Assignées à l’intériorité par notre statut de jeunes femelles, nous nous éclatons les entrailles publiquement, et nous réapproprions l’utilisation du terme Mademoiselle, marque civilisée de traçabilité du beau morceau que nous sommes.

Ce lieu n’est pas un lieu "charmant" où écrivent de douces demoiselles en manque d’une mâle reconnaissance. Il n’a pas vocation à nous rendre attendrissantes ou excitantes.

Nous n'entendons donc pas être de charmantes excitées que l'on ramènerait volontiers dans l'intimité de son lit.


Pour nous, relever le sexe de l'auteur n'est pas une façon poétique de valoriser l'idéal d'un sexe biologique, mais une nécessité pour mettre en lumière une construction naturalisée et invisibilisée. Nous n'écrivons pas en tant que « femmes » parce que nous nous sentons femmes par nature, mais bien parce que nous sommes assignées à en être et que la domination que nous vivons réactive cette conscience quotidiennement, sans poésie aucune.

Nous écrivons en tant que féministes.

Nous rappelons que le féminisme n'est pas une névrose, qu'il ne se définit pas comme étant un discours sur « des questions de femmes », et que nous ne refusons pas les compliments à condition que ceux-ci ne nous désignent pas comme étant « LA compagne sexy de l'Homme Pensant » avec un grand P comme dans Politique, Philosophie et Paternalisme.

Nous écrire : entraillesdemademoiselle[@]gmail.com (enlever les crochets pour avoir une adresse valide)