Postface de réprouvée
Par Mademoiselle le 30/11/08, 13:29 - Le dictionnaire bilingue de Mademoiselle
Filed under: Purement technique
Bienvenue dans le monde des gentils sociologues de gauche. Aujourd'hui nous allons voir comment on peut se pencher sur les "exclus de l'intérieur" du système scolaire, travailler sur les invisibles qui morflent, en appuyant son gros pied de bourlingueur des banlieues sur la tête des filles.

"Stéphane Beaud. 80% au bac... et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire."
En gros, les espoirs déçus des enfants de milieux populaires face à une "démocratisation scolaire" extrêmement ambivalente. Je synthétise à la hache, en une phrase, c'est à dire à peine moins que ce que l'auteur, dans une postface de 2003, a daigné consacrer aux enfants non couillus de la démocratisation scolaire. Les filles.
Les enfants de la démocratisation scolaire, on s'en rend compte à la lecture du livre, ce sont essentiellement des enfants de sexe masculin. Mais qu'importe. Ce sont "les enfants de la démocratisation scolaire", pas besoin d'en dire plus. C'est être une fille qui constitue une chose à part. Un garçon, c'est normal, une fille, c'est un garçon spécial (spécialement moins intéressant d'ailleurs). "Les enfants de la démocratisation scolaire" sont donc implicitement des hommes. Comme l'Homme est implicitement un homme.
Mais visiblement, en dix ans d'enquête, notre sociologue n'y a pas pensé. Quelques mails l'ont alerté, des féministes hystériques certainement. Toujours est-il que sous la pression du lobby des ovaires agressifs, Stéphane Beaud s'est courageusement traîné jusqu'à son bureau pour s'excuser. Pas se justifier scientifiquement, non. s'excuser.
"Le livre raconte principalement le parcours de garçons du quartier Gercourt. Les filles y sont relativement peu présentes. (...) Il y a plusieurs façons [de] répondre [à cette critique].
La première, qui est aussi la plus "facile" consiste à dire que la situation d'enquête ne s'y prêtait pas. Autant pouvais-je côtoyer librement les garçons, autant la fréquentation du quartier des filles était plus difficile."
Aloooors... C'en serait presque touchant. Imaginez un sociologue ancré à gauche, pratiquant une sociologie visant à dénaturaliser la domination, à la mettre en lumière, la décortiquer, voire la dénoncer, soyons fous... Qui écrirait :
"Le livre raconte principalement le parcours de fils de professeurs et cadres sup' du quartier Gercourt. Les enfants d'ouvriers d'origine algérienne y sont relativement peu présents. Il y a plusieurs façons [de] répondre [à cette critique].
La première, qui est aussi la plus "facile" consiste à dire que la situation d'enquête ne s'y prêtait pas. Autant pouvais-je côtoyer librement les fils de professeurs et de cadre sup', autant la fréquentation du quartier des enfants d'ouvriers d'origine algérienne était plus difficile."
Ah bah il aurait l'air fin le sociologue à expliquer qu'il ne peut côtoyer que les gens de son milieux, bien blancs, et qu'il a eu la flemme d'aller chercher les enfants d'ouvriers parce qu'ils sont moins faciles à trouver, parce qu'ils sont différents de lui. Il ne pourrait pas donner cette envergure à son enquête, elle ne serait d'ailleurs certainement pas publiée, elle ne serait pas devenue un livre de chevet pour profs de gauche de sociologie de l'éducation, elle ne serait pas présentée aux étudiants comme une enquête sur la démocratisation scolaire.
Mais poursuivons, quelles autres excuses daigne-t-il encore sortir de son chapeau ?
"La deuxième raison fait appel d'avantage à l'auto-analyse."
L'auto-analyse, ou l'auto-socioanalyse, est un outil à la mode dans notre petit monde universitaire de sociologues. Il s'agit (en principe) d'une technique de rupture avec ses présupposés, une tentative d'objectivation de sa propre position sociale : en gros, l'auteur vient de regarder dans son slip, et oh surprise, il nous explique qu'il a un pénis et qu'il est pt'être donc bien socialisé comme un homme... et donc qu'il SERAIT possible, hein, qu'il ait eu une vision légèrement androcentrée de son enquête. Rannn sans dec' ? Mais attends, attends, sors ta bassine Jeanine, il découvre pas l'eau chaude le mec, il le savait, c'est juste qu'il avait pas envie de bosser sur les filles. Ben si, attends !
"En effet, j'aurais pu certainement surmonter cet obstacle d'enquête en m'introduisant dans des associations (culturelles ou sportives) ou dans des lieux où les filles du quartier de Gercourt étaient largement représentées. Je ne l'ai pas fait."
"MAIS POURQUOI ?", hurla une foule de mamelles frustrées, mais déjà bien contentes qu'on daigne consacrer presque une page et demie (et un an et demi après la parution du livre) à cette question (sur 345 pages au total).
Eh bien, lui, homme, va vous expliquer. (c'est là que t'as besoin de ta bassine Jeanine)
"D'une part, parce que, avec le recul, j'avais en tête un modèle de reproduction du groupe ouvrier masculino-centré (...) ; d'autre part, en tant qu'enquêteur masculin, encore assez jeune (la trentaine), il se peut que j'aie eu envie de me protéger contre des formes de séduction potentiellement inscrites dans toute relation d'enquête prolongée."
(laissons à Jeanine le temps de récupérer). Pendant ce temps, admirons la mise en forme scolaire d'une pensée binaire du creux. D'une part/d'autre part.
Donc : Résumons... Peut-être bien que je pourrais avoir commis une enquête androcentrée parce que :
D'une part (s'il nous lit, il retrouvera ses marques), les filles étaient plus difficiles à trouver, quoique non en fait, je savais où les trouver mais je ne l'ai pas fait.
D'autre part, je suis peut-être un sociologue androcentré.
Enfin, j'avais peur de me faire draguer, parce que j'étais jeune (et Beaud ?).
Conclusion : je fais un livre sur les enfants de la démocratisation scolaire, j'en oublie la moitié, j'évacue la moitié de la population étudiée, mais ce n'est pas grave, ce sont juste des filles.
Alors moi je dis, chapeau bas. La seule révolution chez ce genre de sociologues, c'est qu'ils ont appris qu'en enquêtant dans les milieux populaires, personne ne les tabasserait à coup de canettes de bière ou ne les étranglerait avec une écharpe de foot... Ou encore que les immigrés ne les feraient pas cuire dans une marmite en dansant autour de leur dépouille en psalmodiant des incantations barbares. C'est ça être un sociologue de gauche qui sort de l'école pour faire du terrain. Et c'est déjà assez dur comme ça, alors on va pas en plus leur demander de surmonter leur peur des filles séductrices, ces vagins béants dont on ne revient jamais, qui faussent les relations, qui compliquent tout, et dont en plus, on se fout. Non mais oh.



Commentaires
Mademoiselle S. vos arguments sont imparables jusqu'au point névralgique où pour ma part la fréquentation durable de jeunes filles ne me laisse jamais indifférent à leur positionnement sociologique vis à vis du modeste "je" qui si j'ose dire m'(h)abite... En un mot si je n'étais pas irrésistiblement Béaud j'aurais à craindre la frustation et celle là fausse le jugement. Le sociologue devient "poète"...
A ton avis c'est un dos argenté M.Beaud?
j'arrive pas à y croire. il a vraiment écrit ça ?
bon je te mets un lien
Eh bien ce qui est intéressant dans cette postface, c'est la réponse qu'il daigne faire aux critiques. Parce qu'en soit, ce livre n'est pas plus androcentré que d'autres productions sociologiques. Simplement, ce qui me paraît ici important, c'est la lecture et l'utilisation à minima des travaux critiques féministes, leur prise en compte ultra partielle, la moindre gravité des biais sociologiques relatifs à la non prise en compte de la population féminine, la difficulté pour les sociologues à intégrer le genre dans leurs analyses...
Bref, rien de nouveau, mais un bel exemple désespérant.
Ceci étant dit, l'analyse concernant la population mâle reste très bonne..
Ha il a l'air emmerdé là, le sociologue. Pas capable de dire franchement que ce serait trop compliqué d'inclure les filles dans une enquête sociologique, et ouais, c'est ça, moins intéressant quand même. Ennuyeux, trop compliqué et peut-être, moins représentatif d'une réalité sociologique dont la base est l'homme, puisque, comme tu l'as bien dit, l'Homme implique d'être homme.
Il ne s'est pas draguer par des mecs du quartier ? Ça, ça me ferait vraiment marrer...
bof, ça ne m'étonne plus que les filles/ femmes soient invisibles et "ne comptent pas", vu que c'est bien ce contre quoi nous nous indignons, ce pour quoi nous réaffirmons et revendiquons chaque jour : "houhou, la moitié de l'humanité existe et est "humaine", je sais vous avez pas l'habitude ou vous ne voulez pas mais si ! si ! on existe et pas seulement comme prothèse ménagéro-accomodo-sexuelle, oui nous sommes des humains, on est des êtres à part entière humains tout comme vous !"
c'est tellement la norme, tellement tout le temps, de tous temps, tellement évident que nous sommes soit invisibles, soit négligeables, soit objet/possession, soit prothèse, mais en tous cas pas de l'espèce humaine (ni même d'une quelconque espèce tout court comme être vivant)
Moi, ce qui me fait encore plus rire (jaune) c'est cette citation "En effet, j'aurais pu certainement surmonter cet obstacle d'enquête en m'introduisant dans des associations ..." car un homme androcentré, évidemment, ça "s'introduit"....
Ce qui vient corroborer son système de pensée : je suis jeune encore donc j'ai peur de l'effet que(ue) me font les filles, je ne sais pas avoir de recul vis à vis d'elles parce que mes pulsions sexuelles prennent toujours le dessus.
Comme si son métier ne lui donnait pas de grilles suffisamment précises pour questionner divers types de personnes.....
Quelle mauvaise foi !
la paille et la poutre adorables femelles
Prix du meilleur commentateur à venir.
axw_su4 est nommé dans la catégorie "laconique bichon crispé".
GouineMum : Oui, andro ET hétérocentré...
mon vagin béant est secoué de rire en te lisant ;o) ah que ça fait du bien ... de toutes façons à droite comme à gauche, même solidarité (machiste) ! :o(
"des formes de séduction potentiellement inscrites dans toute relation d'enquête prolongée." ça, c'est quand même énorme: ça revient à dire, que, comme d'hab, les femems ont un pouvoir terrrrible qui fait peurrrrr aux zhoms qui risqueraient de sortir de leurs gonds de raison..... c'est avec ce genre d'argument qu'on va justifier (sans le dire explicitement, quand même.; enfin quoi que...) le viol, le voile, les violences et l'asservissement global.
Merci pour cette analyse, qu'elle soit ou non à la hache, c'est très juste.
> Ce qui vient corroborer son système de pensée : je suis jeune encore donc j'ai peur de l'effet que(ue) me font les filles, je ne sais pas avoir de recul vis à vis d'elles parce que mes pulsions sexuelles prennent toujours le dessus.
C'est bizarre j'ai interprété ça de l'autre manière, c-à-d plutôt sur l'effet qu'il aurait sur les filles et la drague qu'il aurait à subir, comportement déjà décrit par certains professeurs de sexe masculin. D'autant qu'à trente ans, les pulsions sexuelles du sociologue, je n'y crois pas trop.
C'est triste. Si j'étais sociologue (hem hem, on peut toujours réver), justement j'aurai plutôt envie d'étudier la "démocratisation scolaire" et l'émancipation des femmes, vu qu'il me semble qu'elles sont majoritaires à l'université (non ?), et les "invisibles qui morflent" en choisissant les sciences humaines (c'est là où vont le plus les femmes ?) alors qu'elles sont de plus en plus méprisées...(et des gros nuls comme l'auteur en question squattent les place... ben oui, gros nul, parce que franchement oublier les femmes pour un tel sujet, alors que ce sont justement pour elles que l'échec est le plus grand)
Il a raison d'avoir peur des filles des milieux populaires , ce sont des indiennes au vagin denté.
A 30 ans s'il m'avait été donné une occasion d'approcher des filles par un biais tel qu'une enquête visant à critiquer les conditions qui leur sont faites, si de surcroît je leur donnais ainsi la possibilité de s'exprimer, j'aurais été très curieux de les entendre et probablement le désir ne m'aurait pas manqué et j'aurai pu "y croire".
A 40 ans plus dubitatif, pour reprendre le cri de Desproges, je n'aurai certainement pas mené d'enquête, pour la raison qu'on ne saurait se passer d'interroger des filles sur un tel sujet et qu'elles se passeraient bien d'être séduites par un "vieux" et il me déplairait de jouer sur le registre du sociologue pour dégoter la moindre "My fair lady"... Cela dit et je m'adresse aux sociologues de ce blog, est-il possible d'envisager des relations authentiques avec les gens interrogés dans une enquête de cet ordre?
laconique bichon crispe
androcentre et heterocentre
oh vilain garçon %
Detrompez_vous , je serais plutot un chat sauvage ET un eternel quêteur et questionneur de mon identite.
Vous reagissez par l'epiderme j'imagine,.,.,.+ vous aurai-je veXe.,
Bien je vai tente de vous rassurer,mon idee etait plutot de vous mettre dos á dos avec ce "socio-machin!!"
J'aurais du vous ecrire que vous partagiez tous-deux la meme poutre ou la meme paille!!!!!!!
PS: Reprenez l'ensemble des "meprisants postulats"
Assaisonnez-les de vos VILS delations.
Et mâle et femmelle seront tout deux copains comme cochons!!!
"chat sauvage et un éternel quêteur et questionneur de mon identité", ça me dit quelque chose, ce serait pas une réplique tirée d'Indiana Jones et le temple maudit ?
Isa, non, pour être honnête la relation enquêteur/enquêté est une relation inégale, dans laquelle l'enquêteur fait souvent violence -symboliquement, mais est-ce moins douloureux ?- à l'enquêté, même sans le vouloir. Ce n'est pas une situation habituelle : On vient avec des questions, on prend des notes pendant que la personne parle, on l'enregistre, on repose des questions d'une façon différente, on insiste, on laisse les silences... Et on décide que c'est terminé à un moment.
Bien entendu, on peut le faire avec plus ou moins d'habileté, de douceur, on peut le faire d'une façon peu directive, mais il faudrait être hypocrite pour ne pas voir l'inconfort et la violence engendrés par cette rencontre enquêteur/enquêté, pour la personne enquêtée. Et pour l'avoir vécu, ça peut ne pas être très agréable.
Il ne faut pas ignorer les origines de nos méthodes d'enquête, ni les utilisations qui ont pu être faites des enquêtes sociologiques. Il faut avoir conscience du côté flicage que peut prendre cette science, spécialement en cette période où la sociologie tend à devenir une expertise pour divers ministères et diverses commissions européennes.
Comme dirait l'autre, on sera peut-être plus libres quand on aura pendu le dernier flic avec les tripes du dernier sociologue...
Mais ceci dit, tous les sociologues ne partagent pas cette orientation de leur science, et ne le conçoivent pas comme une connaissance visant à fliquer, contrôler. Beaucoup de travaux sont conçus dans l'intention de mettre en lumière le flicage, les règles etc.. Mais je ne pense pas que ça va être le principal intérêt de la sociologie du futur... On forme les étudiants à l'expertise chiffrée, ça promet un avenir lamentable.
Alors, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question sur l'authenticité des relations, mais évidemment en tant qu'être humain la relation que tu as avec un enquêté peut être saine, authentique si tu veux, mais je crois qu'il ne faut pas ignorer la structure inégale de la relation d'enquête. Tu cherches à comprendre quelque chose dans sa parole, parole qu'il te donne sous une forme spécifique, et c'est dans ce discours qu'il faut que toi tu creuses.
Par exemple, tu cherches à connaître les pratiques culturelles de quelqu'un, c'est un questionnement sociologique. Tu ne vas pas te pointer en lui demandant de te parler de ses "pratiques culturelles". Donc tu vas lui poser des questions sur ce qu'il lit, ce qu'il va voir comme film, sur ce qu'il regarde à la télé, s'il va au musée etc.
Et il va te parler du dernier film, du dernier livre qu'il a lu. Toi ça va t'informer sur le type de bouquin, de film, mais ça restera incomplet. Donc tu vas lui poser des questions plus précises, que lui ne se pose pas d'habitude "Combien de fois au ciné, combien de livres". Et comme il est possible que face à ces questions violentes, intrusives, il ait tendance à surévaluer ou sous évaluer ces lectures par exemple, ou à ne pas citer une lecture qui lui paraîtrait illégitme (parce que toi tu représentes l'université, le savoir en quelque sorte, tu peux l'impressionner, ou au contraire il peut te mépriser pour cela), il va falloir que tu "vérifies" en posant les questions d'une façon différente, pour saisir au plus près ses pratiques. IL te faut trouver des support, des biais pour saisir ça. Comme les représentations, tu ne demandes pas à quelqu'un la relation qu'il entretient avec la culture légitime, dominante. Alors tu trouves des façons de lui faire exprimer ses représentations (que pensez vous de ce tableau etc...).
Ceci dit sans penser que l'enquêté ment consciemment, bien entendu, mais ce que toi tu veux saisir sociologiquement, tu le fais à partir d'un matériau que l'enquêté te donne en fonction de son habitude à parler de lui (inégalement partagée) etc, de plusieurs facteurs qui font de cette parole un matériau brut en quelque sorte à analyser.
Bon, j'ignore si ma réponse t'éclaire...
Non MS ça resume l'analyse souriente d'une jeune et fascinante infirmiere.
Ce qui m'interresse dans cette discussion, c'est que j'y vois un lien
avec ma personnalité , et au-dela avec l'identité de tout les etres.
La bivalence de nos passions , l'inexatitude de nos reacfions , quant on ne se sent pas pris en compte par nos semblables.
Le refus d'admettre qu'apriori dans un context indentique vous pourriez vous faire traiter de "gynocentrique" .
Ceci vous apparaitrez visceralement misogyne et vos lamentations
vous semblerez d'autant plus justifie, que la societe ne cesse de formater les esprits á ce jeu de rôle pathetique.
C'est un antagonisme essentiel qui nous separe, le fait qu'un sociologue n'est pas l'intelligence d'elargir l'echantillon de son sujet
d'etude ne justifie pas vos diatribe .
Y compris quand il a la bétise d'incriminer vos pheromone où plus generalement la difficulte de vous approcher.
La forme est a mon sens un idealisme puissant, au moins aussi puissant que le fond.
axw_su4: tu oublies le titre du livre ""Stéphane Beaud. 80% au bac... et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire." Dans ce cas on ne titre pas "les enfants" mais "les garçons".
Tu oublies l'orientation idéologique d'une enquête qui occulte les filles et peut-être un si facheux "oubli" ressort-il du mépris. Le mépris cette forme disciplinée de la haine. La haine peut-être très pragmatique on peut décider de remettre les filles aux fourneaux, de les tenir pour quantité négligeable. Si elles ne le veulent pas et si on l'impose par toute une série de mesures et par des études qui occultent la prise en compte de leurs conditions, on les nie. Pour nier un être, pour lui appliquer froidement toute une série de mesures justifiées technocratiquement et imposées par la force et le calcul, le terreau c'est la haine axw_w4. Je crois que tu méjuges Mademoiselle S. dans ce sens.
Je ne sais pas si tu as employé le mot d'infirmière en connaissance de cause axw_su4 mais si tu savais la violence que tu fais ainsi à Mademoiselle S. j'espère que tu te ferais petit pour ne reparaître que confus.
Mademoiselle S. jeune et fascinante vous êtes, mais infirmière pas, vous êtes plus que cela
Votre explication m'éclaire et de beaucoup, sur le rapport entre les protagonistes et sur l'orientation d'une sociologie. Je vous en suis très reconnaissant. Je prends la mesure que vous embarquez dans une âpre lutte, qu'elle sera difficile, éprouvante parce qu'ils sont nombreux, qu'ils ont les moyens et qu'ils ne s'embarassent pas de scrupules.
Que de verbiage nombriliste fumeux, axw_su4... C'est lassant, cette inculture du débat factuel si typiquement française. Un petite étude sociologique pourquoi c'est une névrose plus fréquente chez les hommes que chez les femmes ?...
Aucun doute mademoiselle S est elle aussi,.,.,.+ jeune et fascinante .
Aucun doute non plus sur la legitimite d'etre outre par un oubli si meprisant et donc si revelateur du peu de cas que cette etude et son auteur font des filles.Aucun doute encore que la masculinite en tant que groupe, domine outrageusement et injustement cette triste societe.Mais c'est la que le bas blesse, la societe n'est pas qu'une accumulation abstraite de groupes sociaux. Ce percevoir a travers ces groupes c'est s'aliener, etre assimile a un groupe dominant quant on est sois-meme domine c'est se faire aliener. La culpabilite annhile et eloigne et la victimite exalte et rapproche. Il est toujours plus simple de revendiquer pour son nombril quant celui-ci peut etre partage.
(peut-etre qu'aux pseudo reglements de comptes, succedera une comprehension mutuelle RESPECTABLE et digne.)
Pour finir j'attend plus de" fait " , ce que je lis m'interesse.
TOUTES MES SINCERES SALUTATATION
Don't feed the troll...
http://uzine.net/article1032.html
Je pense que mon temp est revolu, à moins d'un elan de tolerance peu probable. Je continurai a lire.
Je vous entends bien axw_su4... Vous en appellez à une compréhension mutuelle alors que de toute évidence il n'en ai pas question du moment que ce qui "peuvent" s'arrangent à séparer. Le livre de Béaud notamment précipite cette séparation. Que voulez vous que fit Mademoiselle S.?
Il y a des méfaits qui jamais ne pourront être pardonné. Il appartiendrait à ceux qui les ont subi de pardonner mais outre que le mal est fait il se fait encore, et de manière plus grossière, et de manière plus sournoise. C'est une guerre. Malheureusement. Nous ne l'avons pas déclenché et quand nous voudrions être indifférents à cette guerre, que nous nous retirons on nous la fait encore.
pffff...même les trolls sont intellos sur ce blog...
Excellente démonstration, c'est effarant !
¿Pourquoi insiter en me nourrissant? si ce n'est que je vous intrigue !
isa j'acquiesce pour l'essentiel a votre demo. La question de mon point de vue n'etait pas de delligitimiser une cause "juste de surcroit" mais plutot d'insinuer dans ce debat l'idee toute simple de la complexite.La societe n'est pas bipolaire seul les ideologies la contraigne a se voir ansi. De plus, je n'ai pas la pretention d'etre plus apte que mademoiselle S, pour resoudre le terrible dilemme, l'originel dilemme au quel elle se confronte.
Le role de contradicteur, que je me suis modestement attribue, aura peut-etre permit de ne pas laisser ce debat s'enfermer dans une habituelle dichotomie si habituelle qu'a en croire certains le mepris et la haine qu'elle produit est ineluctable et meme juste. C'est peut-être naif mais j'ai espoir d'un depassement prochain de ces rancunes.
Le facteur individuel, l'etre differentie que nous sommes tous, aura peut-etre eu sa part dans ce debat?
C'est pas naïf, c'est juste une mauvaise digestion de discours de pseudo philosophe de plateau télé.
Alors je ne dois pas me considere comme un naïf ?
oufff tu me rassure !