J.F., 40 ans, célib ch. Prince charmant
Par Mademoiselle le 23/08/08, 13:20 - Mademoiselle a lu Biba
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Petite Rengaine
Errrreur, terrrrible errrreur.
Vous vous mentez à vous même, mais si.
Vous êtes malheureuses, mais si.
Vous êtes malaaades.
La liberté c'est pas votre truc, ne cherchez pas à faire comme les mecs, c'est pas dans votre nature à vous. Laissez tomber tout de suite, il est peut-être encore temps de vous trouver un homme et de retrouver votre place naturelle.
La recette est toujours la même : On présente des femmes qui ont fait un choix étiqueté « moderne » (ne pas faire de gosses, ne pas être en couple etc..) comme un phénomène de société en plein développement, d'où l'intérêt de se pencher dessus, et on met en doute ce choix. Mais pas n'importe comment. Il convient toujours de ne pas avoir l'air de faire la morale aux lectrices, de ne pas leur imposer violemment un discours normatif. Alors, on psychologise la question, grâce aux experts.
Psychologie magazine est assez bon dans ce genre de gymnastique...
J.F., 40 ans, célib ch. Prince charmant
De plus en plus de femmes vivent seules. Beaucoup affirment qu’elles sont ainsi plus heureuses, plus libres. Pas si sûr car, en secret, elles attendent l’homme de leurs rêves.
Elles sont belles, intelligentes, cultivées, ont des postes à responsabilités, s’assument financièrement… et ont choisi de vivre seules. Hyperactives, la quarantaine insoupçonnable, ces « célibattantes » (9 %) remplissent leur agenda sans la moindre petite place pour un homme et affirment haut et fort avoir opté pour la « liberté ». Mais ce célibat est-il vraiment un choix ?
« Je me suis construit une petite vie tranquille, sans homme, sourit Annie, 40 ans. Une ou deux sorties par semaine, quelques week-ends, mais toujours chacun chez soi. Le quotidien, c’est nocif pour l’amour. J’ai vécu deux ruptures, je sais de quoi je parle. » Petite brune aux yeux clairs, médecin homéopathe, passionnée d’art contemporain, Annie fait partie de ces femmes dont on dit : « Elle a tout pour plaire, pourtant elle n’a pas de mec ! » « C’est un choix, affirme-elle. Pour rien au monde je ne troquerais ma vie de célibataire contre une vie de couple envahissante et sclérosante ! » Un choix ?
Ben non ! On s'en doute déjà un peu présenté comme ça... Mais bon, l'introduction passée, maintenant qu'on a saisi le ton, il faut du lourd : une enquête. Rassurez vous, pas besoin d'enquête sérieuse, le recyclage d'un bouquin suffit :
« En France, plus de trois millions de femmes vivent seules, âges et conditions sociales confondus.
De nombreux journaux se font l'écho de ce phénomène sociologique mais se contentent de l'image un peu rapide de la" célibattante "encore jeune, active et" assumant "sa solitude.
La réalité correspond peu à ce cliché.
J. C*** a mené une enquête en profondeur, interviewé des centaines de femmes célibataires, veuves, divorcées, jeunes et âgées.
Leurs confidences se lisent comme autant de romans.
Sourires et larmes mêlés, elles nous révèlent leurs difficultés matérielles et affectives, leurs tristesses, leurs rêves et souvent leur courage. »
Bon, le lourd est posé, on entre dans le domaine de l'incontestable. Mille femmes, franchement, hein. On peut donc avancer un peu : le choix est maintenant appelé un « prétendu choix ». Ah ben c'est bon, on a compris, les femmes se mentent pour supporter l'horreur de vivre sans homme à la maison.
« une sorte de faux-semblant masquant une peur panique de souffrir, une quête d’idéal ou encore une mauvaise image de l’homme. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles prennent conscience de cette problématique et n’hésitent pas à faire un travail sur elles-mêmes et à se remettre en question afin de vivre mieux. »
Ah... elles sont MA-LA-DES ! Ben oui, franchement, il ne pourrait pas en être autrement. Bon, on a posé le lourd, le constat chiffré (?) avec l'enquête scientifique, maintenant, il nous faut du concret. Les témoignages.
Pour cela, il faut choisir une ou deux givrées sympathiques. Qu'est-ce qu'on a en réserve Jeanine ? Une divorcée ? Allez oui, c'est pas mal, ça en recolle un coup sur l'échec du couple, et au passage on pourra dire qu'elles l'ont cherché leur misère affective, et qu'elles abîment leurs gosses par dessus le marché. Très bon ça Jeanine, merci.
« En effet, un couple sur trois divorce (un sur deux à Paris) et les statistiques prouvent que ce sont les femmes qui quittent leur mari et décident de poser la demande en justice. Avec ou sans enfants, elles choisissent bel et bien de vivre sans homme. Elles ressassent alors des vieux souvenirs, nourrissent une colère parfois légitime et s’enferment dans un « plus jamais », reportant sur leurs enfants l’affection dont elles manquent. « J’ai tous les câlins que je veux avec mes fils. Ce sont mes petits hommes », lance Géraldine, une charmante enseignante de 41 ans. N’y a-t-il pas erreur sur la personne ? »
Ben si s'exclame la troupe de lectrices normales -en couple- derrière leurs écrans ! Attends, elle craint grave Géraldine.
« Dans ce report d’affection sur les enfants, nous sommes en plein Œdipe, explique M. G***, psychothérapeute. La mère, dans son rôle de Jocaste (je-castre), transforme psychiquement son garçon en fils amant. Les incidences sont de poids : certains enfants se heurtent à de graves difficultés scolaires tandis que d’autres, à l’inverse, surinvestissent l’école pour plaire à leur mère. Dans les deux cas, on observe souvent une faillite professionnelle, un chômage chronique ou encore une révolte perpétuelle chez l’adulte, qui vivra son enfance et son adolescence à retardement. La mère, elle, ne supportant pas le départ de son fils adulte, se mettra bien souvent en situation de dépendance, financière notamment. »
Ben dis Jeanine, tu nous as trouvé une experte qu'elle est vachement balèze ! Jocastre/Je castre ! On a pas une bonne perche pour passer au témoignage d'une hommasse, ça fera penser aux féministes, ce serait pas mal. Brigitte ? Parfait ça Brigitte : « De son côté, Brigitte, biologiste, 40 ans, apprécie de vivre « comme un mec » »
Impec' Jeanine, on peut s'enfoncer plus profond, on a toutes les bases :
malades, faux choix, conséquences sur les gosses, pas vraiment femme : aucune ne voudra se reconnaître là dedans, c'est le moment de leur donner une porte de sortie honorable : l'Homme.
On en recolle une couche avant ? Bon ok, si tu veux. T'es en forme Jeanine aujourd'hui...
« Vivre seule plutôt que mal accompagnée. Ce choix, souvent douloureux, s’avère être le résultat d’expériences malheureuses et d’échecs à répétition. Et cette pseudo-liberté que revendiquent Cécile, Géraldine, Hélène et Brigitte dissimule en fait une véritable peur de souffrir. »
Bon ça suffit là, je sais, ce ne sont que des femmes, mais elles ont compris je pense. Il est temps de leur dire qu'elles cherchent un homme sans le savoir. Mais avant, il faut leur baliser le parcours : à quel âge on cherche quoi ? Ça mettra un petit coup de pression aux trentenaires célibataires.
On reprend l'experte de l'enquête, il faut toujours recoller un coup de sérieux de temps en temps, alors on alterne : psy, enquête, psy/enquête. Il faut les cerner pour que ce soit incontestable Jeanine.
T'as quoi là ? Un coup d'horloge biologique ? Très bon oui, balance.
« A 35 ans, paniquées, beaucoup de femmes se mettent tout à coup en quête de l’homme parfait. Vers 40 ans, prises par l’urgence d’un désir d’enfant, elles cherchent non seulement un compagnon sur mesure mais également un père responsable. « La vie affective semble partagée en plusieurs stades : une recherche d’amour passion jusqu’à 30 ans, puis le désir de fonder un foyer, une famille, observe Jeanne Cressanges. Les femmes en reviendraient presque au mariage de raison du XIXe siècle. »
L'humour, toujours l'humour. Mariage 19°, c'est bon, hein ? Tu crois pas si bien dire. Allé, on continue :
« Pour sa part, J. T***, psychothérapeute, constate que, de 20 à 30 ans, les femmes ne se sentent pas encore femmes. Ce sont de grandes adolescentes plus à la recherche d’un copain que d’un compagnon. Entre 30 et 40 ans, elles tentent « d’y arriver » dans tous les domaines : le travail, la vie de couple, les enfants… Difficile de tout concilier ! Certaines s’investissent complètement dans leur métier, d’autres dans la vie de famille et quelques-unes trouvent un équilibre. Celles qui ont tout investi dans la vie sociale retourneraient bien au nid mais, hélas, il est vide. »
Le Nid, la ponte, la Natuuuuure.
Faites gaffes medames, depuis que vous jouez aux femmes libérées, vous prenez le risque de passer à côté de votre but naturel, celui qui vous rend heureuse, celui qui vous permet de vous réaliser : couple, bébé.
Bien entendu, vous pouvez avoir un travail, une vie sociale, une certaine liberté, mais elle a des limites. En terme d'âge, en terme de nature féminine. La liberté n'est pas faite pour vous, elle vous rend malheureuse. Mais on vous accorde la possibilité de faire des choix dans votre vie : quel mari ? Le bébé à 28 ou 32 ans ?
C'est compris les dindes ? Dans le doute, on va passer au choix de l'homme, en faisant un petit détour pour parfaire le portrait de l'abrutie qui n'a pas de mec :
Comment vivent ces femmes en quête de l’homme idéal ?
Elles passent du rire aux larmes, de l’enthousiasme à la déprime, du repli sur soi à de brusques escapades… Les femmes qui vivent en solo sont en perpétuelle quête d’identité. Celle-ci se construit au fil de leurs rêves et de leurs réflexions, avec un regard permanent sur elles-mêmes : elles installent des miroirs partout, consultent des voyantes, rédigent leur journal intime. Elles arborent leur « révolte ménagère », notamment à propos des repas symbolisant la vie familiale. Ils sont rapides, pris sur un plateau ou une table basse. Le lit est un lieu prépondérant : elles y lisent, écrivent, regardent la télévision. Leur rapport au travail est très particulier : le bureau devient la vraie famille, les vacances et les week-ends, un cauchemar.
Ça vous fait envie d'être une ado hystérique mal dans sa peau ?
On se traîne sur le lit en chialant, on ne sait pas qui on est (l'homme seul vous permettra de vous connaître, vous ne pouvez pas vous définir hors du couple, vous ne devez pas le faire), on tourne en rond, on ne tourne pas rond...
Prête à rentrer dans le rang ? Bon, tout n'est pas perdu pour vous, mais ne soyez pas trop castratrices, ne soyez pas trop difficiles, ne soyez pas trop indépendantes... Et il pourrait y avoir "une chance" pour que vous le rencontriez un jour, le Prince Charmant, à condition de créer "une disposition intérieure à la rencontre", d'être prêtes "à l’engagement, la surprise et à quitter leur vie ancienne."
C'est-y pas bon ? hein ? allé on termine en musique, avec une chanson qui résume bien la fragilité des femmes libérées. Les pauvres. Sauvons les de cette liberté trop lourde à porter, sauvons les malgré elles.






Commentaires
(Tiens, je n'ai jamais entendu des abolitionistes dire que l'industrie des rencontres/mariages est un proxénétisme, et pourtant c'est le cas, et pas qu'un peu...)
«une sorte de faux-semblant masquant une peur panique de souffrir, une quête d’idéal ou encore une mauvaise image de l’homme. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles prennent conscience de cette problématique et n’hésitent pas à faire un travail sur elles-mêmes et à se remettre en question afin de vivre mieux. »
Donc si j'ai bien compris, le problème c'est que les femmes ont une mauvaise image de «l'homme» mais, heureusement, elles font un travail sur elles-même et se remettent en question pour vivre mieux.
Ouf, ça va, parce que bon on peut quand même pas demander à certains mecs qui se demandent pourquoi ils ont une «mauvaise image» que, eux, se remettent en question....
Après on risquerait d'avoir des mecs qui ressemblent plus à des vrais mecs et là Zemmour et compagnie seraient pas content.
Ah Zemmour... Quand tu recherches des vidéos en ligne en tapant féminisme sur Dailymotion ou Youtube, c'est soit lui, soit Soral qui apparaissent. On a du bol.
autant pour moi, pas sur Youtube.
j'adore ce billet
femme libérée, c'est chou comme terme, comme chien libéré ou animal sauvage libérée...c'est quoi l'équivalent en homme?
forcément au regard du monde une femme seule doit avoir un problème quelconque, le prince charmant est le mythe que l'on créé pour donner aux femmes l'impression que les hommes sont exceptionnels, mais scoop ils sont aussi exceptionnels qu'un sac plastique tati
Entre autres reproches qui sont régulièrement faits, il en est deux. L'un très équivoque et très surprenant pour un naïf adolescent: "Elle (il) n'aime pas les hommes (les femmes) gentils". L'autre plus pernicieux "je n'aime pas les beaux parleurs".
L'aveu de n'aimer pas la gentillesse plante le décor d'une époque où les prédateurs se font concurrence et se dévorent, où la convoitise et le pouvoir sont les deux traits humains les plus malheureusement répandus.
L'autre, le beau parleur, amalgame tout à la fois le séducteur à la parole outrancière et manipulatrice et celui qui séduit se laisse aller à l'expression sensible d’une émotion authentique.
Le pli est ainsi pris, selon les désirs et sans souci de justesse et de justice, de disqualifier tout à la fois l'expression sensible et l'humanité de certains hommes (ou femmes), amalgamés à des êtres moins sensibles.
Alors, sans sensibilités et sans émotions, sans leur expression, c'est faire place nette pour qu'il ne reste que deux attraits majeurs au désir : la beauté et l'argent...et c'est ainsi d'ailleurs, et pas autrement, qu'entre hommes et femmes on ne se rencontre que rarement, on s'aimante..).
Sitôt qu'on nous parle d'amour on se demande de quelle crétinerie on va encore nous entretenir.
L’époque, plus que sa devancière, nous prive, en amour et en amitié, d’une connaissance précieuse et comme l’on dit de l’esclave conscient qu’il est supérieur à son homologue, la conscience d’être mutilé implique, dans le meilleur des cas, des efforts consentis à l’humain. La mort implique la vie, le vivant réplique au passage éphémère, le sentiment d’une chétive destinée s’applique à perpétuer, ce dont on nous prive, l’humilité sous de grands cieux où point déjà la dernière étoile. C’est là qu’à certains moments je présume devoir à un grand détachement le sentiment lucide d’un attachement supérieur, d’où paraît notre dissemblance, notre ressemblance et notre vraisemblance à être lié par un sort commun et sans commune mesure.
Cela me rappelle un article que j'avais lu sur MSN, sur les femmes
malades, heu, pardon, sans homme. On nous expliquait notamment que, quand une femme prétend ne pas avoir de temps pour l'amour à cause de son emploi du temps chargé, elle se ment à elle-même et prend le problème à l'envers : elle s'est débrouillée pour avoir un emploi du temps chargé car elle a trop peur d'avoir un homme dans sa vie. Donc toute sa vie est organisée, pensée en fonction de cet homme qui pourtant n'existe pas concrètement.http://fr.youtube.com/watch?v=7fOll...
Ces femmes perdraient aussi bien leur vie à la gagner... et celles qui investissent dans "l'amour" perdent leur vie à l'illusion qu'elles en ont...
Evidemment rien n'est disposé, en ce monde, pour faciliter les amours, pour permettre à chacun d'affiner le sentiment et plus prosaïquement le temps marchand nous accapare, le temps d'aimer nous est compté.
L'organisation marchande, administrative, politique de "l'amour" le devoit. On ne consent à ce que vous vous "aimiez" qu'une fois votre servage accompli et pour l'unique raison que "l'amour" ainsi conçue est d'un effet cathartique où toutes les douleurs, toutes les souffrances, tous les désirs, toutes les ambitions s'engouffrent dans une étroite voie canalisée où les eaux de l'amour charrient invariablement tant d'herbes folles, de déchets et de poussières qu le tout à l'égoût du sentiment s'obstrue parfois.
C'est Brecht qui reprochait qu'on parle toujours du fleuve et jamais des rives qui l'enserre.
Ce genre d'article est dégueulasse. Psychologie Magazine à pour mission de faire des bénéfices. C'est très facile d'insinuer le doute chez des gens qui vivent seuls, tant le sentiment de culpabilité est déjà pré-installé, et les occasions de se retrouver en face d'un miroir quotidiennes.
C'est malhonnète de se revendiquer du monde de la psychologie, et de chercher à culpabiliser les gens (en tant qu'ex-client de psy, j'ai quelques espérances dans ces sciences, mais il me semble plutôt qu'elles sont là pour déculpabiliser les gens et leur rendre leur liberté).
Et pas besoin d'être psy pour comprendre que la vie est toujours un compromis...on ne peut pas faire toutes les expériences, aussi j'imagine qu'on peut choisir la vie de couple et avoir de nombreuses occasion de douter, choisir l'indépendance et douter de la même manière. Et évidement, dans les deux cas douter d'avoir réellement choisi.
Ca m'étonnerai qu'on puisse choisir réellement le fil de sa vie, mais on peut avoir un sentiment de liberté, ou au contraire se sentir totalement emprisonné-e, voilà peut-être la différence (mais bon, je n'ai pas l'expérience de la vie des autres).
Faire en sorte que les gens aient le sentiment d'être en prison, comme cet article, je trouve ça dégueulasse.
C'est rare de trouver des Hommes bons... Il me semble que vous en êtes un Ali
une visite sur ce blog que je ne connaissais pas. j'adore.
Bienvenue !
C'est grâce à toi que j'ai vu une vidéo de Beauvoir ce matin ! merci.
Merci Isa, ça fait plaisir (et les gentillesses sont tellement rares sur Internet...en général on s'engueule :)) )
Tiens, bonjour Olympe que j'ai déjà croisé ailleurs.
... Accordons-nous désormais sur le fait qu'aujourd'hui les ressources de cette planète sont largement suffisantes pour nourrir le monde entier. Sur ce point je diffère de l'opinion de Beauvoir et c'est en quoi sans doute je reproche à la philosophe son manque de radicalité...
J'aime mieux ces vidéos Mademoiselle
Voilà qui nous éclaire sur la nature totalitaire de ce régime. Sur des similitudes entre l’échec « révolutionnaire » de Nixon et semblable volonté criminelle de Sarkozy. Sur la clownerie du tyran etc…
La plus grand danger vient de l’exécutif. L’intrusion de la criminalité dans le domaine politique etc… Le processus et les pratiques…
Par rapport à ces propos tenus en 1974 la criminalité dans le processus politique normal s’est singulièrement accrue. Au point où les sujets l’ont intégré et deviennent à leur tour, les uns vis-à-vis des autres, de semblables criminels…
http://www.youtube.com/watch?v=QvQ5...
Bah, ce qui te plaît surtout c'est de glisser pour parler de totalitarisme et d'éviter de parler de féminisme.
Quant à la radicalité de Beauvoir, il me semble que de faire un parallèle entre mariage et prostitution en 1959 à la télé c'est assez radical. M'enfin.
J'ai découvert avec intérêt ce blog récemment.
Cet article est bien vu.
"Psychologie magazine" est dangereux, car sa fonction est de poursuivre le formatage des femmes, surtout qu'elles ne s'écartent pas du chemin prévu pour elles , rappel des stéréotypes.
La vulgarisation de la psychologie ou la psychologie de bazar fait pas mal de dégâts.
Ce magazine s'adresse aux femmes , elles l'achètent , donc le formatage en amont a déjà été efficace, elles achètent une piqûre de rappel, inquiétant.
( Reprocher à S. de Beauvoir "son manque de radicalité" me laisse dubitative, peut-être faudrait-il lire ou relire le "2ème sexe " )
Mes excuses Mademoiselle je ne suis pas allé au bout de l'interview de Beauvoir... La parallèle entre prostitution et mariage m'avait échappé et c'est, en effet, assez radical à mon goût... Je m'explique mieux que tu rechignes à repousser ces nombreuses et fréquentes demandes en mariage
@macdougal: sur les questions féministes je serai mal venu de reprocher à de Beauvoir un manque de radicalité. En revanche sur d'autres questions je maintiens mon sentiment. C'est que son postulat sur la question des ressources alimentaires de la planète je n'en partage pas l'avis. Nécessairement de là nos avis divergent... (diverge pour répondre à dubitative selon le très fameux mot Desprogien :))
Mademoiselle avec tout le respect que je vous conserve et que j'espère mener à son terme, à la fin de mon existence, je n'ai pas choisi Arendt et son évocation du totalitarisme pour me passer de la question du féminisme. Je voudrais un féminisme qui soit bien davantage en mesure de s'inscrire dans une critique radicale et globale, sans rupture aucune avec cette noble ambition qui nous tient tous d'améliorer le sort des hommes; et qui nous mène tous à une rupture définitive et inéluctable avec le vieux monde.
Je suis d'accord avec Isa sur la dimension globale que doit, à mon avis, prendre toute lutte partielle/sectorielle. Ce n'est pas pour rien que je parle régulièrement de convergence des luttes. Mon but n'est pas de juste obtenir des améliorations pour les femmes (ou pour une autre partie du peuple), mais de changer de société, par toutes les luttes sociales conjointes. Donc pas d'aménager le Système existant, mais de le renverser et remplacer, car il n'est pas réformable.
ben je suis d'accord avec ça, pas d'aménagements. il y a bcp de difficultés pour s'entendre sur le sens de féminisme. c'est hélas un terme largement phagocyté par des pouffes molles du genou.
Je suis de votre avis c'est pourquoi je suis très critique à l'égard du NPA. De toute évidence la rupture radicale est abandonnée puisque le terme révolutionnaire ne figure plus dans la dénomination. Or l'on est pas anticapitaliste pour revendiquer des aménagements. On ne peut l'être qu'à la condition d'avoir une volonté clairement énoncée d'en finir avec le vieux monde. Tout aménagement est non seulement une compromission mais l'expérience démontre tant et plus qu'à transiger avec ce système il noie non tant ses opposants convaincus que les nombreux naïfs convaincus à la remorque d'un parti d'opposition d'un progrès véritable de cette démocratie. PLus on abandonne l'idée révolutionnaire plus c'est de régressions dont il s'agit...
Erratum (pour bbl), il fallait lire:
"il noie non tant ses opposants que les nombreux naïfs, convaincus à la remorque d'un parti d'opposition d'un progrès véritable de cette démocratie"
Mademoiselle S; belle semaine à vous et aux votres
Ils reviennent à la charge, je viens de recevoir un mail :
]
un billet dans la même veine sur blog féministe, ici.
Mademoiselle : C'est pire que ne pourrait l'être toute satire... truth is stranger than fiction, for sure.
Moi ce qui m'étonne après avoir lu ce ramassis de graves conneries sexistes, c'est qu'il existe tellement d'hommes qui courent se faire dominer par des pros... D'ailleurs j'ai déjà envisagé de donner des cours de domination à Mme Toutlemonde. Le BDSM esteune école de vie. Surtout pour les femmes.
Nous sommes au centre de toutes les attentions de Goux et sa bande. Ce qui est symptomatique c est qu ils se trompent en tout sur notre compte. Voila bien des scientifiques et des lettres comme on en produit beaucoup, totalement deformes...
http://beback-bbl.blogspot.com/2008...
(je suis en Espagne. Un clavier different. Pardonnez ma saisie)
Bof, les chiens aboient, la caravane passe...
"(Tiens, je n'ai jamais entendu des abolitionistes dire que l'industrie des rencontres/mariages est un proxénétisme, et pourtant c'est le cas, et pas qu'un peu...)"
Ah?Moi si.
Et souvent les abolitionnistes (enfin celleux que je connais) sont également contre le mariage.
La parallèle mariage/prostitution date de l'anarchiste Emma Goldman il me semble,c'est dire si c'est récent...
En tout cas,un chef-d'oeuvre de bêtises et d'hétéronormativité,ce torchon...
Merci de nous faire rire avec!
Chouette billet.
Me revient en mémoire un vieil article qui m'avait choquée : on y parlait également de la question du choix du célibat… chez les hommes.
Mêmes poncifs grinçants, mêmes généralisations abusives : chez le mâle aussi, le célibat était insidieusement présenté comme un non-choix, un "faux-semblant masquant une peur panique de souffrir" et blablabla… à un détail près : tout ça, c'était de la faute de lafâme. Lafâme qui n'est plus ce qu'elle était, c'est bien connu, et qui, revendiquant à tout propos l'égalité avec le mâle, signe la fin de l'utilité de sa mâlitude…
Arrg je googelise depuis tt à l'heure sans parvenir à retrouver les références de cet article… ça dit quelquechose à quelqu'un ?
@pola.k : ça ne me dit rien, mais en effet ça ressemble à un article bien habituel.
Célibataire = malade, en souffrance psy ; cause maladie = défaut de fémininité, problème avec la mère (mère ayant un pb)...
Les ficelles habituelles.
Célibataire mâle= malade, en souffrance psy; cause maladie= défaut de virilité, problème avec le père ou la mère (mais seule la mère a un problème)
@Isa : oui isa, tout à fait... la norme de la vie en couple -hétérosexuel- s'est généralisée, le célibat est donc anormal pour les hommes également. Il serait d'ailleurs intéressant de voir comment c'est véhiculé par les médias, notamment les journaux masculins. La référence à une "horloge biologique" est-elle faite ? Etc...
J'ai toujours , de toute façon , eu en horreur les pseudo-libérateurs comme Cyrulnik ou Psychologie Magazine , braves gens qui veulent nous aider à "réparer notre vie" , et qui tout en nous parlant d'une voix douce et hypnotique, nous entraînent, mine de rien sur le chemin "normaaaaaal" , le seul qui est bon pour nous, voyons...
ben c'est marrant, mais en lisant votre article et en suivant celui que vous visez, ben je retrouvais tout ce qu'on envoie dans la gueule d'un gars qui n'a jamais eu de femme de sa vie.
et qui en pus n'a jamais eu d'enfant non plus, forcément, hein, faut-il le rappeler.
bref.
ce genre d'article, ainsi que les ordures comme Cyrulnick qui leur servent de crédibilité, sont de la propagande évidemment...
mais je vous suggère Mademoiselle, d'aller faire vous même une exploration des forums de sites de rencontres populaires, pour voir comment sont traités les hommes, forts rares, qui avouent leur solitude,
qui avouent ne pas être en recherche d'autre chose que de simple échange de conversation,
du fait de leur réalisme social,
qui font preuve d'opinion non documentées par les sources communes aux gens du peuple,
et donc ne sont pas illettrés,
qui ont perdu ou n'ont jamais eu de fierté sexuelle du fait de leur non conformisme local...
ben vous verrez qu'il y a encore plus totalitaire que les articles de ce genre de magasine.
et que ce ne sont pas seulement les autres hommes qui s'acharnent sur les hommes qui ne reproduisent pas le modèle dominant.