Le dialogue avait donné des phrases du genre :

- Ils savent très bien que si ils sortent, ils vont se faire piquer... On en a chopé quelques uns, on les a mis dans... dans un processus... dans le processus d'éloignement.

- Vous en avez arrêté beaucoup, là maintenant ?

- Au total, là... à peu près une soixantaine... mais malheureusement, malheureusement, là on a pu en expulser qu'une dizaine. C'est principalement des maliens et des ivoiriens... parce qu'ils nous donnent des leçons ces gens là... qui tuent des gens chez eux, mais qui nous donnent des leçons. (....)

- Déjà, vous avez été gentil de leur accorder dix-sept jours maximum...

- Ça faisait partie, si vous voulez, de la...  un petit peu de la stratégie pour euh... pour, pour nous permettre aussi d'avoir le temps de le faire, parce que c'était beaucoup de fonctionnaires mobilisés, c'était une période de vacances...

- Et donc les expulser tout de suite...

- Les expulser tout de suite.... Mais les expulser tout de suite, oui, mais on n'avait pas les moyens de le faire...

(L'intégralité est en vidéo)

Charmant...

Selon Le Monde, "C'est en effet plus qu'un homme de confiance du chef de l'Etat qui a été nommé en Poitou-Charentes en octobre 2008. M. Tomasini, ancien chef de cabinet de Charles Pasqua, n'est autre que le fils de René Tomasini, qui fut le "parrain" en politique de M. Sarkozy. C'est l'ancien secrétaire général de l'UDR qui a signé la première carte d'adhérent du jeune Sarkozy au parti gaulliste. C'est lui encore qui lui permit, en 1983, de s'emparer de la mairie de Neuilly après le décès d'Achille Peretti.

Le futur président de la République et le haut fonctionnaire, qui ont milité ensemble dans les rangs de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), se côtoient depuis plus de trente ans. Bien qu'il se présente "avant tout comme un serviteur de l'Etat, attaché aux valeurs républicaines", M. Tomasini a de sa fonction une conception très politique. C'est en sachant pouvoir s'appuyer sur un fidèle rompu à toutes les subtilités de la politique que M. Sarkozy l'a placé au coeur du dispositif de reconquête."

Tous les gamins ne sont pas traités à la même enseigne... la taule pour certains, l'EPAD pour d'autres.