Déjà fatigué ?
Par Mademoiselle le 03/02/09, 16:02 - Le dictionnaire bilingue de Mademoiselle
Filed under: Petite Rengaine
« La crise nous donne l’occasion d’accélérer la modernisation des structures obsolètes et de changer nos mentalités, parce que dans notre pays ce n’est pas une chose que l’on fait facilement et pourtant il faut le faire.»
Moderniser des structures obsolètes, on s'en doute, c'est plus compliqué que de moderniser des structures modernes. Surtout dans notre pays.
Leçon de politique couillue.
A l’occasion du lancement de la réflexion
pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation
Palais de l’Élysée - Jeudi 22 janvier 2009

Rôôôa.
Et pourquoi qu'on devrait moderniser les structures pas modernes de l'enseignement supérieur et de la recherche ?
Pour « tirer son épingle du jeu », pour être dans « le peloton de tête des pays industrialisés »
Ben oui. Qui c'est qui pisse le plus loin ?
Et pourquoi qu'on l'a pas fait avant ?
" le conservatisme l’a toujours emporté " ; " les forces du conservatisme et de l’immobilisme ont toujours triomphé. Il faut que cela cesse."
Trônant en bout de table, il coupa un bout de pain et frappa du poing sur la table.
« On commence à discuter, vous payez d’abord on discute ensuite ».
Le parrain commença à s'énerver. Ce n'est pas comme ça que ça doit se passer Tony, non... Ce n'est pas comme ça.
« Il s’agit aussi de permettre aux meilleurs talents, en recherche, pour l’enseignement et les multiples tâches indispensables dans une université moderne d’être enfin reconnus et récompensés. »
Lancé de cacahuètes pour le premier rang !
[L'organisation « à la française »] repose sur des bases définies au lendemain de la seconde guerre mondiale, complétées à la fin des années 60, dont les archaïsmes et les rigidités ont été soigneusement figées au début des années 80. On a réfléchi en 1945, on a encore un peu réfléchi dans les années 60 et on a annoncé que l'on arrêté de réfléchir dans les années 80. Nous sommes en 2009"
... ou comment poser les jalons d'une
réflexion socio-historique solide. (oui "on arrêté", oui. mais on est en 2009.)
(le premier rang d'historiens, des restes de cacahuètes entre les dents, prend des notes.)
« Certes nos meilleurs chercheurs obtiennent des récompenses prestigieuses : un prix Nobel et un prix Turing l’année dernière, deux prix Nobel cette année. Nous avons des domaines d’excellence reconnus et enviés dans le monde entier, mathématiques, physique et aux sciences de l’ingénieur. Mais ces admirables chercheurs et ces points forts - j'ose le dire -ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? »
Amis botanistes dénichons les espèces parasites.
« Ne servent-ils pas parfois d’alibi aux conservateurs de tous poils, que l'on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux. »
En nombres innombrables car ils sont plus nombreux. Réinventons la pataphysique. Aux chiottes les analyses tordues, on avance droit, fort, d'un coup de rein.
« Parfois j’entends dire « il faut faire une pause dans les réformes ». J’ai envie de dire : déjà fatigué ? Quand même, franchement, deux ans de réformes, cela doit être supportable ! D’autre disent « cela va trop vite ». Mais qu’est ce qui va trop vite ?"
« Et je souhaite que nous allions plus vite, plus loin dans l'autonomie. »
Plus haut, plus fort ! Alors bande de tarlouzes, personne qui arrive à me suivre ?
"Le monde qui change ? Mais qui peut penser que la France et ses 65 millions d’habitants peut aller moins vite que le mouvement du monde ? Si la France veut peser sur l’organisation du monde du XXIème siècle, il faut qu’elle aille à la vitesse de ce monde. »
Oui, parlons du monde, plein de gens en nombre innombrable ! En 2009 ! Au 21° siècle ! Ça fait un nombre de siècles certain !
« Parce que nous avons parfaitement conscience de toutes les promesses qui ont été faites et en général non tenues. Ainsi, nous tenons des promesses que nous n’avons pas faites. C’est assez rare. »
En effet.
« C’est quand même quelque chose que l’on doit à la démocratie, ce débat. D’ailleurs il n’y avait pas de débat sur la politique d’immigration. Et d’ailleurs, il y a quelques années, il n’y avait pas de débat sur la politique pénale. D’ailleurs si on avait continué comme cela, il n’y aurait plus eu de débat sur la politique tout court, puisque personne ne s’y intéressait et personne n’y croyait. »
....
Non, je n'ai pas modifié une ligne de ce que je cite. Je me sens obligée de le préciser. C'est tellement... hein ? non ?
C'est comme ça qui cause le mec, et y vous emmerde. C'est lui qu'est
le président, c'est lui qui décide. Et puis il l'a dit y'a pô si longtemps le gars, franchement, qu'il n'était pas un intellectuel [sous en tendu un pd], lui, il agit.
"Je vous en remercie !"
De rien monsieur le président.
Le discours original en pdf, ou sur le site.



Commentaires
Même qu'on avance tellement vite qu'on en fait reculer la recherche ...
C'est à pleurer.
La bétise est un mur et on ne peut pas grand chose contre, c'est ça le pire. Descendre dans la rue à plusieurs millions, pour tenter d'atteindre un type aussi abruti, devoir se ronger le frein pour ce champion de la beaufitude et du narcissisme (c'est ça le pire, la conjugaison des deux) ça fait vraiment de la peine, que d'énergie gaspillée. Il reste un maigre espoir qu'a force de ne rien pouvoir contre lui, nos cerveaux finissent par se sentir vraiment en vacances, et sachent un peu plus inventer un monde meilleur, pour l'après.
Sauf que l'après ne viendra pas si on ne l'aide pas...
Oui la bêtise est mur et l'après ne viendra pas si on ne l'aide pas...
Avant Sarkozy Hitler seul avait tenu ses promesses et 45000 expulsés c'est avancer sans conteste... dans les sous sols des locaux de Police où la torture est une distraction...que la télévision américaine diffuse au grand public...
Quand même Mademoiselle S. si l'on convient que le capitalisme est tout au plus une bête blessée et qu'il n'est pas en crise mais en mutation, et qu'une bête blessée est dangereuse, le mécontentement national instruit par une grève trop éphémère et bien trop encadrée est-il de nature à vous « rassurer » ? Je ne le suis qu’au un dizième et plutôt plus par les prolongations festives en marge du cortège….
Mais si grève plus générale il y a ce ne sera jamais pour les mêmes espoirs que toi et moi nous nourrissons, ni pour cette chère liberté que nous chérissons, ni pour porter le changement radical d'une société qui dispose de tous les moyens techniques et culturels dont il suffirait de changer le sens et l'organisation.
Preuve les universités appellent à une grève illimitée mais leurs revendications restent circonscrites aux problèmes de l’université. De plus Ils revendiquent et nous nous portons en nous un changement radical et irréversible du monde comme Pessoa disait
Je ne suis rien.
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Ceci dit, je porte en moi tous les rêves du monde
"Le destin du spectacle n'est certainement pas de finir en despotisme éclairé" (Guy Debord)
http://www.youtube.com/watch?v=-s-w...
Les paroles sont gouteuses...
"Trouver des mots simples pour expliquer des réalités compliquées. Depuis une dizaine de jours, Nicolas Sarkozy sait qu'il va intervenir à la télévision et il a demandé à ses collaborateurs de préparer des éléments de langage pour faire aussi bien qu'Antoine Pinay dans les heures sombres de la IVe République. Plusieurs réunions préparatoires ont eu lieu jusqu'à mercredi pour sérier les bonnes formules. [...]
"
Le casting des journalistes a tourné au casse-tête pour l'Élysée.
(...)Même décor (table triangulaire plus quelques figurants en guise de spectateurs), même réalisateur (Renaud Le Van Kim), mais un casting de journalistes différent. Seul David Pujadas sera encore là, jeudi soir, pour interroger le chef de l'État. Pour TF1, Laurence Ferrari remplace PPDA. Invitée surprise, M6 dépêche pour cette première un petit nouveau : Guy Lagache, qui présente Capital, le magazine économique de la chaîne. Une émission à laquelle Nicolas Sarkozy avait failli participer en septembre avant de renoncer, révèle Jérôme Bureau, directeur de la rédaction de M6. Quant à RTL, la première radio de France mise sur l'expérience d'Alain Duhamel plutôt que sur l'impertinence de son interviewer vedette Jean-Michel Aphatie. S'il reconnaît sur son blog que ce choix ne lui a pas fait plaisir, Jean-Michel Aphatie dit l'avoir accepté parce qu'il «éprouve le plus grand respect pour Alain Duhamel».
«Des questions carrées»
Le choix des journalistes a suscité pas mal de déceptions (à Europe 1) et de polémiques (à France Inter). Retenue dans un premier temps, la radio publique a finalement été écartée. «C'est le fait du prince», a regretté dans Le Parisien le présentateur Nicolas Demorand. À l'Élysée, on ne cache pas que le casting de l'émission précédente, notamment les prestations des journalistes Yves Calvi (France 2) et Véronique Auger (France 3), avait déçu. «Cette fois, on veut des interviewers solides, calmes et qui posent des questions carrées», glisse un conseiller.
Baptisée «Face à la crise», l'émission ressemblera à «L'heure de vérité», l'émission politique culte des années 1980 qu'adorait Sarkozy. Ferrari et Pujadas resteront sur le plateau avec le président pendant toute l'émission. Lagache puis Duhamel se succéderont pour l'interroger sur le plan de relance et le rôle de l'Europe dans la crise. Plutôt qu'être interrogé directement par des Français, le chef de l'État a préféré la diffusion de mini-reportages sur la crise. Début du show à 20 h 15 [...]."
« L’imprimerie ferait tomber le genre humain dans les ténèbres des sophismes, si l’autorité seule pouvait en disposer, et que les gouvernements eussent ainsi la possibilité de contrefaire la voix publique. Chaque découverte sociale est un moyen du despotisme, si elle n’est pas un moyen de la liberté. »
Madame de Staël, Considérations sur les principaux événements de la Révolution française, depuis son origine jusques et compris le 8 juillet 1815
La télévision est ainsi... Peter Watkins est l'inventeur d'une nouvelle télévision. Dans son film "La Commune de Paris" le peuple se la réaproprie en même temps que les canons. Ce film commandé par Arte, une fois terminé, est présenté par Watkins au responsable de la chaîne. Celui-là à Watkins que son film n'est pas sérieux, initialement programmée "La Commune de Paris" ne sera pas diffusée. La question est: s'il y a une telle censure a posteriori est-ce pour que l'Etat dispose du film à sa convenance, qu'il s'assure de pouvoir le diffuser dans cinquante ans et qu'il dise alors "voyez il y a 50 ans nous étions soucieux de proposer une autre télévision"?
C'est ainsi que l'Etat a fait avec René Vautier....
Quand j'entends ça ... La recherche en alcoologie où en est-elle? Le spectacle nous livre un vulgaire poivrot...
Argghhh, gros beauf (qui parle d'un univers qu'il ne connait pas...forcément ce ne sont pas des milieux de droite et il en est jaloux car ça touche les grosses limites de son idéologie), tout prolo que je suis, je bosse dans un milieu où on fait de la recherche, les chercheu-rs/euses consacrent entièrement leur vie à leur boulot, travaillent le week-end, ne prennent jamais de vacances, ils/elles sont reconnues dans le monde entier, dans leur domaine la france (si on veut faire dans le patriotisme...mais bof) n'est pas à la remorque, mais ils/elles se battent sans arrêt pour bosser avec de moins en moins de moyens, et tous les gens qui bossent pour elles/eux consacrent toute leur énergie pour produire du savoir avec de moins en moins de moyens et en ayant jamais revendiqué d'autres moyens matériels qu'un modeste salaire et surtout de quoi travailler sérieusement... gros beauf, il parle de choses qui ne font pas partie de ces principes... pour eux tout est résumé a....ceux/celles qui ne consacrent pas leur vie à vouloir faire du fric sont des tires au flanc...ah, il ne sait même pas (et les lecteurs du figaro non plus), que beaucoup de gens consacrent toute leur vie à des choses bien plus essentielles que leur enrichissement personnel, tristes gens, lamentables etc....
La recherche n'est pas une sainte c'est aussi une effroyable machine à invention des terreurs d'aujourd'hui et de demain. Les rares chercheurs que j'ai rencontré étaient d'une méchanceté ou d'une ignorance dans certains domaines qui m'indique à quel point ils sont pieds et mains liés avec ce régime.
Ce n'est certes pas une vertu ali de passer nuits et jours à travailler dans un domaine particulier de leur science quand ils ne maîtrisent en rien la destination de leur recherche. Einstein outre qu'il a conçu la bombe était un père de famille odieux, un monstre authentique, qui il me semble peut se targuer d'avoir la mort de deux de ses enfants sur la conscience de ses os.
On a rarement vu que des hommes et des femmes qui vouent leur vie à un emploi aient été des humains par ailleurs vertueux, à l'exception probablement de Ted Kacsinsky dont la moindre des vertus n'a pas été d'alerter le monde sur l'imposture et la dangerosité de la science et de la technique.
Le seul chercheur du CNRS que j'ai rencontré était une ordure autoritaire et profondément aigrie et la publication d'un seul de ses livres dans cette vénérable institution l'avait rendu démesurement hautain. C'était une merde. Rien de plus, rien de moins.
Ce sont ces chercheurs, et sans prétendre à la prescience de Cassandre, qui nous vouent quotidiennement au sort de l'île de Paques...
Bien le bonjour chez vous chercheurs
Je ne comprend pas trop ce que tu veux dire Isa, il parait que le type qui a balancé la bombe sur Hiroshima était un type très sympathique, bon père de famille etc... et ma foi, la responsabilité des gens qui cherchent pour agrandir la connaissance, sur ce que font les politiques de leurs trouvailles, c'est applicable au moindre fait et geste de tout le monde... et tous les gens qui cherchent ne sont pas dans la physique nucléaire. Sur la vertu des gens qui consacrent leur vie au boulot, chacun organise sa vie comme il peut, ça vaut bien une autre occupation. Moi j'ai croisé pas mal de gens qui consacrent leur vie à la recherche, dans des sciences humaines, il y a forcément dans le tas des gens hautains, mais ce sont des traits de caractère que l'on retrouve bien partout. Les gens que j'ai pu croiser sont souvent des gens qui fuient certaines réalités, c'est sur, en se consacrant entièrement à leur discipline... mais vraiment, je ne vois pas que ce soit une caractéristique qui en fasse des êtres moins vertueux (sinon je veux bien la recette du type idéal, pour voir si il existe).
La science est dangereuse peut-être, le rejet de la science est dangereux aussi.
(je ne sais pas à qui tu dis bonjour, mais pas à moi car je ne suis pas chercheur)
Eh bien allons-y de bon coeur ali!! Tous les mêmes! Tout le monde il est pareil! Après quoi il ne reste que l'argent et la beauté...
Je suis un pédophile sans filles, un dealer sans drogues, un performatif sans performances etc... Je suis toutes les tares du spectacle parce qu'il en est ainsi, vous pouvez passer des mois et des années à délivrer des paroles sincères, vous pouvez faire l'effort de lire, d'écrire, de penser et de vivre, bon an mal an en conséquence et vous sacrifierez pour cela l'argent et les amours, dans l'unique but de ne pas ressembler à un parangon du capitalisme, on trouvera toujours le moyen de vous dire que vous êtes un et pas n'importe lequel, le pédophile, le dealer et le performatif, le pire d'entre tous. Je conçois qu'il n'est plus utile de rencontrer ses semblables quoique vous disiez, quoique vous fassiez, et de plus sincère, la moindre de vos "erreurs" aussi minime soit-elle, et l'absence d'erreur peut également y suffire, vous condamne à leurs opinions. Or leurs opinions ce n'est pas vous, c'est ce qu'ils ont en tête, leurs préjugés, toutes ces petites peurs et ces petites sottises qui font leur manière de penser toujours selon les canons du spectacle. On ne me reconnaîtra pas la moindre qualité du moment que je n'ai pas emboîté le pas du monde. Par contre on me chargera à la moindre de mes quêtes pour me départir de l'ordre du monde de toutes les tares qui contre lesquelles je lutte, en moi, et dans mon rapport aux autres car bien perversement sachant qu'elles m'habitent et que je réussi mieux que beaucoup à les déjouer et que je m'y oppose mieux que beaucoup, on détruira ainsi tous mes efforts... Il n'y a pas un révolutionnaire dans la salle, il n'y a que des êtres normatifs et ils le seront d'autant plus volontiers que prétendant se rebeller une fois qu'ils m'auront enfoncé ils auront enfoncé la dernière part d'eux-mêmes qui lutte et plus rien alors ne les empêchera de s'engouffrer à leur tour dans ce qui au fond arrange tout le monde. Mais à leur différence plus le temps passe et plus j'ai hâte qu'on en finisse. Avec moi. J'aurai tenté quelquefois de préserver "la vie" et je voudrais du moment que m'importe de moins en moins celle de mes semblables que la mienne s'arrête. Je voudrais m'en aller sans adieux et pour qui d'ailleurs? Ce n'est assuremment pas un mérite de mériter les adieux de quiconque parce qu'il n'y a rien. Plus un sentiment qui ne soit définitivement entaché et gravement souillé. Ce "quand j'entends ça" et toutes ces manières de se donner pour inoffensif, par des formules hypocritement sobres et modestes c'est encore lui demander des ajustements et la préservation de votre emploi.... Cherchez donc chercheurs et quand vous verrez un authentique amoureux empressez-vous de l'écraser sous des considérations qui tiennent à votre science, à son emploi. Ne laissez rien au hasard...
Je te relirai quand je n'aurai plus la gueule de bois (hier soir j'étais saoul, aujourd'hui vraiment au radar). Tu me rappelles quand je n'allai vraiment pas bien, je croyais que le monde entier était ligué contre moi et que j'étais le seul à avoir raison. Aujourd'hui je crois que le monde est bien plus bête que ça, il n'y a que des bouts de vérité car elles dépendent de nos corps qui sont bien tous différents, alors si les autres ne marchent pas comme moi, ce n'est pas qu'eux ou moi ont forcément tort..., le monde est fait de possibilités mutiples, alors je ne vois pas le rapport entre mon post et cette impression d'être persécuté.
Je lis toujours ce que tu dis avec interêt et pas mal d'admiration pour l'intellectuel que je ne suis pas et que tu es. Mais là je n'étais pas d'accord, ça ne veut pas dire que je te considère comme le pire d'entre nous...loin de là (vu que j'ai droit aussi à mon bout de vérité).
Je te conseille sincèrement le sport, ça m'a bien aidé à ne plus projeter mon mal être personnel sur tout, à me dissocier du reste du monde.
Sinon personnellement je ne me prétend pas révolultionaire, n'étant pas assez impliqué dans la vie sociale pour prendre au sérieux mes embryons d'idées politiques.
Reste zen, je serai toi j'irai faire 15 km à pied dans la forêt, c'est le truc qui m'a toujours sauvé.
Rassures-toi ali je ne t'impliquais pas nécessairement dans mon post précédent. C'est un vrai problème de communication que j'ai. Il m'arrive de dépasser la réponse que je ferai à quelqu'un pour (s)aborder plus généralement le genre. Et sûrement pas pour te (s)aborder toi.
Il ne s'agit évidemment pas de persécutions mais d'un tournant décisif de ma propre vie. D'autres avant moi en ont eu de tels. Je me rends simplement à l'évidence parce que je suis moi-même impliqué dans cet infaillible constat. Je pourrai éventuellement regretter d'avoir manqué d'assez de prescience quand auparavant à certains signes forts j'ai pu être le témoin d'une cavalcade pour le moins infernale qui en impliquait d'autres.
Marcher certes, et longuement, et seul, dans la forêt... S'y établir comme Thoreau et Kacsinsky aux Etats-Unis. Mais trouverait-on en France un seul endroit boisé qui ne soit pas une propriété publique ou privée, de sorte qu'il est rigoureusement impossible de s'y établir. A-t-on vu prison plus sophistiquée et trompeuse que celle-ci?
Gardes-toi bien d'admirer l'intellectuel qu'en aucune façon je suis et permets-moi de te dire que j'apprécie souvent, à mon tour, ta manière de t'exprimer ici.
Il ne s'agit sûrement pas de s'aider à supporter ce qu'aucun homme censé ne devrait supporter. C'est bien le dernier sentiment qui me vient et c'est encore la raison de mon intervention. Or je t'assure qu'il est strictement illégal de l'envisager ainsi et c'est une autre loi qui tient du genre carnivore qui prévaut ici...
''Avant Sarkozy, il n’y avait guère qu’un Bernard Tapie pour avoir investi à ce point sur sa virilité, pour s’enfermer à double tour dans son identité hétérosexuelle. Comme Bernard Tapie, Nicolas Sarkozy n’a pas eu un parcours classique de présidentiable. A la différence de Valéry Giscard d’Estaing et de Jacques Chirac, il n’est pas passé par l’École nationale d’administration (ENA), cette école de la République qui tend, – non pas à déviriliser – mais à désexualiser le corps des hommes politiques (dont le paradigme est le corps évanescent d’un Lionel Jospin). A la différence des autres Présidents, Charles de Gaulle, ou encore Georges Pompidou et François Mitterrand, il ne saurait non plus prétendre à une trajectoire héroïque ou à une appétence et à une compétence « culturelles », ayant pourtant contribué à la construction et à la définition du « charisme » de l’institution présidentielle. L’investissement forcené de Sarkozy dans une virilité agressive, dans des postures, des mimiques, des démarches de « mec », est une disposition fondamentalement acquise au cours d’une carrière menée par d’autres filières, celles de l’appareil et du terrain électoral local.
[...]
En 2004, il prend le ministère de l’Économie et des Finances, où il peaufine son ethos : il a besoin d’adjoindre à son personnage répressif l’image plus consensuelle du père : il va donc gérer « en bon père de famille » les finances publiques de la France. Il polit donc sa personnalité de Kennedy à la française pour acquérir une autorité plus familialiste, mais pour cela, il a précisément besoin… d’une famille. La famille Sarkozy inonde alors les magazines people. La politique de communication à « l’américaine » de l’homme politique est sans précédent en France. Désormais, Nicolas Sarkozy c’est avant tout un couple : la présence médiatisée de Cécilia Sarkozy, bras droit de Nicolas, en épouse modèle, est une allégorie de lui-même. C’est lui qu’elle symbolise, qu’elle figure dans son nouveau costume de leader charismatique, gendre idéal et père exemplaire. Or, en mai 2005, alors que la campagne sur le référendum relatif au projet de Constitution européenne bat son plein, Nicolas Sarkozy est renvoyé à son histoire : le départ de Cécilia pour le président de Publicis constitue non pas tant une humiliation qu’une réelle contradiction avec ce qui s’apparente désormais à la fabrique d’un présidentiable (on se souvient du « j’y pense pas seulement en me rasant », le 20 novembre 2003 dans l’émission 100 minutes pour convaincre). La figure du cocu, comme celle du traître, est un stigmate qui sied mal au futur candidat.
La réaction de Sarkozy est explosive (pression sur la direction de Paris Match après la une du 25 août 2005, censure de la biographie de Cécilia, etc.). La rentrée 2005 se fait sous le signe d’une virilité sécuritaire exacerbée.
[...]
On se souvient aussi de la concurrence ouverte entre Sarkozy et de Villepin en septembre 2005, lors d’un petit déjeuner à La Baule où le Premier ministre s’est ostensiblement rendu à la table où l’attendait Sarkozy après un bain de mer : l’antagonisme entre les deux hommes s’est joué sur une concurrence des corps, sur une lutte pour le monopole de qualités hautement valorisées, telles que la santé ou l’activité sportive. Enfin, on a beaucoup commenté le ralliement de Doc Gynéco à la candidature de Nicolas Sarkozy en invoquant une sorte d’accord tacite entre l’ex de Ministère A.M.E.R. et le ministre de l’Intérieur, le premier échangeant des difficultés avec le fisc contre un ralliement de la banlieue. Or, ce que l’on a moins remarqué est le message éminemment sexuel de ce ralliement. Véritable renégat de la culture hardcore, Doc Gynéco se veut le représentant d’un rap suavement sexiste : ce que deale Sarkozy c’est le capital symbolique de « tombeur » érotomane de Doc Gynéco.''
"Kennedy à la française" ? Et Jospin c'est Obama ?
Traduction :
Concertation, réecriture, retravailler le décret, discipline par discipline :
On va vous enfumer, diviser pour mieux régner, vous lancer trois cacahuètes, faire durer le plaisir, vous essouffler, rien lâcher sur le fond... Et comme en face, y'a à peu près ça :
Faut y assister à une AG de profs pour se rendre compte. Surtout ne pas trop s'énerver hein. C'est déjà la grande révolution là les gars, vous vous rendez pas compte...
RAAAAAAAAAALALALA C'EST EMOUVANT CETTE MOLESSE TRANSLUCIDE PAS TELLEMENT LUCIDE
Quelle ordure... Comment peux-tu t'infliger l'écoute de tels commentaires Mademoiselle S.?
Sachant la vulgarité de Sarkozy, il ne faut pas s'étonner qu'il trouve d'innombrables journalistes abrutis pour relayer avec enthousiasme sa "politique". (Je dis "innombrables" parce qu'ils sont très nombreux.) Toute blague mise à part, cet exposé sans nuance de ce Barbier est catastrophique, affligeant, sinistre.
"nous tenons des promesses que nous n’avons pas faites"...
Désolé pour le point Godwin, mais... ça me rappelle un peu une affiche
Le petit pèteux de Neuilly avec sa mêche dans le vent a parlé!!
Faux-bourge, faux-prolo, vrai débile!!
Le problème avec sa démagogie de beauf c'est qu'il risque d'entraîner même celles et ceux qui résistent sur la pente du discour facile aux arguments faibles, voire totalement illogiques et sans fondement (la logique ça s'apprend!), et c'est peut-être cela le plus inquiétant!
Les intellectuels, ou simples libres penseur-e-s pensant-plus-loin-que-leur-apparence, bref toutes celles et ceux pour qui l'évolution humaine passe par la réflexion sociale et individuelle, sont priés de retourner dans leur tombe, ou de garder le silence! La pensée intelligente risque de perturber la modernisation en cours...
NON ! HURLONS !!!
Citoyennnes, citoyens!! Ne nous laissons pas envahir par la médiocrité de la tyrannie (surtourt celle du spectacle narcissique) et reprenons les armes!