Le syndrome de la bouche ouverte
Par Mademoiselle le 20/10/09, 18:49 - Mademoiselle a lu Biba
Filed under: plaies
sans espoir
Si vous lisez la presse féminine, vous avez certainement remarqué ce phénomène étrange : Le syndrome de la bouche ouverte.Peut-être est-ce l'impact du flash sur le cerveau de Lafâme, toujours est-il que face au petit oiseau qui va sortir, Lafâme ouvre la bouche.
Lhôme et Lafâme sont différents par nature, on ne le répètera jamais assez. C'est d'ailleurs cette différence qui crée le désir, qui nous fait tomber en pâmoison, nous traîner, lascives, sur un drap de satin en murmurant dans une montée de salive :
J'aime les zhômes ! Oh ! (battements de cils)
Mon Dieu que j'aime les zhômes ! râohâoh.
râh.
oh.
Un peu comme ça :

Ce désir très féminin s'exprime par ce que de grands spécialistes ont surnommé "Le syndrome de la bouche ouverte".
En voici quelques exemples.


Bon, vous me direz que la donzelle ci dessus à gauche est peut-être tout simplement en train d'apprendre à prononcer son nouveau prénom. Chlo...é... Chlo...é... et que sa copine de droite est sous acide.
Mais on peut également retrouver ce syndrome présent chez les intrigantes :



Ou chez Lafâme active :

Chez Lhôme, ce n'est pas du tout le même cirque. On ferme sa bouche. Eh oui, nous n'avons pas le même cerveau. Lhôme, lui, a plutôt tendance à faire beaucoup de trucs à poils, très naturellement. Cette compétence lui vient du temps des cavernes, période durant laquelle il avait autre chose à faire qu'à penser à ses fringues, puisqu'il devait chasser le mammouth, lui.
Maintenant, il est donc très à l'aise pour prendre son café tout nu, se rouler contre un mur, faire du bateau... que sais-je encore...



Il est également possible que Lhôme ne sachant pas faire deux choses à la fois, cébienconnu, il ne parvienne que très rarement à s'habiller ET à se rouler contre un mur.
Mais la chasse au mammouth a également développé l'agressivité de Lhôme. Il ne faut donc pas l'emmerder longtemps. On sent par exemple très bien que le photographe commence sérieusement à l'emmerder et qu'il est à deux doigts de se faire casser la gueule.



Le syndrome de la bouche ouverte ne touche donc pas les mâles, vous l'aurez compris.
Lhôme et Lafâme sont décidément très différents.



Commentaires
J'en suis bouche bée
Excellent j'ai beaucoup ri. Quelle fine observation que voilà là 
La bouche ouverte peut avoir la fonction de faire entrer le phallus ou la verge. Chloé manifestement en aperçoit un d'énorme. Sa copine Versace en voit un romantique. La femme au travail est manifestement agacée par ce qu'elle voit, mais son devoir de fâme lui enjoint cependant de l'ouvrir (la bouche). Pour Tom Ford je n'ose dire... mais c'est certainement un phénomène très inquiétant...
tiens j'avais pas noté un truc ; la pub pour Tom Ford est pour un parfum pour mec.
Drôle et finement remarqué. Plus sérieusement, y aurait quasiment une étude psycho-sociologique à faire sur le sujet...
L'homme est sérieux. La femme a la bouche ouverte. Peut-être à mettre en relation avec les cibles visées (femmes pour parfums d'hommes, hommes pour parfums de femmes) . Et la connerie insondable des publicitaires bien sûr...
ben moi leur bouche ouverte ça me fait penser immédiatement à leur faire un baiser
mais pas du tout à un phallus
allez savoir pourquoi
après
bon
les zhomes... ben ils ont de beau torses qui donnent aussi envie d'embrasser
mais bon
leur cheveux courts bien coupés... j'aime vraiment pas...
allez savoir pourquoi...
si quand même
dans les exemples que vous donnez y'en a un qu'a les cheveux un peu plus longs et la mèche dans la figure...
en plus il est souriant
celui là me plait bien
j'ai même pas regardé pour quel produit c'était
d'ailleurs
quand il y a des photos de mecs ou de nanas sur une publicité, je ne regarde jamais pour quel produit c'est
j'ai tellement besoin de voir des belles choses dans la vie, que bon... et pas d'argent pour acheter... que bon...
y'a autre chose aussi qui me vient à l'esprit en regardant ces photos d'hommes et de femmes.
ce dont j'ai l'impression qu'ils disent c'est : "t'as vu comme je suis beau ou belle ?" "waou qu'est-ce que je me sens bien dans ma beauté qui te fascine..."
certes ça doit être des projections de ma part parce que justement, moi, je me trouve pas terrible, j'ai beau m'entretiendir le corps en faisant mon jogging tous ou presque les soirs, des assouplissements, un peu de tai chi et de l'escalade, jamais beaucoup manger, ne jamais boire etc... l'ascète de la ligne quoi, ben ça n'empèche pas que j'ai pas une belle gueule ni une belle bouche... et que quand on me dit que je fais chier parce que si je suis pas mal comme mec, ben l'expérience des rencontres m'a bien fait comprendre que c'était pas vrai et surtout qu'autrui n'a absolument rien à foutre de la beauté de quiconque sauf à en être jaloux.
ce qui leur importe c'est le conformisme, être tous aussi médiocres les uns que les autres et surtout que chacun se sente vachement bien dans sa médiocrité.
moi je suis con et fou : quand je vois de la beauté, j'ai aussitôt envie de deviendir beau comme ça, deviendir l'objet de mon désir.
et quand je croise une femme ou un homme dans la rue, que je trouve vachement beau ou belle, ben je suis scotché, j'en oublie ma solitude, et je rêve un court instant d'être dans sa peau...
mais bon, je suis vraiment taré... z'on raison les autres de me dire d'aller me faire mettre
Vous n'êtes pas le seul à vaciller d'attrait devant la beauté Paul... Quelle idée vous mettez-vous en tête? Pourquoi croyez-vous qu'on sélectionne justement des gens qui répondent à certains critères esthétiques dans les médias?
Mais non voyons, z'avez rien pigé : la bouche ouverte de Lafâme symbolise évidemment ses cuisses ouvertes. Genre "si tu me paies ce parfum je te ferai un gâterie, chéri, et si tu y ajoutes la robe qui va avec tu pourras me tringler quelques minutes". Voyez ? Ça s'appelle "gérer son capital beauté".
Et la bouche fermée de Lhôme symbolise son cul serré. Genre "ce parfum c'est pas un truc de pédés, hein, c'est que pour les vrais zommes".
@GouineMum : tu sais que tu as des qualités de synthèse indéniables ?
Excellent!
Toujours prêtes à la fellation?
comme Isa, le souligne
Il est bien connu que Lafâme en rêve du matin au soir...
Mlle S : Oh, c'est juste un peu de vécu...
Les publicitaires sont vraiment payés à rien foutre!
C'est toutes les même !
Le mecs actifs qui désirent et obtient tout ce qui veut (ben oui faut pas contrarier notre gros bébé qui souffrirait de castration sinon le pôvre). La pub paco rabanne est exemplaire dans ce sens là... je claque des doigts et waouh je désappe une fille (si vous vous souvenez du mémorable clip télé)
et nous autre les fâmes ont attend sagement qu'un mecsauvagetellementqu'il est actif jette son dévolu sur nous...et bien entendu on vit que pour ça d'où la bouche pertétuellement ouverte.
Vous pensez vraiment que ça fait vendre c'est trucs parceque franchement attendre et encore attendre c'est pas mon fantasme numéro un
@céleste : C'est tout à fait ça l'idée imho, lafâme reçoit, 24/24h.
Ah! Céleste nous voilà encore d'accord! C'est la première fois en huit ans que je suis en accord avec une femme deux fois consécutivement, sur une durée extraordinaire de plus d'une semaine
@namanimp/ Vous ne connaissez pas la nature profonde et secrète de l'öme. Cette pudeur sous laquelle il cache sa nature sauvage, son amour des grands espaces. Voyez le foot et la voiture incarnent parfaitement la sauvagerie et les grands espaces. Jean Sarkozy sa mèche folle au vent, dans l'univers sauvage de l'EPAD, le pudique et raffiné Eric Naulleau défie les sauvages sur d'immenses plateaux de télévisions etc....
Elles ne nous comprennent pas et nous avons pourtant inventé le fer à repasser qui leur est fort utile...
Isa:
Ah oui comme ça doit être dur pour l'hômme de se contenir en société. A chaque instant, il doit veiller à ce que sa noble sauvagerie ne dépasse pas trop et que ces folles prétentions ne déclenchent le couroux national. Que de travail pour notre couillu bien aimé à l'âme si innocente qu'elle est incapable de concevoir que d'autre autour de lui existe aussi! D'autres qui pourrait hypothétiquement aspirer à l'épanouissement.
Que c'est beau un ôme! que dis-je un dominant!
Vous voilà revenue dans la sage chemin namamimp
Je hais la publicité. Elle nous peint un monde hétéro-centré - et ethnocentré (dans toutes ces images, pas l'ombre d'un(e) Noir où d'un(e) Arabe !) ; un monde où tout le monde est mince,friqué et "bien" habillé (du moins selon les critères - ô combien discutables - du magazine "Vogue") , un monde sans chômeurs , sans handicapés , sans rondeurs, sans intelligence, sans profondeur, débarrassés de tout ceux - hommes et femmes - qui sont hors de la Norme avec un grand N ; un monde où les femmes ("naturellement" soumises aux hommes, comme chacun sait) , sont toujours prêtes à avaler un phallus; un monde qui ressemble assez à un rêve fasciste.
Sous ses dehors flashy et ses couleurs retouchés , la pub, ce n'est que cela : le programme d'un système totalitaire.
On connaissait déja l'alliance de la carotte et du bâton ; voici venir celle du gloss et de la matraque.
@Brainiac 5 : Merci pour ce cri !
J'ai l'impression que la moitié des pubs au moins fonctionnent sur une promesse de fellation. Esquimaux, produits laitiers, saucisson même il n'y a pas longtemps... J'ajouterais que la pub Tom Ford fait typiquement dans le porno chic et que le physique de la dame me met drôlement mal à l'aise : on dirait une poupée gonflable... La femme idéale, pour beaucoup, on dirait !
Mince, il y a des gens qui ont un sacré talent d'observation.
Heu, il me semble que le type en haut a gauche a les lèvres légèrement entrouvertes, et il ne prend pas, comme les autres, la pose du vrai mec qui lit l'Equipe et qui en a.
Ca doit être dur de poser pendant des heures la bouche ouverte, bonjour la sécheresse du gosier...
@ali : les mecs qui ont le droit d'ouvrir la bouche le font pour deux raisons :
Lhôme n'ouvre pas la bouche pour rien.
zi animol iniou :
apinesss :
Brainiac 5 : Ben oui. La pub est la propagande du totalitarisme capitaliste. (tiens, je vais ressortir ça quand j'enseignerai aux 2e année de com' à l'IUT, je crois qu'elles/ils apprécieront
)
bouche ouverte, et dents pas trop apparentes hein, s'agirait pas de faire peur ^^Un autre truc remarqué surtout avec les présentateurs-trices télé : 'la' femme est bcp moins frileuse que l'homme ;o)
Vous voulez dire qu'elle est plus chaude?
@Moktarama : Il y a, entre autres celle-ci, faite par Erving Goffman à la fin des années 70.
http://www.persee.fr/web/revues/hom...
ou
http://ecomultimedia.free.fr/goffma... (avec les photos)
L'étude complète c'est L'arrangement entre les sexes, paru à la découverte.
@dans le mur : merci pour les liens !
euh... j'résiste pas ce soir...
Mademoiselle S ? vous auriez pas des exemples photographiques de beaux hommes avec des cheveux longs, des membres fins... et euh... ben le reste quoi mais qui ressemble à autre chose que du musclor de salon...
parce que bon... là... pour s'identifier à ceux là... j'ai pas envie, ça me fait pas rêver...
@paul : Parce que tu crois que :
1) ils me font rêver moi ?
2) j'arrive à m'identifier aux nanas ?
(qu'il donne l'air crétin ce smiley)
@Mlle S. : ben non biensûr mais bon je sais pas... peut-être que y'a des photos faites par des femmes avec d'autres idées et que vous auriez dénichées quelque part... et puis bon, c'était pour de rire...
@Mlle S. : et au fait ? est-ce que y'a des photos de femmes qui vous font rêver ?
@paul : Je sais bien que c'était pour rire. Les féministes ont de l'humour, des fois.
Ben sinon, c'est certain que je préfère ce que fait Nan Goldin, mais c'est pas les mêmes sujets qui sont photographiés, on va dire... c'est pas fait pour rêver non plus.
@paul : Euh.. bonne question. des photos d'hommes ou de femmes qui me font rêver... mais à quoi ?
@Mlle S. : merci pour cette indication de la démarche de cette photographe. je ne connaissais pas.
bon rêver à quoi ?
ben rêver tout simplement !!! alors après, ben ça dépend probablement complètement de ce que suggère le support initiateur du rêve ! à peutêtre de réver de faire quelque chose, d'être quelque chose, de participer à quelque chose, de suggérer quelque chose...
Décidément Mesdames, même et surtout quand vous nous dégommez, nous les zômes trop choyés par leur maman, vous êtes irrésistibles et c'est là l'essentiel, isn'it?
@cyclomal : Ben oui, l'essentiel est qu'on plaise aux zhômes, tu as tout compris. Je me fais une retouche maquillage et je reviens. hihi !
Un fait étrange - je ne m'avancerai pas à le juger - c'est que le lendemain de la lecture de cette article, en prenant des photos avec une amie, je me suis aperçue que j'avais tendance à poser... la bouche entrouverte. Je ne lis pourtant pas de magazines féminins... aurais-je des gènes communs avec Lafâme des publicitaires ?
Je vous découvre et vous relaie dans le Vent de Blogs de ce jour
@Mlle S. : dis mademoiselle...
tu m'apprendras à me maquiller ?
ben oui... parce que je voudrai retrouver une certaine jeunesse et je n'ai personne d'autre à qui plaire sur mon île déserte !
paul : Un peu d'autogestion voyons, do it yourself : http://sts67.org/html/det/maq/fr_de...
@GouineMum : j'ai éclaté de rire sincèrement à la découverte du document...
merci de m'avoir fait rire
ça ne m'arrive pas souvent...
mais bon
si vous voyiez ma gueule, je crois que vaut mieux pas essayer : franchement ce serait esthétiquement lamentable... et insultant pour toute notion de féminitude... ou simplement d'élégance...
paul : Si tu savais tout ce qu'on peut faire par du maquillage...
@GouineMum : ben oui j'ai bien vu dans les films fantastique ou de science fiction...
mais bon
être maquillé ne change rien au sentiment, à la sensation que l'on a de sa propre matière... et je sens intérieurement les formes de mon visage, de ma pilosité lamentable, de ma calvitie humiliante etc... et de tout le poids de mépris que j'endure depuis mon enfance à cause de mon regard sur le monde...
alors bon... ça ne résoud rien pour moi...
mais sur le moment, votre proposition m'a fait éclater de rire, c'est une bonne chose...
paul : Lis peut-être aussi les témoignages de ce site, ils sont instructifs au sujet de la transphobie intériorisée.
bon ben je suis tombé sur ça :
http://www.parisianboys.com/article...
mais comme par hasard il a la bouche fermée...
@GouineMum : euh... j'ai pas bien compris le rapport entre ce que je vous indiquais et la transphobie... ça consiste en quoi d'ailleurs la transphobie ?
dans ce que j'indiquais, je faisais allusion au fait que j'ai expérimenté par exemple le port de la perruque et que tout simplement au lieu de me rassurer ou de me plaire, ça ne faisait que rappeler sensuellement ma calvitie par le contraste entre la sensation de la perruque et celui d'une vraie chevelure longue. et j'ai eu très longtemps les cheveux longs.
ensuite pour le maquillage, ben en fait j'en tire aucun plaisir sensuel et en plus par ailleurs j'ai l'impression de reproduire quelque chose de vaguement imposé aux femmes par le système, bref avec mon genre de psychologie, si j'étais une femme je ne me maquillerais probablement pas...
__Elles ont la bouche ouverte mais pour crier haut et fort ! A découvrir : http://www.lespoupeesenpantalon.fr/
Elles ont osé !__
Je peux comprendre l'initiative mais j'ai du mal à me figurer le "Elles ont osé!"....
@Isa : Elles l'ont fait et ça n'a pas été facile.
paul : En tant que mâle, chercher à s'appliquer les "canons" culturels soi-disant féminins ambiants en regrettant qu'on n'y correspondra supposément jamais, c'est de la transphobie intériorisée. Le genre est auto-déclaratif (et dé préférence transgressif), pas normé.
@la bouche qui hurle: Ainsi dit je comprends mieux. Votre formule précédente ressemblait à un slogan publicitaire et c'était certainement leur rendre un mauvais service que de les présenter sous cette forme d'un convenu racoleur.
@GouineMum : j'm'attendais à un truc comme ça !
ben justement
j'ai pas du tout la tentation de m'attribuer des canons culturels ambiants et je vous faisais part d'une toute autre appréciation purement sensorielle de ce genre de trucs qui m'ont été indiqués par d'autres avec le discours classique du "essaie avant de dire que t'as pas envie".
j'ai eu les cheveux longs simplement parce que j'aime la sensation de la chevelure : en conséquence de quoi le port de la perruque m'est apparu très désagréable.
on m'a maquillé et je n'y ai rien trouvé sensoriellement, sensuellement, d'agréable mais au contraire tout de contrainte : par exemple, interdiction pratique de se toucher le visage, se frotter les yeux etc... au risque de foutre le truc en l'air... quant à donner une image de soi... mais je m'en tape et c'est d'ailleurs ce qu'on me reproche par ailleurs...
j'aime beaucoup m'amuser à jouer avec les choses, mais je parle bien de jeu, pas d'intégration culturelle de modèle par l'intermédiaire du jeu. j'aimais bien aussi transgresser les règles, par défoulement, un peu comme pour le carnaval (qu'on peut aussi analyser comme une réaffirmation des règles par la transgression sacrificielle parce qu'exceptionnelle... d'où je précise que je dis "un peu").
je n'aime tout simplement pas le contact avec les crèmes et les produits cosmétique : c'est gras... c'est comme une sorte de crasse... c'est encombrant. et c'est du simple ressenti.
alors que vous y voyez une transphobie... que par ailleurs vous n'avez pas définie en réponse à ma question, ben ça ne correspond pas à mon vécu.
nul part il est question pour moi de regretter qu'on ne corresponde pas à un canon culturel... ce n'est pas en terme d'identification à un canon que je vous expose mon ressenti.
juste en terme d'attirance vers ce qui semble un avantage d'expression sensuelle.
ce qui m'attire dans un vêtement, ce n'est pas qu'il corresponde à l'expression d'un modèle culturel. c'est à la fois sa "praticité" et sa sensualité : sa couleur, la forme de sa coupe dans laquelle, à l'essaie, je me sens à l'aise sur le moment, la sensation tactile de son étoffe sur mon corps, l'aisance de mouvement qu'il me procure etc...
c'est pour ça que par exemple je n'aime pas les "jeans" et les costards cravates, que je trouve les uns comme les autres, très raides et inconfortables. après, à la confrontation avec le regard modélisé et identificateur d'autrui,vient la confrontation au modèle : et là, c'est pire encore ! car je ne suis pas sensé être attiré ou non par la sensualité, la matière, la réalité pratique d'un vêtement. je dois m'habiller en fonction de la fonction sociale qui m'est attribuée parles autres.
maintenant, évidemment, pour vous, je suis probablement coupable d'être quelque chose de forcément coupable, ou d'incidieusement être contre quelque chose d'autre...
paul : Tu n'es coupable d'absolument rien ! Justement. Ce que j'essaie de te faire comprendre c'est que l'expression de ton genre n'a rien à voir avec ton apparence, qu'elle soit due à des cosmétiques ou non. Mais que tu as évidemment le droit d'utiliser des cosmétiques, ou autres moyens de transformer ton apparence, si tu en as envie. Après tout, tout n'est que construction, apparence, perception et interprétation.
Peut-être qu'un atelier gender-queer serait instructif pour toi à l'occasion.
ah bon !
ouf !
non parce qu'avec le nombre de choses dont je suis coupable, ça fait de plus en plus lourd...
ben de toute façon ce que je vous expose c'est que j'ai déjà expérimenté, pas dans le cadre d'un atelier orienté transgenre, mais simplement activité de théätre d'unepart et occasion assez marrante de décoincer une collègue de travail,très "masculine" dansson physiqueet comportement, voulant curieusement aux yeux de la bande de copains et copines de l'époque, se rendre féminine à l'occasion de son mariage.
nous on étaient plutôt pas branchés mariage, truc normatif et compagnie.
elle, elle découvrait tout d'un coup que c'était son attente inconsciente depuis longtemps.
bon
et comme je faisais partie des gens qui faisaient de la danse contemporaine, travaillant sur le corps, du théâtre, travaillant sur l'identification à des personnages, on a imaginé un week-end de travail sur le corps et l'image avec cette copine-collègue. elle avait besoin d'être accompagnée dans son "décoinçage " à l'égard d'une personnalité qu'elle voulait transformer en elle.
donc
on a passé en revue tous les trucs du modèle féminin : le maquillage, les façons de marcher avec des escarpins sans se faire mal au dos, la façon de se vêtir et ensuite de se montrer dans le vêtement etc...
moi je me suis aperçu que le maquillage me gonflait, comme un carcan, un truc qui m'empèche de respirer.
même en montagne, j'évite le plus possible de mettre de l'écran solaire pour la même sensation.
en revanche, j'ai trouvé agréable de porter des escarpin et de travailler son pas comme un danseur.
par ailleurs, mon attrait pour les robes ou des collants par exemple ne me vient pas du tout de la référence féminine actuelle, mais de modèles très masculins, complètement historiques et médiévaux ou antique auquel j'ai été très sensible très tôt à travers les aventures de bandes dessinées de Prince Vaillant... les hommes, surtout les vieux sages, y sont en robes longues avec de très belles couleurs, la taille ceinturée, les cheveux très longs ainsi que les barbes, souvent porteurs de colliers resplendissants, de bagues etc...
y'avait aussi chez mon grand père plein de livres d'images sur l'égypte antique, la grèce etc... et l'imagerie de l'époque montrait les hommes souvent très dénudés que je trouvais très beaux.
en plus, c'étaient des dieux ou des sages... me faisant espérer beaucoup de la possibilité d'une humanité intelligente et belle, pas comme la crasse culturelle petite bourgeoise et ouvrier bonapartiste arriviste de ma famille ...
ce que je tente devous indiquer par ces exemples, c'est tout que l'on peut avoir des inspirations d'attirance très différentes de celles majoritairement induite par un système culturel qui est notre environnement.
moi je n'ai pas accroché affectivement avec mon milieu familial et j'ai fuis leur poids étouffant dans d'autres références, à leur insu, puis qu'utilisant des trucs culturels qui étaient à disposition dans leurs bibliothèques.
j'ai construit mon truc à partir de livres pour fuir l'humain.
tout d'abord je tiens à préciser ma posture : féministe- humaniste.
Il y'a quelques semaines j'étais un pur humaniste, mais la "fréquentation" de mlle m'a contaminé.
Concernant l'article, je tente un éclairage différent.
Vous trouvez pas que la bouche ouverte ca donne l'air bete, incapable de réfléchir ni de s'exprimmer ?
Alors que le mec tout musclé, il ne peut pas être malin (quand on est si beau, statistiquement on est bête) mais on lui laisse le bénéfice du doute, peut être qu'il se tait parce qu'il pense ...
Cela dit, je suis d'accord avec votre interprétation sexuelle. Mais à ce sujet, j'aurais plutôt tendance à condamner l'hyper sexualisation de notre société. Le traitement qui en est fait est selon moi à la marge.
C'est le sexe en tant que priorité nationale et individuelle qui rend de telles manipulations simplistes possibles (car efficaces).
Voila un aspect que je vois rarissimement abordé. Les femmes sont d'ailleurs les premières à entretenir ce système. Pourquoi ? Parce que la femme disposent de cette arme extrêmement puissante (mais à double tranchant) qu'est le sexe. J'imagine que vous m'expliquerez que je me leurre, et que cette attitude n'est que l'adaptation des victimes à leur environnement.
Mais je constate quand même une chose : le sexe et la valeur qui est accordé à la maîtrise de cet outil sont le coeur de notre société. Se battre contre le rôle attribué à l'humain doté du sexe femelle, n'est ce pas faire un peu ce que vous condamnez dans le "paternalisme" ... une échelle de valeur complètement biaisée sur laquelle forcément il est difficile de se défendre, aussi doué et légitime soit on.
Il se trouve que cette obsession sexuelle de notre société est aussi à l'origine : des viols, de l'adultère (et donc du mariage en réaction), de l'obsession de l'apparence, de l'impossibilité de s'élever dans la société sans coucher, du primat du modèle familial dans l'organisation de notre société ...
En clair, critiquer l'utilisation de pétrole pour faire rouler les voitures, n'est ce pas admettre implicitement que toute autre forme d'utilisation est légitime ?
D'ou, on touche le coeur de l'inextricable débat paul - gouinemum : je doit etre beau parce que concretement j'ai besoin de ce sexe qu'on me vend comme la chose première, necessaire et incontournable. Mais je me bat contre la réduction de mon etre à un etre sexué (et tous les inconvénients qui vont avec).
Perso, apres avoir comme tout le monde été obsédé sexuel depuis toujours, j'ai fini (suite à une histoire d'amour puissantissime) par réaliser que ce schéma de vie nous est quasiment imposé.
Le sexe est un acte primitif.
Et je pense que tant que les humains continueront à mettre au centre de leur civilisation et de leur vie un acte aussi bestial, tout ce qui en découlera ne pourra qu'etre primitif
Je me permet de dire ca parce que je connais la finesse de mlle, et sa capacité à prendre du recul, j'attend donc impatiament sa réponse (car j'imagine que ma remarque est déja intégrée dans sa démarche).
L'abstinence, une posture révolutionnaire ? Une posture féministe ?
Si je me trouve le courage et le temps, je ferai une petite bafouille sur les illustrations du catalogue de Noël Fnac Éveil&Jeux ; question normalisation genrée, c'est du lourd...
(bon les petites filles ont la bouche ouverte, mais les garçons aussi, c'est parce qu'ils se marrent, pour vendre des jouets ça paraît encore cohérent...)
anthony : Le sexe d'une personne (et a fortiori son genre) n'ont strictement aucne liaison obligatoire avec sa sexualité. Du reste, les humainEs sont bien des bêtes (et en plus des bêtes plutôt peu évoluées et assez ratées, à mon avis). Parler de "bestialité de l'acte sexuel" sent le moralisme ecclésiastique, tu m'excuseras.
@anthony : c'est très intéressant votre intervention.
je pense effectivement que le sexe est la valeur incontournable, dictatoriale, de la société contemporaine, bien plus que l'argent.
mais je ne comprends pas tout ce que vous voulez dire et pense que bien que déjà long votre intervention mériterait d'être développée et précisée.
en particulier, je suis interrogatif sur ce que vous dites : "D'ou, on touche le coeur de l'inextricable débat paul - gouinemum : je doit etre beau parce que concretement j'ai besoin de ce sexe qu'on me vend comme la chose première, necessaire et incontournable. Mais je me bat contre la réduction de mon etre à un etre sexué (et tous les inconvénients qui vont avec)."
je reconnais qu'effectivement je suis contre la réduction de l'individu à son sexe. en revanche je ne suis pas sûr d'être en accord avec l'idée que c'est parce que j'ai concrètement besoin du sexe présenté comme valeur incontournable que je doive être beau.
je ne sens pas de devoir d'être beau ou que l'individu se doive d'être beau tout simplement parce que ce n'est pas réaliste au sens large.
pour moi le sexe n'étant pas ce dont je ressente le besoin incontournable concrètement, ce dont je ressens le besoin incontournable concrètement c'est l'affection.
et l'affection n'est pas étroitement liée dans la pratique concrète des relations affectives à la beauté au sens formaliste, modélisée etc...
un truc observé très con est que chez les hommes comme chez les femmes, les individus beaux sont souvent très seuls affectivement : on tombe dans la réalité rarement amoureux ou amoureuse d'une personne belle plastiquement. il n'y a pas vraiment de règle d'ailleurs au comment l'on devient amoureux d'autrui.
ce qui m'est aussi très nécessaire est de me sentir au meilleur de mon potentiel physique, corporel et sensuel. je précise que j'entends par sensuel ce qui touche à l'expression des sensations corporelles et donc choses beaucoup plus larges que sexuellement connotées. ce que je conçois comme beauté est moins plastique que l'expression corporelle de l'optimum de potentiel d'un corps... ce qui débouche effectivement sur un certain maintien physique et des formes mais qui n'est pas simplement dans les formes plastiques et tout autant sinon plus dans le mouvement ainsi que dans l'expression de la façon de sentir le monde par les sens.
Merci Mlle pour cet article !!
je parlais justement de ce phénomène de bouche ouverte à plusieurs personnes de mon entourage, m'interrogeant ce qui "poussait" à faire des moues pareilles/ Oui souvent Lhôme représenté ferme sa bouche, il serre les dents, il est "dur", tandis que Lhâfame garde la bouche ouverte en gobant les mouches devant tant d'intelligence développée par le photographe so "fachionne" qui "chouute"...aheum ! il était grand temps de développer plusieurs interventions sur ce phénomène !
J'ai pu trouvé votre site via votre intervention sur CQFD et j'en suis "forte" aise
merci pour ce blog, ça fait du bien !
@A. : Merci ! Tiens, pour te souhaiter la bienvenue, je t'en ai trouvé une qui tient beaucoup du briard :
Si c'est pas frappant la ressemblance...
Le briard a l'humour de tirer la langue au photographe.... C'est quand même une amorce de sens critique qui fait défaut à la femelle du dessus
Dans la très très belle beauté photographique : Jacob Holdt, ses blancs, ses noirs, ses couples et les 70's américaines.
Ce type c'est ce qui différencie les clichés moches dont tu nous parle Mlle, des photos qui nous hantent par leur force, qui nous font aller de l'avant, qui nous montre la beauté des choses.
plop : Le bouquin de Jaocb Holdt a en effet beaucoup marqué mon adolescence (en Allemagne dans les années 70). Mais ça me semble très difficile de comparer le travail d'un artiste politique au pur mensonge publicitaire, il y a des mondes entre les deux.
Parce que la pub est apolitique ?
Ah bon.
For the rest, G-mum ('fais plus moderne) : well, good for you !
Non excuse, je blague. Dis Mum, je sais pas si c'est moi, mais, enfin, (prise de pincettes), disons que je trouve souvent qu'il émane parfois de tes remarques un ton un petit peu condescendant, de temps à autre. Je dis pas ça méchamment du tout, hein. Comme un petit noyau très très dur, qui n'est jamais bien loin. Tu pourrais me dire que j'écris pour ma part, comme un attardé wannabe (ce qui est la pure vérité), mais je prends soin, en général, de ne m'adresser à personne si ce n'est à Mlle. J'aime pas trop la discussion via commentaires en fait, pas mon truc.
Donc bon, je te réponds quand même, c'est la moindre des choses. Si je mets en lien un photographe de talent, qui photographie des hommes et des femmes (pas des hômes et des fâmes, justement), c'est pour apporter une petite touche d'optimisme à tout ça. Par ce que je hais l'incroyable laideur de ce que nous montre ici Mlle -viscéralement (j'avais jamais vus la pub Tom Ford, ça fait chier, point ) et que je me dis que peut être certains ne connaissent pas Holdt, étant donné qu'on à pas tous vécus notre jeunesse dans l'allemagne des années 70. Je te taquine là-dessus parce que je vois pas le rapport en fait : le gars était danois. Eh oui, je suis susceptible figure toi. Rien de bien méchant, je te rassure, juste assez pour prendre le côté "je connais ce mec depuis la nuit des mes aubes adolescentes en forêt noire", ce qui signifie pour les paranoïaques de mon espèce : "tu n'apporte rien avec tes liens qui datent du paléolithique inférieur et pis, en plus, je connaissais avant toi".
Et voilà pourquoi j'aime pas les discussions en com : on n'apporte rien au texte en question, ce dernier étant le fruit d'une rigueur suave, telle la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride, comme tout le monde le sait.
Enfin, plus précisément, il n'existe aucun monde entre les photos de Holdt et celles dont on parle ici. C'est d'ailleurs pour ça qu'on en discute. Et c'est terrible.
Et puis allez comme il faut toujours se hâter de transmettre et de partager, je te propose, mum, de découvrir si tu ne les connais pas deux photographes que j'aime bien et qui font comme ces tâcherons de la mode en utilisant la mise en scène, mais à des fins plus classe par contre. Enfin, pas tout le temps non plus. Jeff Wall (celle ci devrait te plaire, le monsieur à la zizi tout emmêlé) avec ses chouettes photos de guerre et Gregory Crewdson : les ambiances les plus fofolles du monde. Et qu'on ne me dise pas que ça n'a aucun rapport, ces oeuvres parlent à et de nous, comme d'hab'. Il y'a toujours une réflexions intéressante à faire avec ces photos autour de ce qui nous taraude ici, chez Mlle, à savoir la place des sexes dans nos sociétés, pour le dire (très) mal. Les unes expliquent les autres et je trouve ça important. Allez, bien à toi. Faut que j'arrête à un moment quand même.
plop : Bien sûr que la pub est politique, mais elle ne se prétend en général pas telle, au contraire. Contrairement à l'oeuvre de Jacob Holdt, qui se veut très explicitement politique.
Concernant mon ton : il se construit dans les oreilles des lecteurs/-trices, vous y mettez ce que vous voulez, sans que ça ne change rien à ce que je dis et suis. J'ai déjà expliqué diverses fois ici et aileurs que ma culture du discours et du débat n'est pas française et qu'il faudra faire avec.
Concernant le rapport, que tu ne vois pas, de l'oeuvre de Jacob Holdt avec l'Allemagne des années 70, lis ceci et tu le verras : http://en.wikipedia.org/wiki/Jacob_... . Ma remarque avait donc une base factuelle, et strictement rien à voir avec toi. J'ai tendance à préférer les arguments factuels aux attaques personnelles. Et je n'ai nullement besoin de me faire valoir à la manière narcissique si typiquement cocorico : je ne suis pas Française, sorry. Merci donc de ne pas projeter dans mon discours ce qui n'y est pas dit.
Concernant la question des "mondes" comme je disais : oui et non. Bien sûr que ces mondes coexistent, se conditionnent, et que l'un, oppressif, construit l'autre, opprimé (et vice-versa aussi, d'ailleurs). Mais les photos que tu citais au départ ne disaient pas ça, contrairement à celle que tu viens de citer.
Concernant les photographes vers qui tu renvoies : ils sont pas mal intéressants en effet, merci.
Excuse moi Mum...
J'aime bien ta réponse et même je la trouve vraiment sympa.
Je crois que j'étais bien mal luné hier, je sortais du dentiste et je venais de me faire charcuter sans anesthésie (ce type est super mais il me punie à chaque fois : j'attends toujours d'avoir une rage de dents pour aller le voir, le pire c'est que je crois que j'aime ça).
En tout cas me voilà mieux informer concernant Holdt et je comprends parfaitement le lien que tu faisais avec ta jeunesse allemande.
Et, oui, je t'ai fais un procès d'intention. Je suis très très fort pour ça. Ce n'est pas une de mes meilleurs qualités. D'ailleurs ça m'aide pas trop, puisqu'après avoir posté mon message, je m'en voulais déjà. Je suis un gros nullard parfois, j'espère que tu comprends.
Sorry Mlle de squatter tes commentaires pour ce genre de discussions... Pour toi voici une jolie chanson qui n'a rien à voir avec rien. Comme ça, pour rien.
Tchuss !
plop : Ya pas de problème; "no offense taken".
@plop : tu peux squatter, pas de soucis. Merci pour le lien musical, seul soucis, le son était à fond, j'avais pas vu. Je viens de frôler l'attaque.
eyh, j'avais observé à peu de choses près cela (sur le sujet des représentations publicitaires servant de support à la vente d'un parfum), en me faisant la remarque que l'homme était sujet de désirs là où la femme était l'objet du désir...
et là je me trompe, avec ces hommes à poil... Lafâme serait donc aussi une créature désirante?
Merde.
En lisant cet article...
http://sexes.blogs.liberation.fr/ag...
Je suis resté bouche bée...
En regardant l'image des Humains envoyée aux extra-terrestres avec la pierre de Rosette...
Misère...
Bravo c'est très bien vu !
En général les publicités de mode où les femmes ont la bouche fermée sont des marques "puritaines" type Chanel, Prada ou Hermès. Les filles sont beaucoup plus rigides, debout, jamais couchée. Mais la plupart des marques de mode offre une vision de la femme "bouche ouverte".