Spéciale dédicace à Lafâme
Par Mademoiselle le 08/03/10, 09:25 - Le dictionnaire bilingue de Mademoiselle
Filed under: Petite Rengaine
On va commencer par une spéciale dédicace à tous les crétins qui vont faire des blagues foireuses aujourd'hui 8 mars.
Préparez-vous, bande de femelles, ça va donner aujourd'hui. On va avoir droit à "la journée d' Lafâme, c'est pas le jour d'ouverture des soldes ?" ou "Chérie, aujourd'hui, c'est ta journée, laisse tomber la vaisselle, tu la feras demain", ah ah ah. Ah, ah, ah. Maintenant que la spéciale dédicace aux lourdauds est faite, passons donc aux finauds qui se croient au dessus du lot. Vous savez, celui qui croit qu'il est respectueux comme pas deux, fin comme tout, et surtout, au dessus de tout soupçon. Il ne PEUT pas être misogyne, parce qu'il est pote avec une féministe (mais elle est sympa), que sa nana a bac plus cinq, et que merde, il est de gôche.
Le petit gauchiste est assis en face de toi, c'est ton pote. Il est "très ouvert" et avec lui, au moins, pas de batailles stériles sur l'Europe, les "nécessaires réformes" ou l'insécurité : il pense comme toi.
Il est là, il boit sa bière tranquillement face à toi, lorsqu'il balance une petite blague sur les femmes, avant de se mettre à rire doucement, vaguement conscient de sa petite transgression (une blague misogyne à une féministe, quel talent !). S'en suit alors un silence gêné, qui a l'air de ta fa faute : toi, tu n'as pas ri. Quelle outrecuidance, Lafâme ! Tu aurais pu faire un effort. Au lieu de ça, tu réfléchis à ce que t'a raconté ton pote quelques jours plus tôt, lorsqu'il t'a décrit avec moult détails comment s'était exprimé le racisme latent d'un abruti.
Ton pote t'avait expliqué que la blague qu'il avait entendue était raciste, qu'elle ne dépassait pas le premier degré, qu'elle renvoyait Mohammed à sa case, à ses gènes de voleur, à son caractère de grand enfant indolent. Il était découragé par ce racisme persistant. Ce qui lui avait le plus donné envie de vomir à ton pote, c'est que Mohammed ait dû rire à cette blague. Ça, ça l'avait flingué. L'est pas con ton pote, il a bien vu que ce qu'on a exigé de Mohammed, par le rire, c'était de plier, de se soumettre, de s'humilier. Il a bien senti que c'est le fond du fond la soumission par le rire, que c'est un peu comme de se faire pisser dessus et se sentir obligé de dire "merci". Il ne s'agissait même pas de vie ou de mort, ni de garder un travail, non, Mohammed, il avait ri parce que s'il ne l'avait pas fait, il aurait eu l'air de résister, et qu'il n'était pas en position de le faire. Il sait tout ça ton pote de gauche, et s'il voit Mohammed ne pas rire à une blague raciste, la première chose qu'il lui viendra à l'esprit, ce n'est pas "tiens, Mohammed n'a pas d'humour". Non, il se dira au contraire qu'il faut beaucoup de courage pour ne pas rire.
Par contre, ton pote, il aime bien blaguer à propos des femmes, qui sont chiantes, quand même, un peu hystériques, pas malines ou scolaires, qui changent tout le temps d'avis, qui sont compliquées, jamais contentes, vénales, allumeuses, superficielles, ou trop émotives. Mais toujours pour rire. Alors quand il fait sa blague face à toi et qu'il ajoute "non mais pas toi ! t'es pas comme ça toi ! l'prend pas mal !", eh bien ton pote, amie femelle, tu trouves qu'il ressemble juste à l'abruti qu'aime pas les arabes sauf son copain Mohammed qui rit à ses blagues. C'est là que tu comprends que toi, c'est pareil, t'es un peu son arabe préféré, sa femelle élue : on se marre bien avec toi, pas comme avec ces connasses qu'ont pas d'humour. Sauf que toi, tu es comme tout le monde, tu n'aimes pas te faire pisser dessus. Et tu ne trouves pas non plus que ce soit une grande consolation d'être celle sur laquelle il ne pissera que trois gouttes, puisque dans sa grande mansuétude, il a décidé de t'élever au dessus des femelles du commun. Alors tu devrais dire merci, mais au lieu de ça, tu lui gâches son plaisir en lui disant à quel point ils te font violence ces poncifs misérables à propos de ton sexe, à quel point c'est pénible de ne pas pouvoir être tranquille avec tes potes, sans recevoir de temps à autre une vilaine douche froide. C'est en général là que tu redeviens une femelle comme les autres, ou pire, une féministe. Parce que c'est bien connu, les féministes n'ont pas d'humour.
Est-ce que ton pote comprend, lorsqu'il fait sa misérable blague, à quel point tu as envie de lui fracasser la tête sur la table de bistrot ? Si le mouvement féministe est un mouvement pacifiste, tu te dis aussi que cracher à la gueule, verser de la bière froide sur de viriles testicules ou envoyer des bouts de cacahuètes mâchées dans un éternuement à peine feint ne constituent pas des actes dangereux. Parce qu'en plus de ne pas avoir d'humour, les féministes sont de grosses dégueulasses un brin chafouines.
Si tu as déjà vécu cette situation, tu es prête à vivre un huit mars, jour d'apogée de la blague foireuse. Alors bonne journée à toi Lafâme, notre dernière spéciale dédicace te sera réservée ! On y ajoutera une pensée pour toutes les niaiseries qui vont être proférées dans les médias aujourd'hui, et toutes les Lafâmes qu'on va y voir :
- Lafâme et son sixième sens,
- Lafâme mystérieuse,
- Lafâme et son élégance,
- Lafâme qu'à pas de bol parce que son mari il est auvergnat donc violent,
- Lafâme exotique de tout là bas au loin qu'a pas de chance de ne pas être née française,
- Lafâme libérée qu'à vachement d'ambition et un attaché case signe que les choses ont changé,
- Lafâme et les nouveaux hômes qui sont vachement bien, métamorphosés et si fragiles,
- Lafâme bio donc moderne,
- Lafâme militante qui dit qu'elle est pas féministe mais pour l'égalité dans la différence, et vice et versa,
- Lafâme Yves Saint Laurent,
- Douze Lafâmes en colère,
- Lafâme blogueuse, ce nouveau phénomène,
- Lafâme plurielle, mère et épouse et amante et cuisinière et ménagère et consommatrice et amie et cousine,
- Lafâme célibataire donc qui déprime,
- Lafâme en noir et blanc qui s'est battu avant nous,
- Lafâme du MLF qu'heureusement elle a disparu parce qu'elle est allée trop loin,
- Lafâme L'oréal qui le vaut bien, et qui fait hihihihi !
- Lafâme de Sartre (un bonjour franc à touTEs les abrutiEs qui vont commencer leur reportage par "On ne naît pas femme, on le devient", mais qui n'ont jamais lu Le Deuxième Sexe.)
- Lafâme tout court, qui sera toujours Lafâme



Commentaires
Et si en tout et pour tout ce pote t'était attaché par un sentiment qui n'est pas celui de l'amitié? Si le désir s'était mêlé de comparaître dans son tribunal intérieur et qu'il ait jugé, non sans quelques raisons, qu'il resterait exsangue. Si l'imbécile, en fauteuil roulant, portait le poids de la disgrâce? Sa lourde blague aurait-elle aussi clairement à voir avec le plus commun des étrillages?
Ah! Vraiment.. c'est un postulat qui m'a toujours semblé calamiteux de croire qu'il puisse y avoir entre hommes et femmes des relations de pure poterie, sans que rien ne vienne en perturber le déroulement, "idéal", -presque "fictionnel".
Dirait-on du sexe que c'est aimer l'odeur de la merde? Ce qui règne en maître invente ses propres parfums. Ce qui ne règne pas subit les pestilances de sa propre frustration. Oui femme quelquefois tu as gagné quand vient une lourde blague. Tends l'oreille et vois s'il s'agit d'une discrimination "ordinaire" ou d'un cri du désir qui débonde et se casse la gueule et se frustre et pourri dans la fange très ordinaire du marché des plaisirs qui a su tirer avantage et à son seul profit de la secrète partie d'échecs entre la mort et..
Excellent texte Mademoiselle S. (comme dhab:-)
Et oui, le sexisme est la base de tous les racismes, de toutes les discriminations.
Et il est tellement ancré, fiché si profondément dans les mentalités qu'il peut jaillir n'importe quand, n'importe où et même là où on ne l'attend pas.
oui, Isa, le désir...c'est vrai, il y a ça aussi mais pourquoi cette incapacité à l'exprimer avec tendresse, sincérité?
par peur du refus?
ou simplement parce que question sexualité nous sommes irrémédiablement coincés..
Sexisme, sexualité bridée, détournée, "marchandisée"... tout cela va ensemble...et c'est tout à repenser.
@Isa : rhô dis donc, et si la blague sur Mohammed n'était finalement que l'expression d'un maladroit désir d'honorer la diversité ?
@celeste : merci !
bravo pour ce texte ! oh oui le sexisme ordinaire est aussi puant, et présent, que le racisme ordinaire. je me souviens de mon ancien mec, hyper cultivé, carrément pas macho, et que j'adorais pour ça, mais avec qui je m'étais engueulée un jour parce qu'il ne comprenait pas le concept du "viol conjugal" !! ce jour là le réveil a été rude, et amer..
Je suis désolé, attristé, blessé par autant de haine des hommes...
Heureusement que toutes les femmes n'ont pas vis-à-vis des hommes le même ressentiment...
Blague sexiste bon d'accord ça excuse pas et tout ça, mais enfin est-ce que ça veut dire qu'on ne doit absolument pas faire de blagues sur aucune différence (ou supposée telle) même si en fin de compte, le préjugé n'est qu'un pretexte ?
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'un truc comme la fameuse pub détournée des Nuls, royal rabbin, ça passerait pour du racisme. Est-ce que c'en était ? Je suis pas convaincu.
Mais comme je le dis souvent, faisant partie des "descriminants" (blanc, male, hétéro, etc) je n'ai aucune idée de la façon dont on subit la discrimination (je ne peux qu'essayer de m'imaginer, et c'est pas ...) donc peut-être qu'avant de me pêter les dents on pourrait juste m'expliquer ? Ouais je sais c'est chiant. et puis aussi c'est facile à dire.
Enfin sur le fond je suis d'accord que l'égalité elle est pas là et que c'est pas demain la veille... tout de même je me crois de bonne foi (et seul pour en juger) alors que finalement des fois j'ai un peu l'impression que c'est un peu comme la psychanalyse (tu est pas bien - si ! - mais non tu es pas bien, la preuve c'est que tu nies) et je trouve ça moyen.
Ok, aucun rapport, je divague. Mais par contre, une journée de la femme quelle blague ! quelle hypocrisie !
azterix :
Non mais , vous les avez déjà entendu les mères célibataires, les vieilles filles frustrée, les femmes en manques de reconnaissance, casser du mâle à tour de bras, à coup de blague sexiste et de "les hommes ils ...." . Comme si les hommes , c' était une entité en soit . Non et non , et pas plus que les femmes. Je ressemble plus à certain hommes qu'a certaines femmes ( je ne parle pas de physique) , j' ai des amis mâles , des amis femelles, je vis avec un homme qui me respecte, et qui respecte les femmes en général, comme il respecte les hommes. Je ne comprend rien à votre hargne ... Les femmes sont ce qu'elles veulent bien être dans le regard des hommes, dans la plupart des cas et il faut vraiment arrêter la guerre des sexes. Si vous vivez avec des blaireaux machos , changez-en ! C'est simple !
Excellent comme d'hab ! (Je sais, celeste l'a déjà dit). Et comme d'hab zéro recul dans les comms des garçons à qui tu as encore fait de la peine, mauvaise !
Très jolis, les mouchoirs sur fond bleu. Finalement, t'es compatissante
non mais c'est vrai, on ne parle pas assez de la difficulté du dominant, seul, errant, souffrant de son incapacité à être drôle sans avoir à ramener le noir à sa case et la femelle à ses ovaires.
vl a gagné un porte-clef ! La solution était si simple, comment ne pas y avoir pensé avant ? Merci vl ! Et justifier le sexisme des hommes par le sexisme des femmes, ça me rappelle le coup du "ouais mais le racisme anti blanc, hein ! hein aussi ! bon, alors je dis c' que j' veux sur Mamadou ! On est chez nous merde !"comme disait mon pôte momo ( mohamed pour l'état civil, marocain de naissance ) "ben on est pas différents, hein, on revendique le droit d'être des cons comme les autres ! " ...
donc on célébrera la journée de Lafâme comme on célébre Noël, la journée du vélo, la minute d'éteignage des lumiéres pour sauver les nounours blancs ( tain de racisme anti grizzli !!! ) des petits zinuits , la journée de l'I-phone, là fête des secrétaires, la journée "j'aime ma boite", et j'en passe ...
Taiiiiiin ... et si , au lieu d'être l'avenir de l'homme , les gonzesses étaient juste des zomosapiensapiens comme les autres ?? dans une société à la mord moi le noeud qui fait pas envie ...
Pasque , des pôtes de gôche , on en connait tous , qui sont des gros cons ... y en a même qui sont de grosses connes ...
Bonjour Mademoiselle S, Isa et Céleste !
suis content de viendir vous lire !
ça fait plaisir !
ben si hein, parce que ben moi, j'ai pas de "potes" de quelque genre que ce soit, du fait que ben je ne bois pas de bière, j'ai pas de religion, je n'ai pas grand chose quoi, même plus de désir, donc forcément, hein, ça craint ! j'ai même pas d'humour, donc je dois être soit féministe, soit un truc pire que communiste !
et en plus, j'ai pas la télé, donc c'est sur des sites dans le genre du vôtre que j'apprends par exemple qu'il y a une journée de LaFâme !
Bon : pourquoi y'a pas de journée du RSA ?
ben si hein !
ou du chômeur ?
ben quoi !
p'is aussi une journée des katastrophes naturelles !
j'ai appris sur des sites internet que y'a des katastrophes naturelles !
dingue ça !
je pensais que la pluie, le vent, les vagues, tout ça quoi hein, les avalanches, les inondations, les transgressions marines, les cycliques d'assèchement continentaux, les taches solaires, ben ça faisait parti des trucs qu'arrivent de temps en temps sans demander la permission à personne hein !
ben non !
c'est comme LaFâme ! faut que ça demande une permission de pas gêner la liberté individuelle phallique sacralisée en le concept divin et créateur !
Bon, j'ai pas non plus de pote genre Mohamed.
j'ai pas non plus de pote nana hein, vu que j'accepte pas de faire de gosse dans un monde comme ça, et qu'en plus je suis vieux, j'ai perdu mes cheveux sans pour autant me raser le crâne et me plier à la mode masculine et que y'a belle lurette que je suis convaincu de n'avoir aucune affection à attendre d'un être humain...
bon, ben je rejoins bien Céleste sur l'idée centrale que le sexisme est à l'origine du reste. mais je l'aborde d'une autre façon : ce que j'ai expérimenté dans les relations sociales, du temps où j'en avais, c'est qui voudrais d'un homme qui ne soit pas jaloux du pouvoir de génération féminin ? ben oui, pour désirer, être reconnu comme désirant dans ce système, faut convoiter quelque chose.
Moi je convoite pas ça.
Je ressens directement le corps de l'autre, sensuellement, je sens le nuage de phéromone dans lequel j'entre et qui émeut mon système physiologique.
et là, je regarde ce que je ressens.
ça jette un froid.
Alors je rejoins, me semble-t-il, ce que soulève Isa, autant sur le désir que sur l'odeur. sauf que pour moi, ce n'est pas une odeur de merde.
c'est un signal, une expression du corps de l'autre, de sa réalité propre qui se passe de tout genre parce qu'avant tout je la sens animale.
sauf que voilà.
l'autre réalité est humaine, donc culturelle.
donc ça colle pas.
c'est effrayant.
et je regarde cet effroi !
avant d'aller chercher l'espace bleu entre les nuages de la journée du monde.
@Mademoiselle: il est dommage que tu le prennes ainsi. Avant tout il y a un préambule tacite à mon intervention et ce préambule c'est que j'apprécie ta contribution. Que rajouter à ce très juste "Il a bien senti que c'est le fond du fond la soumission par le rire"? Ne rien rajouter mais bien évidemment acquiescer qu'il s'agisse des femmes, du racisme ou de toutes autres formes d'ostracisme. Mais je n'ai jamais considéré qu'être femme était une maladie. Tout au contraire et je suis en général de l'avis de Moravia, la puissance érotique des femmes surpasse, de loin, celle des hommes.
Et pour répondre à céleste qu'est-ce qui empêche d'exprimer ce désir, c'est quelquefois la lassitude et une réponse toutes les fois blessante très attendue. Il y a des hommes qui vivent dans une misère sexuelle et affective qui se compte en décennie et c'est un sujet dont on ne peut pas faire l'économie quand on évoque les rapports femmes et hommes d'un point de vue féministe. Parce que la conséquence irrémédiable de mettre les hommes dans le même panier, de ne pas tenir compte de l'avertissement de Pascal ("ceux qui disent les mêmes choses ne les possèdent pas de la même manière") c'est de précipiter et de renforcer justement les fondements du marché des plaisirs et ce faisant d'accentuer les violences et les discriminations. Car enfin, et c'est ce que l'on voit avec plus de persistances, des privilégiés et des indigents, une séparation accrue qui favorise le règne certaines formes de pouvoirs (la beauté, l'aisance que confère l'argent) et qui cantonnent des puissances (la droiture, la bienveillance) à un rôle de substitut de l'amour: la confidence. Pour parler clairement et c'est ma propre expérience, le désir se sépare de la parole. Dans le règne animal il n'y a pas de paroles...
@lou passejaïre :
Merci !
Marin Vidberg propose d'attribuer des points “blagues de beauf de la journée de la femme".
A lire ici : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2010...
@Isa : euh... je suis intéressé pas votre contribution globale sur cette idée du marché du plaisir ou de la séduction, ou du capital symbolique des uns et des autres.
mais je ne suis pas sûr que l'idée que la puissance érotique des femmes surpasse celle des hommes.
moi ce que j'observe, c'est que le discours idéologique latent du patriarcat phallocrate fait de l'homme un objet sexuel ! et c'est ça que personnellement je n'ai jamais intégré, incorporé, incarné.
ensuite, à l'observation de ce que représentent les hommes dans l'esprit de bon nombre de femmes, il m'a semblé que même si tout est fait pour normaliser voir gommer le corps de l'homme, qui se doit d'être des plus caché par le vêtement très uniforme, ben justement, il en acquière une puissance suggestive très forte !
bon, je sais que cette idée n'est pas vraiment partagée par grand monde. et que là encore, même si quelqu'un semble dire la même chose que moi sur le sujet, ben l'avertissement de Pascal est très pertinent, du fait que ce que je dis est très dépendant de mon expérience personnelle...
@ isa ...
"la puissance érotique des femmes surpasse, de loin, celle des hommes." ... euh ... t'es sure de cette généralité ? que c'est pas encore une construction ?
pasque je connais des culs de mecs infiniment plus émouvants , pasque vivants ... que bien des plastiques courant aprés la "perfection au féminin" et courant tellement vite que ... remarque , coté cul de mecs, c'est en passe de partir en vrille aussi , à grands coups de "parce que je le veau bien ... meuuuuhhhhhhh " .....
Hihihihi ! + *secouage de cheveux* (pour exprimer le plaisir pris à lire ton article)
Bonjour Paul! Je salue votre intervention
Le problème avec Elisabeth Badinter, c'est qu'il n'y a que des femmes comme mademoiselle qui s'en emparent. Des femmes éduquées, cultivées, bac+5 de gauche, qui sont parfaitement intégrées socialement et ne subissent pas de discrimination, parce que bien souvent les discriminations sont autant sociales que génériques. La mère de famille qui fait le ménage dans les bureaux des immeubles de la défense, elle n'a jamais entendu parler d'Elisabeth Badinter, ni de féminisme, et elle elle doit se manger tout les jours dans l'ordre ses gosses, son gros con de patron(ne), et son gros con de maris. Mademoiselle, elle n'ira jamais se coleter avec un mec de ce genre, elle cherchera au contraire un bac+5 de gauche, sympa comme elle, et qui ne lui fera subir aucune forme de domination, elle aura plutôt même tendance à lui imposer la hargne de sa domination critique et aigrie. Ce brave garçon qui n'a pas bien saisi que la condition de sa copine Mademoiselle bac+5 doit faire l'objet d'un combat de chaque instant fera peut être un jour une bonne blague sur les femmes (mais du même niveau que la blague sur le beauf, il y a aussi des blagues sur les hommes, qui renvoient à l'ouvrier crasseux qui roule en 405 et boit du pastis, mais qui n'indisposent pas mademoiselle, chacun son petit racisme, ca le fait bien de délirer sur les beaufs entre copines, alors que ca revient souvent à délirer sur les pauvres), et il n'aura pas assez du reste de la semaine pour le regretter, se verra assimiler au raciste qui, de gauche par devant, n'attend que l'occasion latente de manifester ses mauvaise tendance à la faveur de la journée de la femme. Mais plutôt que d'aider des femmes en difficultés, j'imagine que mademoiselle préfère stimatiser les bac+5 de gauche à la misogynie rentrée, qui n'en feront de toute façon jamais assez pour mériter ses bonnes grâces. En définitive, mademoiselle aura raison, mais seule, sur le tas de ruines de son couple bousillé par un féminisme primaire et sans nuance.
Vous avez oublié :
Lafâme qui a de la chance parce que son mari participe au ménage
Chère Mademoiselle entrailles, je lis vos articles dans CQFD, sur rezo net, pour être franc je les trouvent rarement pertinents et surtout pas drôles, vous êtes la Isabelle Alonso de Siné hebdo; que de clichés et d'images réductrices vous avez des hommes.
@senso : tu oublies les cadavres de mes enfants congelés, que j'ai demandé à ma femme de ménage de mettre dans mon énorme congélateur de luxe -plaqué or-, juste à côté de la dépouille de mon grand père garagiste (que j'ai tué par honte et haine de mes origines sociales).
Ceci dit pour mon mec, tu as visé juste, je suppose que ce sont ses hurlements qui t'ont mis la puce à l'oreille ?
@lulu : ah oui, je l'avais oublié celle là !
@bettypage : Une solution à ce problème, quand tu croises un article estampillé Mademoiselle, tu fermes les yeux, tu décales la tête et tu les ouvres sur un autre article. normalement ça marche, et ça t'évitera un méchant trou dans l'estomac.
@Mlle S. : merci pour mon ulcère, je vous laisse à vos papotages stériles.
@bettypage : Excellente journée à toi. (visage crispé, contenant sa haine des hômes)
@Mademoiselle: J'admire tes réponses de fer aux sacrés conneries de senso et bettypage....
bettypage qui prend un pseudo féminim pour tromper l'ennemi et se trahit parce qu'il ne sait pas décliner franc en franche, est un peu de ces petits loustics qui ne connaissent les idées que par la télévision... C'est à dire qu'ils ne connaissent que le mensonge de l'idée, sa parure la plus vulgaire et la plus meurtrière...
Quand à senso il a dépassé la télévision pour faire la devanture des enseignes fnac. Il y trouve un Badinter, il croit tenir là le livre subversif de référence chez les fémininistes et le seul ouvrage qu'ait jamais écrit une femme... C'est un petit esclave de la cuculture surmédiatisée, avec des références psychologiques, humaines et intellectuelles nécessairement réduites au produit de consommation d'usage courant, celui qui sert à se torcher le cul en d'autres circonstances. Senso est l'ami des ouvrières, des balayeuses parce qu'à ces ignorantes il peut opposer qu'il connaît sa Badinter. Les portes de la baise s'ouvrent ainsi. Quelquefois il s'émeut. Perlent sur ses paupières d'intellectuel la larme la plus émouvante: "j'ai baisé une ouvrière, que je suis bon!".
Il y a une douleur qui n'est jamais éteinte chez senso : son pouvoir d'achat sur le marché des plaisirs cantonné aux ouvrières, il est frustré de l'amour qu'il concevait jadis pour une éclatante jeune fille, cultivée, à la personnalité affirmée. Elle s'est refusée à lui et il n'a vu dans ce refus qu'une discrimination de classe sociale parce qu'il rame tous les mois pour boucler son budget. Il ignore tout à fait qu'en plus d'être cultivée et d'avoir beaucoup de personnalité la dite jeune fille n'était pas idiote... et lui l'était...
Nietzsche eut au moins l'élégance de sombrer dans la folie pour Lou Andreas Salome...
"est-ce que ça veut dire qu'on ne doit absolument pas faire de blagues sur aucune différence (ou supposée telle)" ? demandait un intervenant plus haut. Je crains qu'il faille répondre oui, à lire de tels billets. Senso a raison : il y a aussi des blagues sur les hommes, forcément volages, puérils, qui adorent le foot et les bagnoles... Finalement, Lafâme existe-t-elle seulement ? Si oui, on doit pouvoir trouver des défauts et qualités plutôt, en gros et général, féminins que masculins, et vice-versa pour les Zoms. Mais on ne devrait pas en rire, jamais. Ou alors Lafâme n'existe pas, ni le Zom : ils sont tous deux humains et il n'y a aucune différence, sauf culturelles. Vaste débat.
@Isa : Bah, j'ai de la tendresse pour Bettypage qui n'arrête pas de rafraîchir la page du site dans l'attente des commentaires en réponse au sien. Il doit aimer les papotages stériles.
Tu sais mademoiselle, le problème des bac+5 plutot sympas et sensibles, qui font ce qu'ils peuvent, ne ne sont pas les hurlements que leur feraient pousser toutes les mademoiselles, ce n'est pas qu'ils sont cons, ou racistes ou faux derche, leur vrai problème c'est qu'ils sont à mi-chemin, précisément. Ils ont fait une partie de ce qu'il fallait faire, et sont donc les cibles toute désignées de la hargne féministe. Les mademoiselles ne voudraient pas d'un gros male bien torero, ca les fait vomir, ca ne tiendrait pas 24h une affaire pareille, alors elles se contentent d'emasculer ceux qui restent, les moins cons justement, mais qui le sont encore juste assez pour faire l'objet d'un tel traitement. Tout le problème vient de ce que les mademoiselles aussi font vomir les toreros, qui veulent des vraies femmes, pas des connasses féministes. Alors que leur reste-t-il pour se chamailler, les bac+5 un peu sensibles. Et ce sont eux, les seuls qui se soient donné le mal de faire un effort pour quitter leurs trop mâle condition qui paient la facture des vrais gros cons à qui on se garde bien de faire la moindre remarque (mais qu'on ne néglige pas pour autant, parce qu'une expérience un peu brute et animale de temps en temps n'est pas à exclure n'est ce pas). Ou pire encore, on leur demande parfois d'être des vrais mecs, parce qu'ils ne sont pas assez résolus, pas assez mademoiselle. Celui qui a trouvé la bonne expression pour dire ce mal être des bac+5 sensibles, c'est Fred Musset sur son blog, il les invite à devenir homos pour ne pas finir fiottes. J'ajouterais pour ne pas avoir à subir toutes les mademoiselles qui se sont trompé de cible, parole de bac+5. En fait, quand je lis mademoiselle, j'ai presque envie de redevenir un gros con, pour ne plus avoir à subir ca, je serais alors comme dis René Char, heureux comme un oenuque qui viendrait de se faire rembourser.
ah ben alors ! moi aussi je rafraîchis les pages du site dans l'attente désespérée de réponses vachement admiratives à mes interventions absolument géniales et visionnaires !
en plus je suis un vieux con bac +5 plusieurs fois et de gôche en plus et sympa tout ça pour un prix promotionnel défiant toute concurrence !
mais bon...
j'ai pas de capital symbolique sexualisé très fort, alors évidemment...
http://www.ladepeche.fr/article/201...
Où l'on vit Bettypage armé d'une matraque.
Ce qui étonne dans cet article c'est l'étonnement des manifestants à propos de l'intervention violente alors qu'elles manifestaient justement contre les violences faites aux femmes. Il semble qu'elle n'aient pas encore compris toutes les implications de la violence d'Etat, quotidienne (pas seulement policière), dans les violences faites aux femmes...
Je trouve pour ma part que cette progression des haines et ces manifestations de violences plus fréquentes affirment plus clairement d'où elles viennent. Il suffit juste de relier les faits entre eux mais la logique, il est vrai, n'a pas été (volontairement) enseignées...
Eh ben décidément, faut sortir les mouchoirs aujourd'hui. On peut plus rire de rien. Les noirs, terminé, les arabes, terminé, les homo, bientôt... ran. On n'est plus chez nous hein.
@Isa : Merci pour le lien.
@paul :
@ Paul: "j'ai pas de capital symbolique sexualisé très fort, alors évidemment..." C'est excellent Paul.
Fred n'est pas Alfred et ce Musset là ne fait que reproduire la société de classe. Il défend la sienne. Soral l'a fait dans un style boxeur tout en cogne.
Je ne me sens heureusement pas bac + 5 et si pour toute identité vous n'avez Musset et Senso qu'à faire valoir cette triste prérogative, je m'abstrais immédiatement d'entre vous, d'autant que vous serez poignardé par vos amis bac + 5 quand passera la prochaine poupette...
Les féministes acariâtres et récriminatives, personne n'a envie de les baiser. Il faut arrêter la parano, se détendre un peu, la vie est belle, les oiseaux chantent youpi !
@Senso: J'adhère. Je pense que tu vises juste.
@Paulos : Oh non ! j'avais tellement envie de toi... mince !
Et personne pour dire à Mademoiselle que si elle est énervé, c'est à cause de ses ragnagnas ? Pff, les trolls ne sont plus ce qu'ils étaient. Bon y'en a qui arrivent à faire du racisme anti bac+5, c'est déjà pas mal... Cette façon d'amalgamer tout et n'importe quoi pour en faire une bouillie... (qui a invité Badinter dans cette histoire ?!)
Enfin, si ça réagit pareillement, de façon outré à un article qui n'est pas outrancier, c'est qu'il y en a au fond d'eux qui doivent pas se sentir si propres que ça. Ou alors qui ont beaucoup de temps à perdre alors qu'il y a des choses tellement plus importantes à dénoncer visiblement.
@Joli Nux : la parodie de pub des nuls n'a pas (dans ma mémoire) de caractère essentialiste et stigmatisant vis à vis des juifs (ou alors je capte pas en quoi).
Pour l'explication, rien de tel que l'expérience : habille-toi en femme le temps d'une journée, laisse-toi pousser les cheveux ou perce-toi une oreille, ça donne en général un bon aperçu de la lourdeur machiste ambiante.
De mon côté je suis plutôt content, j'ai une collègue qui rentre de vacances en Indonésie, le sujet de conversation pour la journée était tout trouvé, on a évité les blagues vaseuses...
Notez que pour Senso, "se faire emasculer" consiste à ne pas rire à une blague sur les blondes et à refuser ses avances. Je vous jure monsieur le psychiatre, je ne rencontre que des folles.
Va lire l'introduction à ce site pour y trouvé brocardé l'imaginaire de la « belle enragée des barricades » sortie de l'imaginaire érotique du même personnage.
C'est quand même dommage qu'on puisse plus rire de rien sans être considéré (en douce bien sûr) comme un petit facho.
Non les blagues sur les arabes ne servent pas à humilier ou à rabaisser Mohamed, elles servent à faire RIRE. L'arabe voleur, le noir à grosse bite, le belge idiot et la femme hystérique ce sont des clichés qui servent à faire RIRE, à détendre l'ambiance, à réchauffer les relations.
Mais pour savoir rire des autres il faut aussi savoir rire de soi. Et dans nos sociétés individualistes les gens ont une telle estime de leur petit nombril qu'ils ne supportent pas la moindre moquerie. Du coup, ils ne rien plus des autres. Ils ne rient plus du tout...
@azterix : woa, violent la provoc@vl :
@Mlle S. : moi aussi j'en crève mais la vie est ainsi faite !!
@Paulos : t'en crèverais si tu y arrivais, mon vagin est denté ! à la place du col, y'a ça :
Bon, j'ai du boulot, j'arrête les conneries.
Beep-Beep et le Coyote, je trouve ça très drôle, pourtant on n'y dénigre ni couleur de peau, ni religion, ni sexe, ni rien. Je dois pas avoir le bon humour.
Certains commentaires plus hauts oublient que la feministe intello Bac+5 (ou pire encore...) peut s'accoupler éventuellement avec un homme Bac+5 et pire, féministe, intelligent, sensible, ni dominant ni dominé, et ravi d'avoir une interlocutrice, amie, partenaire, plutot que bobonne à la maison.
Que par conséquent, les commentaires agacés de Lafâme féministe, qui a évidemment choisi son ou sa partenaire comme ci-dessus, ou presque, ne visent pas systématiquement avec haine ce ou cette partenaire adoré-e, mais avec agacement et lassitude les putains de mecs arrogants ou inconscients des copines qui en bavent matin et soir à la maison, en essayant tant bien que mal d'etre pro dans leur job de cadre bac+5 éduquée.
Alors évidemment, les ouvrières à temps partiel, précaires, mariées à des gros beaufs ce serait pire à la maison?? (Au passage la violence conjugale n'est pas l'apanage des milieux populaires. Quel mépris du beauf! Le chef d'entreprise cotée en bourse peut avoir des instincts dominants et violents, même avec une femme polytechnicienne)
Donc, bref, on n'a pas à se plaindre...
Et puis tant qu'à faire, font chier ces partis et syndicats de gôche qui luttent pour des avancées sociales, alors qu'il y a la pauvreté dans le tiers monde...
Bref, si je comprends bien, la femme éduquée bac+5 de gôche a déjà bien de la chance et ne doit surtout pas revendiquer l'égalité professionnelle et conjugale?
Et son pote de gauche qui aime le peuple ne doit pas protester contre le petit Nicolas, qui est un grand démocrate, comparé aux dictateurs affreux ailleurs...
Quant à l'humour, les féministes de base peuvent aussi ricaner bêtement à des blagues de cul complètement nulles, c'est le sexisme de base qui bloque le rire.
Le bac+5 a sacrifié plus qu'on ne le croit pour réussir ses études
cela a un impact sur sa vie sociale, sur son passé, l'avenir, le ressentiment.
N'oubliez pas.
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Les gens sont remplis de contradictions, ils se débattent entre leur moralité et leur désirs et l'idéal qu'ils aimeraient atteindre.
Acceptez le, mais ne vous laissez pas faire.
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j'ai appris qu'il y avait la journée de Lafâme ici, les discussions et tensions que j'y vois sont intéressantes.
Mademoiselle, y'a un problème grave. Ça en fait deux qui apprennent ici qu'il y a une journée de Lafâme....
Je crois bien que tu devrais écrire un rectificatif ;-DD
@Paulus : le problème c'est que je ne suis ni voleur ni hystérique, ni noir, ni idiot et que du coup je ne ris pas.
Les Monty Python ont des sketch mémorables sur la vulgarité française, ils étaient drôles et originaux.
Coluche a passé sa vie à être grossier et faire des blagues de bistrot, mais ses blagues étaient racontées avec bonheur. Il avait aussi, toujours un petit mot pour chacun.
Comprenez avec qui vous êtes, soyez l'ami et non le blagueur du coin, et vous verrez, l'humour sera partagé comme jamais.
Et donc? Finies les histoires du belge, de l'américain et du français sur une ile déserte? Du fou qui repeint son plafond? Sous prétexte qu'elles prennent pour cible une identité quelconque?
Retournez voir ce qui se faisait dans Hara-Kiri et dites moi si j'ai encore le droit de trouver ça drôle...
Quoi qu'il en soit, la journée de la femme ... ben, ce n'est pas en trouvant une journée par an que l'on fait avancer les choses ... D'où l'intérêt de prendre un peu de recul sur tout ça
sans oublier qu'il y a à faire, certes.
En dépit de la caricature très forcée voire exagérée (car pouvant tout autant se retourner de l'autre côté), j'ai bien bien rigolé ;))
Ce texte est drôle, enlevé et bien écrit, dommage que sur le fond il soit juste triste, aigre et bête.
Tiens, des grosses blagues bien lourdes à l'occasion de la "journée de lafâme", j'en ai commis quelques-unes et je les revendique sans honte. J'y vois pour ma part du clin d'oeil à mes copines lafâmes et non pas un quelconque -isme - mais faut dire qu'un truc aussi idiot qu'une journée de lafâme est l'idéal pour attirer aussi bien les vannes "à clin d'oeil" que les vannes réellement sexistes, tout comme l'invention d'une "journée du Noir" ou d'une "journée de l'Arabe" attirerait aussi sûrement des avalanches de vannes racistes - et également de clins d'oeil, en tout cas moi je ne me priverais pas.
Franchement, y'en a pas un peu marre de ce positionnement en éternelles victimes, Mademoiselle ? Personnellement, les victimes éternelles ont tendance à me casser sérieusement les couilles - si j'étais de l'autres sexe elles me piétineraient sans doute les ovaires.
Et pour être homme et avoir mille fois entendu, subi, été cible (souvent mais pas toujours consentante) - comme relevé plus haut - de vannes sur "Ah les hommes !" faites par des femmes dès que le mâle est en minorité, parfois avec vacherie, souvent avec tendresse, souvent avec amour (tiens, j'en ai encore essuyé pas mal ce week-end, ping-pong drôlatique entre ma compagne et sa fille, étrangement les deux m'aiment et je les aime aussi...), je n'ai jamais songé à hurler par principe au crime sexiste, non...
Faudra bien finir par se rendre compte que l'espèce est composée de deux sexes qui ne sont pas grand-chose et n'iront nulle part l'un sans l'autre, ont dans la majorité des cas fort peu de chances de jamais connaître un réel bonheur l'un sans l'autre, que c'est comme ça, et très bien ainsi.
Quand je lis ce genre de texte, outre l'appréciation que j'ai pour l'intelligence toute intellectuelle de mademoiselle et le brio avec lequel elle joue avec la langue, le sentiment majeur que ça provoque en moi est cependant un mélange de frisson dans le dos et de tristesse à la mode du "pourquoi tant de haine ?" et qui me fait renvoyer le "politique" au "psychologique"...
M'enfin bon, j'ai pour ce qui me concerne le bonheur d'avoir pour compagne une femme qui comme moi se délecte de nos différences et de notre complémentarité en tant que sexes et en tant qu'êtres, et ça fait belle lurette que j'ai déduit que pour vivre heureux il suffit de se tenir à distance raisonnable de ceux qui ne voient partout que pommes de discorde, motifs de combats et de haines... quelles que soient les raisons très personnelles qui sous-tendent leurs croisades à prétentions universelles...
J'ajouterai enfin qu'il est dommage d'avoir tapé direct à bras raccourcis sur Senso (ça, ça va être pour moi héhéhé...) qui ne disait pas QUE des conneries, mais plutôt des choses à la fois sensibles et sensées...
Allez, je me déchausse, me passe la chemise et la corde au cou, et hop ! je poste !
@Tto : bien vrai ça pourquoi il y aurait qu'une journée pour les femmes ? et les 364/5 autres c'est pour qui ? les trous duc' ? C'est pas notre journée plus que celle des autres, peut-être si on faisait une journée du Respect, pour rappeler qu'on est tous différents et que c'est ça qui est bien, on n'aurait plus besoin de toutes ces journées à la con.
D'ailleurs on s'en fiche mais ça remplit les journaux. Des fois qu'il ne se passe rien dans le monde.
Pis les blagues, sexistes, racistes etc... ça reste des blagues. Ce qui change c'est qui les dit et dans quel état d'esprit.
@oomu : ça demanderait à certain(e)s de faire preuve d'intelligence. Trop dur
ils te trouvaient moins d'aigreur quand tu décortiquais l'humour de Brice Hortefeux avec ton article sur les auvergants : http://www.entrailles.fr/index.php?post/Un-volcan-s-eteint-un-etre-s-eveille
c'est bizarre !!
@Enna : va comprendre.
rhôooo la complémentarité. pff
je retourne bosser, ça me déprime tout ça.
Notez que pas une sale féministe n'est venue dire que vous aviez un humour de pisse froid avec vos réactions ulcérées.
Bravo (et aussi pour le style). Ça me rappelle le fait qu'à chaque fois qu'on publie un truc (article, dessin, ...) contre les violences faites aux femmes (quand même première cause de mortalité pour les femmes en France), il y en a toujours un pour dire "hé il y a aussi des femmes qui battent leur mari". A chaque fois, je reste un moment les bras ballants... (pas longtemps, mais c'est un peu désespérant).
J'ai beau lire et relire, je ne vois pas où est la haine dans les écrits de Mademoiselle. De l'hystérie dans les commentaires, ça : oui !
@Mlle S.: C'est le sens tactique des féministes qui leur fait éviter de se révolter contre l'humour des commentaires. Alors que les hommes qui postent ici sont loin de ces considérations guerrière de ce genre et laissent leurs sentiments s'exprimer plus librement...
@enna et Mademoiselle S... à propos de l'intervention du gourou à l'ashram...
ce que je note, c'est le recours aux hypothèses de psychologie individuelle de l'autrice pour accréditer un désaccord sur le fond véhiculé par l'article visé !
c'est courant chez les gens qui se sentent touchés par une critique contraditrice du modèle culturel auquel ils s'identifient d'autant mieux que même, et surtout peut-être en tant que contestataire apparent, s'ils sont critiques à l'égard du système social, il est manifeste qu'ils en tirent plusieurs bénéfices sociaux et culturels, dont par exemple, une certaine renommée dans le monde de la contestation du système.
y'a un autre truc à propos des blagues, du rire, mais aussi des insultes : ces stéréotypes caricaturaux ne sont jamais innocents et sont directement codés dans les systèmes de valeurs sociales. Ils ne servent pas à faire rire. mais à réaffirmer certains allant de soi qui à l'analyse se révèlent tous des formes de bouc-émissaires, sortes de soupapes sociales à diverses contraintes et disfonctionnement générés par le système culturel lui-même.
Rire, comme insulter, c'est réaffirmer son adhésion "instinctive", donc radicalement incorporée, à un système de valeurs !
Si je peux me permettre (mais étant un homme, crétin, avec une copine qui a bac + 5, et de gauche, j'imagine que je ne peux pas...), cela me ferait grandement plaisir que l'on arrête, systématiquement, de comparer le sexisme au racisme général.
Ayant la malchance d'être né noir, je vis au quotidien les brimades d'une société qui va jusqu'à me demander si je suis français lorsque je me présente à une préfecture du pays dans lequel je suis né et je paie des impôts. Et je ne vous parlerai pas de ma copine, qui en plus d'être asiatique, est très bonne en maths et adore le riz, tous les clichés sont dans la place. Sans compter le nombre incalculable de personnes qui se demandent "quelle tête auront nos enfants". Ah ben il sera forcément très moche, vous imaginez, noir et asiatique...
Bien entendu, je ne cherche pas à relativiser le sexisme, ou à le faire passer pour moins important ou moins grave que le racisme en général. Avec tout ce que ma copine me raconte, au travail, dans la vie de tous les jours, etc, il y aurait de quoi faire se lever une armée contre ces gros porcs de mâles beaufs et avinés qui se croient au dessus de tout.
Sans compter que ma copine, elle est caissière comme si ça ne suffisait pas d'être une femme, ça en rajoute dans l'humiliation qu'elle vit au quotidien. Je ne me proclamerai donc jamais comme étant bien placé pour savoir vraiment ce qu'est le sexisme, mais je pense en avoir un aperçu assez épicé.
Mais ce qui me gêne en fait (on y arrive...), c'est surtout le fait qu'on compare cela au racisme. Pour le coup, le racisme, je connais bien, et cela n'a rien à voir avec ce que l'on appelle le "sexisme" autour de moi. J'ai été humilié, insulté, frappé (parfois violemment), arrêté pour rien par la police, me suis vu refuser l'accès à certains endroits ou même à des appartements, simplement parce que je suis noir. Et il est arrivé des choses bien plus graves que la décence m'interdit Et quand j'y pense, cela me fait d'autant plus mal quand on compare cela à du sexisme. À côté de cela, les petites blagues racontées dans cet article font figure de petite gifle face à une rouée de coups. En réalité, j'ai moi-même appris à en rire de ces blagues, non seulement parce que je ne me prends pas la tête sur ma couleur de peau (je suis bien au dessus de ça, d'autant que je suis fier de ce qu'elle représente), mais aussi et surtout parce que certaines sont effectivement drôles, quand on arrête de confondre le mec un peu ignorant qui a des blagues tordues, et le véritable raciste qui est vraiment dangereux, et pas seulement parce qu'il fait des blagues sur les auvergnats.
Le sexisme est également quelque chose de très grave, mais à un autre niveau, et c'est pour cela que confondre les deux me semble assez grave. Le sexisme est une forme de discrimination, grave et inadmissible, mais je vous en conjure, arrêtez de la confondre avec le racisme. Votre discours n'en sera que plus crédible, principalement parce qu'il donnera moins l'impression de vouloir faire passer comme plus grave une mouvance qui l'est déjà bien suffisamment comme ça. Peut-être me répondrez-vous que certaines femmes aussi, se font insulter, humilier ou frapper, sur la seule base qu'elles sont des femmes. Et peut-être sont-ce là des arguments bien plus percutants que la comparaison au racisme pour expliquer la gravité du sexisme, non ?
@mlle S. je l'attendais avec impatience, je ne suis pas déçue.
@ Senso: c'est bien gentil de croire que les seuls tout gentils sont les bac plus 5, mais pour être universitaire, je te garantis que le machisme et le plafond de verre, c'est aussi chez les bac plus 5.
Mais pas tous. Et ceux qu'on choisis, ils sont plutôt bien à ce niveau là, même quand ils ne sont pas bac plus 5.
@Bya: Il faut juste mettre en perspective la place d'où l'on rit, et ce qu'on met en branle quand on en rit.
Ca me sidère que pleins d'hommes se sentent attaqués dès qu'on dénonce ce genre de vieux fond (souvent inconscient) misogyne, alors qu'il savent au fond que la blague sur les arabes tous voleurs les fait rire parce qu'ils peuvent clairement identifier le stéréotype social d'où elle provient, et qu'ils jugent le plus souvent scandaleux. Pourquoi pas pour les filles/ lafâme?
Ce n'est pas une attaque personnelle de demander de penser à ces ressorts comiques, non?
Surtout chez des gens de gôche qui se veulent plus attentifs à ces questions.
@Mlle S.: « rhôooo la complémentarité. pff »
Ben tu sais, j'en suis venu, à force, à juger des opinions en regardant comment sont ceux qui les portent...
Et je connais quelques femmes (très) épanouies, ouvertes, heureuses de vivre, lumineuses, tout ça, qui pensent que "bien sûr" les hommes et les femmes sont radicalement différents et complémentaires et que c'est tant mieux et qu'il faudrait être crétin pour que ça ne saute pas aux yeux, genre tellement que c'est évident que pourquoi on perdrait son temps à enfoncer des portes ouvertes, tu vois ?
Puis je connais quelques femmes achement persuadées qu'hommes et femmes c'est rigoureusement pareil la même chose tout ça, que tout différence est culturelle, et qui sont en lutteuh pas finaleuh pour le ceci et contre le cela (paternalo-macho-sexisto-misogyno-phallocrate) et ça n'en finira jamais, et comme disait l'autre plus haut ce sont leurs copains les plus proches « les gentils gauchistes qui se croyaient féministes » qui s'en prennent tout le temps plein la gueule pour pas un rond et doivent faire le triple salto arrière et mea-culpa simultané jusqu'à, éventuellement finir par en avoir plus que marre et se tirer ailleurs, parce que les VRAIS "gros cons" machos ils sont loin depuis longtemps (peut-être pas si cons toute compte fait), ils perdent pas une seconde tu penses ; moi je regarde ces femmes et ce que je vois ce sont des êtres qui ne sont pas trop bien, tu vois, qui ne sont pas "heureuses" ni épanouies en fait, Zen encore moins, mais plutôt combattantes militantes crispées ambiance casque lourd sous les bombardements dans les tranchées quoi... avec des tas de choses dans leur histoire personnelle qui explique peu ou prou comment elles sont arrivées dans la tranchée.
Et puis les femmes premièrement évoquées me disent de celles deuxièmement évoquées « mais te prends pas la tête avec elles, c'est juste que c'est des mal baisées, tu vois... »
Alors je me dis que.
@Swâmi Petaramesh : y'en a même qui croyaient que le chant des esclaves étaient l'expression de l'épanouissement que leur procurait le ramassage du coton.
@Onigiri : tu as raison, peu de femmes sont frappées, humiliées, violées et réduites à des clichés en raison d'une justification biologisante (la peau ou l'utérus, quand le coup de poing tombe...). Mon ex ne riait pas aux blagues sur sa couleur de peau et ses tendances d'égorgeur. On faisait un sacré couple de coincés dis donc.
@Lily :
En plus, j'ai parlé des crétins, des abrutis, des lourdauds, des finauds. Certes, ça fait du monde. Mais j'ai pas dit que "les hommes", ou "tous les hommes" ou "tous les hommes sont des crétins misogynes"... parce que je ne le pense pas.
Hilarante frangine, maximum respect!
@ Swami:
Tu connais des filles heureuses de s'investir dans la maternité/ de rester à la maison et d'attendre leur Chéri et donc la lutte devient une connerie?
Si certaines filles décident ça en toute connaissance de cause (pour échapper au salariat, en ce qui concerne les spécimens que je connais), ce n'est pas une raisons de ne pas se battre pour toutes celles qui ont des mecsqui leur tapent dessus (Et même s'ils sont de gôche, "paske la vraie gôche, c'est un truc à couilles, faut de la testostérone pour l'affrontement social").
Et le vieux clichés des mal baisées qui pètent les couilles de leur mec qui est déjà bien sympa de faire un effort et de faire de la repentance de mâle blanc castré, c'est super progressiste, en effet. Si je me souviens bien, Bruckner et Zemmmour ont écrit des trucs formidables à ce sujet.
@Mlle S.: « ...le chant des esclaves... »
Comparaison n'est pas raison, et on m'accordera qu'il existe quelques légères différences entre la condition du Noir dans une plantation géorgienne en 1830 et la condition de la Femme en France en 2010... quelques légères différences qui finissent par faire comme une différence radicale, non ?
Mlle S. : ta réponse est incroyablement désagréable, hautaine et irrespectueuse... (on passe au tutoiement, hein, la blogosphère, après tout, c'est là où tout le monde est pote et où on peut même se parler comme à des chiens parce que le Web 2.0, c'est génial et ça fait tomber les frontières de l'ignorance, on n'a même plus besoin d'être polis).
Libre à toi de confondre sexisme et racisme, c'est à mon avis une erreur. Mais n'étant pas une femme, comme tu le sous-entend avec une habileté surprenante, et n'ayant donc jamais été violé ni attaqué sur mon utérus, je suis bien mal placé pour le savoir.
Quant au fait de ne pas rire d'une blague raciste ou sexiste, je ne crois avoir jugé personne à ce sujet, c'est d'autant plus normal que le "racisme ordinaire" (et son pendant sexiste, je ne crois pas qu'on ait inventé un terme politiquement correcte pour cela) est quelque chose qu'il faut combattre farouchement. Encore faut-il ne pas se tromper d'adversaire...
@Swâmi Petaramesh : ben évidemment que c'est pas la même chose. La similitude que je soulignais, c'est celle du dominant béat qui ne voit pas où est le problème.
@Lily « Tu connais des filles heureuses de s'investir dans la maternité/ de rester à la maison et d'attendre leur Chéri »
Du tout, je ne connais pas, du moins je ne fréquente pas de près, de filles de ce genre.
Comme une petite tendance légèrement caricaturale de ta part, ou une propension à ne voir le monde qu'en (tout) noir & (tout) blanc... ce qui expliquerait bien des choses ?
> « ce n'est pas une raisons de ne pas se battre pour toutes celles qui ont des mecs qui leur tapent dessus »
J'ai toujours pensé, mais ce n'est qu'une opinion personnelle, que ce qu'a de mieux à faire une femme qui a un mec qui lui tape dessus, ce n'est pas de se baTTRE, mais de se baRRER...
> « Si je me souviens bien, Bruckner et Zemmmour ont écrit des trucs formidables à ce sujet. »
Sais pas, je ne lis ni l'un ni l'autre...
@onigri
il ne s'agit pas de comparer deux horreurs, deux discriminations.
Au contraire, le sexisme, qui pose en principe absolu la supériorité d'une partie de l'humanité sur l'autre est à la base de toutes les autres discriminations, dont bien sûr le racisme.
Et c'est contre tout cela qu'il faut lutter.
@hola swâmi
"Et puis les femmes premièrement évoquées me disent de celles deuxièmement évoquées « mais te prends pas la tête avec elles, c'est juste que c'est des mal baisées, tu vois... »"
où tu vas là?
et puis cette façon dont tu catégorises les femmes...
Alors que franchement, comment peut-on nier le fait que les plaisanteries sexistes sont légion que souvent elles sont lourdingues au possible et que même si parfois on peut en rigoler parce que l'ambiance s'y prête, que l'on est absolument sûre du non machisme de l'individu qui les a proférées, il arrive très souvent qu'on na pas du tout envie d'en rire parce que ce n'est pas drôle!
rien à voir avec le fait de baiser, bien ou mal
et puis, imagine-toi que nous (les femmes) ne nous "faisons pas baiser", nous baisons avec notre partenaire (ou nos partenaires, why not?)
@Mlle S.: Tu vois, ce qui me pose problème, c'est d'être placé par tes semblables (politiquement s'entend) dans la catégorie "dominant béat" simplement parce que je suis équipé d'origine d'une paire de couilles, quand bien même je n'aurais jamais personnellement dominé béatement qui que ce soit.
Etre classé "dominant" du seul fait de son sexe, c'est un truc que j'appellerais bien du "sexisme", je crois que c'est le mot.
Et ce genre de sexisme-là me parait bien plus préoccupant que le sexisme supposé dont on affligera celui qui se sera volontairement laissé aller aujourd'hui à l'innocent plaisir de quelques vannes bien lourdes...
« Bien que la coutume en soit follement désopilante, il est très mal élevé d'accrocher des poissons d'avril dans le dos des petits myopathes. »
- Pierre Desproges
C'est curieux : tous les hommes qui m'entourent sont soit pédés soit trans', et ils sont vrais, forts, conscients, radicaux et respectueux des femmes, en toute égalité. Des gendres idéaux, quoi (si on est attirée par les hommes).
Les autres n'ont de couilles que verbales, p.ex. pour dépoter/composter ici anonymenent leurs vapeurs bien plus hystériques que celles qu'ils ont coutume d'assigner si généreusement à "Lafâme". Des lavettes, carpettes, mauviettes, quoi. Alors les appeler "hommes" ne rime à rien, vous en conviendrez.
Clara Zetkin, ça c'était un vrai mec !
Et puis tiens, ça me donne l'idée de citer ce monument de nos luttes qui est toujours d'une actualité brûlante : http://infokiosques.net/spip.php?ar...
Hommelets, vous n'êtes que boue sous mes bottes. Que crève l'hétéropatriarcat. Vous vous croyez hommes, vous n'êtes que névrosés.
(comme je les entends déjà se plaindre, les pauvrets...)
Ah oui, à l'adresse des pseudo-comprenants et donneurs de pseudo-leçons qu'on lit ici : http://combiendefois4ans.blogspot.c... . Votre temps de parole est échu, quoi.
j'adore!
même si bon faut pas se mentir vous nous êtes inférieures :D
Bonjour @Céleste
« le sexisme, qui pose en principe absolu la supériorité d'une partie de l'humanité sur l'autre est à la base de toutes les autres discriminations, dont bien sûr le racisme.»
Je ne suis pas du tout certain que le sexisme soit "à la base de toutes les discriminations". C'est pour moi une thèse, possible, mais, indémontrée pour autant que je sache, une opinion quoi, improbable selon moi.
D'autre part tu définis le sexisme comme « posant en principe absolu la supériorité d'une partie de l'humanité sur l'autre » ce qui me paraît une chose bien laide, mais je ne suis pas sûr que l'ensemble du spectre féministe te rejoindrait dans cette définition, il me semble que beaucoup jugent sexiste le fait de penser qu'il existe la moindre DIFFÉRENCE entre une partie de l'huimanité et l'autre, quand bien même cette différence ne serait pas perçue en termes de supériorité/infériorité ou surchargée d'un quelconque jugement de valeur...
> « comment peut-on nier le fait que les plaisanteries sexistes sont légion que souvent elles sont lourdingues au possible et que même si parfois on peut en rigoler parce que l'ambiance s'y prête, que l'on est absolument sûre du non machisme de l'individu qui les a proférées, il arrive très souvent qu'on na pas du tout envie d'en rire parce que ce n'est pas drôle! »
...Comme il m'est arrivé d'avoir envie de rire à certains « vous les hommes ceci-celà »... « c'est normal t'es un homme blabla... », moins d'autres fois, et carrément pas du tout certaines autres...
En fait je pense (sincèrement, mais je n'ai pas compté, je peux me gourrer...) avoir dans ma vie entendu beaucoup plus de « Les hommes... » que je n'ai proféré de « Les femmes... »
> « imagine-toi que nous (les femmes) ne nous "faisons pas baiser", nous baisons avec notre partenaire »
Ça, tu vois, je savais un peu :-} mais tu reconnaîtras que je ne suis pas à l'origine de l'expression, que j'ai également entendue dans la bouche de nombreuses femmes qui étaient tout aussi au courant de cet état des choses...
Faut que je précise pour bac+5, parce que ca vous fait réagir, et sombrer dans une confusion linguistique entre ce que vous prenez pour du premier degrés et les éléments itératifs par les lesquels je renvoie à la forme de l'article de mademoiselle. Je ne voulais pas réduire le débat à ca, ou insinuer que seuls les bac+5 de gauche sont susceptibles d'ouverture aux femmes, ou que le capital culturel aurait à voir, par inverse corrélation, avec le machisme, ou encore en faire un pointeur d'identité. C'est simplement que mademoiselle faisait du bac+5 la figure, le type de celui qu'elle dénonçait comme le faux vrai humanisme, le cas parfait du faux derche qui dénonce le racisme mais en a sous le pied comme petit beauf dissimulé. J'ai donc évoqué le bac+5 de cette façon, comme type idéal du débat présent, comme figure oppositionnelle de la féministe méfiante qui ne s'en laisse pas compter par l'apparente élégance de celui dont elle croit se sentir proche. Par analogie grossière, si le monde de la finance se sépare entre les Paris Hilton et les Jérome Kerviel, si le monde des femmes se structure selon un continuum qui va de eve à lilith (...), alors l'article en question ici me semblait opposer les bac+5 de gauche aux mademoiselles, et par suite j'utilise ces deux personnages par humour, avec d'un coté les mademoiselle (dont j'ai fait aussi un adjectif) et de l'autre les bac+5. Et c'est tout. Et ce qui m'agacait, c'est simplement qu'on en faisait de petits hypocrites faux culs et pourtant bien aussi dangereux que les vrais gros cons, un peu comme ci dessus onigri nous invite à ne pas confondre le vrai fasciste qui ratonne avec le brave con qui rigole en écoutant Jamel Debouze (ca en fait des brave cons). Parce que faire ca c'est oublier toute nuance. C'est un peu comme avec les bobos, qui sont honnis à bon compte au point qu'on oublie finalement de dire qu'entre deux personnes ayant du pognon, il vaut peut être mieux en avoir un un tant soi peu humaniste, ouvert aux autres, à l'écologie, plutôt que le vrai égoïste libéral que ne dérangent ni les inégalité ni les lois les plus dures de ce monde, parce qu'elles seraient d'ordre naturel, ou toute autre méchante façon d'assumer pleinement sa condition de gros mec plein de thune. Je voulais dire aux mademoiselles de tempérer ou de nuancer la haine qui suintait de certaines de leurs critiques, parce que les cibles n'étairent pas les bonnes. C'est tout le problème de ceux ou en l'occurence de celles qui ont soif d'absolu, car la vie n'a rien d'absolue, elle est toute en demi teinte, même si il n'est pas inutile de rappeler à tous, y compris aux plus nuancés des bac+5 de gauche, qu'il faut respecter les femmes, ce qui était l'objet de l'article de mademoiselle qui a gentillement stoppé les débuts de dérapage, comme quoi même une mademoiselle peut être prévenante. Pour les commentaires en revanche, j'ai moyennement apprécié toute cette méchanceté de la meute qui a bien senti la critique porter, avec cette absence de regard sur soi qui témoigne que les mademoiselles aussi, peuvent être d'un absolutisme assez grossier.
@ Swami: Je connais ce genre de filles, comme j'ai dû le dire plus haut (et je pense avoir même dit qu'elles étaient heureuses de leur arrangement, pour certaines- la vie, toussa, facile pour personne, toussa- mais je ne vais pas refaire mon post ici). Ce n'est donc pas un tout noir versus tout blanc, mais une question de tendances larges ou statistiques au dessus de nos réalités concrètes individuelles.
En ce qui concerne les femmes battues, c'est une solution, de se barrer.
Mais c'est mal connaitre le processus qui accompagne le harcèlement. Tu ne dirais pas à un pauvre que c'est un crétin s'il ne fout pas le feu à la boite qui l'exploite, non? Et bien, c'est un peu pareil. Si tu es dépendante et brisée psychologiquement, essaie toujours de te barrer.
J'ajouterai que le désirer d'individualiser les destins est typique d'une certaine démarche qui veut qu'"on n'obtienne que ce pour quoi on se bouge et que ce qu'on mérite".
Or, ce n'est pas la tendance de la plupart des lecteurs attentifs de ce blog.
@ Onigiri : sur la dangerosité des uns et des autres... j'ai pas trouvé de statistiques directement comparables mais : 170 femmes tuées chaque année par leur dulciné ; dans le même temps, 200 actes violents à caractère raciste. J'imagine que les meurtres sont comptés dans les actes violents mais n'en représentent pas la totalité mais plus probablement une faible minorité. Il m'apparaît que le sexiste est drôlement plus efficace comptablement que le raciste. Bon c'est vrai aussi qu'il a la moitié de la population pour se passer les nerfs au lieu d'un cinquième. (et que les chiffres on leur fait dire ce qu'on veut) Et puis 1/3 des assassins de leur femme ont la décence de se suicider après, le tueur raciste a moins de remord.
Bref.
Ok, ne comparons pas. Alors ne parlons pas "d'autre niveau". C'est pas une compétition.
D'ailleurs ce que Mademoiselle compare, ce ne sont pas racisme et sexisme, c'est leur traitement. Votre commentaire illustre parfaitement son propos.
@GouineMum : C'est bien ce que je disais, devenir pédé pour pas finir fiotte, même si gouinemum est un peu quand même une méchante grosse lourdasse à ranger et casque à pointe
@Gouinemum : « C'est curieux : tous les hommes qui m'entourent sont soit pédés soit trans'... »
Tu as donc à ta disposition un échantillon statistiquement représentatif des hommes.
> « Les autres n'ont de couilles que verbales »
Ça c'est de l'affirmation qu'elle est belle et pas du tout sexiste, pas du tout extrême.
> « Hommelets, vous n'êtes que boue sous mes bottes. »
Je suppose qu'un homme qui écrirait une phrase identique commençant par "Femmelettes" commettrait un délit sanctionné par la loi, et ferait l'objet de réprobation générale et unanime de la part des lecteurs et -trices de ce lieu.
Mais ça nourrit mon opinion à propos de certaines f(r)anges du "féminisme". De l'eau à mon moulin...
À ce niveau de débat, franchement, il n'y a rien à répondre, juste à tirer l'échelle pour ne pas être éclaboussé par les floc-floc des bottes...
On se calme. Ou je sors ma tronçonneuse de sale féministe castratrice.
Yo Mademoiselle, les unes, les uns et les autres,
Bon ça fait un bon bout de temps que je suis une lectrice assidue de ce blog ... qui généralement me fait du bien (parce que je le vaux bien).
Alors je partage avec vous le petit tract qu'on a "pondu" pour differ le 8 mars à Lille. Vous pouvez le lire ici (ainsi que les commentaires des ploucs):
<http://lille.indymedia.org/article1...
A plus,
@Mémé : le lien ne marche pas chez moi... mais je suppose que tu parles de ce lien là : 8 mars à lille manifestation féministe contre le patriarcat et le sexisme
@Iyhel : J'entends bien, et vous avez raison. Sans vouloir analyser des chiffres qui ne mèneraient nulle part (parce que je pourrais aussi préciser que la quasi-totalité des guerres de l'histoire de l'humanité trouvent une origine raciste, pour entrer dans ce débat inutile), je tiens à préciser que je n'ai jamais dit un seul instant que le sexisme n'était pas quelque chose grave, ni qu'il n'entraînant pas des actes plus graves encore.
Je n'ai jamais voulu faire entrer en compétition racisme et sexisme, même si je vous accorde que le terme "autre niveau" était bien mal choisi. Je voulais simplement exprimer qu'il s'agit de quelque chose de différent. Pas pire, ni meilleur à vivre, mais différent, avec une histoire et un contexte différents, des protagonistes différents, etc.
Admettons donc que j'aie vu une comparaison là où il n'y en avait pas. Si le but de l'article est effectivement de parler de la mauvaise communication (voire de son absence) sur le traitement fait aux femmes dans la vie de tous les jours (ce avec quoi je suis totalement d'accord, au passage), je continue de penser qu'utiliser le racisme comme levier est une mauvaise idée. Outre le fait que ça me fasse penser aux gens qui hurlent au racisme à la première injustice venue (typiquement quelque chose qui m'énerve, tant ça décrédibilise ceux qui dénoncent de véritables actes réellement racistes), ça ressemble surtout à de la récupération pour un thème qui est loin, très loin d'en avoir besoin.
Dans le genre, je vous suggère la lecture de ce genre de billet que je trouve très intéressant, sur le problème fondamental qu'il y a avec la journée de la femme et la communication qui est faite autour : http://www.crepegeorgette.com/2010/...
Ce n'est bien sûr pas une parole d'évangile, mais je l'ai trouvé très juste.
super article! pour la blague miso j'ai entendue la variante "c'est la journée de la femme, alors laisse la vaisselle tu la feras cette nuit" hahaha comme c'était drôle!
Le problème n'est pas de comparer le sexisme au racisme. Le problème c'est qu'il existe quelquefois M.Onigiri une hiérarchie des discriminations qui ne fait pas de vous (noir) la victime la plus malencontreusement discriminées de cette société. I
Exemple auquel j'ai assisté: dans un café une femme arabe d'une trentaine d'années, en jupe, ivre, converse avec un vieil homme d'une soixantaine d'années tout aussi ivre. Mais ils sont calmes et accaparrés l'un par l'autre. Cette femme sort pour fumer une cigarette. Un grand homme noir, très costaud, d'une quarantaine d'années parlait bien fort (pour qu'on l'admire) de la condition des noirs, de manière plutôt instruite (avec des mots savants fabriqués par la machine ; ces mots pompeux "metissage", "universalité" qui sont autant de trompe l'oeil). Il s'adresse à la femme et lui demande, je cite "tu vas te faire baiser par le vieux?". Gros rire gras. Quand on s'adresse à une pouliche on troque les mots pompeux de l'université des savoirs contre les mots les plus..."courants"...
La femme lui colle une gifle. Notre intellectuel qui n'a pas oublié Leopold Senghor (lequel diligentait le massacre des siens au Sénégal) lui en colle deux et si personne ne s'était interposé il la défonçait. Ses arguments "jamais personne ne m'a parlé comme ça!" (il est costaud...).
Au bout de quoi la femme arabe, ivre, en mini-jupe a été renvoyée du bar. Ainsi que le vieil homme de soixante ans, ivre et arabe, parce qu'il est tombé en voulant défendre la femme.
Le grand africain, intellectuel, costaud, ivre mais solide au poste, paradait au comptoir. Il reprenait comme si rien ne s'était passé son discours sur la traite des noirs, sur l'universalisme et le metissage, avec de magnifiques mots savants.
De tout coeur avec toi Mademoiselle.
Et cette histoire édifiante rejoint tout à fait l'opinion que j'ai de senso (et contre swami qui le trouve sensible): je ne vois pas de sensibilité dans cet intellectualisme qui consiste à créer une catégorie sociologique de pur intérêt de classe: les bacs + 5, auquel grande prouesse sensible senso s'identifie sur la foi de cinq années de compromissions dans l'université de la dictature, fort d'un bout de papier, un diplôme qui fait de lui, comme de ses confrères (et de moi-même), des experts en nullité qui viennent payer leur quittance sur le marché de la précarité.
La sensibilité consiste tout au contraire à ne pas accroître la séparation sur la base d'une voie, stérile, qui est une filière de l'Etat, contre d'autres voies sans doute aussi stériles qui consistent à intégrer le marché du travail sans passer par l'université.
@onirigi: l'esclavage, raciste et des femmes, a une origine commune: les mêmes quelques uns qui s'accaparrent tout et qui n'ont pas de considérations pour une humanité basée sur l'entraide, le partage, la droiture et la bienveillance. Après ce n'est qu'un jeu de déclinaison et des quelques uns hyperpuissants la majorité suit peu ou prou le modèle qu'ils instillent.
@ Paul qui écrit : "Rire, comme insulter, c'est réaffirmer son adhésion "instinctive", donc radicalement incorporée, à un système de valeurs !"
Vous devez être rigolo comme garçon
Onigri : ben moi justement ça me paraît très bien vu comme réfrérence parce qu'il est de bon ton chez les progressistes en général de dénoncer le racisme (y compris quand ça n'est pas justifié comme vous dites) mais que lorsqu'on essaie d'appliquer la même analyse à une autre forme de domination, ça coince. Ceci étant, la dénonciation n'est pas la résolution des problèmes, loin s'en faut, et ne préjuge pas de leur gravité.
C'est le même procédé que lorsqu'on met en évidence la différence de traitement entre racisme "ordinaire" (comprendre : contre les basanés) et l'antisémitisme... ou entre la politique colombienne et la politique vénézuelienne.
Oui je parlais bien du tract que tu as mis en lien. Il sera diffé lors dune petite ballade bruyante dans la ville.
D'ailleurs je dois y aller...
@Olivier B. (#88) : Je m'étais dit la même chose, mais je n'ai pas voulu tirer sur l'ambulance
@lyhel: oui il y a bien entendu dans et par le spectacle une hiérarchie des droits contre les discriminations. Mais s'agissant du racisme, comme des femmes elle sont de pur apparat. Ce pouvoir tout au contraire a besoin d'affirmer haut qu'il est sain tandis qu'il favorise et se nourrit de toutes ces haines qui accentuent la séparation
@Swâmi Petaramesh : t'es pas encore noyé dans l'eau de ton moulin toi ?
paul : disait :
"y'a un autre truc à propos des blagues, du rire, mais aussi des insultes : ces stéréotypes caricaturaux ne sont jamais innocents et sont directement codés dans les systèmes de valeurs sociales. Ils ne servent pas à faire rire. mais à réaffirmer certains allant de soi qui à l'analyse se révèlent tous des formes de bouc-émissaires, sortes de soupapes sociales à diverses contraintes et disfonctionnement générés par le système culturel lui-même.
Rire, comme insulter, c'est réaffirmer son adhésion "instinctive", donc radicalement incorporée, à un système de valeurs !"
ça ne prend pas le même sens quand on lit le commentaire en entier.
"La mère de famille qui fait le ménage dans les bureaux des immeubles de la défense, elle n'a jamais entendu parler d'Elisabeth Badinter, ni de féminisme..."
Hé Senso (20), faut sortir un peu, tu en as fréquenté beaucoup des femmes comme ça? Moi oui, et je peux te dire qu'elles sont plus féministes que toi (ok, c'est pas dur) en tous cas aussi féministes que n'importe quelle bonne femme.
Surtout, elles sont féministes PRATIQUANTES. Pas toutes... mais beaucoup. Et le mot "dignité", elles savent toutes ce que ça veut dire.
Je trouve hypocrite au dernier degré cette manière de prétendre défendre les femmes de milieu populaire alors qu'on les UTILISE pour argumenter contre d'autres féministes et qu'en fait on les méprise discrètement.
Et pourquoi elles auraient pas entendu parler de Badinter? Ou de Beauvoir? Ou de Louise Michel? Et de féminisme? Faut pas les prendre pour des demeurées quand même.
@Mlle S.: « t'es pas encore noyé dans l'eau de ton moulin toi ? »
Je suis venu avec des palmes et un tuba. Ma maman me disait : « Prends tes précautions avant ! »
@Isa : Pensez-vous donc que mon commentaire aurait eu plus de sens si j'avais été arabe ?
Encore une fois, je ne cherche pas à hiérarchiser les discriminations, alors je ne vais pas m'amuser à hiérarchiser les différentes formes de racisme...
Bien entendu que je ne suis pas la plus grande victime de la société. Et je ne revendique pas ce triste poste, loin de moi cette idée. Le racisme (quelle qu'en soit l'origine ou la victime) et le sexisme sont deux choses extrêmement graves, mais pas comparables ou opposables à mon avis. Ils trouvent effectivement des origines communes, mais des évolutions et des traitements différents actuellement. Je vous renvoie justement vers mon précédent commentaire, dans lequel j'explique que mon but n'était pas de considérer une discrimination comme plus grave qu'une autre, au contraire. En revanche, et j'en suis bien désolé, mais je n'ai que mon propre exemple quand il s'agit de parler de racisme, et je ne me permettrais pas de m'attribuer l'expérience de quelqu'un d'autre pour étayer mes propos. Et je n'en fait pas un sujet de plainte en général, mais j'ai effectivement tendance à réagir lorsque j'ai l'impression que cela est dédramatisé, de la même manière que la rédactrice de cet article a l'impression justifiée que le sexisme est trop souvent dédramatisé.
@Iyhel : Je suis bien d'accord avec cela, le sexisme est bien sûr quelque chose à considérer avec au moins autant d'importance que le racisme. C'est toujours quelque chose qui m'échappe, d'ailleurs. Traitez un homme de "macho" (ou tout simplement de sexiste), il va au mieux rire bêtement, au pire se vexer 5 minutes et grommeler dans sa barbe. Traitez le même homme de raciste, et il lèvera son poing vengeur en clamant que NON, Môssieur/Mâdame, il n'est PAS raciste (et avec un peu de chance, il ajoutera qu'il a un très bon ami noir/arabe pour tenter de se justifier). Étonnant.
Peut-être aussi que sans les horreurs constamment médiatisées du racisme, il y aurait plus de place pour parler du sexisme comme d'un véritable problème de société...
Je crois que le fait de réduire l'autre à une phrase, un dicton, une blague est bien naturel. On fait ça tout les jours réduire les personnes que l'on rencontre à une première impression, à une mauvaise expérience, à ce qu'en pensent les autres. Qui parmi ceux et celles qui critiquent les blagues beaufs racisto-machistes ne s'est jamais entendu dire qu'il était plus attiré par des personnes d'Amérique du Sud, de Scandinavie...? Ce n'est pas du racisme ça? Ce n'est pas placer les individus dans une catégorie, se mettre des œillères et faire de la discrimination (t'es pas blond/blonde tu me plais pas)? C'est surtout un moyen de donner du sens au monde qui nous entoure, le simplifier pour s'en faire une image, essayer de le comprendre. La blague, le stéréotype sont des phénomènes normaux, pas toujours porteur de bien (loin de là) mais nécessaires. Qui parmi les habitants de cette planète peut se vanter d'avoir une vision du monde complète et dénuée de stéréotypes? QUI? On classe tout dans notre tête : la musique, les films, les livres, les gens qu'on aime ou n'aime pas, les pays...Va-t-on faire un procès pour racisme ou sexisme à chaque fois qu'on va pencher pour des auteurs africains, des cinéastes juifs hollywoodiens...?
Blaguer c'est aussi un moyen d'entrer en contact, de tester l'autre, de se tester soi-même dans son ignorance face à ce qu'on connaît mal et nous fait peur peut-être.
Après oui la blague, le préjugé, c'est aussi adhérer à un modèle social, oui c'est mettre l'autre dans une situation gênante, humiliante mais tout jugement (j'aime/j'aime pas) il me semble, nous met dans une situation similaire. Alors on fait quoi? On arrête de penser l'autre, de se penser soi-même? On arrête de penser tout simplement pour ne blesser personne et ne pas être associé à un modèle social qui nous opprime?
On est tous le con de quelqu'un, non?
Le fait même qu'il existe une "journée de la(!) femme" est bien révélateur du gouffre qui existe encore pour arriver à un égalitarisme. Si l'année est la référence alors ça veut dire qu'on est encore sur un rapport de 1 jour contre 364 :((
Le sexisme m'insupporte un peu plus chaque jour.
Je veux essayer de démontrer à quel point il entâche notre quotidien. Je viens de modestement créer un blog là-dessus, si ça vous interesse :
http://stopausexisme.wordpress.com/
J'aimerais sortir du silence consterné dans lequel m'a plongé les interventions de certains (suivez mon regard) pour demander quelle pertinence il peut y avoir à essayer de prouver que telle discrimination est plus urgente que telle autre .
Ce sont TOUTES les discriminations qu'il faut combattre, car toutes procèdent du même mépris envers ce qui est minoritaire.
Alors reprenons-nous, et restons sérieux...
(Je précise que ma précédente remarque s'adressait à ceux qui "débattent" afin de déterminer si le sexisme est plus grave que le racisme )
Merci pour ce texte.. du coup linké chez moi parce que ça le vaut bien.
En revanche... j'ai renoncé à lire un certain nombre de comms.. mon quota de grmblll étant atteint pour la journée...
@Brainiac 5 : Exactement. C'est un peu pour cela que j'ai essayé d'expliquer (un peu en vain, mais bref) que grimper sur la tête de l'autre pour porter sa cause un peu plus haut n'était pas la meilleure des méthodes.
M'enfin, vu certaines réponses que cela m'a valu, j'aurais sûrement mieux fait de me taire
si t'es blessé c'est que tu es faible coco, t'en laisse pas conter et remonte aux combat contre toutes les débiles dont les haines diverses et variées débordent.... "Mademoiselle et ses entrailles" c'est un cas pathologique, elle finira par vieillir, rancir, devenir vieille et s'aconassir toujours davantage en mijotant dans son jus radoteur... Non, mec, soit pas faible, pas blessé par l'éternel ressentiment de Lafâme! @azterix :
(Écrit d'un iPhone c'est dire si vos commentaires m'ony passionnés, je n'ai pas voulu attendre pour pouvoir y participer, dsl des fautes on peut être un bac +4 (pas 5) et ignare en orthographe)
Alors, ce qui est marrant c'est que si on posait quelques questions simple, vous serez tous d'accord, vos commentaires, souvent de mauvaises fois, sont écrits avec une telle volupté qu'ils sont très plaisant à lire, souvent drôle et quelques fois juste mais s'ecartant grandement du sujet initial du post (dont j'ai eu le lien par twitter, j'tiens à le préciser).
Que répondre au post initial ? J'ai eu quelque fois la délicatesse de faire ce genre d'humour, un peu au raz des pâquerette. Il en faut, je voudrais rajouter. Bien sur il existe toujours une part de misogynie latente en chacun de nous. (les hôm) vous croyez qu'on peut changer ça comme alors qu'il y a des siècles d'habitude ? (c'est d'un cliché ce que je raconte, bon...)
Parlons du gars dont tu voulais défoncer sa tronche ... Euh j'sais pas moi, mais j'pense que j'aurai pu sortir ce genre d'humour moi aussi et donc pour cela je mérite probablement tes foudres aussi ?
Je vois pas pourquoi, toi qui n'accepte pas cette "Offense" à ta vertu, je devrais accepter de me faire (potentiellement,oui on est dans l'hypothèse là)
Bon bien sur j'ai pas du bien écrire et si ça te convient pas toi et ton clavier me casseront bien en régle...
Je rajouterais qu'au devient misogyne quand on devient aigri et parce qu'on a été trop gentil (histoire d'appuyer bien les clichés)
et Lafâme qui croit que le "féminisme", c'est un truc bien :-))
Déjà que les droits de Lomme, c'est pour maintenir un système, alors les droits des Lafâme, laisse-moi rire.
Le jour où on arrêtera de faire des catégories, de ranger les choses avec de belles étiquettes, qu'on arrêtera de hiérarchiser, cataloguer, avec nos supers théories...enfin, pas grave, c'est l'humain qui importe, le reste ? de la merde
ma pauvre mademoiselle, t'aurais dit sale arabe ramasseur de merde violeur de mouton, ou noiraud bouffeur de chat... t'aurais pas eu autant de réaction merdique...desolée d'habitude je fais dans la dentelle, dites dentelles que nous aimons toutes nous femme...une journée de merde ouais... quand on parle de la condition de la femme de suite c'est illégitime, anormal...quoi donc nous les femmes n'avons aucun problème, le pire c'est quand c'est des femmes, je m'abstiens d'être insultante qui acquiescent.
en fait à part donner des coups de talons aiguilles dans les yeux de certains, aujourd'hui, j'ai l'impression d'une journée de deuils pour les femmes...on revient en arrière...
la prochaine fois ma chère et indispensable mademoiselle, oui car l'intelligence est indispensable, fais nous un article sur les muffins ou les robes je suis certaines que beaucoup de messieurs seront ravie de ton retour à l'ordre...manquerait plus que tu ne restes pas à ta place...
énormes bisous et plein de courage pour lire tout ça...
Ah Mademoiselle ça fait plaisir de vous lire! Vous nous avez laissé-e-s bien longtemps sans nouvelles...
@ Gabriel : on pourrait pas penser l'autre, pour reprendre votre expression, pour ce qu'il fait plutôt que pour ce qu'il est présupposé être ? Sachant que ce qu'il fait découle évidemment d'une culture, d'un vécu, d'une identité (évolutive), etc.
@ Onigri : j'ai le sentiment d'assez mal m'exprimer dans cette discussion et que c'est aussi votre cas puisqu'au final, il me semble que nous sommes d'accord... tout ça manque de houblon je crois.
@ Brainac 5 : j'ai l'impression justement que tout le monde s'échine (sans forcément s'entendre) à dire qu'on ne hierarchise pas
c'est bien la première fois que je laisserai un commentaire...c'est juste pour t'adresser un grand merci, un petit peu alcoolisé mais d'autant plus sincère et tendre, pour ta prose. ton blog est bien le seul auquel je jette un coup d'oeil régulièrement, sourire jusqu'aux oreilles après lecture. et merci à tou(te)s les autres aussi car les commentaires sont vraiment drôles, une sorte de "zapping" de toutes les réactions/malentendus/psychologies auquelles on peut s'attendre, qu'ils soient rouges, arc-en-ciels, verts, oranges, roses bonbon, bleu roi ou violets, bref réac ou/et gaucho, les mélanges des genres en réaction aux sujets que tu abordes ces temps-ci sont justes savoureux. je retourne à mon verre en bonne compagnie, à ta santé mademoiselle.
Sinon, pour tenter de faire un résumé qui puisse réconcilier tout le monde, nous constaterons qu'aujourd'hui c'était la journée de Lafâme pas battue - pour Lafâme battue, c'est le 25 nov., et pas mère (mai-juin, merci Pétain) ni grand-mère (autour du 7 mars, pas loin de la fête de Lafâme normale, merci le café), ni amoureuse (14 février, merci les bijoutiers et fleuristes), ni secrétaire (encore merci les fleuristes, hein...) ni pas mariée à 25 ans (merci Sainte Catherine)... Je dois oublier les premières communiantes quelque part, mais le catholicisme n'est pas trop mon truc... Y'a bien aussi les immaculées conceptions, mais ça doit être trop rare pour être statistiquement significatif.
Bon je crois qu'il va être urgent de revendiquer un nombre de fêtes équivalents pour nous z'autres mâles, parce qu'à part les colliers de nouilles pour lesquels nous devons nous aussi remercier les rasoirs Gillette, hummmm, ça fait léger, non, sans déconner...
Sinon, t'imagines, une Lafâme battue pas mariée à 25 ans mais mère, communiée, amoureuse et secrétaire, le nombre de fêtes que ça lui fait ! Des fois qu'en plus elle serait aveugle, alcoolique et myopathe...
Quelle avalanche... Journée de la misogynie oblige.
Effectivement, Mademoiselle, une bonne partie des commentaires prouve qu’il faut du courage pour ne pas rire de l’humour loudingue.
Si tu ne ris pas, c’est forcément à cause de ton manque d’humour et non de la platitude de la blague.
Je pense que le véritable humour n’est pas de rire des autres mais de rire de soi-même ou du groupe auquel on appartient, sinon il n’est qu’acceptation hypocrite d’un système de domination.
Onigiri, je comprends que tu n’apprécie pas qu’on puisse comparer sexisme et racisme en raison de ton expérience personnelle de la discrimination raciste. En ce qui me concerne, je fais quotidiennement l’expérience de l’homophobie, qui n’est rien d’autre qu’une manifestation du sexisme.
Je pourrais reprendre ta phrase presque mot pour mot : « J'ai été humilié, insulté, frappé (parfois violemment), arrêté pour rien par la police, me suis vu refuser l'accès à certains endroits ou même à des appartements, simplement parce que je suis noir. » Sauf qu’à la place de « noir » j’écrirais « efféminé ».
Ce sont deux formes très différentes de discrimination, mais elles ont en commun d’être des discriminations. Comparer n’est pas amalgamer.
Swâmi, ce ne sont pas tes couilles qui t’ont valu d’être placé dans le rôle du « dominant béat », mais tes propos essentialistes et homophobes.
Paulus ; « Non les blagues sur les arabes ne servent pas à humilier ou à rabaisser Mohamed, elles servent à faire RIRE. L'arabe voleur, le noir à grosse bite, le belge idiot et la femme hystérique ce sont des clichés qui servent à faire RIRE, à détendre l'ambiance, à réchauffer les relations. »
Sauf que tu n’as pas de blagues sur le français voleur, le blanc à grosse bite, le français idiot, l’homme hystérique. Ces blagues ne naissent pas de nulle part ; elles prennent sens dans un contexte historique. Comme tous les immigrés, l’arabe a été vu comme un voleur. Le noir a été vu comme un animal, à la sexualité débridée et aux organes génitaux démesurés. (et évidemment ce genre de préjugés existe encore).
Les blagues que tu cites sont toutes issues d’une histoire violente, agressive envers les gens que tu cites. Elles ne réchauffent aucune atmosphère parce qu’elles ont un sens historique et symbolique.
Peut on en rire encore ? Et bien imaginez un monde ou vous peinez déjà à trouver un logement parce que vous êtes noir. Imaginez un monde où vous tentez en tant que femme de ne pas vous énerver sinon vous aurez droit, dans la demie seconde, à une fine reflexion sur vos règles. Vous comprendrez alors peut être que ce genre de blague n’amuse pas. Parce qu’elles sont quotidiennes répétitives et ne font que renforcer ce qui n’est pas de l‘ordre de la blague.
Et oui les journaux et blogs féminins sont remplis de conneries misandres. Une bonne partie des femmes cultive avec bonheur ce sexisme, cette fausse rigolade envers « nos zamis les homs si gentils mais un peu concons ». En quoi y avons-nous ici une quelconque responsabilité ?
Onigiri ; contexte historique ou pas, toutes les discriminations (sexisme, racisme antisémitisme, homophobie transphobie etc) ont toute pour origine l’instauration d’un système binaire et hiérarchique ou l’autre est vu comme inférieur. Angela Davis l’a d’ailleurs très bien montré.
« C'est un peu pour cela que j'ai essayé d'expliquer (un peu en vain, mais bref) que grimper sur la tête de l'autre pour porter sa cause un peu plus haut n'était pas la meilleure des méthodes. »
Non ce n’est pas ce qui est fait ici. Pour certains sujets, certaines luttes sont plus avancées que d’autres. En comparant avec le racisme, on permet de montrer que les choses sont strictement identiques.
Swâmi Petaramesh ; il ne s’agit pas de se poser en victimes. Une victime se tait (et ne suscite justement aucun commentaire). Personne n’interdit ce genre de blagues ; on montre juste leur redondance, leur quotidienneté qui s’ajoutent aux situations réelles vécues de discriminations. Le 8 mars est normalement la journée pour faire le point sur les discriminations subies ; c’est donc disons le tout net une journée de merde. Quand tu additionnes à cela les dizaines de blagues, de réflexions vaseuses ca devient un peu épuisant. C’est aussi parfois une manière de faire taire l’autre. Tu es posée là en tant que militant-e féministe et d’un coup on te renvoie au fait que ton combat c’est un peu du flan, une petite occupation rigolote mais pas capitale. Tu es renvoyée à ta place, consciemment ou non.
« Etre classé "dominant" du seul fait de son sexe, c'est un truc que j'appellerais bien du "sexisme", je crois que c'est le mot. » Le sexisme se fonde sur des préjugés biologiquement ou culturellement faux. On peut constater, simplement que les hommes blancs hétérosexuels occupent les positions de pouvoir. Cela ne signifie pas que toi individuellement tu domines qui que ce soit consciemment. Mais si pour un poste, à compétences égales on te préfère, à une femme, tu constateras que là est ta position de dominant , que tu ne souhaites pas, mais qui existe bien. Le même système existe entre noirs et blancs. Dire que moi blanche, je suis dominante face à un-e noir-e n’est pas du racisme ; c’est très malheureusement un fait. J’obtiendrais plus facilement un emploi, un logement ou que sais je.
Je crois que cette phrase « Je rajouterais qu'au devient misogyne quand on devient aigri et parce qu'on a été trop gentil (histoire d'appuyer bien les clichés) » résume bien ce que Mademoiselle a voulu montrer. Vous conspueriez celui qui dirait qu’il est devenu raciste parce que quand même il a été agressé trois fois par des arabes ou antisémite parce qu’un juif l’as escroqué. La misogynie c’est la haine des femmes ; est ce que quoi que ce soit peut justifier la haine envers un groupe social tout entier au prétexte du comportement de certaines ?
Et en clair, vivement que le 8 mars se termine.
C'est rigolo ce sujet, je re-parcourus les commentaires, c'est fou les quiproquos:
on interprète, on fait référence à notre savoir et en fait on rajoute une petite couche sur des choses complétement (comment dire pour ne plus froisser les convictions tant et si chères à nos cerveaux malades et embrouillés, divisés), importantes sûrement mais tellement futiles (nos divergences). Le mode de communication par écrit n'est pas évident, il ne traduit pas vraiment ce qui est, c'est un substitut commode mais tellement délicat.
Faire preuve d'intelligence... Quelle jolie expression
@Candy says : Si tu pouvais m'éclairer sur les propos « homophobes » que je suis censé avoir tenus ?
"phobe" (de phobos) qui a la phobie de..., qui n'aime pas (ou méprise) les... Si tu trouves où que ce soit dans les écrits que j'ai jamais écrits une seule ligne qui indiquerait (autrement que par extrapolation sauvage ou procès d'intention) que j'aurais la phobie des homosexuel(le)s ou quoi que ce soit contre eux, je te paie bien volontiers deux bières.
Quant à "essentialiste", je l'accepte - pour partie - si tu tiens à user de ce qualificatif, mais je ne sache pas que ce soit un crime inavouable ou que ça ait quoi que ce soit avoir avec un statut de "dominant", béat ou non.
A propos de ce qui est le plus vilain entre "les vannes bien lourdes que tout le monde n'a pas forcément la finesse d'apprécier" d'une part et les fausses accusations de péchés très laids jamais commis et autres procès d'intention d'autre part, j'ai bien ma petite idée...
Tu te crois vraiment supérieure aux racistes et aux machos ! Lamentable de haine...
Si vous vivez avec des blaireaux machos , changez-en ! C'est simple !
J'ai cherché longtemps la raison de ce singulier sur la fête de LA fâme.
En fait, c'est juste une petite prospective.
Et effectivement, à force, des femmes, yen aura plus assez pour faire un pluriel à ce rythme.
Pas d'humour, les féministes?
Peu plausible.
Si on n'en avait pas, on tiendrait pas la semaine.
@Valerie : « Cela ne signifie pas que toi individuellement tu domines qui que ce soit .... Mais si pour ... on te préfère, à une femme, tu constateras que là est ta position de dominant »
Pfouh, on entre là dans l'état de dominant "virtuel" ou "potentiel" indépendamment des opinions ou du statut individuel des personnes concernées. Avec ce type de raisonnement tu ne vas pas tarder à démontrer qu'un clodo est en position de dominant à condition qu'il soit mâle, blanc et hétérosexuel...
...et avec le même type de raisonnement tes adversaires idéologiques pourraient également "démontrer" toutes sortes d'horreurs.
Quand le tirage-par-les-cheveux idéologiques éloigne par trop de la réalité des faits et du bon sens, on se rapproche dangereusement du non-sens...
Voici les propos en question, Swâmi :
« Faudra bien finir par se rendre compte que l'espèce est composée de deux sexes qui ne sont pas grand-chose et n'iront nulle part l'un sans l'autre, ont dans la majorité des cas fort peu de chances de jamais connaître un réel bonheur l'un sans l'autre, que c'est comme ça, et très bien ainsi. »
Ce n'est pas un procès d'intention. Ou alors tu t'es mal exprimé. Parce que là, Christine Boutin serait d'accord avec toi.
@Swâmi Petaramesh :
Bon je n'ai pas vraiment tout lu mais je vais tenter de répondre à ton questionnement sur les teneurs homophobe et essentialiste de tes propos. Valerie (dont j'apprécie souvent les commentaires) le fera peut-être aussi.
Pour ce faire, je re-cite qlqs passages de tes commentaires:
"Faudra bien finir par se rendre compte que l'espèce est composée de deux sexes qui ne sont pas grand-chose et n'iront nulle part l'un sans l'autre, ont dans la majorité des cas fort peu de chances de jamais connaître un réel bonheur l'un sans l'autre, que c'est comme ça, et très bien ainsi."
et aussi:
"M'enfin bon, j'ai pour ce qui me concerne le bonheur d'avoir pour compagne une femme qui comme moi se délecte de nos différences et de notre complémentarité en tant que sexes et en tant qu'êtres..."
Alors moi qui croyait m'épanouir pleinement dans ma relation avec une autre meuf, et bah ça me fait sacrement douter et réfléchir sur cette relation!!! Vu qu'il n'y a pas de mâle pour nous compléter (tu sais pour être complémentaire, prise mâle, prise femelle), il doit vraiment nous manquer qlq chose. Je viens d'apprendre aussi que je ne connaîtrai jamais de réel bonheur qui, selon toi, ne peut se réaliser que dans le cadre d'un couple hétéro cysgenre et du coup tout s'explique... Je me fais des films, je suis pas du tout bien dans ma relation car comment le pourrais-je sans personne pour me "complémentariser". J'avais rien compris à la vie.
Et puis les différences dont vous vous délectez avec ta compagne en tant qu'êtres et en tant que sexes, moi qui croyais qu'elles étaient construites socialement et non une essence ou les caractéristiques naturelles d'un groupe défini et bah je retrouve mes basiques bien bouleversés.
Si tu ne vois toujours pas d'homophobie ou d'essentialisme dans tes propos; ça doit être moi qui débloque, je dois être une hétérosexsistophobe constructiviste radicale.
Et enfin un petit coup de gueule pour dire qu'après maintes remarques de mes camarades même-les-plus-pro-féministes-déconstruits-de-la-mort-qui-tue, où ils me signifiaient que nous les féministes, on a pas d'humour et bah j'ai fini par me résigner à être d'accord, on a vraiment pas d'humour et il faut changer ça!
Comme l'ont dit plusieurs personnes là-haut, on devrait pouvoir rire de tout.
"Espèce d'hommelette" comme variante de femmelette
"Sale blanc ou espèce de pas-bronzé" comme variante à bougnoule, basané et Cie
"Sale hétéro de merde" pour changer du sempiternel "Petit pd" ou"Sale gouine"
"Wa regarde l'autre, il est cysgenre, ah la honte!"
"Les patrons, ils abusent à tjrs aller chez leurs médecins pour avoir des arrêts, ce sont des fraudeurs"
"Les hommes qui sont en colère à cause de leur prostate qui fait des siennes" pour changer de "la femme hystérique"
Parce que ce qu'apparemment on rit déjà de tout mais j'ai un peu l'impression que non et qu'on tape toujours sur les mêmes, c'est à dire les oppresséEs/dominéEs dans les différents systèmes d'oppression/domination...
Mais ça doit être ma parano de féministe avec un utérus énervé...
Je me permet ?
(fais donc yelrah.)
Eh bien ! Ce sont les billets qui causent non simplement de la domination des femmes, mais de la relation de domination, qui causent le plus de réactions.
En tous cas merci à ceux et celles qui ont fait preuve de pédagogie et de patience avec certainEs commentateurs/trices... (Valérie, Candys, Iyhel, Mémé etc... ), moi ça me gonfle vite (hystérie latente). Et puis hier, je suis tombée sur le Grand journal de Canal +, spécial femelle. Tout était repeint en rose, y'avait de la journaliste impertinente, de la présentatrice météo qui offre un homme torse nu et musclé à toutes les Lafâmes, dans un gros gâteau en carton... j'ai cru m'enfoncer sous terre, en revenir aux réflexes préféministes primaires.... Bref, comme dirait Dahud Penncalet :
"''Pas d'humour, les féministes?
Peu plausible.
Si on n'en avait pas, on tiendrait pas la semaine.''"
Sans xanax, non, c'est sûr.
@graineuse : Une pensée spéciale pour toi, qui écrit des commentaires à l'apéro ! à la tienne graineuse ! La bise à Loum360 et à Raja aussi. - et ceux ou celles que j'oublie involontairement.
@Candy & @Mémé : J'ai déjà reconnu plus haut pour partie, et j'assume complètement cette partie, l'"essentialisme" qui m'est reproché (encore qu'avant de l'assumer il m'ait fallu en chercher la définition "genrienne" dans Wikipédia puisque je ne l'avais jamais entendu dans ce contexte et cette signification).
Par contre pour "homophobie", non, non, et re-non. Pour moi, la définition de "phobie" dans homophobie, xénophobie, etc, définit "haine ou mépris de", et je n'ai jamais exprimé la moindre haine ou le moindre mépris à propos des homosexuels, ni le moindre jugement de valeur (morale) à propos de l'homosexualité, car je n'ai pas de tel jugement.
Cependant, pour certains (homosexuels, notamment...) ne pas être "-phobe" impliquerait de considérer que l'homosexualité est à tous points de vue identique à l'hétérosexualité, tout personne affirmant qu'il puisse exister la moindre différence étant nécessairement homophobe et en voie de Christineboutinisation.
Ok, je le répète (à la manière de "j'ai un ami africain", on pourra donc me faire facilement le coup de la vieille justification du raciste - ce genre de choses, dès que quelqu'un vous reproche de l'être, c'est nécessairement que vous l'êtes, quoi qui vous puissiez dire pour vous en défendre...) j'ai eu des amis gays, j'ai des copines trans.
Pour autant et en l'absence de tout jugement de valeur morale, je ne considère pas qu'une orientation "100% homo" soit l'équivalent d'une orientation hétéro ou bisexuelle. J'ai la faiblesse de penser (et je crois que nous sommes nombreux, sauf que je n'ai pas de problème à le reconnaître) qu'une orientation 100% homo résulte d'un "loupé quelque part" dans la construction de la sexuation de l'individu, que ce "loupé" soit d'origine physiologique ou d'origine psychologique (image du couple parental, trauma subi de la part de l'autre sexe, va savoir quoi). Et je considère qu'une orientation homosexuelle ou transsexuelle va "considérablement compliquer la vie des gens" donc leur rendre plus difficile l'accès au bonheur dans la société où nous vivons (et quand je vois le calvaire social et familial qu'ont traversé mes copines trans et certains de mes amis gays, je suis certain qu'effectivement ça ne facilite pas la vie). Comme je suis certain qu'une orientation sexuelle homo va sérieusement compliquer la mise en pratique de tout éventuel désir d'enfant, donc, bref, c'est quelque chose qui complique furieusement la vie.
Comme le disait récemment quelqu'un qui s'est fait aussitôt traiter d'homophobe pour ça, si j'avais à choisir (et je sais bien que ça ne sera pas le cas), je préférerais que mes enfants soient hétéros plutôt qu'homos, non parce que je juge les homos intrinsèquement moins "bons" ou "respectables" que les autrres, mais parce que je penserais que ça va furieusement leur compliquer l'existence et leur rendre plus difficile l'accès au bonheur, ce que la plupart des parents souhaitent pour leurs gamins quoi... Maintenant, si l'un de mes gosses est homo, il est homo, point, y'aura pas grand chose de particulier à en dire (mais en même temps, tels que je les vois, leur orientation de genre est aujourd'hui, fonction de leur age bien sûr, clairement hétérosexuelle et ça me va plutôt bien
Je suis persuadé que cette explication non seulement n'aura pas suffi à me disculper d'"homophobie" aux yeux de certain(e)s, mais qu'ils ou elles en tireront la conclusion que je viens de démontrer être clairement homophobe. Bon. Pensez-en ce que vous voulez alors
rires
t'as pas de haine, tu penses juste qu'ils sont un peu malades, un peu loupés.
re rires
Et les bi, ils sont un tout petit peu loupés ? En conflit peut-être ? Ou l'hémisphère droit va bien, le gauche déconne ?
(oui je sais, tu n'as pas dit qu'ils étaient loupés, mais qu'il y avait eu un loupé quelque part. Erk !)
tin la psychologisation de bazar, ça fait vraiment des dégâts hein. Que ce soit dans Biba ou ailleurs. à moins que tu sois psy ? me dit pas que t'es psy !?
Debout les mademoiselles. Mes excuses pour hier, c'est vrai j'ai été un peu provocateur, en technologie web on appelle ca un pot de miel, le baton tendu pour voir qui va venir vous battre. Je n'ai pas été déçu. Mais, journée de la mademoiselle oblige, vous étiez tout de même un peu vaches. Je voulais revenir sur Badinter. D'abord je dois avouer mon ignorance crasse en matière de littérature féministe subversive, je ne fréquente guère les librairies spécialisées de mademoiselles, Mon intention n'était donc pas de détourner l'objet spécialisé du site par une référence grand public mais bon tout de même ca m'a interpellé ce torrent médiatique autour du bouquin de Badinter. Simplement parce que je ne partage pas ses analyses. Son ouvrage s'intitule "le conflit, la femme et la mère", et pose que l'époque voudrait imposer aux femmes une sorte de retour moral par la pression maternante. Badinter se trompe donc, parce qu'elle ne se focalise sur les femmes qu'en tant qu'elles sont fertiles, ou font l'objet de pressions d'ordre morales. A trop occuper le terrain en termes éthique, elle oublie de faire voir les dessous marécageux de la question de la maternité, de l'allaitement, et de considérer les enjeux économiques pourtant bien visibles. Lors de la naissance de ma fille, il y avait à coté du berceau une pleine caisse d'échantillons marketing censés m'orienter directement vers tel ou tel fournisseur de produits de soin. Dans les chiottes de mon frangin dont la femme est enceinte, il y a une pile de "parents magazine", et là c'est encore pire, les père sont des papas, les mères des mamans, le choix du prénom devient un problème métaphysique et les exercices de souffle de la jeune mère font l'objet de thèses si poussées qu'il est difficile de mener jusqu'au bout leur fastideuse lecture. Le type, reconnaissable entre mille, que vise à établir ces mauvais procédés marketing, c'est celui de la génisse, ou de la connasse, au choix, vous savez celle qui est toujours en avance à la sortie de l'école, qui tanne la maîtresse d'angoisses existentielles sur le potentiel de ses chérubins. Si donc le matraquage sur la maternité trouve chez les génisses/connasses une résonnance morale, ses finalités restent sonnantes et trébuchantes. J'en veux pour preuve que dans la période qui précède celle de la reproduction, lorsque les jeunes filles sont adolescente, le modèle change du tout au tout. On ne veut plus des mammifères ou des béates, mais des petites paris hilton délurées, parce qu'à cet âge, ce qui fait vendre, ce sont les portables rose fluo et les gilets en peau de lapin. Le type, à ce stade, c'est celui de la putain, et il faudra bien que Badinter vienne me dire en quoi des visées autres que purement économiques peuvent expliquer ce glissement contradictoire de la putain vers la génisse. Voilà ce que j'en dis. Il faut comme dit Badiou toujours chercher ce qui se tient derrière les façades religieuses. Bien sur, comme il faut un supplément d'âme, et vous le savez bien puisqu'il y a un onglet Biba à droite, les femmes demeurent des génisses, tendance vache à lait, bien après leur accouchement, on tient pour cela à leur disposition toute une gamme de magazines, les connasses-fanzines, et ce qui frappe n'importe quel garçon qui lit cela c'est qu'avant de trouver un article de 500 signes il faut passer 50 pages de pub. Le sommum de l'horreur en la matière, ce sont bien sur les deux bouquins de Lauren Weisberger, "Le diable s'habille en Prada" et "Sexe, diamants et plus si affinité". Quand par hasard je passe devant, je m'arrête de respirer et j'accélère, saisi de nausée, en me demandant par quelle ruse de l'espèce ce genre de racolage peut recevoir un début d'acquiessement de votre part, mes mademoiselles.
Pour ceux qui craignent une police de l'humour : lisez un Astérix écrit par Goscinny puis un autre écrit par Uderzo. L'un est lourd, l'autre drôle ; je vous laisse deviner lequel et en quoi.
@ Mademoiselle : de rien, je me sens peu de mérite, je me suis bien gardé de répondre à certains. Sinon j'avais un sujet à te proposer mais il s'est noyé dans le demi-sec hier soir, ça me reviendra...
// senso:
Tiens, on est le 9 mars, déjà.
On nous recompare à des vaches.
Comme le temps passe.
ah là là mademoiselle moi aussi en voyant l'émission spéciale grrrrrrrrr sur canal, j'ai eu des envies de meurtres, elles avaient une vraie occasion de parler, des centres ivg qui ferment, des écarts de salaire, de la violence de la précarité...ect...et non rien juste des roucoulements, des rires et des bourgeoises qui ont fait de cette journée , une journée de deuil...
@Mlle S.: « rires ... t'as pas de haine, tu penses juste qu'ils sont un peu malades, un peu loupés. ... re rires »
La haine ou le mépris, tu les mets dans ton interprétation de ce que je pense, ils ne sont pas dans ce que je pense.
Pour être plus précis sans doute, j'assimilerais plutôt les « 100% homos » à une catégorie particulière de handicapés, tu vois. De mon point de vue, être 100% homo est un « handicap ».
Et parler de handicap ou de handicapés ne signifie pas être handicapophobe.
Je comprends parfaitement que certains homosexuels ne veuillent pas être considérés comme ayant un handicap et puissent trouver cela blessant même si l'intention de blesser n'est pas dans l'oeil de celui qui voit un handicap - quand je vois un type dans un fauteuil roulant, je ne le juge pas ni ne le méprise, je vois juste qu'il a un "handicap". Quand je vois une "folle" (de ce genre bien particulier qui se repère à 100 mètres, j'emploie le terme parce qu'il est courant, sans aucun mépris), je vois juste une personne qui a un autre "handicap". Que cette personne reconnaisse ou non ce handicap comme tel ne modifie pas l'opinion que je peux en avoir.
je ne pense en rien que les "bi" soient « un petit peu loupés » comme tu me le prêtes par dérision, parce que je ne pense pas qu'il puisse y avoir un problème à éprouver des désirs homosexuels, je pense que le problème réside dans l'incapacité à éprouver de désirs hétérosexuels... Maintenant, opinion, opinions, tout ceci n'est qu'opinion, mais c'est la mienne
et tu proposes une thérapie pour les réadapter socialement non ?
@Mlle S.: Houlà non, je ne propose aucune forme de thérapie d'aucune sorte pour ce genre de chose :-}
@Dahud Penncalet : si ca peut te rassurer j'ai autant de noms de mammifères pour les mecs, rien à voir avec la journée de la mademoiselle. D'ailleurs en général, j'ai une tendance à préférer cotoyer les femmes, à travailler avec elles surtout, parce que précisément, il n'y a pas de rapport de force ou de domination, comme c'est si courant entre les mecs, si c'est pas paradoxal ca.
Une étoile rose ...
Et c'est Yelrah qui remporte un magnifique point Godwin au commentaire 133 !
@Swâmi Petaramesh : tu me rassures
@yelrah : non, tout de suite ! une obligation de soin suffirait !
@senso : oui, "j'vois pas de relation de domination", c'est en général ce que disent les dominants !
@ Swami: Quand tu parles du dominant implicite, demande toi une seconde si, à chaque niveau de pouvoir, les règles sont édictées sur un modèle de norme différent de blanc, mâle et hétérocentrée. Les lois/ règles pour les autres, ce sont des lois/règles pour les différents: congé parentaux, refus des blagues homophobes, ...
A part ça, si on considère que c'est plus facile d'être un homme dans notre société, peut-on dire que je suis aussi un peu loupée? Mes parents ont fait beaucoup d'efforts, mais un loupé est si vite arrivé. Heureusement, je ne suis pas foncée, au moins.Quand on dit que le neutre est masculin, singulier, hétéro et blanc, ça veut dire un truc pour les femmes au quotidien: leur situation n'est qu'une particularité, envisagée par après, sur base d'un cas général qui ne l'est pas vraiment. Je comprends que tu ne t'en rendes pas toujours compte (après tout, en l'absence de ressenti de genre, et comme tu fais partie du neutre masculin blanc et hétéro, ça peut ne pas te frapper).
Pour prendre une situation que je connais, j'arrive dans un milieu ou peu de choses son pensée sur mon cas (femme jeune, n'excluant pas l'idée d'avoir des enfants, bien au contraire et voulant préserver une carrière- je sais, c'est mal). Je ne sais pas si ton discours essentialiste te pousse à penser que a° Après tout, il faut que je choisisse, b° les règles de fonctionnement ne doivent pas exclure un genre, c° C'est toi qui voit de la discrimination partout, et si tu veux jouer, faut se plier aux règles masculines (qui ont été edictées comme si elles recouvraient tous les cas possibles). Le dominant implicite, ce n'est pas forcément un salaud asservisseur de femmes, c'est aussi se retrouver dans cette position dans laquelle tout est pensé pour son cas. C'est aussi une question de position sociale, pas d'intentions qui y sont associées. Si tu parles à ta femme de ménage, tu es attentif à ce que la structure des relations sociales induit comme rapport de force entre vous, et à ne pas reproduire cette structure par un "mépris de classe", même si tu es de gôche et bien intentionné. C'est la même chose. Un peu de réflexivité, que diable!
@Swami, ëtre arabe ou noir, c'est pas un handicap, aussi?
c'est un peu totalisant ton truc, d'ailleurs Nathalie et Marie te le confirment en direct du bureau, elles me caractérisent plutôt par une certaine tendance à la féminité. Est-il possible de sortir des structures, parce que sinon c'est toi qui sera la psychologue de bazar, par une tendance nette à la réduction aux pôles de ton schéma d'analyse.
@senso : parler de relation de domination sociale, ce n'est pas de la psychologisation. dire que ses collègues trouvent qu'on a "une certaine tendance à la féminité" en revanche.... Non mais aucun doute sur le fait que tu sois un collègue fort sympathique ! Le bonjour à Nathalie et Marie. Bon, je retourne bosser.
Bon, j'ai failli pas participer à cette joyeuse boucherie. Mais finalement c'est Swâmi qui m'y pousse.
@Swami, donc : Déjà que tu préfères les gens "épanouis" (dans un monde de merde) que ceux qui sont "dans les tranchées" (mais ça s'explique par leur histoire, c'est donc qu'ils ont des problèmes, ceux qui luttent), pour mieux adhérer à l'idée que les féministes c'est des mal-baisées (mais c'est femmes qui le disent hein. Celles qui sont pas mal-baisées.). Ca m'avait déjà laissé perplexe. Fumerais-tu trop de bouddhiste dans ton ashram, m'étais-je demandé.
Mais là " je suis pas homophobe, c'est juste que les gays, c'est des hétérosexuels ratés, mais c'est pas de leur faute, c'est psychologique, je leur en veux pas, je suis tolérant ". Je paraphrase, et sans interprétation, encore. Ca me donne même envie de développer tellement c'est... dégueulasse? rétrograde? Homophobe évidemment. Bref, du pur jus de haine passé au filtre de la tolérance des inférieurs. (Mais j'en connais des sympas hein.). Bon allez, au cas où un jour ça te prenne de réfléchir, je vais m'abaisser jusqu'à la psychanalyse : si tous les instincts sont construits dans la petite enfance, pourquoi l'hétérosexualité n'est-elle pas un trauma comme les autres (ou l'homosexualité, un phénomène tout à fait banal, au choix) ? Parce que la 'norme'? Parce que 'la nature' ? Ou parce que la (faible) tolérance sociale? (la deuxième réponse est l'alibi de la première, et cache évidemment la troisième).
Par ailleurs, j'ai également lu plus de dix pages de commentaires (épiques) sur cette provocation (sur Lepost.fr, je crois) "Aimeriez-vous que vos enfants soient homosexuels?"
Mais ptet que nan, après tout, dans ta tête, préférer que ses enfants ne soient/deviennent pas homos, c'est pas de l'homophobie, c'est vouloir qu'ils soient 'réussis', pas de traumas, pas d'éducation ratée. Mais les homos sont pas des inférieurs hein. Ils ont juste un handicap social dû à une défaillance psychologique. Mis dans notre grande tolérance de famille de gauche, on est prêts à les accepter. Hein. Parce qu'on n'est pas "homophobes", on les déteste pas, c'est juste que c'est des "loupés".En est ressorti que globalement, les gens pensaient que la question étaient mal posée, parce que évidemment ils 'accepteraient' d'avoir des enfants gays, mais ils préfèreraient pas (d'ailleurs bien souvent, ils se justifiaient par le 'comme tout le monde' que tu utilises également -> "et je crois que nous sommes nombreux"). Bref, on leur tend un miroir, ils se trouvent moches, donc ils se plaignent que le miroir est mal fait.
Visiblement tu partages (Parce qu'effectivement tu es loin d'être seul) cette idée que comme c'est dur pour les gays, tu préfèrerais des enfants hétéros. D'ailleurs, tu es très content que les tiens soient on ne peut plus normaux (sans doute que ton éducation était 'bonne'). Pis heureusement qu'ils pouvaient pas naître noir, "ça aurait considérablement compliqué leur vie". T'as pas pensé à demander des garçons aussi? Après tout, c'est tellement plus dur pour une femme. Nan? Mais ça serait ptet sexiste, ou raciste... je sais pas. Ou alors des enfants de droite, aussi. C'est plus facile quand on a pas de scrupules, tu sais.
@Lily : « être arabe ou noir, c'est pas un handicap, aussi ? »
Tout en saisissant le sens de la question, je te répondrai qu'être "Arabe ou Noir" peut être un handicap social dans une société raciste ou discriminante, mais je ne crois pas que qui que ce soit de sensé prétende que ça puisse être un handicap d'ordre biologique, médical ou psychologique.
Tandis que la seule raison de refuser l'éventualité même que l'homosexualité puisse être un handicap est une raison d'ordre politique/idéologique (autrement dit un refus de principe qui ne fait aucun cas de ce que la chose peut ou non être en soi, excellent marqueur du fait que c'est la seule idéologie qui s'exprime et que les faits n'ont qu'à se plier à ce qu'on décide qu'ils doivent être...)
Pour répondre pendant que j'y suis au caustique « obligation de soins » de Mlle S. en #135, qui cherche sans doute là aussi à caricaturer ou exagérer mon propos (trahissant donc volontairement par là ma pensée, mais il est toujours amusant de reprocher aux gens précisément ce qu'ils ne pensent pas et ne disent pas, en employant cette méthode), bien sûr que non, pas d' « obligation de soins » puisque les homosexuels ne nuisent à personne, que nombre d'entre-eux ne souhaiteraient pas de "soins" et que je doute fort que de tels "soins" soient possibles.
Mais bon, c'est un déformation aussi caricaturale que celle qui déformerait « il existe des paraplégiques et c'est un handicap » en « obligation de soins pour les paraplégiques ! »
Pfff...
Et pour le coup du « dominant implicite », vous me permettrez de le contester encore, on pourrait parler à la rigueur de « favorisé implicite par le système », ce qui peut être un simple état de fait, passif, tandis que le terme « dominant » véhicule une action (celui qui accomplit l'acte de dominer) et que je récuse qu'on puisse définir ainsi celui qui ne fait que bénéficier accidentellement et passivement de l'état d'un système qui le favorise sans être pour rien dans les choix qui ont mis ce système en place - et qui peut par ailleurs militer activement pour "plus de crèche, égalité des sexes et des rémunérations dans l'entreprise et ailleurs, liberté pleine et entière de Lafâme etc." et prendre sa juste part dans le torchage de mômes et la vaisselle à la maison, pour se voir quand même et malgré tout renvoyer du « dominant » dans sa goule au motif que quoi qu'il puisse faire il restera blanc, mâle et hétérosexuel, ma brave dame, donc mauvais il faut croire, "dominant" quoi, fût-ce implicite.
Nan mého, est-ce que je vous traite de "ménagères implicites" ? :-}
@Kaos : Tu m'excuseras (ou non) de trouver que ton #140 ne mérite pas réponse.
@Kaos
"En est ressorti que globalement, les gens pensaient que la question étaient mal posée, parce que évidemment ils 'accepteraient' d'avoir des enfants gays, mais ils préfèreraient pas"
Non mais il faut bien avouer que cette question est profondément débile, puisqu'elle joue principalement sur la projection dans l'avenir, non de leurs seuls enfants, mais de leur famille.
Evidemment que le fait pour des parents de se dire qu'ils n'auront pas de petits enfants leur fait donner cette réponse là et pas une autre.
@Swami
"parce que je ne pense pas qu'il puisse y avoir un problème à éprouver des désirs homosexuels, je pense que le problème réside dans l'incapacité à éprouver de désirs hétérosexuels..."
donc en toute logique tu penses aussi que c'est un problème de ne pas éprouver de désirs homosexuels ?
est-ce que quelqu'un veut que je continue à valider les commentaires de Swâmi Petaramesh ? Parce que ça m'emmerde de continuer à lire ça ici.
@Mlle : Disons que je suis (stupidement) curieux de savoir jusqu'où il peut aller comme ça. Sachant que ça m'est arrivé de lire son blog et de le trouver nettement au-dessus du niveau de la mer.
Mais c'est toi la patronne, après tout, c'est pas comme s'il disait un truc original...
@Mlle S.: Tu sais, si tu veux que j'arrête de répondre aux commentaires qui me prennent à partie et si tu préfères que j'aille me faire pendre ailleurs, tu n'as qu'à me le demander gentiment, pas besoin de « cesser de valider mes commentaires qui t'emmerdent », je suis un garçon poli et je sais ne pas m'imposer...
En même temps, discuter avec des gens qui partagent tous ton point de vue, ça limite un peu l'intérêt de la conversation et la lumière susceptible d'en jaillir, non ?
@Westeetee : « donc en toute logique tu penses aussi que c'est un problème de ne pas éprouver de désirs homosexuels ? »
Je trouverais extrêmement suspecte de refoulement ou de malhonnêteté toute personne prétendant n'avoir jamais éprouvé, et ne pas éprouver occasionnellement au minimum des fantasmes homosexuels, en effet. Quant à savoir si ces fantasmes doivent être suivis de passage à l'acte, ça me semble strictement le problème de chacun :-}
@Mlle S. : Je te le concède
@Swami: c'est vrai swami, c'est pas très chin mudra d'opposer aux homo une certaine anormalité, ils ont l'anormalité que la société, donc la norme, leur assigne, mais qui n'a rien d'essentialiste pour reprendre votre expression. Lis mieux ce qu'écrit Lily, c'est très bien ce qu'elle explique. Le confort de certains mâles alpha s'explique par la position que la norme leur a institué, pensée en grande partie dans le droit romain il y a deux mille ans si l'on ne considère que la partie légale de l'affaire. Ca explique en partie l'incapacité des hommes à se projeter, même si, reconnaissons le tout de même, en matière de loi du moins, d'immenses progrès ont été faits. Mais là ou le boulot reste à faire, c'est dans les domaines ou la norme n'est pas juridique, transcriptible, instituable, et où elle s'exprime de façon plus insidieuse que dans la loi. C'est vrai pour le langage, pour les représentations, pour les comportements sociaux. Beaucoup de choses sont ainsi codées par et pour des hommes, et le seul moyen d'y voir clair, c'est d'effectuer une mutation transgenre ou toute autre forme de déguisement normatif. Les journalistes qui ont passé du cirage sur leur visage pour "voir ce que ca faisait d'etre noir" ont ainsi rapporté que les discriminations sont nombreuses, et qu'elles ne sont pas toutes aussi frappantes que le refus d'entrée en boite de nuit ou la discrimination à l'emploi. C'est souvent des petits gestes, une personne qui évite un frolement dans le métro, un regard qui se détourne, un langage qui se fait un peu plus appliqué. Le truc qui pousse les mademoiselles à pilonner de la sorte, c'est que tous ces codes sont sédimentés depuis des millénaires, ils remontent pour la plupart à des âges immémoriaux, et sont désormais profondément ancrés dans la culture, quon ne peut réformer qu'en travaillant sur des siècles. Toi qui est bien branché Chin mudra, tu peux te représenter ca en pensant à la solidité de la hiérarchie sociale Hindoue, basée sur la notion de caste et d'absence de salut possible dans le temps que dure l'existence, un déterminisme sociale qui ferait rêver les marxiste par sa portée historique, une forme de ségrégation quasi ontologique. Ca dure depuis 12000 ans, et c'est solide comme du métal, ca se change pas en trois post, il faudrait des décenies pour en sortir, et des apostasie par milliard.
Oui! C'est de la maïeutique en action, ce qu'on fait.

Non....
ok !
@Westeetee : J'entends bien qu'ils ont leur raison. Ca n'empêche pas que c'est homophobe. En premier lieu, la sexualité n'a rien à voir avec les petits-enfants. En second lieu, les petits-enfants, ça regarde les enfants qui vont s'en occuper -> de quoi ils se mêlent? Et en troisième lieu, l'argument des petits-enfants ne ressortait pas si souvent que ça.
Au contraire, je crois que la question était très bien posée (ni 'souhaitez-vous', ni 'accepteriez-vous'), pour faire ressortir toutes ces réactions qui tout en fustigeant une mauvaise formulation, apportaient une réponse très nette : "NON, on n'aimerait pas, mais on ferait avec, et on les aimerait quand même (malgré leur handicap?)". Dans les commentaires hein. Je crois que le résultat du sondage correspond également, mais il y a eu des vagues de protestations type 'a question stupide, réponse stupide' dans les votes, dont l'argumentation apportait pourtant invariablement la réponse ci-dessus.
La réponse la plus courante "Question trop mal posée, On peut pas répondre à ça. Il faudrait demander si on accepterait. Parce que, comme tous les parents, je ne souhaite pas que mes enfants soient homos, mais je les aimerais tout pareil si ils l'étaient. "
@swâmi
Finalement tu as une vision de la sexualité liée à la reproduction. Comme beaucoup et c'est inévitable dans des sociétés de base judéo chrétienne.
C'est quelque chose qui est profondément ancré et parfois on a du mal à prendre de la distance.
Une union homo est "stérile", pas d'enfant.
C'est pourquoi elle a été considérée (elle l'est encore pour certains fanatiques chrétiens ou musulmans) comme un pêché, une faute grave qui mérite l' "excommunion", l'exclusion, apostasie forcée, la mort , ça dépend de chapelles.
D'autres ailleurs, en Inde (5000 ans av JC) avait une autre vision des choses, l'énergie sexuelle était considérée comme vitale, parce qu'elle peut donner la vie, certes, mais aussi car elle donne naissance au mouvement et à la création.
Je ne crois pas que l'argument de l'homosexualité soit directement abordé mais, sur des fresques érotiques (Khajuraho par exemple) on voit des pratiques fort agréables qui n'aboutissent pas à la reproduction et aussi des ébats entre femmes.
Que ce soit clair je ne parle pas de l'Inde d'aujourd'hui...qui après des années d'occupation moghole d'abord (à relativiser car il y avait beaucoup de souffistes) mais surtout d'occupation britannique bigote, conservatrice coincée du cul, est devenue particulièrement pudibonde (même si les tempes dravidiens sont ornés de créatures dénudées).
voila c'était juste une petite contribution au débat
comme il m'a fallut 3 heures pour pondre mon com en faisant autre chose je n'avais pas suivi les derniers
Arf j'avais pas vu 141 et 142.
@ Swâmi : Non, je ne t'excuse pas. D'abord et surtout parce que tu enfonces le clou toujours plus profond, tout en assurant que tu penses des choses parfaitement respectables et qu'on se méprend sur tes intentions.
Bon, pour la domination implicite ça a toujours du mal à rentrer ce genre de truc. "ménagère implicite" n'est pas une insulte, mais plutôt une description (ni tout à fait exact, "dominée implicite" serait plus juste même si ça se traduit bien souvent par ménagère). Bref, si les femmes sont effectivement dominées, il faut bien qu'il y ait des dominants (les hommes en l'occurence), à moins que tu nies la domination des femmes auquel cas effectivement, c'est pas la peine de se fatiguer. Bref, ça, je te le passe par lassitude.
Par contre là où tu as raison, c'est qu'effectivement le refus de considérer l'homosexualité comme un handicap (au sens médical) est effectivement politique. Quelque chose de l'ordre du progressisme, du féminisme, de révolutionnaire quoi. Mais que le fait de considérer l'homosexualité comme un handicap ne t'apparaisse pas du tout comme politique (et réactionnaire), oui là, t'es en-dessous de tout.
@ Swami: Je ne vois pas comment tu peux décider "comme ça"que l'homosexualité est plus à classer parmi les maladies physiques que parmi les handicaps sociaux, mais bon.
Tu peux aussi te dire que c'est un groupe qui existe et est discriminé, au même titre que les noirs et les arabes.
Pour le dominant implicite, il n'est pas question d'injure ou de stigmatisation. La question est que, dans une optique féministe et de destruction des hiérarchies sociales, chacun doit regarder "en soi" et effectuer la médiation entre sa position sociale et son engagement. Il ne s'agit pas de dire je suis de gauche parce que je pense ça et ça, mais je suis un petit entrepreneur exploiteur, à côté, ou je suis féministe, mais je ne partage pas les tâches ménagères. La question est celle du va-et-vient entre ton statut et tes engagement, ce qui suppose, je n'arrête pas de le répéter, une certaine réflexivité.
Il n'est pas question de s'excuser de son origine ou de ses caractéristiques biologique, mais d'être attentives à ce qu'elles induisent et à se choisir dans une autre optique. Comme quand, fils de bourgeois(e)s, tu parles à ta femme d'ouvrage, et que tu es de gauche. Tu ne nies pas implicitement la hiérarchie (parce que tu sais qu'elle existe), mais tu fait en sorte de lui parler de telle sorte de ne pas renvoyer à cette structure social que tu honnis.
(Le tu n'étant pas spécialement pour toi, mais en vue de présenter un exemple général).
C'est la même chose pour les femmes. Tu ne dois pas t'excuser d'être homme biologiquement (au sens de sexe biologique!), mais bien te demander si ce que tu dis ne reproduit pas cette structure sociale sous-jacente, si tu ne te mets pas du un rôle d'homme social qui renvoie au patriarcat qui te pré-existe. Voilà.
J'espère que c'est plus clair; et que l'idée que l'engagement est un processus constant fait son chemin.
Enfin, c'est comme ça que je vois la chose, il y a certainement des fâme qui ne seront pas d'accord.
@Kaos :
Ma Sainteté répondrait très exactement la même chose.
J'ajouterais même pour encore plus m'enfoncer la tête sous l'eau que si, d'aventure, un de mes enfants devenait 100% homo, j'aurais la sensation très nette autrement dit, c'est une situation qui me pousserait très fort à la grosse remise en question, certainement inutile à ce stade, gasp, trop tard !
Et je ne vois strictement rien d'homophobe là-dedans, mais faut encore enfoncer bien fort ce qu'on met dans "-phobe"...
Maintenant, ça peut durer des siècles :
- C'est homophobe !
- Non !
- Si !
- Mais non !
- Mais si !
Me rappelle avoir passé du temps un jour avec une copine...:
- C'est vert !
- Ah non, c'est bleu !
- Ah non, quand même, ça, c'est clairement vert !
- Meuh non, c'est bleu trucmachinchose !
- Vert !
- ...
@Céleste :
Bien que mon usage personnel de la sexualité ne soit la plupart du temps pas lié à la reproduction, j'ai clairement conscience que la seule raison d'être biologique de l'existence de sexes et de leur commerce est la reproduction.
Que nous autres humains ayons depuis inventé des tas d'autres manières de faire joujou avec ne change rien aux origines naturelles de la chose.
Comme dit un moine dans Le nom de la rose : C'est un peu ça, non ?
Je ne considère en rien, n'ai jamais dit, jamais pensé, jamais écrit nulle part que l'homosexualité doive être "guérie" et encore moins combattue, méprisée, interdite ou quoi que ce soit, je l'estime simplement être à l'envers de la nature et ce sans aucun jugement de valeur, sans aucun jugement moral - pas besoin d'aller déranger Shakti et Shiva ou Prakriti et Purusha pour ça
Et il me semble que le fait que la société humaine (la nôtre actuelle en tout cas, n'alons pas déranger la Grèce antique ou quelque obscure tribu récemment disparue pour si peu) se soit globablement majoritairement organisée dans le sens de la normalité statistique et biologique n'est pas si surprenant que ça.
Pour moi, la juste attitude consiste à affirmer que les homos ne doivent pas être discriminés et ont strictement les mêmes droits et la même "valeur humaine" que les autres (si tant est que ça veuille dire quelque chose), ça c'est la définition de la non-homophobie, mais ça n'implique pas qu'il soit obligatoire de considérer que toutes les orientations sexuelles sont équivalentes et se valent strictement à tous points de vue en tout état de cause. Là, c'est simplement s'interdire de penser à des motifs idéologiques, chose à quoi je me refuse personnellement, mais nous vivons une époque où le politiquement correct raffole de plus en plus des panneaux , et trouve de plus en plus de zélateurs pour veiller au respect de ces panneaux..
"Pfouh, on entre là dans l'état de dominant "virtuel" ou "potentiel" indépendamment des opinions ou du statut individuel des personnes concernées. Avec ce type de raisonnement tu ne vas pas tarder à démontrer qu'un clodo est en position de dominant à condition qu'il soit mâle, blanc et hétérosexuel..."
La domination n'est pas forcément voulue et conscientisée en effet. je vis en France ou l'accès à l'embauche des personnes "non blanches" est sujet à discrimination. En tant que "blanche", je me situe dans une position de dominante que je n'ai pas cherché ni voulue. Elle est pour autant.
Ton SDF n'est pas en situation de domination face à Badinter par exemple mais il l'est bien face aux SDF roumains par exemple, quasi unanimement hais. cela ne veut aps dire qu'il les hait ; juste qu'il sera mieux percu mieux vu, plus aidé que les roms.
"tandis que le terme « dominant » véhicule une action (celui qui accomplit l'acte de dominer)"
non c'est toi qui le perçois ainsi. Personne ne prétend ici que toi, individuellement, tu domines qui que ce soit. On prétend juste qu'à un moment donné, cette position (ou la mienne de "blanche" t'octroiera des avantages face aux autres classes.
sur l'homosexualité : tu confonds déjà sexualité et sexuation ; un homme homosexuel est en théorie un homme socialement parlant (enfin tout autant qu'un hétéro).
Pour te répondre, il faut revenir à la définition de la sexualité. Avec ton idée, la sexualité serait uniquement vue comme un moyen de procréation, ce qu'elle n'a jamais été. La sexualité est socialement construite ; on ne baise pas n'importe comment, avec n'importe qui. le mariage est par exemple un moyen de régulation de la sexualité. Il serait logique, "normal" dans une sexualité non socialement construite, de coucher avec le plus de femmes possibles, dés qu'elles sont en âge de procréer afin de perpétuer au maximum l'espèce.
donc la sexualité est un construit social. et dans ce construit social, il y a aussi l'attirance - amoureuse, sexuelle - pour des gens du "même sexe".
A te lire, on pourrait dire qu'il est tout aussi anormal de coucher avec une femme ménopausée par exemple.
la sexualité ne se pose pas en termes d'évolution et de procréation ; elle est construite y compris chez beaucoup d'autres espèces animales.
"est-ce que quelqu'un veut que je continue à valider les commentaires de Swâmi Petaramesh ?"
oui parce que nombre de gens partagent son opinion et qu'il me semble important d'expliquer. mais je comprends que cela t'exaspère.
senso ; tu dis "un début d'acquiessement de votre part, mes mademoiselles."
bon je n'ai pas le sentiment de t'appartenir mais on va dire que c'est de la provocation. Tu ne cesses de t'adresser à nous en tant que femmes, en nous voyant comme porte-paroles des femmes. Pourquoi penses tu que, nous ici, sommes à même de savoir ce qui plait à tant des femmes dans les bouquins chick lit ? en raison du vagin qu'on a en commun ? Tu prétends ici qu'il y a une sorte de pensée collective aux femmes ; cela n'est rien d'autre que du sexisme.
Bon, les ami-e-s (je le fais bien hein ?
je pars déjeûner, et je ne suis pas certain de revenir ensuite sur ce fil, parce que ma foi, c'est un peu stérile tout ça non ? Je ne nous vois pas parvenir au consensus dans un futur prévisible...
En fin de compte, je suis bien content de ne pas être féministe, parce que tout de même, ça fatigue la tête
Sinon, Lily, j'aime bien ta manière de présenter les choses dans ton #155, elle me semble plus ouverte et didactique que d'autres dans leurs flétrissements et anathèmes :-}
@Kaos :
Ce que je nierai sans doute, c'est que ce soit le problème le plus criant de la France de 2010... Je placerais sans doute ce problème bien plus haut dans la pile dans d'autres sociétés ou civilisations - raison pour laquelle je m'oppose très fort au "voile islamique intégral", quel que soit le nom qu'on lui donne, allez, j'étais déjà phallocrate, misogyne et homophobe, je sens qu'il est urgent que je parte vraiment déjeûner avant de me bouffer une accusation par-dessus le marché...
Amusez-vous bien
un titre effarant sur tetu.com :
La Journée internationale des femmes ternie par le viol d'une lesbienne à Béziers
Ils veulent dire que si c'était un autre jour, ce serait moins grave ?
@Lulu #159 : Mouahahahaha !!
...Pardon, ça m'a échappé 
Tien, pour en venir aux choses qui sont plus complexes qu'il n'y paraît, mémé suggérait l'insulte dans son #120, ben je me la suis bouffée vendredi, plus exactement pour avoir tenté de m'interposer devant un homme extrêmement irascible qui insultait et menaçait extrêmement violemment - on pourra donc dire qui terrorisait - une jeune femme, sa "copine" je suppose ?
Ça avait beau ne pas être la journée de Lafâme, n'écoutant que mon machisme phallocrate, j'ai lâchement quelque peu tenté d'intervenir au péril de mon cassage de gueule... sans grand résultat d'ailleurs.
"J'ajouterais même pour encore plus m'enfoncer la tête sous l'eau que si, d'aventure, un de mes enfants devenait 100% homo, j'aurais la sensation très nette "Ben merde... Nous avons sérieusement loupé quelque chose... Mais quoi ? Rhàààà merdalors..." autrement dit, c'est une situation qui me pousserait très fort à la grosse remise en question, certainement inutile à ce stade, gasp, trop tard !
Et je ne vois strictement rien d'homophobe là-dedans"
Je te souhaite très sincèrement qu'un de tes enfants devienne homo et t'en foute une bonne dans la gueule le jour où tu lui expliqueras que si t'es déprimé, c'est parce que tu le considères comme un échec.
Ca n'est effectivement pas la peine d'argumenter plus loin. Tu exprimes une homophobie terrible tout en la niant sous couvert de normalité (effective, mais certainement pas une excuse) et de "nature" (mensongère, mais très utilisée), on peut pas faire grand-chose à ce stade de déni.
Je te souhaite vraiment cette tarte dans la tronche, peut-être que ça te remettra les idées en place. Mais peut-être même pas... Sans doute que si un de tes enfants a besoin de te frapper pour t'exprimer ses sentiments, c'est une preuve de plus de son dérangement mental, le pauvre...
Quand à lui, je lui souhaite de ne pas essayer de se foutre en l'air en apprenant que son père est un sale con, tellement gavé de sa propre bonté qu'il ne peut pas voir la dévastation qu'il provoque chez celui qu'il prétend aimer.
ben voilà.
c'est que son discours on l'entend en ouvrant un journal, en allumant la télé, ou la radio, en discutant au bar... bref, c'est d'un commun navrant et hérissant. je ne vois pas ce qu'il y a à répondre, mais si certains ont encore envie de causer...
@valerie : j'ai hésité à dire mesdemoiselles, mais je tenais à mademoiselle, donc ca a fini en mes mademoiselles, et si je te suis bien dire monsieur, madame, mesdemoiselles, monhomo sont autant d'appropriations par la violence symbolique. Il me faudrait inventer une nouvelle langue parce que comme je le disais le langage porte en lui des marques de l'implicite en débat. L'important comme dit Lily en 155, c'est de ne pas reconduire les schèmes de domination, parce qu'elle pense comme Sartre que l'existence ou l'action précèdent toute essence, toute ontologie. Parfois c'est possible, parfois non, principalement avec la langue, je me vois mal saluer la boulangère d'un alerte "bonjour boulangère". Mais j'aurais pu dire mesdemoiselles plutôt que mes mademoiselles c'est vrai, une occasion manquée. Pour la culture collective des connasses sex in the city, je ne pose pas qu'elle est universellement partagée, mais qu'elle est universellement propagée. Problème d'essence encore, je me pose la question de la poule ou de l'oeuf : la connasse est-elle la résultante sociologique d'un conditionnement intensif, ce qui aurait tendance à aller dans le sens de la thèse existentielle, ou le succès rencontré ne doit-il au contraire qu'à une prédisposition connassière, position essentialiste. La question est redoutable si on la considère selon son négatif : sans ce matraquage, les femmes ne seraient pas des connasses, mais ne seraient pas non plus des mademoiselles qui ne sont telles qu'en réaction, alrso qu'est-ce que la femme pure au sens kantien ? Selon Beauvoir, vieux débat, l'individu de sexe féminin subit un processus de construction par quoi elle devient femme. L'argument inverse opposerait qu'il y a chez une femme trois points de contact possibles avec la nature auxquels il conviendrait de la réduire, point de vuie que je ne partage pas (deux en fait, selon le point de vue matriciel qu'on adopte) : la naissance, l'enfantement et la mort, qui sont de plus vécus individuellement et ne peuvent, pour ce qui est du lieu du contact, le corps, être renvoyés à des constructions sociales, même si celles ci balisent symboliquement tout le pourtour de ces événements ou les motivations qui les précipitent. Je ne peux pas trancher, bienj que je penche pour la thèse holiste c'est à dire un ensemble de conditions sociales qui poussent ou pas à la mise en oeuvre de ces possibiltés biologiques. Pour swâmi, qui a bien compris au demeurant de quoi il retourne mais s'obstine sur un cas particulier, je dirais juste que l'homosexualité ne détourne alors pas plus de ces points de contact que le fait de ne pas avoir d'enfant, ou de pratiquer l'abstinence, ce qui modifie ce qu'il dit à propos du handicap. On n'ira pas reprocher à une femme sans enfant d'être handicapée dans ton raisonnement, pourtant tu as bien associé comme cela a été noté plusieurs fois homosexualité et reproduction, sans aller jusqu'au bout du raisonnement et y inclure les femmes et les hommes qui choisissent de ne pas avoir d'enfants ou de s'abstenir. En fait, plus largement, toute pratique de la sexualité qui n'actualiserait pas la puissance de reproduction serait de nature handicapante à te suivre, ca ferait de toutes les siestes crapuleuses et autres rapports protégés des formes temporaires de handicap, et de la sexualité une fonction et plus un choix. La pillule serait un truchement vers le handicap, le stérilet un objet de mutilation. Enfin, pour la question de l'idéologie, Swami distingue un noir d'un homo : au premier on ne peut faire de reproche biologique, au second on accorde des facilités politiques qui s'opposent à ce que sa sexualité soit considérée comme handicap. C'est un peu flou, mais si on tourne le truc autrement, ca revient à dire qu'au noir on ne peut opposer de raison biologique, tandis qu'au handicapé on pourrait, s'il n'y avait une forme de politiquement correct. Or en quoi consiste vraiment ce que tu considères comme le handicape de l'homo, quelle est la définition biologique de ce handicap, de quoi est-il privé quant à sa biologie : de rien sinon de la reproduction. Mais cette privation est volontaire, car à moins d'être stérile, l'homosexuel demeure un père ou une mère en puissance, et, cqfd, il n'y a donc pas de différence avec les hétéros qui ne veulent pas d'enfant, pas plus qu'avec ceux qui baisent avec une capote, il n'y a aucune tare biologique la derrière, juste la désactivation volontaire d'une fonction biologique.
Moi plus tellement, en tout cas...
@Kaos :
Tant d'amour, ça me touche très sincèrement...
>
Allez, va, je te conseille très sincèrement d'aller régler tes propres problèmes avec ton propre père, plutôt que de les projeter sur moi, qui n'en ai, courtoisement mais sincèrement, rien à foutre. Comme disait le maître zen, ton cadeau est refusé, tu peux le remporter avec toi...
@Mlle S.:
Ce que je traduis par , mais comme je te l'ai dit, Mademoiselle, si tu ne veux plus lire mes lieux communs navrants ici, plutôt que de parler de moi à la troisième personne en prenant l'univers à témoin, il te suffirait de me le demander gentiment à la deuxième personne, et j'irais faire des pâtés ailleurs...
"La Journée internationale des femmes ternie par le viol d'une lesbienne à Béziers"
Swâmi Petaramesh répondra sans doute qu'il s'agissait pour les violeurs d'une démarche thérapeutique.
@Swâmi Petaramesh : ben t'as dit que tu reviendrais pas après manger, je comptais dessus.
Pourquoi il ne comprend pas tout seul ?
@Senso, arrête ton discours pitoyable de VRP qui passe ces soirées de déplacemant à lire les livres en tête de gondole du Virgin de la gare. La phylosophie est une science sérieuse à laisser aux professionnels : tu noies les lecteurs de ce blog très sérieux sous une diatribe des plus abjecte pour essayer de parvenir à tes fins (que l'on devine très facilement, petit coquin). Félicitation à Mademoiselle S. pour l'avoir remis en place à chaque dérapage.
He ben... Je devrais vraiment perdre cette vilaine habitude de débattre, plus on creuse, plus c'est pire...
Allé, on fait une pause les gars ? Un balisto ? Une bière ? Une cacahuète mâchée ?
Ceux qui veulent continuer avec Swâmi, je rappelle qu'il a un blog : http://petaramesh.org
Rassurez vous chers internautes, le post de MonBraveMarechal est une petite blague d'un collègue en situation d'illettrisme, farouche opposant de la philosophie sans y.
Désolé mademoiselle de l'avoir relancé. J'aurais dû m'en tenir à son morceau de bravoure sur les femmes épanouies contre celles qui sont dans les tranchées. En plus y'avait de la psychanalyse dedans,
J'aurais dû me douter que ça mènerai nulle part...
Je veux bien le balisto, cela dit...
senso ; en fait madame et mademoiselle sont sexiste et ni l'un ni l'autre n'a ma préférence. l'une préjuge que je suis disponible, l'autre que je ne le suis pas.
en nous appelant "mesdemoiselles" tu préjuges aussi d'emblée que nous somme toutes des femmes.
"Je ne peux pas trancher, bienj que je penche pour la thèse holiste c'est à dire un ensemble de conditions sociales qui poussent ou pas à la mise en oeuvre de ces possibiltés biologiques"
de quelles possibilités biologiques parles tu ?
"alrso qu'est-ce que la femme pure au sens kantien ?"
je ne vois pas bien ce que Kant vient faire là dedans mais je dirais simplement que "femme" et "homme" ne sont que des constructions sociales, évolutives, changeantes. Il y a très peu d'invariants culturels ; et aucun peuple, à quelque époque que ce soit ne donnerait la même definition d'une femme ou d'un homme.
"ne peuvent, pour ce qui est du lieu du contact, le corps, être renvoyés à des constructions sociales, même si celles ci balisent symboliquement tout le pourtour de ces événements ou les motivations qui les précipitent"
pas d'accord. il ne s'agit pas que d'un balisage ; les trois process que tu cites sont socialement organisés, construits. on n'est pas en état de nature quand on accouche, qu'on nait ou qu'on meurt.
Pour répondre à une handicapée : il y a un très bon article dans Causette de ce mois ci. le viol de lesbiennes en afrique du sud tend à se généraliser ; et pour les punir et pour les soigner....
Mademoiselle, je vous aime !
@dadou : moi aussi j' vous kiffe grave.
@Kaos : je te le fax.
@senso : suis rassurée, en effet.
@valerie : quel courage de répondre, je sais pas si c'est la fièvre, les éternuments ou la lassitude, mais moi j'ai jeté l'éponge.
@Mlle S. : euh si quelqu'un veut que vous arriétiez de publier les commentaires de la vedette internet ?...
ben si vous voulez, on le laisse se descendre tout seul en tant que digne représentant du système, incapable d'observer ses impensés, (le coup de l'aveu qu'il pense que le problème serait plutôt de ne pas pouvoir éprouver de sentiments hétérosexuels est absolument énorme !), et une fois qu'il est complètement à la ramasse, ben je l'emmène dans mon ambulance, vu que c'est comme ça qu'il m'a désigné ! après, hein, je dis pas ce que je vais en faire hein, mais y'a déjà au moins une personne qui m'a fait des propositions à son égard...
Yiha Mât Deux Mois z’Ailes !
Tu dois avoir bien du courage pour te farcir tous ces commentaires !
Un de plus avec le mien qui te félicite pr tn article, qui envoie encore une fois de la bûchette.
Mon seul point de désaccord avec toi, je pense qu’on peut rire de tout, sauf quand ce n’est pas drôle. C’est Mon P’tit Python qui m’l’a dit, j’le crois, j’le cultive et l’applique.
Le rire est d’ailleurs la seule chose qui me permet de ne pas baisser les bras dans cette société abrutissante si bien représentée par l’extraordinaire pesanteur de certains commentaires accostés sur cette page. !!
Merci bien pour ta réapparition, ça faisait longtemps.
P.S. Merci aussi pour l’article sur les Bugis, c’était enrichissant !
J'aime beaucoup votre blog, j'y trouve ce que je n'arrive pas toujours à penser clairement admirablement formulé... . Je n'ai que 20 ans, bac+5 en route, et cet article fait du bien après m'être coltiné les plaisanteries de mes chers potes et camarades hier toute la journée, et bien sûr, pas moyen de répondre sans un "on rigoooole" ou "t'es féministe?" ou "t'es pas drôle".
Alors l'envie de leur fracasser la tête contre la table du bistrot ou plutôt en l'occurrence de l'amphi, je comprends teeellement....
Et non, je ne suis ni homo, ni frustrée, ni mal baisée, je n'ai pas mes ragnagnas, et je n'ai aucun problème avec mon père, pour ceux qui se diraient que ce genre de réaction est propre aux femmes aigries.En revanche, ma grand-mère m'a offert le Deuxième sexe il y a quelques années et je ne l'ai pas laissé prendre la poussière.
Surtout continuez votre blog, c'est génial!
Je pense à vous et au temps que vous avez du passer à trier ces 180 commentaires au moment où je déroule la liste... C'est la rançon du succès? Excellent article, comme d'hab'... J'en connais un qui va recevoir un lien vers votre site... Excusez mon inculture mais j'ai une dernière question pour finir: que signifie le mot "chafouines"?
@Lazy : ah mais je te comprends. sans le rire je serais dépressive depuis longtemps. Dis à ton p'tit Python qu'il a ben raison.
@Marianne : je trouve que c'est toujours pire quand ça vient des potes.
@flop : moi je l'utilise dans le sens "petite chose malingre et sournoise". mais je ne suis pas certaine que le féminin soit utilisé.
Chafouin : vient de chat et de fouine (sans déconner) et signifie fourbe, rusé, sournois. Chafouine, au féminin, donc.
@Marianne: Pour ma part si on m'offrait un deuxième sexe je ne saurais qu'en faire je suis déjà fort embarrassé du premier
On m'a demandé de changer mes propos sur les "dames" de canal plus parce qu'ils sont particulièrement pertinents c'est à dire nécessairement déplaisants pour ces gens procéduriers. Mademoiselle est fondée à nous recommander la prudence. Derrière la vulgarité du sourire d'un humain d'apparat qui n'est en fin de compte qu'un humain d'apparatchik, il y a bien évidemment des ripostes à la mesure de la dictature qu'ils représentent et qui les en récompense fort bien. Ils ont été recrutés sur ce seul critère: leurs capacités à aller loin....
@valerie : mais valérie bordel c'est pas vrai t'es relou ou quoi, il y a pas le moment ou tu vas lire ce que j'écris, réfléchir un peu et voir que j'essaye d'aller dans ton sens ! Déjà que c'est pas facile d'être obligé comme ca de devenir courtois face à une armée de demoiselles, de devoir expliquer sans relâche le moindre adverbe, le moindre accord de genre qui pourrait être interprété comme une odieuse domination. Je deviens prof quand je dois faire ca tu vois, du coup je deviens chiant et didactique, lourd, inutile, en plus que d'être le rantanplan du site après que, contrairement à ce que tu me dis, pratiquement tous les mecs qui ont cru pouvoir fa
Et c'est ici http://www.myspace.com/447098836
sur le morceau intitulé "Peripeteïa 2" qu'on peut entendre le plus bel hommage rendu aux gens de télévisions.
Et Valérie, tu écoutes, un peu ce que le môsieur te dis ? effrontée va.
Bon senso, tu te calmes, ou les vilaines coupeuses de pénis vont arriver.
@Isa : super, merci !
@valerie : mais valérie bordel c'est pas vrai t'es relou ou quoi, il y a pas le moment ou tu vas lire ce que j'écris, réfléchir un peu et voir que j'essaye d'aller dans ton sens ! Déjà que c'est pas facile d'être obligé comme ca de devenir courtois face à une armée de demoiselles, de devoir expliquer sans relâche le moindre adverbe, le moindre accord de genre qui pourrait être interprété comme une odieuse domination. Je deviens prof quand je dois faire ca tu vois, du coup je deviens chiant et didactique, lourd, inutile, en plus que d'être le rantanplan du site après que, contrairement à ce que tu me dis, pratiquement tous les mecs qui ont cru pouvoir faire les malins se sont fait éjecter tous seuls, parce qu'une fois passé le stade de la petite blague, il s'est avéré que c'étaient des flamby. Il faut que je reprenne ce que tu as repris, c'est super laborieux. "Pur" chez Kant veut dire a priori ou avant toute application de forme gnoséologique pour être très précis, avant, si tu veux, que nos schémas intellectuels ne viennent déformer la réalité. Kant parlait des formes logiques de la raison pure, non contradiction, tiers exclu etc, mais détourné ici au sens de catégories symboliques ca veut dire : qu'est ce que la femme "pure'', qu'est-ce que cet individu que l'on nommera femme après l'avoir passé à la moulinette de tous les déterminismes sociaux ou biologiques, de tous les préjugés sexistes ou implicites dont notre mentalité et notre langage sont truffés, donc la femme pas encore construite femme. Je tâchais de m'imaginer ce qu'elle pouvait bien vouloir dire cette femme là, d'avant tous les préjugés, et c'est vrai que j'aurais pu faire plus simple et moins chiant. C'est tordu je te le concède, c'est un peu comme imaginer l'infini ou les conneries de ce genre. Les "possibilités biologiques" que j'évoque, bordel, tu aurais pu les inférer de tout le reste, c'est ce que les philosophe nomment la puissance, ce qu'on porte en soi comme possibilité, et que porte la femme en elle comme possibilité biologique dans le cadre de la querelle Swami-demoiselles, l'enfantement bien sur, qui n'épuise pas toutes les possibilités biologiques, par précaution. Sur l'histoire des mademoiselles et des messieurs et des madames, on ne reviendra pas, je ne suis pas Jakobson ou Chomsky, demande à un agrégé de lettre il t'expliquera, je t'appelerai désormais Valérie, mais par facilité les autres seront appelées mademoiselles, parce que j'insinuerai à chaque fois qu'elles sont féministes, par provocation et parce que si ce n'est plus le cas à 90% alors je me casse du site parce que moi je veux fighter avec des mademoiselles, pas avec des connasses.
"Il y a très peu d"invariants culturels", oui mais l'anthropologie structuraliste de Levy Strauss a montré que ces quelques invariants étaient précisément ce qu'il appelait les structures élémentaires de la parenté, par exemple le tabou de l'inceste, valable de la tribu isolée jusqu'au melting pot new yorkais. Et rien que ca ca ne donne pas toute la définition de l'homme et de la femme dans toutes les cultures, mais ca oblige quand même un peu, ca crée, que tu le veuille ou non, des schèmes universels . Autrement dit que tes constructions sociales et culturelles ne font pas émerger de la variété dans la définition des genres mais au contraire regroupent, rassemblent les petits groupes comme la famille sous les mêmes catégories générales, un peu comme si des chiens de berger symboliques devaient rassembler des moutons de culture différente autour de termes élémentaires. Quant à ce que tu me dis sur la naissance, la mort et l'accouchement je rève, tu le fais exprès. Je dis, voilà des événements que la femme et l'homme vivent dans un contexte symbolique fort, mais qui sont pour lui des points de contact avec la nature, au sens ou on ne peut pas tout de même abolir la nature quand elle constitue au niveau du corps une expérience aussi fondamentale. Explique moi comment le nourrisson ou le vieillard qui trépasse intellectualisent ce qui leur arrive. J'ai entendu les hurlement de ma femme en train de mettre au monde, elle m'a dit, elle me l'a dit bordel, que c'était le seul moment ou elle avait touché du doigt cette animalité profonde qui est en nous. Ca ne veut pas dire qu'il n'y avait pas autour d'elle des tubes, de l'oxygène, du langage, du sens etc, ca veut qu'elle était en train hurler comme jamais elle ne le ferais dans le monde des symboles, tu comprends. La vie n'est pas une totalité signifiante qui supprime en nous tout instinct, toute pulsion, toute animalité, la mince couche de civilisation qui sépare les hommes et les femmes de la barbarie animale des camps, je l'invente pas. Et puis je mange, je pisse, j'ai des colères, je veux pas tout réduire à ca, mais il faut pas non plus tout subsumer sous le paradigme de la culture. Et puis finir comme tu le fais par la mention du viol généralisé en Afrique du sud je vois pas en quoi ca constitue un argument, c'est vrai mais c'est brutal, ca n'explique pas ca pose, les fâcheux(ses) valérie sont ceux qui tentent de mettre fin à une discussion avec ce genre d'argument, alors tu peux le dire, mais explique toi. Mais peut être faisais tu allusion à un autre post.
senso ; tu vas vite respirer. Je me fous que tu ailles ou non dans mon sens.
Ton post était intéressant ; j'y apporte des bémols avec lesquels tu peux ne pas être d'accord ; cela ne nécessite pas l'espèce d'hystérie dans laquelle tu te mets.
Melle ; la prochaine fois j'opinerai en tortillant une màche de cheveux ca sera plus simple.
http://www.e-torpedo.net/article.ph...
Myriam Eckert d'OPA interrogée par Franca Maï. On en sort raffermi
@senso : @valerie : les deux commentaires sont validés en même temps, la réponse de valérie (189) ne fait donc pas suite au (188), elle n'avait pas lu le 188 quand elle a écrit le 189. C'est compliqué, tiens je vais reprendre une bière, ça passera mieux.
eh puis pour terminer sur un débat nature/culture, il me faudrait au moins la bière en intra veineuse.
@ Senso: Ca y est, je saigne du nez.
Les formes pur de l'entendement, chez Kant, ne sont pas du même statut que l'idée platonicien (pour laquelle il serait moins faux de parler de femme archétypale comme tu semble le faire). Les formes pur de l'entendement sont les structures de la consciences vierge, sans que le monde social y soit aucunement impliqué.
D'ailleurs, la difficulté de connaissance du monde social chez Kant le pousse à l'acceptation des conventions existantes sans pouvoir les justifier. D'où le terme assez courant d'aporétie kantienne.
Ce que tu drapes de kantisme, c'est un mélange de définition biologique du genre, de construction sociales telles que cristalisées historiquement, et point.
A part ça, tu ne vois jamais que des femmes phénomènales (au sens kantien), pas le noumène qui est derrière. Donc, toucher à la réalité de la femme, c'est une quête insensée, selon Kant. Je ne comprends donc pas pourquoi tu cites Kant à l'opposé de sa démarche.
C'était la minute du gloubiglouba philosophico -spéculatif (merci les classes de philo ;))
C'est parce que j'ai déjà de la bière en intraveineuse :).
Et je voulais partager cela (pour les gars de gôche qui trouvent qu'on passe du temps à des trucs de gonzesses): http://www.humaginaire.net/post/%C2...
Extrait de Panégyrique / Guy-Ernest Debord
in Potlatch #22, 1955
Après les circonstances que je viens de rappeler, ce qui a sans nul doute marqué ma vie entière, ce fut l'habitude de boire, acquise vite. Les vins, les alcools et les bières; les moments où certains d'entre eux s'imposaient et les moments où ils revenaient, ont tracé le cours principal et les méandres des journées, des semaines, des années. Deux ou trois autres passions, que je dirai, ont tenu à peu près continuellement une grande place dans cette vie. Mais celle-là a été la plus constante et la plus présente. Dans le petit nombre des choses qui m'ont plu, et que j'ai su bien faire, ce qu'assurément j'ai su faire le mieux, c'est boire. Quoique ayant beaucoup lu, j'ai bu davantage. J'ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j'ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. Je peux me compter parmi ceux dont Baltasar Gracián, pensant à une élite discernable parmi les seuls Allemands - mais ici très injuste au détriment des Français, comme je pense l'avoir montré -, pouvait dire : « Il y en a qui ne se sont saoulés qu'une seule fois, mais elle leur a duré toute la vie. »
qui a inventé la journée de la femme ?
j'aurais lu son post que j'aurais été moins aimable.
senso ; tu vas aller fighter tout seul ; ta pédanterie agressive je m'en passe.
Valérie, je ne suis pas hystérique, j'ai juste répondu parce que tu me traitais de sexiste, et reprenais point par point ce que j'avais écrit sans rien y comprendre.
Lily : j'ai bien précisé que j'avais détourné Kant, je n'ai pas utilisé la notion d'Idée, parce que l'Idée de Platon n'existe pas, en réalité. Le choix pour dégager le concept de femme "hors norme", c'était soit l'idée, mais l'idée évacue la réalité, et le statut ontologique du beau ou de la fonction mathématique est encore l'objet de débats, soit la raison kantienne a priori, en précisant que je ne parlait pas de catégories intellectuelles individuelles mais de catégories symboliques. Ce qui se tient comme contrepartie de la femme comme pure perception phénoménale est bien comme tu dis un noumène inaccessible, mais moi je m'interroge sur la femme hors norme, pas sur la femme réelle hors appréhension gnoséologique. Les concepts de Kant n'ont pas été forgés en vu d'un tel usage, et j'ai écrit "pur" très vite, par association d'idée, par analogie conceptuelle, mais tu as raison, quand il faut préciser le truc c'est moins facile. En fait je cherche pas la femme ontologique mais la femme avant tout ce qu'on lui colle sur les bras. Bien sur cette femme là n'existe pas, elle n'a aucun intérêt. En revanche, la femme hors du corset des significations qui la maintiennent sous domination, c'est celle qui arrive non pas avant d'enfiler le corset, mais après qu'elle s'en est libérée, donc la femme féministe qui a combattu avec, on dira un certain succès, les formes d'oppression qui la contraignent. Une mademoiselle en somme.
T'es pas contente Lafâme? C'est pa'ce que t'as pas eu droit à ton brin de mimosa et à la culture de l'Autre en prime pour 3 euros tout compris.
Ben oui mince
senso ; si tu n'es pas capable de faire la différence entre le fait de ne pas comprendre ton post et ne simplement pas être d'accord avec toic'est inquiétant.
"Quant à ce que tu me dis sur la naissance, la mort et l'accouchement je rève, tu le fais exprès."
faire exprès de ? de ne pas être d'accord ? ne pas pas partager ta glorieuse pensée sur l'animalité de la femme parturiente ?
laurent :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_...
Et ça s'appelle "Journée Internationale des Femmes en Lutte". Ou à la rigueur "Journée Internationale de Lutte pour le Droits des Femmes".
Du reste, une telle journée ne s'"invente" pas, elle se propose et initie tout au plus.
On trouve sur les pages d'accueil d'orange.fr, ce brillant titre :
"La rafle du Vél' d'Hiv, une histoire pas toujours très glorieuse. cinéma"
Conçu par quel employé féru d'histoire? Fin, délicat et inventif. Quel chef de service soucieux de vérités historiques, de vraisemblance et embarrassé de lourds scrupules à l'égard des victimes?
Quelle sensibilité... ça me laisse pantois...
Croyez-vous qu'on puisse désormais à science po et à l'Ena, faire de pareils intitulés dans les devoirs?
I) La rafle du Vél' d'Hiv, une histoire pas toujours très glorieuse.cinéma
II) ça va mieux le Vel'd'Hiv accueille à nouveau les épreuves cyclistes et le cinéma au secours des juifs
III) vive la France! Quel beau pays...
@GouineMum : merci GM.
En parlant de Clara Zetkin, et pour ceux et celles qui veulent l'entendre et la voir, un lien vers un billet datant de l'année dernière ICI. Voir en fin de billet.
beaucoup de gens aiment qu'on leur pisse dessus et je dis merci lorsqu'on me pisse dessus, dire "c'est un peu comme de se faire pisser dessus et se sentir obligé de dire "merci"." c'est comme dire "c'est un peu comme se faire enculer et se sentir obligé de dire "merci"."
@Gyabada :
Si t'es féru de BDSM ou autre et que tu kiffes qu'on te pisse dessus, ça te regarde et t'as mis en place un contrat de consentement mutuel avec la personne qui te pisse dessus.
Si je te croise dans la rue et sors mon pisse-debout pour te pisser à la gueule, je crois que tu seras pas content. Tout comme le fait de se faire enculer (je parle de la pratique sexuelle) sans consentement préalable, ça s'appelle un viol.
Alors, ne mélangeons pas tout.
@Mémé : pourquoi vous me parlez de viol quand je parle de propos discriminants? il me semble que c'est vous qui mélangez tout
pourquoi déterminez vous que je suis un homme?
pourquoi me tutoyez vous?
Salut tout le monde, bonjour Mlle,
Purée, t'en a des commentaire dis donc... Qu'est ce qui s'est passé ? T'es référencée sur Yahoo et Google actualité maintenant ?
C'est rigolo parce que ce qui en ressort, en ce qui me concerne, c'est une formidable envie de dire à tout le monde d'allez vous faire foutre. Mais bien fort, jusqu'a ce qu'on vous voit plus. Loin. Y compris toi Mlle. Faut pas le prendre mal hein, c'est comme ça. Le gros de ce qui est dit ici pus la déception effarouchée du genre humain. Comme si la médiocrité avait été inventée hier. Comme si on avait pas compris que les 80% des personnes qui nous entourent passent 100% de leur temps à nous décevoir. Et qu'à moins qu'ils ne vivent une tragédie, quelque chose qui les remettent en place pour toujours, ils ne feront jamais rien pour changer. Mais bordel, c'est si compliqué que ça de n'avoir rien à foutre qu'untel ou un autre soit stupid as fuck ? Parce qu'en fait, le truc que bcp n'ont pas encore capté, c'est que c'est pas l'arabe, la féministe, ou le gros crétin blanc, rouge ou bleu qui n'a pas d'humour. Nan. C'est le militant d'un jour ou de toujours, point barre. Ce tâcheron ultime convaincus du bien fondé de sa putain d'agressivité qu'il érige en valeur ultime au nom d'un combat pathétique perdus d'avance et qui utilise ses armes pour rire plutôt que sa soumission. Ce même combat qui fait de lui et seulement selon lui, un héros romantique incompris. Dont tout le monde se fiche. Pauvre chaton.
Alors le connard lambada comme moi il a qu'une envie du coup, c'est de se casser, d'appliquer en premier ce qu'il préconise pour tous, sans pouvoir l'imposer. Et donc, quand même, en gros connard lambada qu'il est, il dira à tout le monde : "allons tous nous faire foutre". Et en ce qui le concerne, la discussion sera close et ça lui aura fait du bien.
Ouais, j'suis mal luné. C'est sûrement ça.
A une prochaine, bise.
@Gyabada
Tu te fais sans doute tutoyer parce que tu écris "pisser", "enculer" du coup on se dit que tes sphincters anaux sont détendus...
Putain on ne se voit pas, qu'est ce que ça peut faire le tutoiement? Hein? Citoyen(ne)?
plop : Je suis pour l'inscription de la beauferie défaitiste réactionnaire gauloise au DSM. Et la citation de toi en exemple clinique concret.
Très bonne initiative maman,
Si tu pouvais faire passer cette pathologie pour assez lourde ce serait super. Comme ça je serais d'office en arrêt de travail à durée indéterminée. Ce serait parfait.
Bon, j'avais dit que j'irais me faire foutre et j'suis encore là. J'y retourne.
P.S: je m'excuse pour tout à l'heure :p
P.S.S: maintenant je m'appel Pipon
Merci pour ton excellent billet (que je linke ici) qui rappelle avec brio que rire au dépend d'autrui n'est jamais du mépris déguisé en humour.
Dommage que tes commentaires soient envahis de gens si indignes :-P
Je n'ai pas entendu une seule blague sexiste lundi. J'en entends parfois, à d'autres occasions, mais si les remarques, regards, sont difficiles à combattre, les blagues ne me gênent pas en général. Je souris(impossible de me dire que je n'ai pas le sens de l'humour), et balance immédiatement un truc du même genre sur les hommes. Je ne me gêne pas pour me la jouer sexiste à mon tour, histoire de montrer que les femelles aussi peuvent traiter les mâles comme des proies, des objets. Ca fait rire(jaune, parfois) mais ça les remet à leur place. J'aime assez la jouer provoc' face aux mâles paternalistes lubriques, façon femme triomphante libérée qui rabaisse les hommes à un rôle de jouet.
Je suis étudiante de faculté (qui veux son Bac +5 ^^) qui vote à gauche et qui rigole pas aux blagues racistes ! Mes amis du lycée veulent tous leur bac +5, votent à gauche, on débat souvent politique et je visualise tout à fait ce moment on j'ai envie d'exploser la tête à mon pote après une petite "boutade" ...
Depuis que je suis à la fac j'ai rencontré plein de nouvelles personnes qui ne votent pas, qui on juste le bac et lorsqu'on va boire une bière on parle essentiellement jeux. Et je ne visualise pas ce moment fatidique où je veux exploser la tête d'un des mâles assis à la table !!!
J'ai également rencontré des personne qui veulent leur bac +5, qui votent à droite et qui enchaine les blagues racistes en tout genre ...
Bizarrement, mon copain je l'ai choisi dans la 2ème catégorie. C'est un vendeur, il joue au foot et il vote pas : d'après ma mère, c'est con (maman féministe ayant plusieurs fois bac +5). Je place beaucoup d'importance dans les paroles de ma mère mais mon copain à beau être un "con" dans son réferenciel, je compte le garder encore un peu car ces seuls côtés machistes sont de vouloir porter les sacs de courses et de ne pas aimer faire la cuisine !
Je pense que le soucis dans les gôchos mâle et "fémisnistes" de bac +5 c'est qu'ils ne sont bizarrement que très rarement amis avec des bac +8 ... Il ne faudrais pas non plus que l'on soit plus intelligente qu'eux non ?!
Sinon merci à Melle pour tous ces articles que je lis régulièrement même si je commente rarement.
PS : malgré le fait que je ne rie pas aux blagues racistes, je suis quelqu'un qui rie toute la journée et j'aime quand mêmes mes potes bac +5 !!!
Bonsoir Mademoiselle,
Bravo pour votre blog et les articles que j'ai tous dévorés.
Décidément, le 8 mars n'est hélas pas seulement le jour des blagues foireuses, mais aussi celui des commentaires foireux (mais pas tous, hein..). A retenir.....
Le 8 mars 2011, prévoir une journée d'exil loin de tout..... et continuer le combat les 364 autres jours...
Excellent post ! Plus je parcours le blog et plus je rigole, c'est vraiment bien écrit, et le pire c'est que les situations décrites sonnent très (trop) vraies !
Ce billet me fait penser à un mail que j'avais écrit à CQFD au printemps dernier, où je critiquais une blague de dernière page que je trouvais sexiste. J'y faisais aussi ce lien entre blagues racistes et blagues sexistes, c'est un ressort pédagogique éprouvé.
L'équipe avait publié mon mail le mois suivant, avec en dessous une gentille petite réponse à coté de la plaque.
Le mois encore d'après, j'ai eu droit à une sorte de subtile spéciale dédicace, via un dessin où un homme s'exclame de joie de me voir nue sur un dessin qu'il tient dans les mains...
Un tantinet décourageant, tout ça.
Un des rédacteurs du journal m'avait répondu par mail pour me dire pourquoi selon lui c'était pas sexiste comme humour, mais sexuel, en argumentant un brin. Ça m'avait troublé, j'aime bien être troublée.
Et puis, le premier énervement passé, c'était plus des questions que des certitudes qui m'habitaient ; du genre :
- avec quels critères mesure t'on le sexisme d'une blague ?
- est-ce que ça dépend du contenu même de la blague, du contexte dans laquelle on la sort, de qui la sort ?
- est-ce qu'on doit pratiquer l'auto-censure ? demander aux autres de se censurer ?
- ou alors on se dit que c'est la compréhension du sexisme qui fait qu'à un moment on ne fait plus de blagues sexistes ?
- et que du coup se forcer à ne plus faire de blagues sexistes risquerait juste de nous crisper ?
- est-ce que l'humour de Desproges est du racisme ? ( je pense que non, parce que ça me fait rire )
- est-ce que le fait que ça m'énerve est un critère suffisant pour juger du sexisme d'une blague ? (je pense que non, ce serait trop simple)
-etc.
J'aimerais bien un jour réfléchir sérieusement à cette question du sexisme dans l'humour avec d'autres gens, sans faire comme si c'était pas compliqué...
(si vos 214 (!!) commentaires sont une tentative réussie de réflexion commune sur le sujet, merci de me le signaler, je prends ma matinée demain pour les lire...)
bien à vous,
Nadine
(j'aime bien vous lire dans CQFD, que je continue à lire et même à acheter, eh oui, ne jamais désespérer des copains de gauche.)
...ça marche pas ?
ok, j'avais pas vu pour la validation...
& si le mépris de la femme commençait par lui attribuer une journée commémorative, comme pour le 11 novembre ou l'esclavage (27 mai ndlr).
& si la soumission de Lafâme commençait avec le fait de poster un article ce 8 mars ???
Amicalement, très beau style, je repasserai...
Et si le mépris de la femme consistait à tacher d'en faire taire une tout en la flattant, petite fiotte perverse
on ne nait pas homme, on le devient
Salut à tous !
J'avoue qu'à partir du moment ou qqun à accusé Swâmi Petaramesh d'homophobie j'ai laché les commentaires. Faut arrêter les conneries.....
A part ça, je voulais juste apporter un gravillon à l'édifice :
Mademoiselle (et les autres), avant de porter un jugement sur ce "gros boeuf" avec sa vanne pourrie, essayez de lui demander ce qui le fait rire...
Certaines réponses peuvent casser toutes les théories de complot sexiste. Mais pour les envisager faut se sortir la tête de son nombril.
Quand vous (--> n'importe qui pouvant convenir) arriverez à faire la part des choses entre ce qui dépend des lois et ce qui dépend de l'individu; vous pourrez alors commencer à vous construire une identité, et ne plus attendre des autres ce que vous pouvez faire par vous même.
Note : avant que des boulets fassent leur apparition :
--> les femmes battues c'est du domaine de la loi.
Sinon merci pour cette demi-heure de fou rire.
Vomir ou fracasser? le défaut de ce texte c'est l'emploi commode d'un vocabulaire de l'emphase.
Un de plus, c'est un de plus con.
L'homophobie n'existe pas, le racisme n'existe pas, le sexisme n'existe pas, il n'y a plus de riches et donc plus de pauvres, plus de tiers monde, il n'y a plus qu'une chose l'avis de "un de plus"...
Les coïncidences ont ceci d'appréciable: elles font sens au moins hypothétiquement avant qu'on puisse les vérifier un peu plus tard. Dans cette coïncidence il vient conjointement trois éléments:
- la suspension de l'expression sur ce site depuis un bon mois. Un site qui conteste
- Hadopi et son application policière à toute la toile
- d'où conséquences on entend plus que la voix des débiles....et leurs fou-rires obscènes (tu as un bout de rumsteack accroché à tes dents)
matt et Un de plus :
Troller ça s'apprend, vous savez...
http://endehors.net/news/reflexions...
Bonjour,
Je viens de me lire les 225 (!!!) commentaires, et j'avoue qu'ils étaient enrichissants (si, si).
Par contre je voulais quand même modestement laisser ma trace ici (avec la permission de la maîtresse des lieux, of course) car je n'ai pas lu de commentaires qui reflétaient ma façon de penser, de voir les choses. Pourtant j'ai la faiblesse de ne pas me sentir unique...
J'ai lu l'article de Mademoiselle, j'ai souri, puis j'ai ri. Je me suis reconnu avec un peu de honte dans le rôle de dominant, parfois, pour avoir cédé par paresse intellectuelle, à ces blagues un peu connes. J'ai reconnu, même si c'est vexant, qu'il m'arrivait parfois avec mes beaux principes d'égalité de jouer le jeu de ce système machiste, et que les hommes ont encore beaucoup de travail à fournir pour vraiment faire avancer les choses en reconnaissant déjà certains de leurs comportements misogynes et en essayant de les corriger.
Oui, j'ai aussi la faiblesse de penser que reconnaître ses erreurs est une source de fierté.
Et même en toute innocence d'ailleurs, j'étais quand même coupable, parfois. Parce que justement, je ne voyais pas en quoi certains de mes comportements pouvait être vexant, avant qu'on m'explique. Puis je me suis dit : "Merde, tu t'es fait avoir. Bon en excuse toi et essaye de changer maintenant, sort de ton formatage."
C'est ainsi que j'ai appris que certains de mes potes étaient homos, certaines de mes copines lesbiennes, et que j'ai appris aussi, en continuant à les aimer, les écouter comme mes amis, à quel point leur vie peut être parfois difficile.
C'est tellement insidieux ce système.
Bref, ça me fait du bien de lire des articles comme ça, parce que même quand on est très ouvert et qu'on met un point d'honneur à respecter son prochain quel qu'il soit, on dérape de temps en temps et on se laisse corrompre par facilité intellectuelle.
Et on à forcément besoin d'une piqure de rappel, du coup.
Merci Mademoiselle, désolé pour le pavé, et merci aux intervenants des commentaires