Mandales et vieilles dentelles
Par Mademoiselle le 26/08/08, 11:08 - Les Couteaux
Filed under: HURLE
"La femme se perd. Où sont les femmes ? les femmes d'aujourd'hui ne sont pas des femmes."
(...) ; on a vu quel était le sens de ces mystérieux slogans. Aux yeux des hommes -et de la légion de femmes qui voient par ces yeux- il ne suffit pas d'avoir un corps de femme ni d'assumer comme amante, comme mère, la fonction de femelle pour être une "vraie femme" ; à travers la sexualité et la maternité, le sujet peut revendiquer son autonomie ; la "vraie femme"' est celle qui s'accepte comme Autre. Il y a dans l'attitude des hommes d'aujourd'hui une duplicité qui crée chez la femme un déchirement douloureux ; ils acceptent dans une assez grande mesure que la femme soit une semblable, une égale; et cependant ils continuent à exiger qu'elle demeure l'inessentiel." (1)
"Quand la femme sera "la même" que son mâle, la vie perdra son sel poignant. Cet argument non plus n'est pas nouveau : ceux qui ont intérêt à perpétuer le présent versent toujours des larmes sur le mirifique passé qui va disparaître sans accorder un sourire au jeune avenir. Il est vrai qu'en supprimant les marchés d'esclaves on a assassiné les grandes plantations si magnifiquement parées d'azalées et de camélias, on a miné toute la délicate civilisations sudiste ; les vieilles dentelles ont rejoint dans les greniers du temps les timbres si purs des castrats de la Sixitine et il y a un certain "charme féminin" qui menace de tomber lui aussi en poussière". (2)
Hier j'ai rencontré une vraie femme. Mon âge. Accrochée à son homme et son idée du foyer parfait.C'était une chose, une jolie chose. Habillée comme on travaille le packaging d'un produit pour qu'il se vende mieux, maquillée pour cacher ses défauts de féminité, elle babillait gentiment, ne menaçant personne, se contentant de remplir vaguement un espace qu'elle devait se figurer être une pluie d'étoiles brillantes comme le dernier gloss qui tient six heures. À côté, monsieur son copain, parlant de choses sérieuses. Et elle, me prenant à part, pour parler entre filles, loin du monde sérieux des mâles. Je me demandais si en rentrant il fallait lui ôter ses piles pour qu'elle dorme, et si cette manipulation n'effaçait pas sa mémoire profonde, ne lui laissant que la mémoire vive, la mémoire immédiate : ici la cuisine, ici la trousse à maquillage, ici ton chéri.
J'ai posé des questions sur ses études, son boulot, mais rien n'y faisait, ce qui l'animait n'était pas là. Elle était en train de s'installer en couple, et visiblement entamait la démarche de toute une vie : devenir une FEMME DE. Pendant les conversations sérieuses, elle acquiesçait aux paroles de "son homme", croisait et décroisait les jambes en buvant ses paroles. Je me demandais quel degré de conscience elle pouvait avoir. Elle ponctuait certaines affirmations de "Ah ?" passionnés, à la manière d'une oie blanche qui découvre le monde. C'est tellement sexy la naïveté, la fragilité, l'ignorance crasse chez une femme. Elle ne demande qu'à être modelée, elle se laisse instruire, docile.
Quand les hommes se sont écharpés sur une sombre histoire de politique internationale elle a émis un gloussement cristallin : les hommes sont tous les mêmes, heureusement que les femmes ne sont pas si agressives. J'avais pourtant envie de lui faire goûter de mon agressivité en lui plongeant la tête dans son cocktail fruité en espérant que le sucre sur le bord du verre puisse l'égratigner au passage. Elle jouait parfaitement son rôle : pas de phrases trop bêtes histoire de ne pas dévaloriser son copain, pas de phrases trop intelligentes pour ne pas lui faire d'ombre. Elle a siroté son jus de fruit à la paille, avec mille petites manies travaillées. J'ai eu un peu de peine pour elle, je me suis dit qu'elle allait morfler quand l'espace ne serait plus rempli d'étoiles brillantes mais de corvées et de meubles achetés chez But. J'ai pensé à ce terrible moment, quand elle verra que ce sur quoi elle mise est en train de foutre le camp. Et ça se ride et ça pendouille, et je ne suis plus RIEN. J'ai pensé à cette dépendance affective et matérielle qu'elle allait subir après s'y être roulé avec délice et bêtise. J'ai bien pensé à tout ça... Mais la seule chose qui me traversait l'esprit c'était de lui coller de grandes mandales dans son joli minois de poupée.



Commentaires
Voici un texte qui a le mérite de m'avoir fait rire..eh oui, elle peut être amoureuse et bête aussi !
Est-ce que la femme moderne doit à tout prix essayer d'être la plus intelligente en société ? Ne peut-elle être moyenne comme la majorité des hommes après tout ?
Continuez, j'aime bien vos énervements et je les approuve même si parfois je me reconnais de l'autre côté de la barrière.
Pour répondre à Balein, femme ou homme, moderne ou pas, l'important est à mon avis surtout de pouvoir dirriger sa vie soi-même, car en faisant le contraire, en jouant un role, dans "la moyenne" ou pas, tôt ou tard on se retrouve perdu-e, hors de sa vie, et à ce moment là il n'y a personne pour vous repécher...
Ce billet m'a instantanément rappelé l'horrible tube de Patrick Juvet...
Et bien sûr le fameux "les lesbeinnes ne sont pas des femmes" de Monique Wittig (qui voulait par là dire que les lesbiennes refusent de se conformer à l'image normée de ce que doit soi-disant être une femme dans cette société)
Et, pour les voir souvent de très près et dans des situations où on ne peut pas vraiment faire semblant, je peux aussi affirmer : les hommes d'aujourdh'ui ne sont plus de vrais hommes...
Sérieusement, beaucoup d'hommes subissent eux aussi le Système hétéronormé. Ils n'ont hélas en général juste pas le réflexe de se révolter contre lui, puisqu'il leur fournit des privilèges.
Ha ha! Pauvre fille! J'espère qu'elle ne lit pas ton blog! Ou peut-être que si, c'est à espérer justement...
Ah...les femmes qui prennent trop souvent la parole (et qui font des phrases de plus de 3 mots) sont bavardes. Et celles qui dénoncent, accusent, défendent leurs convictions... n'en parlons même pas de ces hystériques!
On connaît tous une Sandrine, une Catherine ou une Stéphanie qui ressemble à la fille que tu décris. Parfois même, elle a deux filles, et on observe avec autant d'épouvante que d'impuissance qu'elle les (dé)forme dès le plus jeune âge...
Cela dit, pour être tout à fait honnête, c'est précisément en essayant de me conformer à cette image qu'on attendait de moi (le "on" étant principalement ma famille) que j'ai pleinement pris conscience de l'étroitesse du moule. Et que j'ai commencé à faire savoir, doucement d'abord, puis violemment (pas le choix...), que je ne rentrerai pas là-dedans.
Bises !
D'ailleurs, jouer ce rôle-là, ça peut être tout un art : demandez à une escort-girl qui accompagne réellement ses clients à diverses mondantiés, c'est exactement ce rôle-là qu'on lui demande de composer... et putain que c'est dur quand on n'en a pas l'habitude !
le pire c'est quand on est obligé de se la cogner régulièrement aux repas de famille, aux apéros des potes, au boulot, ou que c'est une voisine qui propose de manger chez elle, deux fois, trois fois... et qu'on finit par dire oui, et qu'il n'y même pas de quoi se soûler dans son appart aseptisé, et qu'en plus elle trouve ça "curieux" d'arriver à un repas avec une bouteille de bon vin, parce qu'il y en avait déjà une (du rosé)... pour six...
bon, je m'égare... et à force de parler d'apéro ça me donne soif.
L'absence de vin c'est bien le pire! Je me fous éperdument des potiches et des femmes affranchies. Pour les premières je ne suis rien dès le premier regard. Pour les secondes je suis encombrant passé le deuxième jour. Mais le vin! Je commence à voir des femmes quand j'ai bu parce qu'avant je ne vois qu'une forte source d'ennuis...
L'un de mes meilleurs souvenirs de ces dernières années: j'étais seul dans une maison à la campagne. Une bouteille de Baron d'Ardeuil succédait à deux portos, elle accompagnait un coq au vin. J'ai écouté Gilles Deleuze toute la soirée: des cours sur Leibniz. Pas une bbl qui me recommanda de m'abstenir sous le prétexte que je n'avais pas les diplômes idoines. Pas une Anaïs qui ne me m'évoque la beauté de mes frères et de mes copains. Pas une Gaëlle qui ne fasse une crise de larmes. Pas une Karine qui ne me dise que je ressemble à une veille tante et qui me reproche d'être désargenté. Pas une Giuseppa qui ne batte mon chat. Pas une Anne qui ne m'autorise à une baise de 30mn, montre en main. Pas de copains qui ne tentent de me ravir ces femmes avec des moyens déloyaux ou qui ne m'empêche, par la menace, de coucher avec Myriam. Pas l'ombre d'un crétin, pas l'ombre d'un peuple qui n'ait versé si précipitamment dans le néo-fascisme... Juste parfois le souvenir de beaux moments, rares, avec des hommes et des femmes que j'ai aimé, que j'aime encore parfois; et pour toute conclusion à cette nuit de solitude admise et bien vécue ce constat qui n'est plus même douloureux: les Hommes il convient de ne les connaître qu'à distance...
Ah oui ! mais si EN PLUS, elle te sert du rosé, tu n'as plus aucune raison de te retenir de lui coller, ces mandales !!!
C'est toute une philosophie, voire une méthode, de l'Homme Heureux qu'Isa nous brosse là...
Bon, je ne pratique plus les paradis artificiels quels qu'ils soient depuis pas mal d'années, je n'ai besoin de solitude que par périodes, et j'ai besoin de femmes dans ma vie... mais je ne supporte pas les poupées Barbie animées pour autant. Par conséquent, je vis dans des milieux du hors-"Norme" au franchement underground, et je n'y croise plus de Barbies, ouf. Voilà ma méthode de la Femme Heureuse
(mais qui n'egage bien sûr que moi)
Bon, redevenons politiques au lieu d'individuelLEs : d'après vous, peut-on rééduquer de telles, disons, cruches que celle du post originel de Mademoiselle ?
S'il est frais le rosé je collerai mes lèvres...au verre...
Rééduquer des cruches? Si elles sont emplies de vins il convient de les boire.
Je m'abstiendrai de répondre à votre question je n'ai pas, somme toute, de meilleures expériences, durables, des femmes affranchies que des femmes frivoles. Sans doute et contrairement aux allégations de bbl parce que j'assume mieux mon identité pauvre et assez peu virile que la plupart de mes semblables. C'est d'ailleurs parce qu'aucun rival, parce qu'aucune femme ne peut jamais me soupçonner d'être enclin aux mandales qu'on s'assoie plus volontiers sur mon sentiment et mon désir sensible... C'est toute la piètre expérience que j'ai fait des hommes et des femmes et toute la considération que j'ai pour les uns et les autres dans les affaires de "coeurs"...
'faut arrêter avec le rosé, un p'tit gris genre Boulaoune, ça se défend quand même, non ? (bon d'accord, ça s'appelle gris, pas rosé...)
GM, j'ai du mal (oui je sais, j'ai du mal avec beaucoup de tes mots, genre limite chiant, mais c'est comme ça) avec la "rééducation" et... non en fait c'était juste histoire de pinailler.
Ma réponse est : je crains que non ; à moins que le prince charmant ne se barre, d'ici une dizaine d'années, avec la première midinette venue (ou le premier minet après tout) il y a peu de chance qu'un élément extérieur remette en cause l'univers rose bonbon... Mais bon, on peut avoir des surprises, il peut y avoir des dommages collatéraux là où on ne les attend pas (notamment une cruche de compétition de ma connaissance qui s'émancipe beaucoup de son mari ces derniers temps en même temps qu'elle découvre les luttes sociales dans son boulot ; on me l'aurait dit y'a cinq ans, j'y aurais pas cru)
lyhel : C'est assez exactement la réponse que j'attendais,en fait... et avec laquelle je suis d'accord.
Il se peut aussi que la donzelle opère un repli identitaire lyhell. Combien de femmes passées la cinquantaine sont quittées par leur mari, du moment qu'ils ont de l'argent et qu'ils peuvent verser dans la jeunette. Avec l'obligation pour elles de s'assumer économiquement ce qui suppose assez qu'elles en passent par la contrainte d'un travail régulier. Oui elles peuvent alors s'ouvrir aux luttes sociales mais elles peuvent aussi bien basculer dans l'allégeance avec le pouvoir, pour n'avoir pas à souffrir davantage d'un ennemi supplémentaire, outre l'âge, la solitude, la désillusion, et quel ennemi: l'Etat... Rien moins...
Midinettes, cruches, militantes, .... Toutes en pincent pour "plus belle la vie" et rarement pour René Char ou Simone de Beauvoir, Debord ou Hannah Arendt, Peter Watkins ou André(e) Léo... Mais, et l'espoir subsiste, le philosophe Jean-Luc Nancy estime, pour sa part, que ce public, tant justement malmené par Debord, regarde la télévision d'un "troisième oeil"....
Dans les champs de belles gitanes. Mais elles sont surveillées par père et frères...et je le crains elles cumulent ainsi avec l'espoir d'une vie canalisée et prêt à porter dans le rose bonbon, qu'avec plus ou moins de chances elles pensent glaner, en fonction de la taille honorable de leurs seins, de la rondeur fréquentable de leur cul et de la beauté incandescente de leur visage hâlé par dix siècles de nomadismes, entre les terres chaudes d'Andalousie et les feux de camps rougeoyants de Bohême....
Mouais, je suis moyennement d'accord : boulaouane ou pas boulaouane, le rosé, c'est pas du vin. Mérite même pas qu'on en parle.
Bises et bonne nuit tout le monde !
Pour obtenir son doctorat BBL a travaillé au moins autant que Annah Arendt lorsque cette dernière a eu à passer sa thèse, et, comme Unamuno, BBL ne pense qu'un crayon à la main, son courage n'ayant d'égal que celui du philosophe basque.
Mais toi, Isa, petit mange-merde, qu'est-ce que tu as fait dans ta vie, qu'est-ce qui te permettrait de te hisser à la cheville d'une BBL ou bien de Didier Goux, que je ne connais pas plus que toi, mais qui post après post démontre son évidente supériorité, au regard de la bande de foireux que vous avez formés ici, sur ce blog aussi noir et aussi sombre que le trou du cul de la pétasse qui tient le journal de bord de ce bordel lugubre qui pue comme les entrailles fétides d'une dinde écrasée, il y 8 jours, par une charette bourrée de fumier, au bord du chemin qui mène aux pissotières de votre minable petit village de province ?
T'es même pas foutu d'avoir un blog... quoique... ça fait un chiotte crasseux de moins suspendu à la bloggoshère
Pour ça on ne peut pas te prendre au sérieux.
Au fait, les gens que tu défend viennent agresser les gens ici gratuitement.... quand on aime pas quelque chose sur internet, on est pas obligé d'aller le lire.
Tiens, je vais aller t'emmerder sur ton blog...
(après je retourne en vacances)
Ils perdent leur sang froid les tristes arrogants
Et l'argument suprême sans laquelle la bêtise ne serait pas la bêtise, - plus infinie que l'univers selon Einstein - : "T'es même pas foutu d'avoir un blog..."
On apprécie... et on se tait... Un tel degré de crétinerie est dangereux...
La comparaison avec Hannah Arendt flattera la jument diplômée et les écrits de bbl surgissent déjà au firmament d'une époque bête, Goux la bouche pleine de cadavre commet son livre chez le père Gallimard...
Ils peuvent apprécier d'avoir des défenseurs comme Scheiro... Le niveau on le situe bien davantage
J'aime: rappellez-vous. Quand BHL est entartré. Desproges commente "c'est là qu'on voit le cuistre"
Ha ha, même pas propriétaire...
(ben chez Sheiro c'est pas bien folichon hein, ça donne pas envie de faire un pic-nic)
Il semblerait que vous n'ayez eu aucun pb pour déchiffrer le message, comme quoi, il suffit de s'adresser à vous dans des termes que vous êtes capables de comprendre, de se mettre à votre niveau.
N'hésitez pas à passer sur mon blog, je collectionne les IP des troducs, avec un gd S, de votre espèce...
Ah ah, il a peur que les gauchistes chevelus débarquent chez lui
Prière de ne pas nourrir les trolls SVP...
Rééduquer : nous y voilà...
Mademoiselle, ton sang-froid me laisse admirative. Face à une telle avalanche d'insanités, il en est plus d'un(e) qui aurait supprimé, voire carrément fermé les commentaires (à l'instar du camarade Fontenelle)...
Bises !
@ Isa
"repli identitaire" ? à préciser, parce que c'est le genre d'expression fourre-tout qui ne veut pas dire grand'chose...
Quant à moi je vais préciser un peu le cas dont je parle : déjà c'est pas une cinquantenaire, mais une à peine trentenaire ; un peu cucul la praline ; fille d'aristocrate, marié avec un ingénieur bon teint ; elle est instit. Là-dessus arrive Darcos. Elle discute avec ses collègues, s'informe, se forme des idées, participe aux mobilisations sociales de l'année passée. Son mari désapprouve au motif que "de toute façon à chaque réforme y'a des gens qui râlent" et quand elle commence à argumenter "oh non tu vas pas encore nous saouler avec ça, pourquoi vous l'avez lancée là-dessus ?" ; il y a deux ans, elle se serait écrasée - en fait elle ne l'aurait même ouverte pour commencer ; aujourd'hui elle se rebiffe et continue à s'exprimer. Pourtant elle n'est pas aidée par les épouses des copains de son mari...
Tout ça pour dire que l'espoir d'émancipation n'est limité à un certain stéréotype usé et aigri qui risquerait à tout instant de basculer aussi bien dans la misanthropie. Et que Darcos est un facteur d'émancipation des masses.
FloPy : En tous cas ils dépensent beaucoup d'énergie pour un blog minable comme celui ci. ils en font même régulièrement des billets.
Iyhel : Darcos facteur d'émancipation des masses ? (y'a une blague à faire avec besancenot). Fille d'aristocrate, c'est peut-être pas un exemple... surtout s'il n'est même pas dégénéré.
Pour l'espoir d'émancipation, je crois qu'on a effectivement vu quelques changements depuis des décennies, mais aussi un certain nombre de permanences, sous des formes différentes par contre. L'émancipation est bien souvent restée une affirmation creuse, avec une jolie couverture en papier glacé... Quand tu parles de militantisme je suis assez d'accord avec toi, dans le sens où je crois que certains évènements politiques permettent de rompre avec un certain ordre des choses, et que l'accès au militantisme, la politisation d'une question ou d'une autre, peut être un facteur d'émancipation, si les nanas arrivent à transposer cette vision politisée à leur parcours individuel.
Ben je préfère parler d'émancipation que de rééducation, au risque de paraîttre creux plutôt que polpotiste - on notera d'ailleurs que DG n'a pas manqué de saisir la perche qui lui était tendue... y'a déjà bien assez de déchet dans les commentaires pour ne pas en rajouter mais c'est un avis qui n'engage que moi
Et puis j'aime bien le mot émancipation, d'autant plus que même s'il a pu servir à faire de beaux discours sans suite à une époque, il devait quand même faire un peu peur parce que ça fait trèèèès longtemps qu'on l'a pas entendu dans la bouche d'un cacique social-démocrate. (à part Royal citant Olympe de Gouges, mais on a connu plus sincère...) Il est comme tous les mots, s'il n'y a pas d'action concrète derrière... Pour paraphraser Jaurès (rien que ça !), ça n'est pas en changeant les mots qu'on changera le monde, mais en leur redonnant un sens.
Et puis mon exemple ne voulait pas en être un, cette histoire n'a pas valeur universelle loin de là.
Iyhel : ça marche. et je déconnais pour l'exemple de la fille d'aristo. c'était histoire de..
Il y a un passage de Delphy très bon justement sur l'impact de l'évolution du contexte politique sur le militantisme en général et le féminisme en particulier, si j'ai le temps...
Pour le mot émancipation je suis d'accord... On s'est laissé déposséder de notre vocabulaire de lutte.
plus de domination, plus de patriarcat, plus de classes sociales...
Question à tout le monde : Est-ce que les commentaires des trolls gênent votre lecture, vous emm.. etc ? Dites le moi PAR MAIL histoire de ne pas pourrir encore ce billet.
lyhel : Juste sur le vocable qui te gène : c'est tout à fait intntionnellement et en pleine connaissance de ses connotations que j'ai utilisé le terme "rééduquer". Je parle souvent en termes provocateurs, et c'est voulu. Que cela tende potentiellement une perche à tel ou tel olibrius décérébré est franchement le cadet de mes soucis : je ne pratique jamais la correction politique, encore moins préemptive. Ce que ces trolls peuvent comprendre (s'ils en sont capables) ou non, et dire ou non, ça n'existe tout simplement pas pour moi.
Derrière le décor rose bonbon, je ne pense pas qu'il y ai beaucoup de gens qui échappent aux problèmes existentiels, et ne sont confrontés tôt ou tard à la solitude... j'imagine que quand on est un cruche, on en souffre aussi (pareil pour le macho). Après, il faut avoir les moyens de son émancipation. Quand on est jeune, on a pas forcément le recul nécéssaire (à moins d'en avoir vraiment bavé tôt dans la vie). Quand arrive l'age classique des grandes prises de conscience, j'imagine qu'on se retrouve parfois tellement prisonnier-e, et incapable d'autonomie, que la tache à accomplir parait trop grande. J'imagine le drame des femmes qui ne sont pas autonomes économiquement, et qui découvre sur le tard dans quelle impasse elles se trouvent.
J'ai peur que derrière les cruches, il y ai souvent des femmes qui souffrent mais ne trouvent pas d'autres possibilités que de continuer à jouer la comédie, simplement pour survivre.
Et probablement beaucoup qui sont dans le déni, le refoulement, mais ont caché une petite parcelle de lucidité sur laquelle ça fait mal d'appuyer (c'est pour ça qu'on déteste autant les féministes).
(moi j'ai arrêté tôt le rosé, et plus récement toutes les autres boissons alcoolisées...enfin, de temps en temps quand même, au fil des années c'est un vrai piege dont il est très difficile de sortir. La course à pied dans la nature à les mêmes effets que l'apéro, en mieux... bon je dis ça mais j'ai ma gueule de bois bi-annuelle aujourd'hui)
GM, le mot rééducation ne me gêne pas, je précisai simplement à Melle S. mes propres choix lexicaux ; et j'avais bien saisi la volonté taquine dans ce mot.
En revanche, quitte à en parler, je le trouve finalement assez mal adapté, parce qu'il sous-entend un reformatage, une remise à zéro qui, du moins par des méthodes... euh... respectueuses de l'intégrité des personnes mettons, est difficilement envisageable. On ne peut pas décaper l'esprit, juste rajouter une couche.
C'est amusant cette manière de vouloir imposer TA vision de la féminité à la terre entière. Ne peux-tu pas simplement vivre ta vie sans chercher les défauts chez les autres ?
Sincèrement femmes ou hommes, carecouvre une large gamme de possibilité et chacun se débrouille comme ilpeut avec ca...
:-))
C'est archi-classique comme attaque contre les féministes... elles/ils "imposent LEUR vision". Cet argument ne marche que pour les féministes. Par exemple Mr Poireau, quand il emet une idée personnelle, et par exemple sur son blog...bien sur il n'impose pas "SA vision" à la terre entière lui. Mr Poireau il n'a surement pas d'idées politiques "LUI".
Cet argument est vraiment de la rigolade, c'est quand on ne sait pas contrer les féministes.
ali : Oh, tu sais, taper sur les autres tout en criant très fort "aille ouille", c'est vieux comme le monde... M. Poireau ferait sûrement bien de lire http://www.entrailles.fr/index.php?...
'faudrait voir à pas sombrer dans la paranoïa aussi... (oui je sais c'est un pseudo-argument classique ça aussi, mais comme certains s'évertuent à lui donner raison...)
'faudrait voir à pas sombrer dans la paranoïa aussi... (oui je sais c'est un pseudo-argument classique ça aussi, mais comme certains s'évertuent à lui donner raison...)
Ali : je pose une question. Mon commentaire est de forme interrogative !

C'est la première dans l'histoire de l'humanité qu'un individu perdu dans l'immensité de la toile "impose" sa parole... Vous avouerez monsieur Poireau qu'il y en a, de plus en vus, de plus influents qui imposent véritablement leurs paroles surtout s'ils n'en ont aucune...
Si l'on évitait ce genre de réflexions on gagnerait un temps précieux... Cela dit sans la moindre animosité monsieur poireau...
@lyhel... Il m'est difficile de préciser l'idée que j'avais du repli identitaire sans évoquer un texte sur lequel je travaille. Je ne vous en donnerai des extraits que si vous en emettez le souhait. Une dizaine de lignes qui illustrent d'une certaine façon mon idée du repli identitaire.
Pas question de vous ennuyer...
Ben alors j'émets le souhait
(même si je pense avoir saisi l'idée, mais j'aime la précision ; envoyez-moi un mail via mon site si vous ne souhaitez pas publier ici...)
ça ne me dérange pas de le publier ici. Ce sera un court passage, hors contexte... Je n'ai que faire de l'ire et des quolibets des trolls.
De plus je n'ai pas l'adresse de votre site... C'est facheux...
"La discipline de la haine" c'est le titre de ce texte.
Ici l'introduction, après quoi je poste le passage qui concerne plus directement le repli identitaire. Je suis contraint de vous poster l'introduction parce que j'y définie la discipline de la haine.
Voici:
"J’appelle haine cette faculté remarquable de l’Homme d’être dans la négation. C’est-à-dire l’attitude qui va à l’encontre d’une chose ou n’en tient pas compte. Lorsqu’il est si manifeste que le doute ne se survit pas et que s’il n’est plus permis, il n’est cependant plus qu’une technique de survie et d’un usage nécessairement tronqué de la communication. Alors le mensonge est le mode d'expression de tous.
A-t-on jamais perçu dans tous ces petits mensonges authentifiés par la raison et multipliés qu’ils nourrissent de plus grandes méfiances ? C’est chaque fois le cœur sensible qui est atteint et comme toutes choses menacent de n’être plus qu’un spectacle de la vie, c’est la vie même qui est atteinte. On ne tue pas autrement que récusant la volonté de vivre de l'un on se survit contre une telle volonté.
A ce titre nous avons dépassé et d’assez le loin le pourtant déjà terrifiant constat de la poétesse croate Vesna Parun. Si elle est demeurée niée par les idéologies du XXème siècle, la souffrance sert aujourd’hui à authentifier le bonheur de quelques uns et la "paix" proprement totalitaire du tout.
(...)
Le maintien du système de domination actuel affecte durablement les milieux qui lui résistent. Face à ce système général de discipline de la haine, par le vote notamment, il n’est de regroupements qui ne s’exercent sur un mode clanique, qui disciplinent, a contrario, l’amour et les affinités électives avec exclusivité.
Dans chaque clans (militants, familiaux, amicaux, etc…) la domination du paraître implique une prédominance de figures charismatiques. Domination qu’encourage le spectacle.
De sorte que chaque clan obéit à une discipline d’exclusivité contraire à l’ouverture sur le monde et sur les autres, mais encore par la tutelle qu’y exercent les figures charismatiques il règne dans le clan la superficialité narcissique des dominants.
... Alors nous pourrions lyhel deviser sur la prédominance de figures charismatiques aux pourtours de certains replis identitaires car d'évidence il ne concerne pas que les résistances. Si vous prenez des êtres assidus de télévision il ne font pas autre chose que de se figurer spectateurs alors qu'ils sont soumis, le plus souvent. Que voient-ils? Des figures charismatiques... Avais-je besoin de le préciser?
@ Isa : Iyhel est en lien Dans les filets de Mademoiselle, et tu peux aussi cliquer sur son pseudo, dans les commentaires
Bises et bonne journée (à tout le monde, pas seulement à Isa) !
Je me sens un peu à côté de la plaque. Pour moi être une femme ou un homme, qu'est-ce que cela change intrinsèquement ? C'est la pression sociale et culturelle qui fait que ce sont plutôt les femmes qui se "laissent entretenir" par les hommes, mais de nombreux hommes en rêvent ou le font. Ils doivent par contre se trouver un prétexte social car dire je suis "homme au foyer" c'est très dur à assumer.
Si le but de certaines femmes c'est de jouer les barbies pourquoi pas, il y a des hommes qui aiment ça. A mon avis il ne faut pas s'inquiéter pour elles, elles sont très souvent plus machiavéliques qu'on ne le croit.
Personne n'est parfait !
Le problème n'est pas individuel mais collectif : que certaines femmes se sentent bien dans un rôle de Barbie, ok. Mais l'ennui est que ça arrange bien le Système hétérosexiste de présenter ces femmes-là comme des modèles à _toutes_ les femmes. Qu'on est donc toues prises en otage par cette conception de "la" femme. Et qu'on passe pour "anormeles" dès qu'on n'est pas comme elles. Et ça, ce n'est pas acceptable.
(d'ailleurs, les hommes entretenus n'ont pas du tout à faire face au même genre de considérations, comme c'est curieux...)
Je me sens plutôt poussée de force vers le modèle super woman : c'est à dire aussi belle qu'intelligente, aussi efficace au boulot que dans la vie privée. Ça c'est dur car la réussite sur tous les fronts c'est épuisant (qu'est ce qu'on entend par réussite, c'est encore un autre débat). Je crois que le combat il est en fait personnel : s'affranchir de ce que pensent les autres et de ce que l'on nous a inculqué. Etre bien dans sa peau c'est s'assumer tel qu'on est. Pas simple comme programme.
Aprés la caricature, la femme " cruche" , la pouf... la femme " Biba " : " Etre bien dans sa peau c'est s'assumer tel qu'on est. Pas simple comme programme."
On parle révolution, en général, le féminisme est censé être une évidence alors que l'histoire a prouvé que les femmes font la révolution avec les hommes et sont renvoyées dans leur foyer une fois la chose faite, d'ailleurs ici même dés qu'on en parle les hommes arrivent , théorisent et le féminisme est oublié. Dans aucun parti politique le féminisme n'est pas la priorité.
"Je crois que le combat il est en fait personnel "
Dans ce cas , la pilule, l'avortement, le droit de vote pour les femmes...tout cela n'existerait pas. Le féminisme est un mouvement politique, révolutionnaire .
Dodue, je crois que tu as de la chance d'être plutôt poussée vers le modèle "aussi belle qu' intelligente". Peu de gens refuseraient ça. Etre intelligent, c'est aussi être autonome... même si de toute manière ce n'est pas facile de toujours devoir correspondre à une image.
Mais, le plus souvent, la réussite sociale n'est pas au programme pour les femmes... c'est juste belle mais pas intelligente (et encore, parfois c'est même pas belle pour ne pas risquer de plaire au voisin). Le combat personnel vers l'autonomie est beaucoup plus difficile pour certaines femmes, à qui on inculque dès l'enfance à toujours se mettre en retrait, à toujours douter d'elles mêmes etc... (alors qu'on apprend plutôt aux petits garçons à faire les coqs), et si on ne se sort pas trop mal de cette étape, il y a la question des études qui souvent fâche... les beaux métiers pour les garçons, et quand une adolescente doit choisir ses études, il faut souvent qu'elle se batte contre la volonté de ses parents (je vois encore les images de ma soeur avec mon père, qui pourtant était un type très gentil). Aujourd'hui, la société à beaucoup évoluée, c'est bien plus facile d'accéder aux études. Mais on sait bien que le choix n'est pas totalement libre parce que pour certain types de métiers, les femmes doivent affronter des pressions suplémentaires de l'extérieur...il faut être armé psychologiquement pour les affronter...avoir déjà franchi toutes les étapes précédentes (alors qu'un garçon est toujours poussé par ses parents).
Tout ça n'est pas des problèmes individuels, mais de société. Même si on fait le choix de se dire que c'est mieux que chacun-e mène son petit combat personnel pour rêgler le compte de la société patriarcale (et de toute manière il faut bien mener sa barque soi-même à un moment ou un autre), l'ennui c'est que beaucoup de femmes n'ont pas les armes pour accéder elles même à leur liberté.
Les anti-féministes diront que c'est fasciste de vouloir s'occuper du destins des autres, le problème est que ce destin des femmes, ou des hommes d'une autre manière, n'est la plupart du temps pas entre les mains des princip-ales/aux interressé-e-s.
macdougal : Tout à fait de ton avis.
Dodue : Le modèle "Super Woman" est strictement le même que celui de la cruche/Barbie/Nunuche-Biba/néo-pouf/que-sais-je-encore-de-"standardisé" : on demande dans tous les cas aux femmes d'être un tas de choses à la fois, d'être simultanément la maman et la putain (et la cadre qui veut réussir etc), d'être encore meilleure, encore plus ceci ou plus cela. Et toujours au service des hommes, ou du moins en restant en-dessous des hommes (voir les plafonds de verre p.ex.). Ce n'est pas pour rien qu'une amie formulait récemment :
"La gouine s'habille comme un sac
La gouine a un gros cul
La gouine ferait bien d’aller chez le coiffeur
La gouine n'a pas peur de faire son âge
La gouine est moche
La gouine est politique
La gouine est libre"
Cette liberté est un droit qui revient à toutes les femmes, gouines ou non. Et ça, c'est une cause éminemment collective et donc politique.
Je ne suis pas de votre avis macdougal et GouineMum. C'est oublier la Commune de Paris et l'extraordinaire rôle qui ont joué les femmes. Pas seulement André Leo et Louise Michel. Si elles sont revenues au foyer c'est que la révolution a échoué.
Mai 68 a été d'une influence prépondérante pour le sort fait aux femmes. La Commune de Paris tout autant. Ces révolutions modifient leur place mais elles ne bouleversent pas la donne parce qu'elles échouent. D'où l'intérêt pour les femmes d'être révolutionnaires...
Recommandation: voir le très remarquable film de Peter Watkins "La commune"...
Et je suis assez sidéré de ce que les femmes à l'instar des hommes, tous fatalistes, se disent qu'en définitive les révolutions ne changent rien. C'est une grossière erreur. Elles changent la donne mais ne la modifient pas substantiellement du moment qu'elles échouent. J'en appelle à Brecht "nos défaites ne prouvent rien sinon que nous n'étions pas assez nombreux. Honte à ceux qui ne sont venus".
S'ils attendent des changements substantiels ils n'attendent qu'eux-mêmes.
Les femmes plus que beaucoup d'hommes ont tout intérêt à la radicalité révolutionnaire.
"Mai 68 a été d'une influence prépondérante pour le sort fait aux femmes"
Aucune femme n'a occupé le devant de la scène en 68.
Seules elles se sont réunies et ont lutté.
( Lire l'histoire des luttes féministes.)
Les hommes et une majorité de femmes aiment les femmes numéro 2, Jackie Kennedy, Michelle Obama mais ne veulent les voir numéro 1 : H. Clinton.
Quant aux hommes ils devrait lire Léo Thiers- Vidal avant d'expliquer la vie aux féministes.
Si tu pouvais dire "une majorité des hommes et des femmes", ça me choquerai moins, surtout si tu dis après "quand aux hommes", car sinon on se croirai sur l'ex forum des Chiennes de Garde, qui était un endroit très sexiste.
Isa : Je suis très certainement parmi les dernières à dire que les révolutions ne changent rien et que les femmes n'y jouent aucun rôle.
Mais encore faut-il voir ce qu'on appelle une révolution : 1789 ? Un système bourgeois à remplacé un système féodal, aux frais des prolétaires : une révolution bourgeoise donc, à laquelle nous devons en grande partie le Capitalisme, y compris l'idéologie social-darwiniste de l'ultra-libéralisme. Super comme progrès... 1968 ? Idem une révolution bourgeoise, sans même remplacer quoi que ce soit, bien au contraire : renforcement du système politique en place (pour tout un tas de raisons et trahisons, d'accord, mais ça reste un fait). (Je passe sur les diverses brèves révolutions de la première moitié du 19e siècle.) La Commune de Paris est effectivement le seul exemple de l'histoire française qui montre à peu près ce que tu dis. Exemple noyé dans le sang par une machine de guerre trop contente en fin de compte de pouvoir justifier la répression interne par un conflit externe.
Bien entendu, les effets de ces événements ne sont pas que ponctuels et immédiats : à chaque fois, des changements à long terme des mentalités, institutions et rapports sociaux se sont mis en place. Mais là aussi il faut voir ce qu'ils ont apporté, et comment les progrès ont été démantelés de nouveau par la suite : 1789 a aboli la monarchie, mais on a fini par la restaurer par la Constitution de la Ve République, en presque pire... 1968 a inspiré et engendré, pendant des années, nombre de progrès sociaux, mais nous sommes justement actuellement en pleine restauration anti-1968 (selon l'intention déclarée très publiquement de notre Nain National, marionette du moment du Système MEDEF).
Donc, oui, le Système n'est à l'évidence pas réformable, et il faut une démarche révolutionnaire afin de le démolir et remplacer, et oui, les femmes évidemment y avoir un rôle égal à jouer et beaucoup de choses à gagner. Et sans se faire spolier une fois de plus peu de temps après, comme à chaque fois jusque-là (c'est ça que disait macdougal). Mais avant tout, il faut (re)construire la conscience politique préalablement à toute action en ce sens. Afin que le cycle révolution -> réaction/régression soit enfin enrayé un de ces jours. Ça demande l'invention de pensées et méthodes nouvelles. Une radicalité, comme tu le dis très justement. Et les femmes y ont bien sûr un rôle important à jouer, puisqu'elles sont la plus grande partie discriminée de l'humanité, nous sommes bien d'accord.
Mais ce dont tu ne tiens pas compte c'est que c'est beaucoup plus compliqué pour une femme de s'émanciper et de développer une telle conscience radicale et révolutionnaire que ça ne l'est pour un homme. Juste parce qu'elle est une femme et donc dressée à se subordonner à l'homme. Et je donne tout à fait raison à macdougal en ce qui concerne le sexisme des hommes révolutionnaires, je le vérifie très souvent sur pièces. La révolution commence par soi-même : pour les hommes, par la déconstruction de leur rôle social dominant indû, et pour les femmes, par la prise de conscience de leurs droits égaux et la mise en oeuvre de ceux-ci. Car on ne peut pas construire une société différente en conservant les anciens rapports de force, aussi (et surtout) entre hommes et femmes.
macdougal entièrement d'accord pour Thiers Vidal.
et le reste.
Ali , tu as raison, je rectifie : "une majorité des hommes et des femmes ".
macdougal (et les autres aussi, en fait) : lire http://www.spiegel.de/international... , c'est tout frais. Je trouve ça fort amusant (quand on aime l'humour grinçant) comme exemple de sexisme qui se veut son contraire... Ça fait vraiment "On vous offre un bout de pouvoircoem aumône, les nénettes, mais uniquement si vous continuez de marcher dans _notre_ système, dont nous gardons évidemment le contrôle absolu". Et c'est aussi une belle illustration pourquoi la lutte des classes contre ce système ne peut pas renoncer à se battre pour les droits égaux des femmes.
(Merci Macdougal
)
« 1789 ? Un système bourgeois à remplacé un système féodal, aux frais des prolétaires » :
Comment démontrer en très peu de mots une ignorance crasse de l'histoire. En 1789, le pouvoir était déjà aux bourgeois (transfert sciemment voulu par Louis XIV, au grand dam de Saint-Simon). Le système féodal, quant à lui était mort depuis au bas mot cinq siècles. Quant au prolétariat, il n'allait naître qu'avec la révolution industrielle, environ 70 ans plus tard.
Cantonnez-vous donc au féminisme, allez.
Je ne connais rien au sujet, par contre je sais que la provocation et l'insulte, indigne d'un adulte, rend assez pénible maintenant la lecture des discussions. Didier Goux, si vous êtes vraiment un écrivain, est ce que vous ne pourriez pas vous cantonner au sujet de la discussion, et pas faire dans l'attaque personnelle sytématique ? (surtout après l'heure de l'apéro j'ai l'impression).
J'ai insulté qui, là ? J'ai provoqué comment ? Je me suis contenté d'énoncer une chose que tout élève de seconde devrait savoir.
Voilà des expression inutilement agressives pour la discussion. Et vous n'êtes pas le prof ici.
Re-prière de ne pas nourrir les trolls...
Oui franchement, les délimitations scolaires permettant le label féodal ou prolétaire du troll réac du coin, on s'en cogne... et pour éviter que ça commence à me courir je vais peut-être changer de méthode.
@GouineMum: Je tiens compte de vos propos sur la condition toute particulière des femmes dans un processus révolutionnaire et j'ai pu, par moi-même constater, en effet, des archaïsmes sur la question des femmes parmi les "révolutionnaires"... A commencer par un Proudhon de triste mémoire et je le rappellais, malgré l'intérêt que je leur porte, les membres de l'IS recevaient peu de femmes et c'est sur un mode jaculatoire que Debord procédait à de fréquentes expulsions... Pour de plus anonymes fréquentés de très près ceux-là il n'y a pas de surprises. Les plus archaïques sont souvent les plus staliniens, les plus vulgairement politicards...
En référence à mai 68 je pensais surtout mcdougall à Deleuze. S'il s'est sciemment tenu à l'écart de l'action il n'a pas été inactif sur le plan des idées. Je pense à cette idée révolutionnaire du "devenir femme des hommes". Quarante ans plus tard, je vous l'accorde, s'il y eu un devenir femme des hommes il n'y en eu que pour la cosmétique... Mais l'idée de Deleuze a eu quelques portées. Notamment je pense à cette nouvelle génération de pères plus proches de leurs enfants que ne l'ont été leurs propres pères. Si Brel, dans les années 70, assurait que "la paternité est une vue de l'esprit" il se pourrait qu'il en aille désormais un peu plus autrement... Mais quels pères? Il est sans doute trop tôt pour préjuger de l'influence de cette nouvelle génération sur le devenir révolutionnaire de leur progéniture... Je suis, je vous l'avoue, assez sceptique...
Très intéressante l'idée de l'existence d'un pré-prolétariat avant même la révolution industrielle. Ce pourrait être un brillant sujet à développer, en montrant à quel point la révolution industrielle s'est servie de ce qui la préexistait pour qu'elle existe.
Les trolls s'en tiennent manifestement à des opinions "pré-cuites" (formule bblienne), ils sont en manque de créativité.
Il y avait plus d'intelligence et de vision dans cette affirmation de l'existence d'un prolétariat avant la révolution industrielle que dans le récit qu'on fait d'un cours de seconde... Conformisme à tous les étages jusque dans la lecture de l'histoire...
Isa : Juste pour clarifier : J'appelle personnellement prolétaire toute personne qui se trouve exploitée dans un rapport de force d'ordre économique (et donc engagée, bon gré mal gré, dans une lutte entre classes économiques ; cette lutte est habituellement initiée par ceux qui possèdent (plus) et se dirige habituellement contre ceux qui ne possèdent pas (ou moins)). Le prolétariat en ce sens existe depuis que la société humaine se base sur des rapports de force économiques, donc probablement depuis ses débuts. (Et les "révolutions" de type industriel ne sont pas une spécificité de l'ère moderne non plus : invention de la roue, de la forge, etc etc)
Mais bon, revenons à nos brebis heu... Barbies
Il est probable qu'au tout début il y avait la civilisation de la cueillette et qu'alors il n'y avait pas de systéme d'expolitation. La fin de cette civilisation là survient au moment où quelques hommes s'emparent du pouvoir et exploitent...
Je suis nul en histoire, mais j'ai la même vision que GouineMum. Dans ma version peut être naïve, il n'y a pas 36 manières d'exploiter les autres, et j'imagine que la féodalité s'est formée à partir de quelque chose qui existe toujours. Un peu comme dans une stratigraphie, chaque nouvelle couche reprend la déformation de la première. Esclaves, cerfs, prolétaires, les conditions s'améliorent peu à peu, mais la société n'est elle pas organisée un peu de la même manière, avec son aristocratie, ses petits seigneurs, et son prolétariat... et cette constance entre les femmes et les hommes ?
Je vois tous les jours que les grumeaux se reforment de la même manière.
Et pour moi c'est évident qu'il y a toujours une aristocratie, celle des grandes familles d'industriels. Et même si celle d'avant la révolution est censée ne plus avoir le pouvoir... on remarquera que 200 ans après la révolution, avoir une particule aide toujours bien à la réussite sociale.
Economiquement, je ne sais pas trop qui sont les petits seigneurs, mais socialement, j'en vois pas mal autour de moi, comme si nos modes de relation avaient pris le mauvais pli, de telle manière que la vie sociale se réorganise toujours de la même manière.
Pour en revenir au sujet, c'est vrai, j'imagine, que le système des rapports de dominations entre les différentes "castes", et celui entre les sexes, sont imbriqués l'un dans l'autre.... par exemple, c'est le pouvoir qu'on laisse à l'ouvrier d'exploiter les femmes, ça sert de fausse complicité entre le patron et son serviteur (c'est ce qui me fait aussi gerber dans les rapports entre les machos, il y a toujours un calcul économique).
"Le prolétariat en ce sens existe depuis que la société humaine se base sur des rapports de force économiques, donc probablement depuis ses débuts".
Certainement pas non, les rapports de force économiques ne sont pas l'origine des sociétés humaines..loin s'en faut ! Il semble que vous confondiez sociétés humaines et sociétés occidentales contemporaines ....C'est aussi ce que je vous reproche gobalement : croire à l'universalité de catégories de pensée socio-culturellement et historiquement construites, pour ne pas dire déterminées ....
Peut-être avez vous lu un peu vite, GouineMum n'a pas du tout dit que les rapports de force économiques sont l'origine des sociétés, juste que le prolétariat existe depuis que la société est basé sur ce rapport de force.
Je suis d'accord avec elle, les sociétés qui nous ont précédées sont inégalitaires au moins depuis au moins l'Age du Bronze, si ce n'est un peu avant. L'origine des sociétés, c'est quelques centaines de millier d'années avant.
C'est vous qui devriez relire Ali, je me permets d'insister : "Le prolétariat en ce sens existe depuis que la société humaine se base sur des rapports de force économiques, donc probablement depuis ses débuts" (soulignez "donc probablement depuis ses débuts"... de "la société humaine" donc) = les rapports de force économique (et le prolètariat donc) existent probablement depuis le début de la société humaine : c'est écrit blanc sur noir
La naissance des sociétés humaines et celle de la culture sont indissolublement liées au religieux, et à rien d'autre. Penser toute chose en termes d'affrontements économiques est un reste de superstition marxiste. Ça devrait passer.
Oui c'est vrai BBL, j'ai lu un peu vite. Mais je ne vois pas trop quelle importance ça a dans ce qu' expliquait GouineMum, qui est qu'on peut appeler "prolétaire" ceux qui sont asservis économiquement, depuis que les sociétés sont inégalitaires de ce point de vu là, bien avant la révolution industrielle. Et je n'ai pas eu l'impression que la discussion ai porté sur la naissance des sociétés, sur le religieux, etc...
(je m'excuse GouineMum d'avoir une fois de plus répondu a la provocation,... je ne suis pas encore habitué aux discussions sur les blogs, je me fait avoir bêtement...je vais essayer de me controler...)
Et le capitalisme est une nouvelle religion Didier Goux. CQFD.
Je ne vous ferai pas l'affront de rappeller le triste sort des habitants de l'Ile de Paques. Je me contenterai de dire que le capitalisme est cette religion qui à l'instar de la religion des habitants de l'Ile de Paques, conduira cette civilisation à disparaître... et pour le première fois et peut-être la seule de l'histoire, elle ensevellira la planète également....
Nul besoin d'être marxiste pour... le déplorer... Tant vous paraissez vous en réjouir
ali : Ahhh les hommes, toujours du mal à se contrôler et à se retenir !...
Non, t'inquiète, il n'y a pas de problème. Nul besoin de t'excuser, chacunE s'autogère ici : le prix de la liberté c'est la responsabilité, et celle-là tu l'assumes manifestement. Donc ça baigne pour moi.
A part ça : Dites, les trolls sous-doués/amateurs/débutants/bricolos, à part ne pas savoir lire ce qui est écrit et ne pas savoir argumenter de façon un tant soit peu cohérente, et sans parler de vos essais lamentablement loupés de détournement de sujets, vous savez faire autre chose ? Genre un tour de clown minable qui fait au moins rire la galerie des beaufs nullards de votre espèce (que même les Barbies ne prennent pas au sérieux) ? Ou vous occuper de vos propres oignons blogo(dé)formes ? Ou un petit marathon de causette dans le vide, façon feu Démosthène, histoire vous saouler des votre auguste Verbe solitaire ? Parce qu'avec moi, vous vous fatiguerez le demi-neurone chétif bien avant votre retraite imméritée, parole. Losers un jour, losers toujours... En bref : causez toujours, vous m'intéressez...
L'obession de la "Gouine Mum" pour les Barbies commence à devenir vraiment intéressante... La frustration point... Notamment dans le phrasé qui devient (littéralement) incompréhensible.
C'est curieux, cette panique de n'être pas à la hauteur (de je ne sais quoi), qui vous pousse à vous raccrocher à la première branche qui passe : Démosthène sur ce coup, l'immarcescible Deleuze pour l'autre clown d'Isa, etc.
Vous ne saurez jamais (je le crains pour vous et vous souhaite que j'ai tort) quelle impression de tristesse, de crasse ordinaire, de larmes mal séchées, de petits deux-pièces bruyants, de coups mal tirés, se dégagent de vos phrases écrites en mauvais français. On entend vos rots d'aigreur, vos désirs d'être ces barbies qui vous font tressaillir d'envie (lisez René Girard), vos trépignements de ne l'être pas.
Plus inquiétant : on comprend que, si se rouvrent des camps 'et il s'en rouvrira, vous les appelez de vos voeux), vous trouverez enfin une manière de redresser la tête : la Gouine Mum (entre autre) trouvera enfin sa raison d'être, dans son treillis kaki, le Mauser à la hanche, fière d'oeuvre pour la rééducation des barbies et des ignobles machos. Avec une belle vue du haut de son mirador.
"Et le capitalisme est une nouvelle religion" ...vous confirmez donc que les fondements du social sont bien plus religieux qu'économiques ou je ne sais quoi ... La secte des fumeux que avez formé ici en est une autre illustration ... Le religieux a aussi, hélàs, ses fâcheux avatars !
Qu'ils sont brillants... C'est à pâlir... Quel temps ils perdent... Ils s'imaginent sans doute servir une cause en perdant leur temps à haïr. Quelle frustration est la leur je n'ose l'imaginer...
Je retourne avec mes jeunes convives, l'âge de la beauté, boire de ces bons vins...
Didier Goux, tu es encore plus beauf et stupide que ce que je pensais, derrière ta mise en scène de pseudo intellectuel comique. Il t'aura fallu du temps pour sortir le discours sur les camps, et tu ne te rend pas compte que c'est toi qui as cette mentalité de nazillon, toi et ton gout pour les mots d'esprits arrogants et haineux.
Tu es un gros beauf, parce que le discours que tu nous sers ici est non seulement hautement prévisible (tu sais, à droite aussi les discours sont très formatés... et le gros de la substance est souvent assez risible, la manière dont vous analysez les discours du peuple de gauche -je dis peuple pour faire la différence avec les professionnels de la politique), mais c'est en général un peu plus fin. Pour avoir discuté pas mal de temps avec des libéraux sur internet, je trouve qu'il y a parmis eux des gens respectueux et intelligents, qui savent remettre les choses à leur place, juger vraiment sur le fond et non sur la forme. Bref, des gens plus intelligents que toi... même si bien sur, dans la culture de droite, il y a toujours cette manie assez abjecte de juger les gens sur la forme, comme tu viens de le faire, à propos de notre manière d'écrire (il n'y a que sur les forums de droite qu'on attaque par exemple les gens sur leur orthographe...et c'est bien une manière de remettre les prolos à leur place...ça me rend haineux).
Ce qui te perd, c'est que tu es un mégalomane, et tout ce que tu fais est dicté par cela, et ton métier est de te valoriser, c'est ton seul but dans la vie. Tout ce que je lis de toi est du verni pour montrer que tu as du style, mais c'est creux. Ca ne m'étonne pas que tu considère que l'art est quelque chose de "hierarchique"... c'est bien une mentalité de droite de ne juger les choses qu'en terme de supériorité etc...
Mais dans ta prétention à cultiver le bon gout, je te trouve très inélégant, parce qu'au fil des jours tu n'a pas voulu considérer que tu étions tolérant envers toi, et ça serai assez facile d'aller t'insulter sur ton blog, et j'imagine d'interdire ton accés ici... tu pourrais donc t'abstenir de nous insulter, c'est assez pueril... et surtout si tu était fin, tu respecterai le fait que les personnes autres que ta bande sont ici pour discuter chaleureusement, dans un endroit qui me parait assez privé... et de ce coté là, il me semble que les gens de droite revendiquent ce respect. Pour moi, personnellement, ça m'est assez insuportable de trouver ici des gens avec un discours de droite, je ne viens pas ici pour les affronter (nous on te fout la paix sur ton blog).
Tout cela, je ne te le dis pas à toi, parce que tu as l'air désespérement stupide, mais au public habituel de tes pitreries, qui ont l'air un peu plus responsable.... donc, si vous pouviez le prendre en charge qu'il ne nous emmerde plus... peut être le limiter en apéro.
Et je me fout totalement de l'air que j'ai à te répondre, .... comprend que l'on est pas du même monde, vous reprochez toujours aux gens de gauche la dégaine, le style, l'originalité etc... mais vous ne pouvez pas comprendre que ça n'a aucune importance pour nous. Je suis content ici de retrouver des êtres humains, et pas les images que votre stupidité en fait.
Et BBL "la secte des fumeux que vous avez formé ici"... vraiment, j'avais compris qu'on pouvait obtenir un doctorat en étant juste "scolaire"... mais aussi peu de facultés à observer, ça me sidèrera toujours (en bref, ça me décomplexe pas mal de ne pas avoir le bac...)
Sur le sens de "religieux", employé dans ce billet de façon équivoque, de même que celui de "rapports économiques", nous avons tous les élts d'artefacts rapides et impropres. Je renvois à la lecture des admirables travaux de P. Veyne.
Pour ceux qui cherchent à dégager un principe organisationnel primitif, tenir compte des aires ne serait pas un moindre mal.
Relations inter et extra-claniques serait une piste certes moins brillante, mais avantageusement plus heuristique. Faire remonter la révolution bourgoise au 15ème, c'est un anachronisme valant des coups de pied au c...
S'il fallait en arriver à une conclusion sur un tel sujet c'est que les trolls ont désorienté le débat. Entre nous il y avait, peu ou prou, un accord sur l'implicite, sans lequel toute discussion est impossible. Les trolls se jouent sans cesse de l'implicite, c'est leur terrain de chasse. Là où Goux et bbl sont moins intelligents qu'ils ne supposent l'être, c'est que ces deux imbéciles ont fini par se prendre à leur propre jeu et le désavoeu permanent de l'implicite conçu comme une passe d'arme est devenue une guerre ou sottement ils mettent en scène leurs propres caricatures. A ce jeu Goux est plus clown que ne l'est bbl. Il est moins habile parce que plus passionné. Cette passion c'est un mépris qui finit par ensevellir quelques unes de ces (rares) fines saillies, pour laisser place à un homme qui, vulgairement, comme le commun, à cette époque-ci surtout, donne dans l'excès dans l'auto-satisfaction. Ce qui finit par ne plus le démarquer d'un grossier professeur.
Est-ce une dimension féminine? bbl s'y prend avec plus de finesses maintenant que sa plaque gravée de ses diplômes n'y suffit plus.
J'ai passé quelques longs moments à réfléchir à ce site. M'est revenue cette phrase:
Elle justifie Mademoiselle de mon soutien. Encore.
Bon, c'est bien joli tout ça, mais on mange quoi ce soir?