus souvent par l'Etat...
Fréquentant (déjà le terme ne conviens pas je sais) des amies féministes que les imbéciles qui ont du temps à perdre, diraient "radicales", j'ai eu une époque où j'avais l'impression qu'elle voulaient déclencher une guerre entre hommes et femmes.
Une fois encore, on reste dans notre position où attaqués dans notre rôle patriarcal, puisque que l'on le veuille on non, bobo "effeminé" (désolé pour le cliché) ou militant homme féministe (re-cliché) nous exerçons un rôle patriarcal, conscient ou inconscient. Et attaqué on répond en aboyant : vous voulez la guerre des sexes !
une fois encore on a rien compris. Les imbéciles dont vous avez l'immense patience de répondre (j'admire) en sont le parfait exemple. Bref, fermons là et écoutons un peu ce qui est dit, sans chercher à tenter de répondre.
merci pour les articles quand même
et merci à guinemum et aux autres pour donner également ce point de vue si particulier de la transexualité.
et maintenant je me tais avant de dire des âneries.
Si le jeu consiste à ne pas dire d'âneries il vaut bien mieux ne jamais commencer plutôt que d'avoir la prétention de se taire avant d'en dire...
Amant: homme qui a la prétention de se croire moins décisif qu'un mari (voir confort dans des dictionnaires classiques)
Excellent: écoutez par vous même. C'est très court et c''est un excellent geste de femme
http://www.tuxboard.com/?brigitte-f...
Warf... Merveilleux, Isa. J'en pleure de rire. Dada n'est pas mort.
c'est un peu androcentré ce texte...
1. comme si l'homme ne pouvait être féministe (comme si "l'homme" existait...)
2. comme si les pratiques de séduction étaient anti-féministes... A moins qu'il faille attendre que la femme fasse le premier pas, bien entendu (point de vue hétérocentré, of course).
3. A surinterpréter comme ça chaque phrase prononcée par l'autre sexe, on rentre dans un cycle de guerre sans fin...
Tiens, un lève-tard...
Les hommes sont cons, machos, illégitimement dominateurs, etc.
Et alors ?
Si vous en étiez "libérées", ils ne vous obséderaient pas autant. Vous ne leur consacreriez pas tout ce temps et cette énergie. Que feriez-vous sans eux ?
Suis-je bête ! Libres, vous l'êtes. Toute cette activité, c'est du dévouement pour aider celles qui n'ont pas votre chance (ou votre courage, ou tout ce qu'il vous plaira de voir dans la glace). En leur révélant par des analyses sophistiquées, des décodages perspicaces, des "portraits au vitriol" "subversifs" et "irrévérencieux" ce dont elles sont vraiment totalement incapables, sans vous, de se rendre compte : que les hommes sont cons, machos, etc.
tiens, une lumière !
Tiens, une couche-tôt!
Tiens, l'obscurité!
Merci pour ce moment de plaisir ^^ c'est drôle, léger, et surtout ça ne se prend pas la tête (pas comme les divers trolls des commentaires...)
Personnellement à la question "vous êtes seule?" j'aime assez répondre "oui, et je compte le rester", ou bien "non, tu vois pas que Casper m'accompagne?"
Il faudrait compiler les meilleures réponse à ces phrases! xD
@maxime : En effet, puisque, comme on le dit, mieux vaut être seule que mal accompagnée...