Remise des escarres
Par Mademoiselle le 10/01/10, 10:42 - Les Couteaux
Filed under: plaies
Purement technique
C'était le 6 janvier dernier. Sur trente minutes de JT, un bon tiers a été consacré à la neige. Ce qu'on apprend ? Que la neige abîme la culture du Poireau : un agriculteur a d'ailleurs dit : "Ben c'est tout g'lé les poireaux". A suivi un reportage sur des employés municipaux salant les entrées de magasins "pour que ça glisse moins". Sans déconner. Puis deux directs. Accrochez vous, c'est sciant. Savez-vous qu'à Evreux et à Troyes quand les gens dégivrent leur bagnole, ils ont froid aux mains ? Un monsieur est même interviewé à propos de son bonnet et de ses gants. Parce que, selon lui, ça tient chaud.
Un point météo ensuite, des fois que vous n'auriez pas saisi. Isabelle Martinet explique que le froid et la neige en hiver, en France, ça n'a rien d'exceptionnel. Heureusement que ce n'était pas exceptionnel, sinon, ça aurait recouvert l'information d'un blanc manteau neigeux.
Après ce long développement sur le fait qu'il fait moins chaud en hiver qu'en été, a suivi :
- Moins de deux minutes sur la question de la faillite des artisans commerçants
- Mois de vingt secondes sur les vœux de Sarkozy à Cholet, capitale du mouchoir.
- Deux minutes sur un grand tabou : les voitures brûlées en France, une spécialité française qui passerait totalement inaperçue. Quelle honte. Chiffres de l'Observatoire National de la délinquance à l'appui, attention, du lourd. Et encore meilleur, le sociologue Michel Wieviorka qui explique que ces jeunes...

Un jeune (de cité, hein)
Ces jeunes, disions nous, en brûlant des voitures, nous diraient en fait, je cite : "on est dans et pas dedans cette société". Ouh ! La patte de l'expert !
- Vient ensuite un reportage de fond de deux minutes sur le terrible félon qui se serait retourné contre la CIA et les USA. Pour comprendre la géopolitique, deux minutes, c'est suffisant. Le bonnet en revanche, il fallait bien dix minutes.
- Le livre/film de/sur Lionel Jospin, deux minutes. On le voit chanter les feuilles mortes et tout le tintouin qu'on a déjà vu cinquante fois.
- 15 secondes sur les vœux de Le Pen. Comme ça, c'est fait.
- Le dossier du journal, enfin, 5 minutes sur ces français qui s'installent en Israël. Un bon gros ramassis de poncifs, avec un passage sympathique sur une jeune femme qui est très rassurée d'avoir une porte blindée et des volets renforcés, "en cas de guerre". AH. Je pense avoir vu ce genre de reportage au moins deux ou trois fois déjà.
- Deux minutes sur les soldes, avec la traditionnelle image des gens qui courent comme des malades à l'ouverture des portes et la phrase tagada tsouitsouin de la fin "il reste encore cinq semaines pour craquer". (putain, mais ils s'écoutent des fois ?)
- Vient ensuite un reportage de haute, de très haute volée sur les américains qui aiment la France malgré ses "impôts trop élevés" et sa "bureaucratie agaçante". Tout y est, même le coq, gros plan, cocorico. Cette traînée de glaires se termine par un "La France est le plus beau pays du monde !". À nouveau un cri de coq, fin du reportage.
- 18 secondes ensuite sur les baleiniers japonais, avec des images qu'on retrouve partout.
- Puis deux minutes sur les fonds océaniques, et leur cartographie (finalement, le seul reportage potable).
Évidemment, avant de se quitter, on repasse par la case "ça caille, ça glisse sur le trottoir, le bonnet c'est cool", et on se quitte sur un :
« Couvrez-vous bien et à demain ! ».
Ça m'a fait de la peine. Pour nous, évidemment, mais aussi pour tous ceux qui ont
- tendu des micros,
- porté des caméras,
- passé des heures à... attendre (dans le froid !),
- à enregistrer,
- couper,
- monter...
Et tout ça pour... pour produire... De la merde.
Pour tous ceux qui se sont gelés pour produire et monter un reportage qui devait comprendre un coq filmé de près, tous ceux qui ont dû aller interviewer des gens qui se mettent un bonnet quand il fait froid, pour tous ceux qui regardent ces conneries et en sont atterrés, pour ceux qui pensent que le journalisme et l'information ne devrait pas ressembler à cette bouillie crasse, Mademoiselle est fière de présenter la cérémonie des escarres.
Un petit point d'information avant.
Une escarre est une lésion cutanée d’origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.
L'escarre du journaliste est donc, en langage profane, une grosse plaie au cul causée par un trop plein de chaise de bureau.
L’escarre est décrite selon quatre
stades, nous décernerons donc ce trophée d'une façon fine et mesurée.
Et comme à chaque plaie son traitement, nous indiquerons donc la voie à suivre : chirurgicale ou médicale/préventive.
Nous décernerons trois types de prix :
* l’escarre « accidentelle » liée à un trouble temporaire de la mobilité, de la vigilance et/ou de l'état de conscience ;
Pour les journalistes qui se sont un peu endormi.
* l’escarre « neurologique », conséquence d’une pathologie chronique, motrice et/ou sensitive. l’indication chirurgicale est fréquente selon les caractéristiques (surface et profondeur), l’âge et les pathologies associées ; le risque de récidive est élevé, d’où la nécessité d’une stratégie de prévention et d’éducation à la santé ;
Pour les journalistes dont le cerveau à été atteint par une formation lourde et invasive.
* l’escarre « plurifactorielle » du sujet confiné au lit et/ou au fauteuil, polypathologique, où prédominent les facteurs intrinsèques : les localisations peuvent être multiples, le pronostic vital peut être en jeu, l’indication chirurgicale est rare, le traitement est surtout médical.
Pour les vieilles badernes incurables. Ils sont légion.
Et bien entendu, pour ouvrir le bal des fessiers mal irrigués et de l'information saignée à blanc, nous remettons "l'escarre plurifactorielle" du JT le plus minable à David Pujadas ! Histoire de commencer l'année en fanfarre !



Commentaires
Cool, un concours de plaies ! On peut participer ?
Tout à fait, avec plaisir. Contributions à envoyer à entraillesdemademoiselle sur gmail.com
Des journalistes? Où ça?!! Je vois de pâles copies du ministère de la propagande façon Goebbels du IVème Reich, avec cette terminologie qu'utilisaient déjà les nazis (aufziehen= monter. Monter un spectacle. triturer des marionnettes... on ne saurait mieux dire n'est ce pas?)
Je profite du sujet des escarres pour rappeller que c'est un mal terrible dont souffrent les handicapés. Or on connait bien davantage la tête du nazillon Pujadas, ses humeurs, ses amours que les conditions d'existence des handicapés...qu'on imagine peut-être peinard dans leurs fauteuils...
Mademoiselle la lucidité implacable de votre regard sur le JT fait encore merveille
Même avis qu'Isa : Il s'agit de propagande savamment orchestrée, de la pire espèce, infantilisante, tutélaire, hypocrite, insidieuse, digne de dictatures fascistoïdes.
Ces "journalistes" sont des instruments et acteurs volontaires de l'oppression totalitaire (et non pas de pauvres victimes qu'on forcerait à faire un boulot de cons : ils/elles ont parfaitement le choix de faire autre chose, il y en a plein qui on choisi le camp adverse en fonction de leur conscience). Et ils/elles méritent d'être denoncéEs en tant qu'acteurs/-trices de l'oppression, pas d'être vitupéréEs gentiment par une "décoration" ironique... le second degré ne fonctionnera pas face à leurs exactions. Ils/elle sont pleinement responsables de leurs actes et paroles, et aucunement excusables, et les ridiculiser ne contribue pas à désamorcer leur propagande (plutôt au contraire même, en la minimisant). Comme déjà dit à une autre occasion : le "je n'ai fait qu'obéir aux ordres", l'excuse éternelle des collabos, n'a déjà pas très bien fonctionné à Nuremberg...
Bref, je te trouve bien trop clémente, Mlle S. How about un "Goebbels Award" pour ces fumierEs ? (ça fait un peu Michael Moore, je sais, mais merde, yes we can nous aussi, et pas dans le sens du Pouvoir)
Il n'y a aucune peine à avoir Mademoiselle pour ceux qui participent à la fabrication de toute cette merde et ceux qui la regardent. Personne ne les oblige.
Toi-même Mademoiselle, au lieu d'inventer des prix à cette bouillasse qui gélifie tout sens critique, je t'invite ardemment à jeter ton poste et à user du temps ainsi gagné à lire ou regarder... Franck Lepage, tiens! Par exemple: http://juralibertaire.over-blog.com...
Bien d'accord aussi avec Isa, Pujadas est depuis longtemps (ça fait un bon bout de temps qu'il est au 20 h) le chef de la propagande.
Entièrement d'accord avec Isa et Gouinemum, ces pseudo-informations infantilisantes sont un pire venin que la propagande pour de mauvaises idées.
A bas la désinformation des degrés en dessous de zéro : haussons le niveau de la réflexion de quelques degrés - même en cas de dérèglement climatique, ça reste possible, mais oui, mais oui
Je ne tiens pas pour ma part à accabler Mademoiselle. Ce deuil récent, d'une ancienne copine, mène probablement à considérer la vie humaine de façon toute différente. Mais de même que je considère la mort et l'existence préalable de cette jeune fille comme un immense gachis, de manière tout à fait corrélée je reprendrai ces mots que réservait Vaneigem aux Pujadas et consorts (journalistes, littérateurs, animateurs etc..): "qu'ils crèvent. On ne saurait se montrer plus généreux".
@Stredansky/ le mot "poison" me paraît excellement approprié. Klemperer lorsqu'il évoquait la pensée de ses semblables, les petites gens inspirés du nazisme, mais qui n'étaient pas nazis, disait à leur propos que le poison s'était insinué partout.
Et puisqu'il convient quelquefois de s'en remettre au hasard pour être certain de n'être en aucun cas le sujet d'une manipulation, ce soir j'ai entraperçu une jeune fille de ma connaissance. Ce soir l'inquiétude que je ne formulais pas se précise. Nous nous sommes consciencieusement évités et j'ai repensé à cette soirée où sans raisons apparentes elle s'écriait à l'autre bout de la table "les malades mentaux il faudrait les enfermer ou les éliminer!"... et quoique ignorante elle se définie pourtant "anarchiste"... Ce hasard qui n'en est pas un, n'en est plus du moment qu'on ressent partout l'instillation du poison, la croissance corrélée de la bêtise et de la haine. Pujadas et ses frères stipendiés qui répandent une misère intellectuelle, humaine et morale sans précédents instillent chaque jour ce poison de "nous voulons la paix". La paix c'est avoir froid aux doigts et refuser de s'entretenir d'autres problèmes que ses petits bouts de doigts gelés. Après quoi... tout est possible...
Oui, jetons donc notre télé et les millions de gens qui regardent le 20 heures avec, c'est vrai que c'est plus simple.
Très malheureusement beaucoup sont plus intéressés par la neige qui tombe que par d'autres sujets. ca n'est au passage pas très étonnant ; cela a un impact direct et immédiat sur leur vie. L'impact de la taxe pro ou d'une loi sarkoyste ne leur semble pas si clair.
Toutes les rédactions - télévisées ou écrites - passent à l'info light et trash. je le constate dans mon boulot ca vaut un afflux de commentaires que n'aura jamais un sujet plus intéressant. faites un marronnier sur "les francais sont mal polis", vous aurez des milliards de coms/téléspectateurs.
rappelons aussi les économies drastiques faites ici et là. sur tout sujet international, on se contente souvent de réécrire la depeche afp parce qu'on n'a plus les moyens d'envoyer un journaliste sur place (d'où le fait que le JRI devient une profession en progression). ceci concerne + les journaux ; les chaines ont encore du fric.. mais pas tant que cela. (du moins pour l'info).
je pourrais te faire les escarres des coms sur les sites d'actu.. on serait au même point (avec quand même un petit pic sur les faits divers impliquant des immigrés ou assimilés là c'est le pactole en général).
Caricaturons le propos précédent c'est à dire ne répondons jamais à ce qui est écrit, ni dans les commentaires, ni à aucun de nos correspondants, supposons-leur à tous quelque chose de "terrifiant", sans discernements et ce sera plus simple: il ne vous restera qu'à regarder la télévison et en niant toute conversation vous inciterait les autres à en faire autant. Un peu de courage "tous devant la télé"!
D'accord avec GouineMum, mais avec des nuances cependant. Je pense qu'il faut faire une différence entre les chroniqueurs propagandistes et infatués, et autres journalistes de révérence (Slama, Duhamel & Cie) et les "petites mains" de l'information, complices involontaires et consternés de la Grande Propagande..
Précaires, ceux-ci n'ont guère le choix de "faire autre chose".
"Qui les oblige ? " diront certains. Mais le besoin de survivre. C'est bien beau de les exhorter à faire un "autre" travail (lequel au fait ?) , mais les conseilleurs, hélas ! sont rarement les payeurs...
Pour en revenir aux escarres d'or, je demande à ce que l'Escarre d'Or du meilleur journaliste revienne au défenseur infatigable du patronat et du libéralisme, à celui, qui, jour après jour, à le courage insensé de défendre le point de vue dominant, tout en maintenant une facade d'impertinence et d'indépendance journalistique : reçois ce trophée, Nicolas Demorand !
Oui, et enfermons nous dans une grotte entre gens qui "savent", et satisfaisons nous de notre supériorité!
Mademoiselle a l'habitude de faire de l'humour avec beaucoup de sujets, et ça vous plait; mais quand elle touche au grand Pujadas, vous vous offusquez? Et bien non, Pujadas a droit au ridicule aussi!
Brainiac 5 ; très bien vu sur Demorand.
A noter si vous l'aviez raté. lors de son itw de Besancenot, celui ci explique que ses modèles seraient plutot les communards. Demorand a alors cette phrase sublime "ah oui mais il y a eu des morts avec ces gens là". et Besancenot de dire "oui enfin.. c'est sur eux qu'on a tiré plutôt".
Merci Valérie c'est savoureux
@claudia. Quelle supériorité? Si c'est une référence à Nietzsche je prends si c'est une référence à ceux qui nous prêtent des sentiments de supériorités pour se justifier de l'allégeance sans l'ombre d'un doute, je vous la laisse.
Mademoiselle on l'aime ou on la quitte? En tous cas plus sûrement Pujadas on l'aime et on l'acquitte (la redevance); ce qui est parfaitement imbécile. Claudia vous n'avez pas le monopole de l'amour pour Mademoiselle!
Brainiac :
Je suis parfaitement payeuse de mes conseils, rassure-toi... je pratique ce que je préconise.
L'"argument" défaitiste du "besoin de survivre" est justement ce qui sert depuis toujours à justifier tous les avilissements, notamment aux totalitarismes. La propagande est totalement antinomique à l'éthique du journalisme telle qu'elle est enseignée et qu'elle est tout à fait applicable et appliquée. Alors non, je n'ai aucune pitié pour ceux/celles qui deviennent propagandistes, c'est de la corruption.
Par ailleurs, ce fumeux "besoin de survivre", qui justifie tout pour les lâches chiens-chiens du capitalisme cynique, est justement l'émanation, voire l'incarnation, d'un système qui ne vise que ça : soumettre les personnes au Dieu Fric. Et ça peut/doit se combattre, les preuves en sont légion.
Mademoiselle :
Je ne regarde plus la télé depuis 2002, et je m'en trouve mille fois mieux informée, p.ex par Internet, en combinant x sources diverses d'infomation (entre autres ce site...). Et pour ce qui est des millions de gens qui regardent la télé, j'en ai sincèrement autant à foutre d'eux qu'eux de moi, à savoir strictement rien : ils font ce qu'ils veulent et moi aussi, on ne se doit rien.
Ceux qui les indoctrinent, cependant, les Pujadas & Co de ce monde, instruments appliqués d'un système de plus en plus goebbelsien, ceux-là j'en ai clairement quelque chose à foutre, puisqu'ils visent ouvertement, et tou à fait violemment, à restreindre mes libertés et à me mettre au pas de la "norme" d'un système auquel je ne m'identifie pas, à travers le poison doctrinaire qu'ils distillent. Ceux-là je leur fais la guerre, oui.
Bref : oui, jetez votre télé et informez-vous ailleurs, vous verrez à quel point ça rend plus intelligentE... tout en étant très divertissant, si si. Fuck Big Brother et sa (non-)pensée unique.
Ooooh des Escarres Awards.. je vais soumettre cette chouette idée à @si :-))))
http://www.arretsurimages.net/index...
Un peu hors-sujet, mais à peine
On n'a pas -encore- en France une télévision au niveau de la télévision italienne, certes. Mais à voir ce film - http://www.ilcorpodelledonne.net/?p... - on se dit que ce matraquage d'images ne peut pas être sans effet sur la société. Après tout, le pays dans lequel ces émissions sont diffusées a réélu Berlusconi.
ps : excellent site. C'est toujours agréable de trouver de l'intelligence et de la réflexion -féministe de surcroît- alors qu'on procrastine sur internet.
@clairedesbois: C'est un film bien remarquable... C'est terrifiant. Les poules de Berlusconi, elles sont toutes les poules du despote et par extension des hommes esclaves les mieux récompensés.
Le corps de la femme, son identité certes. Mais c'est une restriction du sujet et tant que ce féminisme ne l'admettra pas ainsi il ne convaincra que modérement. En effet et l'homme? Ne croyez-vous pas qu'à travers la télévision son identité et son corps s'en sont trouvés modifiés? L'homme ou il a un corps surmusclé de sportif et le visage lisse et les sourcils épilés et les crèmes de visage ou il a une situation de prédominance sociale sans quoi... il n'est rien de plus que ce que sont par ailleurs les femmes ordinaires.
L'une des conséquences les plus poussées du spectacle, et ce n'est pas un jugement moral, ce sont ces lettres enflammées que Guy Georges reçoit d'une dizaine de jeune femme (toute ont un niveau d'étude très élevé). Pourquoi Guy Georges et pas Pierre Bodein? Il est bien beau notre homme du spectacle...
@lydie : quitte à conseiller les conférences gesticulées de Franck Lepage, autant aller à la source : http://www.scoplepave.org/
Au passage je recommande effectivement ces conférences, et surtout les séminaires qui sont organisés autour, c'est bénéfique à tout point de vue.
Mademoiselle, je voudrais juste signaler que si Troie était dans l'Aube, la guerre aurait duré beaucoup moins longtemps car les Grecs seraient repartis après la fin des soldes. Voire ils ne seraient jamais venu, il y fait beaucoup trop froid.
@lyhel: Un, deux, Troyes. J'ai supposé que Mademoiselle avait sciemment écrit "Troie". Confirmera-t-elle qu'elle connaît bien sa géographie? L'infirmera-t-elle?
Il y a fort à parier que Pujadas et tous les postulants aux escarres awards ne parleront jamais de Rosarno en ces termes, s'ils en parlent...
http://www.non-fides.fr/?Rosarno-la...
Oui mais là il n'est pas question de Mademoiselle, mais de Pujadas. Troie, c'est limite culturel, ça doit pas rentrer dans sa géographie à lui.
Ceci étant, il serait bien capable d'avoir fait l'erreur, les journalistes sportifs qui traitent le basket ont mis quelques années à comprendre que Chalon (sur Saône) et Châlons (sur Marne) c'était pas la même ville. Notez qu'à mi-chemin, on trouve le Chablis, ce qui ramène cette conversation sur un sujet intéressant.
Mademoiselle a un peu honte là d'un coup. Elle n'a qu'à dire qu'elle vient de se relire l'Iliade et ça passera peut-être mieux (en fait, elle a surtout somnolé devant un mauvais péplum avec un Brad Pitt au torse luisant un peu ridicule). Bref, merci. Je corrige. Évidemment, point de journalistes envoyés en Asie Mineure pour causer de bonnets et de moufles.