DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
        A l’occasion du lancement de la réflexion
 pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation
        Palais de l’Élysée - Jeudi 22 janvier 2009


Rôôôa.



Et pourquoi qu'on devrait moderniser les structures pas modernes de l'enseignement supérieur et de la recherche ?

Pour « tirer son épingle du jeu », pour être dans « le peloton de tête des pays industrialisés »

 Ben oui. Qui c'est qui pisse le plus loin ?

 Et pourquoi qu'on l'a pas fait avant ?

" le conservatisme l’a toujours emporté " ; " les forces du conservatisme et de l’immobilisme ont toujours triomphé. Il faut que cela cesse."

Trônant en bout de table, il coupa un bout de pain et frappa du poing sur la table.  

« On commence à discuter, vous payez d’abord on discute ensuite  ». 

Le parrain commença à s'énerver. Ce n'est pas comme ça que ça doit se passer Tony, non... Ce n'est pas comme ça.

 «  Il s’agit aussi de permettre aux meilleurs talents, en recherche, pour l’enseignement et les multiples tâches indispensables dans une université moderne d’être enfin reconnus et récompensés.  »

Lancé de cacahuètes pour le premier rang !

[L'organisation « à la française »] repose sur des bases définies au lendemain de la seconde guerre mondiale, complétées à la fin des années 60, dont les archaïsmes et les rigidités ont été soigneusement figées au début des années 80. On a réfléchi en 1945, on a encore un peu réfléchi dans les années 60 et on a annoncé que l'on arrêté de réfléchir dans les années 80. Nous sommes en 2009"


... ou comment poser les jalons d'une réflexion socio-historique solide. (oui "on arrêté", oui. mais on est en 2009.)

(le premier rang d'historiens, des restes de cacahuètes entre les dents, prend des notes.)

« Certes nos meilleurs chercheurs obtiennent des récompenses prestigieuses : un prix Nobel et un prix Turing l’année dernière, deux prix Nobel cette année. Nous avons des domaines d’excellence reconnus et enviés dans le monde entier, mathématiques, physique et aux sciences de l’ingénieur. Mais ces admirables chercheurs et ces points forts - j'ose le dire -ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? »

Amis botanistes dénichons les espèces parasites. 

 « Ne servent-ils pas parfois d’alibi aux conservateurs de tous poils, que l'on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux. »

En nombres innombrables car ils sont plus nombreux. Réinventons la pataphysique. Aux chiottes les analyses tordues, on avance droit, fort, d'un coup de rein.

« Parfois j’entends dire « il faut faire une pause dans les réformes ». J’ai envie de dire : déjà fatigué ? Quand même, franchement, deux ans de réformes, cela doit être supportable ! D’autre disent « cela va trop vite ». Mais qu’est ce qui va trop vite ?"
« Et je souhaite que nous allions plus vite, plus loin dans l'autonomie. »


Plus haut, plus fort ! Alors bande de tarlouzes, personne qui arrive à me suivre ?

"Le monde qui change ? Mais qui peut penser que la France et ses 65 millions d’habitants peut aller moins vite que le mouvement du monde ? Si la France veut peser sur l’organisation du monde du XXIème siècle, il faut qu’elle aille à la vitesse de ce monde.  »

Oui, parlons du monde, plein de gens en nombre innombrable ! En 2009 ! Au 21° siècle ! Ça fait un nombre de siècles certain !

« Parce que nous avons parfaitement conscience de toutes les promesses qui ont été faites et en général non tenues. Ainsi, nous tenons des promesses que nous n’avons pas faites. C’est assez rare.  »


 En effet.

 « C’est quand même quelque chose que l’on doit à la démocratie, ce débat. D’ailleurs il n’y avait pas de débat sur la politique d’immigration. Et d’ailleurs, il y a quelques années, il n’y avait pas de débat sur la politique pénale. D’ailleurs si on avait continué comme cela, il n’y aurait plus eu de débat sur la politique tout court, puisque personne ne s’y intéressait et personne n’y croyait.  »

....


Non, je n'ai pas modifié une ligne de ce que je cite. Je me sens obligée de le préciser. C'est tellement... hein ? non ? C'est comme ça qui cause le mec, et y vous emmerde. C'est lui qu'est le président, c'est lui qui décide. Et puis il l'a dit y'a pô si longtemps le gars, franchement, qu'il n'était pas un intellectuel [sous en tendu un pd], lui, il agit.

"Je vous en remercie !"

De rien monsieur le président.

Le discours original en pdf, ou sur le site.