Mal Baisée
Par Mademoiselle le 16/07/08, 10:12 - Le dictionnaire bilingue de Mademoiselle
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mal baisée, mal possédée, mal contenue, mal maintenue, mal éduquée, mal punie, mal attachée, mal dressée, mal élevée, mal domptée, mal féminisée...
Une femme qui conteste quelque chose, qui n'est pas d'accord, n'est pas une femme qui affirme une réelle idée contestataire, mais une femme qui est frustrée sexuellement : un bon coup de b... lui remettrait les idées en place.
L'expression "mal baisée", c'est comme un vaccin contre les éventuelles velléités contestataires, une petite piqûre de rappel... un concentré à la fois de :
Tu es un objet, à la sexualité passive (être baisée), un réceptacle, tu es donc très dépendante de notre bon vouloir (on peut aussi te baiser de force ma caille)
et de notre talent. Tu dois être tenue à ta place, et pour cela il te
faut un maître qui te donne le minimum vital (les cacahuètes du singe
en cage, le coup de b... pour cette petite animale.)
Il y a une norme du "bon baisage", celle que moi je maîtrise (type «petit ramoneur», qui ne s'encombre pas de fioritures – non viriles-)
Tu ne peux que réagir et non penser,
tu réagis par exemple à tes pulsions sexuelles non assouvies. La
traditionnelle animalité de la femme, plus proche de la nature que
l'homme...
Tu as l'outrecuidance de faire croire que tu peux te passer d'un pénis pour avoir une sexualité que tu dis épanouie... Je vais te faire aimer les hommes moi tu vas voir...
Tu n'entres pas dans les normes définies pour ta catégorie : tu n'as pas l'air de te sentir obligée de me plaire.
Tu es baisée, normalement, donc par un homme, c'est bien... mais tu es frigide, pas assez sensuelle, pas assez femme,
donc tu ne ressens rien et tu es frustrée, énervée. Peut-être parce que
tu penses trop ? Peut-être parce que tu ne te laisses pas assez faire ?
Peut-être parce que tu ne restes pas à ta place de femme ? Mon pénis est ton dompteur,
tu en as un peu peur et en même temps tu ne peux te passer de lui. La
terre n'est pas ronde, elle est phallique, et son centre c'est mon
caleçon chérie.
ET, double punition... Comme les femmes, objets et non sujets, sont définies -et se définissent- à travers leur mec.... Si on retourne un peu l'expression, il n'y a de mal baisée que s'il y a un mauvais baiseur. Il y a donc une double disqualification : En disqualifiant l'homme choisi par la femme traitée de mal baisée, l'expression souligne ainsi que la femme est inapte à se trouver de bons amants, inapte donc à une vie amoureuse « normale », à la vie de couple "épanouie", la vie "normale" quoi !...
Et en même temps encore on rejoint la définition des femmes en tant qu'objets passifs : si ton mec te baise mal, je vais moi te montrer ce qu'est un vrai mec : si un homme ne sait pas utiliser correctement un objet, un autre pourrait le faire mieux que lui, et l'autre c'est moi poulette.



Commentaires
Je découvre votre blog avec plaisir ! Supers billets... ça fait du bien : je suis tombée dessus parce que je cherchais quelque chose comme "femme qui ne veut pas d'enfants" sur google. Et là je me sens moins seule.
Bonne continuation, merci et a+
Bref, tout ça pour dire : ça m'arrive de dire "mal baisée" pour une nana, mais aussi bien pour des mecs ! Certains jours c'est aussi "t'as pas fais caca". Bref du coup l'expression ne m'inspire rien de sexiste
Wéé!
Et tu fais quoi pour aider les femmes (qui ont connu un certain libertinage) et qui se retrouve avec un grand AMOUR avec un homme (bien sur tout) mais qui est très coincé SEX . au point qu'il ne fait jamais de minettes??
En tant que trentenaire, j'ai pris sur moi. 4 ans après, Merci la Kata au lit.
@Zazo : euh... On n'est pas sur doctissimo, mais néanmoins, essayons.
Tu parles avec lui ? tu lui dis ce que tu écris ici ?
Aborde-lui ses fantasmes et assouvis-les-lui.
(bien sur tout) : Je ne peux m'empêcher de penser à la précision de l'automate auquel la Machine a programmé un langage. On a connu une langue de plus d'intérêt mais après Zazie est venue Zazo... et c'est pourquoi la seconde n'a pas les minettes qu'elle veut...
bonjour
merci pour ton blog, en fait ce matin j me suis fais insulter de mal-baisée en entrant dans une librairie pour aller chercher des cigarettes.
simplement car le libraire me di d enlever mon sac du friguo des glaces et moi j voulai juste prendre mes sous pour payer. C est pas dingue sa
Ensuite j suis partie et le mec me court aprés et me fait sortir du magasin com pour me taper et la il me di va te faire enculer ....
j suis degouté j sai pas comment porter plainte j aurai bien ete avec mon ex mais c est fini entre ns et j sai pas si j porte plainte si sa ne va pas se retourner contre moi car il faut donner son adresse.peut tu me conseiller.
j sais pas ton nom et j aimerai te connaitre et en discuter en ami.
@Kika : le gros problème de ce genre d'affaires, c'est que c'est parole contre parole en l'absence de toute autre preuve, et le juge prononce souvent une relaxe par défaut, parce qu'on ne peut condamner une partie sur la seule foi des déclarations du plaignant.
Si tu peux trouver quelqu'un prêt à témoigner (de préférence plusieurs), c'est-à-dire prendre quelques demi-journées ici et là pour faire une déposition puis aller à la barre, ton dossier sera déjà défendable. Évidemment des preuves matérielles seraient tout aussi efficaces, mais c'est difficile à produire dans ton cas.
Si tu ne peux pas trouver ces pièces, ne perd pas ton temps et ton argent dans une procédure qui n'aboutira probablement à rien et contente-toi de déposer une main-courante. La police prend ta déposition et la garde sous le coude pour le jour où. Soit si ça t'arrive à nouveau avec lui, soit si ça arrive à quelqu'un d'autre, ils ressortent le fichier et ça appuiera la plainte en renforçant la crédibilité des faits, donc les probabilités d'une condamnation.
Je ne suis pas juriste, mais dans ce cas, il est tout à fait possible que tu sois appelée à témoigner s'il conteste la véracité de la main-courante, sans que tu puisses ajouter ta plainte à celle des victimes (la prescription n'est que de trois mois pour les injures, à compter du dépôt de la main-courante ou du dernier fait de procédure).
Des associations pourraient sans doute t'en dire plus, j'espère que je t'ai un peu éclairée quand même.
S'attaquer à un commerçant qui a quelques relations dans une ville c'est s'exposer... Buralistes ou libraires, cafetiers ou gérants, ils n'ont à craindre que l'Etat (et sa police). C'est le rapport de force qu'il faut évaluer. La prise en considération du droit ne vient qu'après. Le droit ne sert qu'un rapport de force. En un mot si tu es dénuée de tous moyens, de toutes relations, de toutes places enviables dans la société, si tu évalues que ta position sociale sert bien moins les intérêts locaux que la position du libraire/buraliste, tu peux passer ton chemin.. et tu peux te contenter d'essuyer de nouvelles insultes quand tu reparaîtras. Il n'y a pas de freins aux collusions maffieuses et fascistes.