Contribution pour le pays
Par Mademoiselle le 26/10/09, 17:40 - Les special guests
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Mademoiselle adore être au coeur des grands débats français.
Aujourd'hui, tentons de répondre à la question :
"Quelles sont les valeurs de l'identité nationale " ?
Ça nous changera de nos débats de bonnes femmes !
Alors, comme c'est un sujet qu'il est compliqué d'y répondre, sachez tout d'abord que ceux qui seront chargés d'y réfléchir sont des gens de confiance.
D'abord, ils sont presque tous blancs. Ce qui est déjà un sacré bon début.
Ensuite, ce sont en majorité des mâles. Ce qui est également très rassurant.
Respirez donc, point d'hystérie communautaire à l'horizon ! Rien que de l'universel, du gros, du lourd.
Et comme Mademoiselle est courageuse et patriote, elle va tenter de chercher les fondements de l'identité nationale dans la littérature et les arts français.
Alors, commençons.
Tout d'abord, revenons sur un grand classique de la chanson française : "J'habite en France" de mon maître absolu, j'ai nommé Michel Sardou.
Y'en a qui disent que les Français
Vivent d'amour et de vin frais
Et que toutes les filles d'ici
Habitent au Casino d'Paris
Y'en a qui pensent que le champagne
Sort des gargouilles de Notre-Dame
Et qu'entre deux Alka-Seltzers
On s'ballade la culotte en l'air
A les entendre on croirait bien
Qu'on est pinté tous les matins
Nous voyons ici que l'auteur s'applique à décrire -finement- une vision mythique de la France. Pour mieux s'élever contre.
Mais voilà j'habite en France
Et la France c'est pas du tout c'qu'on dit
Si les Français se plaignent parfois
C'est pas d'la gueule de bois
C'est en France qu'il y a Paris
Mais la France c'est aussi un pays
Où y'a quand même pas cinquante millions d'abrutis
Il s'agit là, vous en conviendrez, d'un réel travail de déconstruction.
Cependant cet effort ne servirait à rien sans une tentative d'affirmation positive de l'identité française telle que l'auteur la ressent.
Alors, la France, c'est quoi au juste ?
Y'en a qui pensent et c'est certain
Que les Français se défendent bien
Toutes les femmes sont là pour le dire
On les fait mourir de plaisir
A les entendre on croirait bien
Qu'y'a qu'les Français qui font ça bien
C'est pourquoi j'habite en France
Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit
Si elles rêvent d'habiter chez moi
C'est qu'il y a de quoi
C'est pourquoi j'habite en France
Et la France c'est beaucoup mieux qu'c'qu'on dit
Si elles rêvent d'habiter chez moi
C'est qu'il y a de quoi
Après cette description générale, dont la pertinence ne vous échappe
Alors, brosser les contours de notre identité, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant... Pourquoi ?
Parce que la France, c'est aussi une Histoire :
Moi monsieur j'ai fait la colo
Dakar Conakry Bamako
Moi monsieur j'ai eu la belle vie
Au temps béni des colonies
Les guerriers m'appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de l'A.O.F.
J'avais des ficelles au képi
Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
Une société qui change :
Elles aiment les garçons
Au teint pâle et femelle
Qui se noient dans un lit
Mais qui dorment avec elles
Elles s'ennuient lorsqu'elles aiment l'amour
Car le viril n'a vraiment plus coursAujourd'hui aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui***
Quand il y aura cent mille universités
Les filles n'auront même plus le temps d'aimer
Que feront-elles quand on ira rechercher
La fille du dernier sabotier
Que feront-elles quand on ira rechercher
La fille du dernier sabotier
Tout sera plus sombre autour de leur vie
Habillées d'ennui Et comme des ombres
Elles se diront où sont les garçons
Une perception spécifique du milieu urbain :
Dans les villes de grande solitude
De nouvel-an en nouveaux nés
Quand j'ai bu plus que d'habitude
Me vient la faim d'un carnassier
J'ai envie de violer des femmes
De les forcer à m'admirer
Envie de boire toutes leurs larmes
Et de disparaître en fumée
Une certaine vision des relations internationales :
Si les ricains n'étaient pas là
Vous seriez tous en Germanie
A parler de je ne sais quoi
A saluer je ne sais qui
Un système éducatif stimulant :
Cette année-là
J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
De ma professeur de droit
Elle avait mis le feu en moi
J'avais avalé la lumière
J'aurais aimé la terre entière
Une tradition contestataire forte et décomplexée :
Les bons jurés qui s'accommodent
Des règles prévues par le code
Ne pourront jamais t'écouter
Pas même un Christ à tes côtés
Les philosophes les imbéciles
Parc'que ton père était débile
Te pardonneront mais pas moi
J'aurai ta tête en haut d'un mât
Tu as tué l'enfant d'un amour
Je veux ta mort
Je suis pour
Une sens de la fête pleinement assumé :
On est là pour boire un coup
On est là pour faire les fous
Et pour se reboire un bon coup
Et pas payer nos verres
Pour boire un coup
Et j'dirais même un bon coup
Un pays en mutation qui reste fortement attaché à son artisanat :
Quand il y aura cent mille universités
Cent millions d'hommes vivant dans les facultés
Qu'adviendra-t-il de nos petits métiers
Restera-t-il un sabotier
Qu'adviendra-t-il de nos petits métiers
Restera-t-il un sabotier
Alors, oui, ce retour aux textes ne permet pas de répondre pleinement à la question de départ, j'en conviens. Mais Mademoiselle tenait à apporter sa contribution au débat, en esquissant les contours d'une France riche, debout, complexe et belle.
Mais avant de nous quitter, arrêtons-nous plus en détail sur ce qui compose la moitié de la France : les femmes.
Parce que, oui, la France, c'est aussi une certaine image de La Femme.
Si tu peux supporter l'idée qu'il est plus fort
Pas dans les joies du coeur mais dans les jeux du corps
Pour te désaltérer à la même fontaine
Si tu peux rapprocher ton âme de la sienne
Si tu sais te servir de ta beauté ma belle
Et pour lui faire plaisir t'encombrer de dentelles
Si le goût de tes nuits a celui des baisers
Si tu n'écoutes pas la voix des mal-aimées
Qui voudraient à tout prix te citer comme témoin
Au procès du tyran qui caresse ta main
Si tu as bien compris que source de la vie
Tu n'as rien de commun avec qui la détruit
Si tu lui donnes l'enfant qu'il te prie de lui faire
Comme un cadeau du ciel comme un fruit de la terre
Si tu remplis son coeur au fil de chaque jour
De ta tendre chaleur et de tes mots d'amour
Si tu peux l'écouter quand il chante trop haut
Et chanter avec lui pour que ce soit moins faux
Si tu prends le pouvoir certains soirs de rafale
Pour guider le bateau cap sur la bonne étoile
Si tu es
Si tu fais
Si tu sais tout cela
Comme les milliards de femmes qui l'ont fait avant toi
Et si dans son bonheur tu vois le tien qui brille
Ce jour-là tu seras une femme ma fille ma fille
Et pour terminer, voici un appel au sentiment d'union nationale, fruit de la collaboration d'artistes qui font partie de notre patrimoine millénaire.
Les Français (extrait).
Sardou, Barbelivien, Fugain.
Parce que c'est ça, aussi, le vivre ensemble.J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas
J'aime les Français,
Tous les Français,
Même les Français que je n'aime pas











Commentaires
J'adore... L'idée de l'analyse de texte bien sur, mais le choix de l'icono peut-être autant... Jouissif...
J'avoue, j'ai pas tout lu, j'admire ton abnégation pour t'être farci tout ça. Au passage, je ne suis pas un grand fan de Kipling et de son Angleterre Éternelle, mais le pauvre doit se retourner dans sa tombe.
100 millions de disques quand même. En comptant 24 millions de ménages, ça veut dire que dans chaque petite maison française, il devrait y avoir quatre albums au moins de ce héraut (héros ?) de la France.
...
Vais passer faire un trou chez vous vérifier si vous êtes de bons Français.
Au delà de ton post très drôle :o).
je crois que le débat sur l'identité nationale doit se poser.. chez les universitaires.
Je vous rappelais sur le dernier billet que nous avons fonctionné jusqu'il y a un peu sur un modèle assimilationniste, très violent, très coercitif.
Modèle auquel on a cru longtemps - et auquel certains croient encore, Eric Zemmour par exemple.
Une simple étude des mouvements régionaux et migratoires montre combien ce modèle n'a pas fonctionné.
Pour le dire plus clairement on a longtemps pensé qu'on ne pouvait être que français , et pas français-breton français-maghrébin français-je ne sais quoi.
c'est l'universalisme.
Une anecdote qu'on me cite à l'instant ; un immigré italien arrivé dans les années 30 réagissait autant quand on lui disait qu'il n'était pas français que quand on critiquait son pays d'origine.
et le vivre ensemble c'est aussi cela à mon sens, c'est admettre que l'immigré - car c'est bien de cela que Besson veut débattre - n'est pas un être sans passé, qu'il n'y a pas à le gommer.
et c'est donc aussi le gamin de banlieue - si cher à nos amis d'extrême droite - qui "nique la France" mais ne tolèrerait absolument pas qu'on lui dise qu'il n'est pas français.
ce débat - que je peux comprendre, le paysage français a beaucoup changé en 50 ans - doit se construire sur une chose ; notre modéle identitaire est en permanente évolution, il ne s'est jamais figé (dieu merci).
et enfin nous ne sommes pas et n'avons jamais été un pays nationaliste (besson a comparé aux US ce qui est un contre sens historique) ; nous avons toujours été un conglomérat d'individus, de régions aux particularismes forts (au fond les panneaux en breton est ce conforme à l'identité nationale ?, le statut particulier de l'alsace lorraine aussi :o) ).
donc l'identité nationale c'est quoi ? c'est le respect du contrat social français. Point barre. c'est pour cela qu'on exclue d' ailleurs, pour un temps, celles et ceux qui l'ont enffreint (criminels etc).
Il faudrait donc - puisque c'est le question de besson - que la burqa va à l'encontre du contrat social ; ca peut se prouver oui mais cela n'est pas si simple (et à mon sens complètement idiot).
et comme dans chaque pays du monde
on pourrait faire le même genre de constat
moi c'est l'idée même d'identité nationale que je trouve être une expression de la bêtise même !
:D
Je prends le parti d'en rire (si quelqu'un connait des sabotiers disponibles, qu'il/elle me fasse signe).
paul : Moi c'est le concept de nation qui m'est totalement incomphéhensible.
valerie : Je te garantis que les panneaux de rue en alsacien, les émissions sur France 3 Alsace en alsacien, l'édition en allemand (pas en alsacien) de Dernières Nouvelles d'Alsace, p.ex., correspondent tout à fait à l'identité nationale alsacienne. A tel point que la lutte pour le bilinguisme en Alsace, p.ex. à l'école, qui est surtout une lutte pour la survie de la langue alsacienne face au centralisme culturel français, est depuis quelque temps récupérée par l'extrême-droite alsacienne, avec un discours encore plus raciste que celui de Besson.
Je ne connaissais pas les textes de Sardou, parce que mon père changeait de station de radio dès qu'il entendait sa voix.
Maintenant, je comprends pourquoi !
(Je ne sais ce que je trouve le plus abject, le "Je suis pour" ou cette honteuse déformation d'un poème de Kipling que j'aime tant.)
@GouineMum : ben c'est pas incompréhensible, je veux dire qu'on peut le caractériser. mais moi par exemple et vous,nous ne pouvons radicalement, tripallement, pas y adhérer. c'est un truc qui ne peut pas être bon à mon sens. qui ne peut être que moteur de sectarisme... malheureusement, c'est un des fondements même des groupes culturels. ce que vous dites de l'alsace, je l'observe dans le finistère où je vis. sauf que là, par simple rivalité oppositionnelle avec l'état français et par électoralisme, c'est récupéré par la gauche en plus de la droite traditionnaliste.
pendant la collaboration française avec le nazisme, beaucoup de traditionnaliste autonomiste bretons se sont engagés dans la légion des volontaires français contre le bolchevisme qui faisait partie de la wafen ss. c'était pas par rivalité avec les français mais par défense de la tradition raciale locale à laquelle faisait écho le nazisme.
l'idée de nationalisme est viscéralement encrée dans les peuples et liée directement avec la reproduction familialiste des caractères génétiques locaux. les gens pensent un peu partout le même genre de chose à propos de la transmission génétique des qualités d'une famille, donc d'un groupe et donc d'une culture. c'est le même phénomène que le sexisme.
Identité nationale : Pour les maniaques de la chicane la nationalité algérienne offerte à tous les français réaliserait une économie de gesticulation venant à propos renouer avec de vieux rèves transméditerrannéens réactivés par la plongée de la transaharienne , bien au dela de Tamanrasset .Et les mécontents ne seraient ils pas du meme coup de vilains nationalistes xénophobes ? ha ha ha , on leurs joueraient un beau tour , pas vrai ?
Il me semble qu'on peut bien parler d'identité culturelle nationale. Il n'y a là rien de choquant pour moi, il s'agit de construction historique.
Là où il y a problème, c'est quand on confond culture et "valeurs". (j'ai un peu la flemme de développer d'autant que je n'ai pas forcément les idées très claires là-dessus mais en gros, je perçois la culture comme vivante et changeante, les valeurs prétendûment immuables)
paul : Ah si si, pour moi c'est littéralement incompréhensible, pas seulement iinadoptable. Je ne sais pas ce qu'est censé être une "nation", et je n'y crois pas une seconde.
Concernant ton exemple breton sous Hitler, attention : des Alsaciens p.ex., il y en avait dans les SS et dans la résistance (souvent d'ailleurs des membres de la même famille, p.ex. des frères se retrouvaient énnemis politiques), et dans d'autres régions de France c'était pareil (de même d'ailleurs dans tous les pays occupés par les armées nazies idem). Je ne crois pas trop au fond nationaliste du phénomène, plutôt à ses raisons poltiques (idéologiques).
@GouineMum : oui c'est vrai aussi
mais qu'est-ce qui par exemple dans une même famille fait que des frères deviennent ennemis politiques, qu'ils choisissent des idéologies opposée ?
ma piste, en ayant observé la vie de familles traditionnelles, très souvent nombreuses, c'est la jalousie et la rivalité. on n'adopte pas une idéologie, très souvent, par conviction après analyse de choses objectivisées. on adopte une idéologie par identification en pour ou en contre à un individu ou à son groupe de référence et par affecte positif ou négatif. la rationalité intellectuelle est très rares chez l'animal humain.
paul : Les raisons de ces failles au sein d'une même famille sont certainement très nombreuses et diverses, je ne pense pas qu'on puisse en tirer un principe. Je pense cependant, d'expérience vécue, que tout événement poltique bouleversant polarise la société jusque dans les familles. Et que tout ceci est beaucoup plus souvent de l'ordre du politique que de l'ordre du privé.
Il me semble que le sabot fait partie à la fois d'une tradition bien d'cheu nous et d'une (vigoureuse) tradition féministe: quand on rencontre un malotru tel que celui cité (abondamment) dans ce billet, on ôte un de ses sabots pour lui taper sur la tête. Puis on enlève aussi l'autre pour courir plus vite au cas où on n'aurait pas frappé assez fort.
Ce que je voulais dire GM c'est que justement la France a toujours été un conglomérat d'identités.
Paul nous parle du nationalisme breton ; on a beau eu taper sur la tête des petits bretons pour leur rentrer le français de force ; on constate qu'il y a toujours eu des mouvements contestataires.
C'est donc un leurre de croire en France à une identité nationale et une seule ; puisque, tu en témoignes toi même, on peut être et français et alsacien.
On nous conduit donc à vouloir croire à un modèle nationaliste qui n'a jamais été le nôtre et qui fait notre force d'ailleurs.
valerie : Oui, évidemment. Je pense même qu'une identité nationale française n'a jamais existé, tout simplement parce qu'il n'a jamais existé de nation française. Et que ce n'est pas par hasard que ce gouvernement essaie de la créer de force en la postulant et en l'imposant par la violence. Ce qui est au moins aussi rididule que "nos ancêtres les gaulois", et encore plus dangereux.
là dessus on est bien d'accord : il n'y a pas d'identité nationale française.
c'est un truc qui remonte à très loin et qui a été inventé par les rois de france et poursuivi ensuite par les républicains. ceci dit ce n'est pas non plus nouveau que l'état en place cherche à l'imposer de façon violente. simplement, après la guerre et sous l'inspiration du conseil national de la résistance nous avions bénéficié de plusieurs dizaines d'années de cette imposition sous une forme douce et relativement éclairée. avec l'évènement d'une petite bourgeoisie financière arriviste et totalement inculte, formée par les école de commerce de diverses niveaux de malhonnêteté idéologique, on revient à une forme non seulement violente mais en plus obscurantiste.
Si ces gens au pouvoir étaient intellectuellement honnêtes, ils nous diraient d'abord comment eux la définissent, s'ils y arrivent, et ensuite ils nous demanderaient notre avis. Mais comme il y autant de façon d'être français que de français, ça risque d'être long.
S'ils posent la question parce qu'ils n'en ont pas plus d'idée que nous, je suppose qu'ils savent au moins pourquoi ils le font.
@miluz : ben à ça y'a peut-être une explication simple.
napoléon disait qu'on ne pouvait demander aux hommes de dépasser leurs limites pour faire la guerre en leur donnant simplement quelques sous. et que pour obtenir d'eux ce qu'on voulait, il fallait les galvaniser avec une idée d'appartenance à quelque chose. je pense que l'idée de nation vient de là:donner aux gens une identité qui les portent à se rassembler, tous derrière une même volonté partager de puissance à l'égard d'une finalité. c'est toujours la même idée que la puissance vient du nombre. mais aussi de l'uniformité de principes de pensée. donc on invente un truc qui rassemble les gens sous une même chapelle, ça les porte à croire en leur union et leur donne l'impression de puissance collective qui leur fait oublier à la fois leur faiblesse, leur crainte de l'autre ou de l'insécurité de réussite quelconque. Toutes les cultures actuelles sont toujours archaïques et fondées sur le modèle guerrier. on ne parle que de conquérir et d'accumuler, des place demarché et des clients,qu'ont cherche à fidéliser etc... dans le travail c'est pareil : on n'embauche pas sur les compétences réelles testées ou observées mais sur l'intégration manifesté par quelqu'un à l'égard d'un modèle de fonctionnement sociale, à l'obéïssance à une hiérarchie et à la manifestation de son désir de participer à la hiérarchie en ambitionnant d'y grimper. l'idée c'est toujours que chacun espère dominer autrui par divers moyens qui procèdent tous de l'accumulation de "trophés" ou de biens, de pouvoirs appelés responsabilités pour faire bien. la nation recouvre tout ça parce qu'elle est le résultat de l'unification de ses identification au modèle. derrière l'idée de nation, il y a l'idée de croyance en une pensée unique qui motive tous les membres à l'entretien d'une structure de relation cohérente et stable parce que tout le monde y est en sécurité dans l'identique...
grandiose encore...trés drole
je comprend mieux le concept d'identité nationale maintenant...en tout les cas c'est le godemiché préféré des nationalistes alors leur débat a plus vocation à exciter les bas instinct racistes qu'a comprendre véritablement unee société mixte
mais quelle est conne c'te fille ! mouarf...
merci, j'ai bien ri
On est quand même très loin de la notion de langue maternelle, de camarades d'écoles, de vie de quartiers, de villages, tout ce que l'on peut avoir en commun et qui fait notre appartenance à un lieu géographique particulier. Communauté humaine dans laquelle il est question pour un individu de trouver sa place. Il n'y a pas d'autre définition de l'identité.
S'il s'agit de fabriquer une identité qui ne s'appuie sur rien de concrêt sous couvert de cohésion à l'échelle de la nation, prise elle-même dans des cercles géographiques de plus étendus pour aboutir à une guerre mondiale de tous contre tous au profit du divin Marché, ça ne marchera pas.
95% des gens sur la terre doivent rentrer en guerre les uns contre les autres au profit des 5% qui se prennent pour les rois du monde. Partir du principe que les gens sont des imbéciles s'est mépriser la force de l'adversaire.
L'infrastructure même sur laquelle repose cette guerre est en train de se casser la gueule,
De quelle manière, à part par la force, et pour combien de temps, veux-tu que les gens adhèrent à ce délire?
Moi je voudrais vous donner cela en "pature" vous en ferez surement "mieux" que moi, et cela me semble important ...
Pourquoi un Bin-Homme ?
Je lis ça et là , qu'il faudrait un ticket "Royal/Bayrou" - "Royal/Villepin" et jen passe ... Et je m'interroge sur les raisons profondes de ces choix ...
Pourquoi accoler ces noms a Ségolène Royal Et pourquoi des noms de droite Est ce l'expression d'un inconscient collectif qui tendrait a former a ces alliances Bizarres ??
Je me pose sérieusement la question si cet "inconscient collectif" d'une partie de ses partisans n'évoquerait pas :
Soit,une incapacité de la gauche a gouverner seule sans une "aide providentielle" de la droite (fut elle du centre) on a déjà vu ça en 81...
Soit, bien pire encore, l'incapacité pour une femme a gouverner ce pays sans avoir prés d'elle un "mentor" (de droite de surcroit !! )...
Misogynie serais tu par là ?
Finalement ?? est-ce que les tenants de ces "tickets" manqueraient tellement de confiance en Ségolène Royal , qu'ils aient besoin de se rassurer en la faisant "gentiment" (le père présent en tout lieu ....) surveiller par un homme de droite ? Ou bien alors ont 'ils seulement raison quand ils disent vouloir uniquement battre Sarkosy a tout prix ? Ou bien encore, se disent t'ils que ce pays est résolument a droite !!!
Je ne sais pas quoi en penser ... Mais ...Ne pourrait -on imaginer simplement Ségolène Royal en lice, rassemblant toutes les forces de gauche ? Pourquoi pas un parti socialiste rénové bien décidé a en découdre avec les Sarkosiste montrant aux électeurs qu'il est bien décidé a gouverner en incluant s'il le veulent les autres forces de gauche ?
Est ce la peur de gagner que de ne pas imaginer cela ?
miluz :
"On est quand même très loin de la notion de langue maternelle, de camarades d'écoles, de vie de quartiers, de villages, tout ce que l'on peut avoir en commun et qui fait notre appartenance à un lieu géographique particulier."
Hum. Ma langue de départ (et non pas "maternelle", c'est un terme sexiste, à mon sens) n'est pas le français, mais je maîtrise le français au moins aussi bien. Je suis née dans un autre État que la France, j'y ai vécu pendant vingt ans, et on m'en attribue toujours la nationalité, et pas la nationaltié française. Les seulEs "camarades" d'école avec qui je suis encore en contact sont des ex-collègues de mes études faites en France. Je vis depuis 26 ans dans le même quartier, mais je ne participe pas à sa vie, car je suis contre les communautés en tout genre. Je considère que je n'appartiens à aucun lieu géographique. Mais je m'en suis approprié un, car j'ai choisi de vivre où je vis et je ne vois aucune raison de bouger de là.
Tout ça pour dire qu'il n'y a pas plus individuel, et donc inexistant, que les critères d'identité...
ydaho : Il reste encore plein de racistes comme Besson au PS (parti qui est d'ailleurs de droite depuis au moins vingt ans).
@ ydaho : j'ai du mal à voir le rapport avec le schmilblick ; cependant : le problème à s'interroger sur la capacité d'une telle ou d'un autre à "assumer les plus hautes responsabilités", c'est réduire la politique à la question du chef en oubliant de parler du fond, du système dans lequel s'inscrirait l'action de ce chef. Autrement dit, ça s'appelle noyer le poisson.
Quant à espérer un quelconque progrès féministe par la seule élection de Royal à la présidence de la République, on peut toujours rêver. Juste un truc anodin : regardons les salaires des fonctionnaires de la région Poitou-Charentes, voyons si les inégalités de traitement femme/homme ont disparu...
Il n'y avait qu'un lointain rapport, je le concède ... Encore que ...Misogynie et racisme ?? ne sont pas très éloignés ..
moins de sabotiers,
plus de saboteuses!
@GouineMum
Si tu n'as pas envie de bouger de là, ce choix fait partie de ton identité. Que nous ayons chacun la nôtre ne veut pas dire que nous n'en avons pas.
Moi non plus je ne suis pas née en France, et j'ai changé tellement de fois de lieux d'habitation, d'écoles, de boulot que je ne sais plus trop qui j'étais avant d'échouer dans mon village. Mon identité, c'était ma famille. Très dur comme contexte que peu de gens connaissent, à part ceux du voyage. Et elle a explosé au fur et à mesure. Ca me fait très mal d'avoir perdu tous ces repères. Alors je fais comme toi, je projète tout ce petit monde sur les habitants de mon village. Même si ça reste difficile et long comme processus. Mais je sais que rien ne remplace un microcome dans lesquel tu évolues et que tu fais évoluer. C'est ça aussi prendre sa place. Rien ne dit que c'est facile.
Un microcosme géographique n'est pas une communauté à laquelle tu adhères sur tel ou tel critère.
Les enfants d'immigrés qui ont quitté leur école ont donné naissance à des radios internationales qui émettent en français lors d'émissions pour enfants dans chacun de leurs pays. Ils ne l'ont pas demandé pour autant. C'est un besoin que ressentent leurs petits copains d'école restés orphelins de leur présence en France. Tellement tristes.
Tu existes, donc tu apportes quelquechose à ton environnement. Même si tu ne connaissais pas ton voisin avant de le voir sortir les pieds devant et que le matin on vient rincer les trottoirs de la ville, tu laisses des traces. Même si on te fait croire que non pour que la solidarité n'existe plus.
Si tu as plus de chance en tant que femme de te sentir à l'aise dans une ville où l'anonymat est plus facile, il reste une vie de quartier à développer en dehors des invitations d'un magazin de venir consommer à telle heure. Il faut lutter contre un envahissement de la sphère marchande bien plus important que dans les campagnes où les gens te "connaissent" sans que tu leur ai jamais parlé. La police des villes remplace les syndics de copropriété et les commérages des commerçants. Les affiches de pub avec des femmes à poil remplacent les gros rires gras des machos du PMU du coin. La violence n'est pas la même. La difficulté est différente mais pas moindre.
Et pour ça, les femmes ont besoin de se retrouver entre elles. Pour que la tradition machiste, la violence d'Etat et la perte de substance du consumérisme ne viennent pas détruire nos initiatives de redonner du sens à la vie. Nous avons un rôle important à ce niveau. Politique. Quasi... mystique.
Parce que notre langue est bien maternelle. Il n'y a rien de machiste à ce niveau, bien au contraire puisque la tendance actuelle est de la renier. Si tu entends les messages transmis par les autonomes qui cassent les manifestations anti-autoritaires et pacifistes, leur leïtmotiv est bien celui du "matricide". Cette société EST matricide. Et depuis très très longtemps.
La destruction de la biopshère par l'exploitation acharnée des ressources naturelles en est le parfait symptôme.
Chercher à contruire un "faux-self" est le dernier avatar bien costaud du Patriarcat-ultralibéral techno-scientiste.
miluz :
"Si tu n'as pas envie de bouger de là, ce choix fait partie de ton identité. Que nous ayons chacun la nôtre ne veut pas dire que nous n'en avons pas."
Merci de bien vouloir ne pas décider à ma place, et de ne pas généraliser ton cas (ou celui d'autres) : J'ai choisi l'endroit où je vis pour des raisons qui n'ont strictement rien à voir avec une identité, ni nationale ni autre, et j'y reste pour le même type de raisons. Je ne fais par ailleurs partie d'aucune communauté, dans aucun sens du terme, et je ne cherche nullement à "prendre ma place", où que ce soit. Et c'est un choix tout à fait conscient, voire un travail voulu par moi. Si tu me connaissais personnellement, tu comprendrais très vite à quel point ton postulat du "faux-self" est erroné : tu postules un déterminisme inexistant.
A part ça, je trouve que tu postules en l'air ("parce que notre langue est bien maternelle" : un enfant élevé sans mère, voire sans femme, est donc muet ?...) et généralises abusivement (je connais plein de femmes qui n'ont aucun "besoin de se retrouver entre elles"), et que tu cherches beaucoup d'excuses au paternalisme patriarcal dans tes argumentations, tout en prétendant le contraire.
ok. J'ai entendu déjà ce parisianisme mondain quelquepart... histoire de se démarquer.. toujours ce besoin de se sentir exister aux dépends des autres.. femmes. Ce que tu ne sais pas, c'est que nous avons subi un gynécide en Europe. Je te souhaite de le savoir, au cas où un des ces jours tu en ressentirai les effets.
C'est de l'humour.
Vous êtes sans doute un peu trop jeunes pour moi. Un peu trop agressives pour rien.
Dommage. ca fait le bonheur de vos adversaires.
Biz,
M. .
valerie & paul : Petite illustration supplémentaire de ce que je disais plus haut : http://la-feuille-de-chou.fr/?p=162...
miluz : http://www.entrailles.fr/index.php?...
Merci pour cette compil, bien sûr, j'hésite entre rire et rager (rrr rrr)...
)
Quant à l'identité elle est multiple, et tout le pbme est de la rendre assez continue en soi pour se sentir suffisamment un-e pour être divisible ou multipliable ..selon les nécessités du moment.
(ça fait bcp de 'pour' mais heu ... nan j'ai pô fumé
Mais l'identité sociale référée à l'idée de nation, je reste dans les
A l'idée de territoire (pas de terre, hein, de territoire) déjà ce serait moins complexe peut-être?
La presse régionale relaie, sans oublier la "blogosphère" qui critique : http://www.dna.fr/une/2689830.html
@GouineMum : je suis allé lire la feuille de choux...
ben oui...
mais vous savez GouineMum, le cas de ce ministre est tout à fait banal dans ce gouvernement particulièrement. ce gouvernement est un ramassi d'arriviste incultes et ignares, typiques de ce qui est à l'origine de la petite bourgeoisie internationale : l'arrivisme, l'esprit de conquête sociale envieuse de la hiérarchie supérieure et méprisante de ce qu'il y a en dessous d'eux, hiérarchies uniquement fondées sur la classification des gens selon leurs ressources pécunières, leur capital vénal. ces gens là sont des élèves moyens, n'ayant de conception de la culture que conformiste, c'est à dire construite sur l'intégration identique de modèle, la récitation de mémoire de leçon à l'identique... et l'incapacité d'application de principes émergents de ces leçons, la substantifique moelle, la capacité de création de connaissance à partir de la construction de données sur l'observation de la réalité, méthodologiquement, avec autocritique sur la méthode d'observation et de formulation etc...
mes parents, ascendant et contemporains,sont typiques de cette mentalité d'imbéciles.
dans cette même famille, du côté d'une tante mariée à un alsacien... que dire de ce que j'observe...
dans mavie, à plusieurs reprise j'ai été tenté de partir à l'étranger et ai profité de contrats de travail pour aller voir ailleurs... en allemagne, en université et dans un laboratoire international, en tant qu'étudiant salarié... je vivais peu avec des allemands. surtout avec les étrangers : des turques et des chinois. je passais pour canadien car je ne parlais jamais français et tout le temps en anglais et balbutiant quelque mots d'allemand avec un accent indescriptible.
j'observais les gens du peuple dans les supermarché en allant faire mes courses,mais aussi dans les librairies et la piscine... je les observais entre eux... et à l'égard du ghétos d'étrangers travaillant à l'université et à l'institut international...
en france j'avais depuis longtemps compris pourquoi le peuple avait si facilement collaborer avec le nazisme... la xénophobie bien plus que le nationalisme...
en allemagne, j'ai très vite senti autre chose,la lourdeur des gens entre eux, la brutalité aussi... l'esprit de corps indiscible... bref, je me suis dit que le nazisme n'avait rien d'étonnant...
et là en même temps, dans les labo, je croisais des russes encore soviétiques, des chinois... et des allemands honteux de leur culture populaire et nationale, cherchant par tous les moyens à s'expatrier en écrivant partout dans le monde, pas par espoir que ce soit meilleurs ailleurs... mais par honte de la bêtise crasse ambiante... ils nous demandaient comment ça se passait dans nos pays, la france, ils savaient que c'était l'hypocrisie générale, mais ils étaient très intéressés par l'union soviétique à cause de la façon d'être des chercheurs qui travaillaient avec nous par exemple, la chine aussi nous intéressait... pas par l'espoir de confort, on s'en fout totalement, mais simplement parce que les étrangers qu'on rencontrait,et qui n'étaient pas forcément représentatifs de la mentalité de leurs peuples, nous inspiraient curiosité, solidarité, et surtout, ne nous emmerdaient pas avec notre origine nationale...
j'ai aussi côtoyé beaucoup d'américains et d'anglo-saxons de diverses parties du monde... eux-aussi nous décrivaient leur monde comme une barbarie opaque, lourde, brutale, machiste...
Alors je me suis dit que la question n'était plus d'aller chercher le bonheur ailleurs.
je maîtrise mieux la langue française que l'anglais.
je me suis dit que j'avais plus de chance de me faire une vie en france...
et puis ça n'a duré qu'un temps
chômage
retour dansla famille
elle même exhilée hors de france par le hasard de l'achat d'une petite maison pas chère dans la campagne à la retraite de mon père
en bretagne, dans le finistère profond, où quelques "intellectuels" ont fait mettre les panneaux en langue particulière, mais où tous les gens du cru regardent TF1...
là encore
xénophobie
en plus
ici
si on n'a pas d'origine familiale connue,donc génétiquement liée à l'environnement, au pool génétique local... on est rien...
Et aussi : http://www.legrandsoir.info/+Usurpa...
@mebahel :
rha à cette phrase "Mais l'identité sociale référée à l'idée de nation, je reste dans les " après 'les' il y avait une série de points d'interrogation qui sont partis dans les tuyaux de la toile.
paul : Ah mais je suis bien d'accord que Besson n'est pas une exception mais plutôt la règle. Mais ce n'est pas une raison de ne pas le combattre, lui et ses consorts, bien au contraire.
Quant à tes constats sur d'autres pays, j'en ai fait de (très) différents.
@GouineMum : ah c'est intéressant ça ! et y'aurait quelque part où aller avec un peu d'espoir ?
moi je n'ai plus aucune idée...
mais j'ai encore un peu de ressources ne serait-ce que physiquement
donc si vous avez des pistes je suis preneur
Salut,
Le meilleur représentant de l'identité nationale c'est oss 117 alias notre cher hubert bonisseur de la bathe.
@@"Comment appelez-vous un pays gouverné par un ancien général, qui a les pleins pouvoirs et qui contrôle les médias ?
J'appelle ce pays la france, madame, et pas n'importe quelle france, la france du général de gaulle."@@
Et en plus on passe un bon moment que ce soit au Caire ou à Rio.
@/jmj : j'y connais vraiment rien en france
je connaissais pas hubert bonisseur de la bathe ni oss 117 !!!
paul : Je voulais dire que j'ai fait des constats très différents des tiens dans les mêmes pays que toi... Cela dit, je pense qu'il faut de toute façon se construire le pays où on va/vit, pas juste le subir. Faut être acteur/-trice, pas passif/-ve. C'est ce que j'ai fait en France, notamment.
@GouineMum : ben là encore, je veux bien qu'on m'explique ce que ça peut vouloir dire d'être acteur...
j'ai bien cru l'être à une époque
le 'résultat est catastrophique
et puis ce qui m'épuise c'est ce même discours qu'on me ressort partout de ne pas subir, prendre en main mon destin, être acteur,...
ben s'cusez moi
mais là
actuellement
j'ai même plus d'idée, d'élan etc...
à chaque fois que j'ai voulu faire quelque chose, proposé de faire quelque chose, quand on ne m'a pas envoyer chié brutalement, on m'a systématiquement indiqué de faire autre chose... que biensûr je ne savais même pas que ça pouvait exister... et à chaque fois, j'ai tenté de m'y mettre,même que des fois j'ai réussi à le faire, et là, on me vire du coup parce qu'en fait je ne l'aurais pas fait comme on voulait que je le fasse... fallait deviner pareil que l'autre...
donc bref
je sais pas...
là
je me sens très vieux
j'ai plus envie
même que des jours, j'aimerais bien que tout simplement ça se termine.
bon
là je pars chez mon psychiatre pour mon ordonnance mensuelle...
à plus
paul : Ça veut dire que je me construis ma société, mes réseaux, ma vie, comme je l'entends, selon mes besoins, et non pas comme d'autres autour de moi le font ou l'estiment nécessaire. Cela dit, être dépriméE n'y aide évidemment pas...
@GouineMum : Bouh, du communautarisme ! Vilain, beurk, pas beau. Vite, une marseillaise en signe de rédemption !
Mlle S : Vu que la Marseillaise a fini par s'appeler, après "Chant de guerre pour l'armée du Rhin" et "Chant de marche des volontaires de l'armée du Rhin", "Chant de guerre des armées aux frontières", on est tout à fait dans le sujet, en effet
@valerie :
Le débat sur "l'identité nationale" DOIT être posé? Pas si sûr.
Pas certain que "l'identité nationale" soit le respect du contrat social français.
Un contrat, par définition, doit être approuvé par toutes les parties. Lorsque tu es français(e) de naissance, personne ne te demande de parapher un quelconque contrat. C'est bidon.
La république imposée, c'est certes mieux que n'importe quelle dictature, mais c'est TRES loin de garantir la liberté... celle d'agir, celle de penser, celle de recevoir et d'aider un humain venu d'ailleurs.
Une vraie démocratie ne supporterait pas de laisser à quiconque le pouvoir de décider au nom de tous.
Moi, j'ai rien signé.
L'identité nationale est une invention intelligente au service de la discrimination.
Nous savons depuis bien longtemps que la seule distinction concrète entre les humains d'horizons différents est la culture. Rien ne s'oppose à la cohabitation de cultures différentes. Croire que la présence d'une d'elle peut appauvrir une autre relève de l'enfantillage.
L'objet du délit, c'est la peur du partage. Nous, on survit. D'autres crèvent.
Tirons une leçon de la vague Le Pen et ses dérivés gouvernementaux: NE JAMAIS EXCUSER. Même le brave électeur qui se trompe de colère. Ne jamais l'excuser.
Ceux qui tentent "d'étudier" les inepties idéologiques des racistes doivent savoir qu'ils s'exposent (nous exposent), malgré eux, à amorcer la banalisation.
@paul : D'aucun pense que ça remonterait vers le 11 ème, lorsque Philippe Auguste a mis la paté à Othon. Qu'on aurait là les premiers germes d'un objet circonscrit, (genre avec des frontières) et une langue et donc une culture commune, vu qu'un peuple c'est avant tout, une langue et donc une culture, dans laquelle les gens, circonscrit donc dans l'objet là, avec des limites géographiques, se reconnaissait. c'est vraiment incroyable Sardou, je n'en reviens pas tellement c'est. Moi je trouve que ces histoires d'identité des fois c'est pas très marrant. D'identité ou d'identités tient d'ailleurs ?
@GouineMum : bon c'est pas vraiment le sujet de ce post. donc éventuellement mon commentaire n'est pas à publier mais à transmettre si ça peut intéresser.
je suis allé chez le psy ce soir : ben la dépression est la conséquence de mon incapacité à construire ma société, mes réseaux, ma vie comme je l'entends. j'ai eu des désirs et des élans dans ma vie. ils ont été très tôt brisé parla jalousie et la volonté de puissance de mon entourage. tant et si bien, que j'en ai perdu toute idée de volonté personnelle, d'idéal de vie, mais aussi d'identification aux autres. d'où par exemple mon étrangeté aux questions de patriotisme et de nationalisme. certes suis capable intellectuellement de réagir à une expression me venant d'autrui et de construire une réponse rationnelle à l'égard de la question soulevée par une personne, un débat, une circonstance et d'élaborer par exemple un choix ou une tendance politique par exemple,pour le communisme par exemple. mais au fond de moi,dans mon intimité, je ne ressens aucune identification aux autres, socialement, tant j'ai été éconduit. tout ce qui m'anime est la nécessité et l'instinct de conservation.
en lisant votre humour citant la marseillaise, moi j'ai automatiquement pensé aux temps des cerises.
"Ceux qui tentent "d'étudier" les inepties idéologiques des racistes doivent savoir qu'ils s'exposent (nous exposent), malgré eux, à amorcer la banalisation."
ben écoute on est dans la merde alors.. parce que les féministes étudient les inepties idéologiques du patriarcat.. penses tu que c'est le banaliser ?
"Croire que la présence d'une d'elle peut appauvrir une autre relève de l'enfantillage."
euh....
veux tu qu'on discute du nombre de petits maghrébins sachant écrire l'arabe avant et après la colonisation ?
les exemples de cultures détruites (à cause de l'assimilation et de la colonisation) sont légions (même si on ne va pas nier qu'il y a eu, dieu merci, interpénétration des cultures même pendant la colonisation, l'evangélisation etc etc).
je ne suis pas en train de défendre Besson - je le repete au cas où. j'explique - bis, ter - que les universitaires doivent mener une reflexion sur le sujet de l'identité nationale.
A l'heure actuelle, pour beaucoup dont certains ministres, un français est un "blanc" (terme scientifiquement idiot, donc pratique pour y inclure, et ne pas y inclure, qui on veut).
mais les choses n'ont pas tellement changé (voir ce que j'avais écrit ici
http://www.crepegeorgette.com/2009/... )
le français a toujours été celui qui n'était pas immigré (et cela a même joué pour les provinciaux).
et puisque pas mal d'historiens font le boulot,
http://www.laviedesidees.fr/L-ident...
s'emparer du débat pour les universitaires est une nécessité. (ou du moins le continuer, le démonter). le laisser aux mains des politiques, c'est le laisser sur le terrain raciste.
paul : On est effectivement plutôt hors-sujet. Cela dit, je pense qu'il faut transformer nos prétendues faiblesses sociales en forces individuelles. Je sais même que c'est possible, pour en connaître plein d'exemples. Antisociaux/-ales out and proud, pour ainsi dire
Ne soyons pas trop dur, Miche sait aussi pardonner la le fâme : «Toutes les femmes sont belles Et méchantes et cruelles Mais elles nous font si bien l'amour Que Dieu leur pardonne D'avoir brisé des hommes»
Michel Sardou - Paroles de Dans la même année (Y'a sûrement une faute de frappe à "Dieu", il devait vouloir dire "Miche")
Et puis il sait ce qu'il dit le la monsieur : «Etre artiste ne veut pas dire être un imbécile.» Michel Sardou, la 5ème, Janvier 1988
Ah ça non il est pas con, y passe à la cinquième alors.
Oh et puis ça me rappel un lien historique avec de chouettes commentaires à la clé...
Donc encore bravo Mlle : écouter Miche et comprendre vraiment ce-qu'en-fait-il-voulait-dire, c'est beau, c'est balèze.
L'excellente revue réfractions
http://refractions.plusloin.org/
Le prochain thème abordé sera : les femmes
Je vous donnerai à la parution de ce numéro les références et le lien
URL : http://www.maitre-eolas.fr/post/200...
@GouineMum :
Tiens sur Rue89, on parle des contributions au site "débat sur l'identité nationale" qui sont censurées.
@Mlle S. : ben c'était prévisible !!!
et comme par hasard, la ministre est très fière du chiffre du nombre de clics sur son site et du nombre de messages... indépendamment de toute considération sur le sens, bien qu'il y ait filtrage, et sur la qualité de lecture difficilement appréciable à partir d'un nombre de clics !!!
Et le débat devient de plus en plus absurde : http://www.zdnet.fr/blogs/l-esprit-...
A quand le certificat de "pure race" comme sous Hitler ? Et si on allait vérfiier si Eric Besson est bien français ?...
@GouineMum : je pense qu'en effet c'est une idée qui fascine beaucoup de gens en fait surtout en période d'angoisse devant un système qui manifeste sa déconfiture...
Salut,
Quelques questions que je me pose (pas encore trouvé les réponses).
Qu'est-ce que veut dire le mot identité ?
Qu'est-ce que veut dire le mot national ?
Qu'est-ce que veut dire l'expression : "identité nationale" ?
Pourquoi le premier mot est-il un nom, le second un adjectif ?
Pourquoi ne dit-on pas par inversion du nom et de l'adjectif : "nationalité identitaire" ?
Ces deux expressions peuvent-elles avoir le même sens ?
Puisque le même concept se cache derrière ces deux mots (le concept de ressemblance, de même, de groupe qui s'identifie) ; pourquoi alors répétons-nous deux fois la même chose : identité et nation ? Ou que voulons-nous souligner à travers cette répétition ?
Digression : autrefois nous proclamions : "liberté, égalité, fraternité" ; aujourd'hui : "sécurité, inégalité, identité".
@ jmj : j'aime beaucoup ta digression.
Je me permets de suggérer :
" Sécurité, Privilèges, Identité ".
Je vais aller vendre ça à l'UMP tiens.
Je suggère "Travail, Famine, Patrouille"
Les deux sont appréciables
jmj & lyhel : Pas d'accord pur "sécurité", ça ne dénonce rien. "Oppression, exploitation, racisme", ce serait la réalité.
@gouinemum,
Quand tu remplaces "liberté" par "sécurité", cela a un sens pour moi. La sécurité vient par le biais d'une loi. Et quand il y a une loi qui protège, qui sécurise il n'y a plus de liberté puisque la loi vient remplacer ce qui était autrefois libre.
La sécurité c'est aussi l'assurance, assurer la vie. Assurer la vie, c'est se soumettre à une loi, à l'évaluation des risques encourus et à en mesurer le prix à payer au regard du préjudice subi.
Bref, quand une société assure la sécurité de la vie parce que tout le monde doit vivre en société c'est affirmer la suffisance de sa propre personne dépendante aux mots.
Une douce chanson que de nombreux poètes officiels assurent que c'est une vie juste et belle (voir les exemples ci-dessus) alors que lorsque tu commences à réfléchir tu découvres que tout ce qui t'assurait ce bonheur est, en fait, oppression, exploitation, reniement de l'autre et de toi-même.
jmj : L'ennui est que "sécurité" n'est pas généralement connoté négativement, alors que ce que ce gouvernement prétend être de la sécurité, à savoir l'oppression pure et simple, l'est.
"J'aime" bien le "sécurité", ça fait écho à la phrase de Thomas Jefferson :
" Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. "
Non pas que j'adhère à cette citation qui comme tous les bons mots génériques pourrait s'appliquer dans mille et une situations par forcément joyeuses, mais comme c'est le genre de discours que 20 ans après la chute du Mur on se reprend systématiquement dans la gueule dès qu'on remet en cause le pseudo-libéralisme dominant...
Le but de cette digression était de mettre en perspective, par une sorte de jeu de résonance entre chaque mot, une évolution vers laquelle nous tendons à partir du célèbre "liberté, égalité, fraternité" qui est revendiquée comme être l'image de la France.
Liberté devient sécurité.
égalité devient inégalité.
fraternité devient identité.
Sur la connotation positive ou négative des mots, hélas, il n'y a pas grand chose à dire.
Toutefois nous sommes dans une représentation négative de notre société et de nos modes de vie. C'est aussi le sens de devenir, une chose positive devient négative.
Je ne suis pas certain que le mot "sécurité" soit connoté comme quelque chose de positif dans l'esprit des personnes. Ce qui est positif, au contraire, c'est le sens d'être assuré par une entité externe qui t'apporte la tranquillité, c'est sécurisant ; c'est une qualité que se propose d'apporter un gouvernement mais aussi des sociétés de surveillance privées ainsi que l'assurance vie qui t'assure contre les désordres de la vie en groupe non pas contre les désordres du vivant, ça c'est le rôle des mutuelles santé complémentaires...
Bref, on donne au mot sécurité qui est un nom une valeur qualitative, un sens d'adjectif. Que le débat porte sur l'identité nationale, autrement dit sur ce qui qualifie ce que tu es revient à dire que tu ne peux être que toi-même au sein de ce qui t'identifie dans un groupe donné, une nation par exemple.
La société ou un gouvernement portent cette assurance et tu sais que tu as une forme de tranquillité. Après tout, une fois les rideaux tirés devant les fenêtres et/ou les volets fermés, tu as une absolue liberté. Tes voisins le pensent aussi et ils savent que s'il y a un problème, il suffit d'appeler la police, les pompiers, etc. Mais ils ne veulent pas de la surveillance de l'état ou d'une autorité trop prévenante.
C'est tout cela qui nous constitue dans nos paradoxes, nous sommes prêts à nous entraider quand il y a un problème. Mais nous ne voulons pas d'une trop grande surveillance de l'état. La liberté n'est pas une chose que nous sacrifions en échange d'un peu de sécurité à l'aune de ceux, celles qui apportent et la liberté et la sécurité ; de ce fait ils sont plus méritants que toi. Aujourd'hui, nous ne voulons plus de la liberté mais uniquement la sécurité.
Effectivement, les méthodes utilisées pour apporter la sécurité, la tranquillité sont violentes et oppressives. Dans le cadre de la semaine anti-carcérale, une dizaine d'amis manifestent calmement. Trois cars de CRS les attendent plus la police et les autres. A titre personnel, je ne veux ni de cette liberté, ni de cette sécurité parce qu'elles sont utilisées négativement.
Ce qui est marrant c'est que dans la circulaire de Besson préparant le débat sur l'identité de Lafrânce, on trouve parmi nos valeurs chevillées au corps national : l'égalité homme femme.
Première nouvelle, mais nous voilà pleinement rassuré-e-s. Lafrânce, Lafâme... Lafrânce comme l'Europe serait-elle une femme ?
Laurence : En tout cas la Marianne de Delacroix possède une paire de lolos. Remarque que ça ne veut pas dire grand-chose de nos jours hein. Et qu'on l'a peut-être envoyée en première ligne pour le casse-pipe. Afin que les vraies fââmes, genre Alliot-Marie, Boutin, Bachelot (les trois crasses de l'Empire de Nico 1er) gèrent la boutique à sa place, et en restant tout habillées.
huhu, désolé j'ai pas tout lu les commentaires, je me suis arrêté vers 34, je me demande quand même si, l'identité national étant je suppose ce qui nous distingue des autres peuples, des autres nations, le fait qu'il y ai 70 commentaires sur un sujets comme celui là serait pas significatif.
la question de mon identité, je me la pause vaguement un lendemain de cuite mais ca passe avec le café...
savoir s'il y a une identité commune à tout les français, il suffit de sortir un peu du pays il me semble qu'on les reconnait quand on les croise...
(je me souviens de propos de table tres inspiré sur la politique interieur du congo après 1 an à l'étranger qui m'ont fait dire "tiens, je suis rentré"...)
@silvio,
Allez viens boire un petit coup à la maison...
http://www.youtube.com/watch?v=qAGY...
LTI; novlangue et identité nationale (un choix pareil il faut voir ça)
« Quel fut le moyen de propagande le plus puissant de l'hitlérisme ? Etaient-ce les discours isolés de Hitler et de Goebbels, leurs déclarations à tel ou tel sujet, leurs propos haineux sur le judaïsme, sur le bolchevisme? Non, incontestablement, car beaucoup de choses demeuraient incomprises par la masse ou l'ennuyaient, du fait de leur éternelle répétition.... Non, l'effet le plus puissant ne fut pas produit par des discours isolés, ni par des articles ou des tracts, ni par des affiches ou des drapeaux, il ne fut obtenu par rien de ce qu'on était forcé d'enregistrer par la pensée ou la perception. Le nazisme s'insinua dans la chair et le sang du grand nombre à travers des expressions isolées, des tournures, des formes syntaxiques qui s'imposaient à des millions d'exemplaires et qui furent adoptées de façon mécanique et inconsciente. »
— Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIe Reich, pp 39-40, Pocket Agora, 1996, Albin Michel. (ISBN 2-266-13546-5)
« Katherine, la femme de Winston, “had not a thought in her head that was not a slogan” (“n’avait en tête aucune pensée qui ne soit pas un slogan”, p. 69) — c’est-à-dire, une collocation de mots et de pensées préemballée par le Parti. En réduisant le nombre de mots et de leurs collocations possibles, le Parti limite strictement la possibilité de pensée originale, fondée soit sur l’observation empirique, soit sur le raisonnement individuel » John E. Joseph, professeur à l’université d’Edimbourg, à propos de 1984.
Klemperer souligne dans ses carnets toutes les possibilités d'asservir une langue, et donc la pensée elle-même, à l'œuvre de manipulation des masses. Pourtant, les nazis ont récupéré la plupart de leurs traditions chez les fascistes italiens, par exemple les grandes réunions publiques dans des stades, le salut avec la main tendue, les chemises brunes (noires en Italie), les bannières, le tribun qui éructe devant la foule… Il appelle cela l'« américanisation » du monde, et déclare à la fin de la guerre dans son livre sur la LTI, que nous sommes rentrés dans le IVe Reich.
à Isa : oui je pense effectivement que ce que vous relevez est exactement ce qu'on observe à l'oeuvre dans l'expression des opinions communes actuellement. Il n'y a plus de parti au sens où on l'a observé pour le reich ou pour d'autres cadres qui d'ailleurs étaient beaucoup moins actifs sur les masses populaires que le reich ne le fût et que le système de stratégie marketing des moyens de diffusion et d'imposition de la culture consummériste de l'industrie du spectacle américain ne l'est sur les masses populaire, réduisant à néant les variations de cultures populaires naturelles.
il m'arrive de passer un peu de temps sur des forum de sites de rencontres. et j'observe avec rage intérieure souvent le phénomène précisément d'écrit plus haut dans votre citation de John E. Joseph. à savoir que les individus ne sont plus du tout capables d'autres choses que de reproduction de collocation de mots préétablies par non pas le parti, mais les producteurs de messages consuméristes. On n'observe plus jamais ou très très rarement de personnes s'exprimant avec une certaine richesse de vocabulaire, correspondant à un potentiel de nuanciation de sens et de conceptualisation, et une pensée originale fondée sur l'observation empirique puis l'analyse et donc un raisonnement individuel.
c'est affreux. Les électeurs de l'UMP sont particulièrement obtus et caractéristiques de ce phénomène d'appauvrissement autant de la langue que du bagage idéologique.
Leurs réactions sont typique de l'intériorisation de cette stratégie de destruction culturelle qui accusent tout discours étranger au leur, d'être méprisant d'autrui de part son vocabulaire incompréhensible et relevant selon eux de la masturbation intellectuelle ce qui relève une fois encore de leur obsessionnelle valorisation fondée sur le sexe, projetant sur tout discours ou raisonnement original, voir faisant référence à un empirisme personnel, l'étroitesse d'esprit et la volonté de puissance qui les caractérisent dans leur façon d'être.
à l'expérience, il s'avère que l'on ne peut, en leur présence, rien échanger avec autrui, parce qu'ils s'acharnent à prendre la place centrale dans l'échange. Ils détournent systématiquement tout ce qui est dit en pervertissant le sens des messages, soit par malhonnêteté consciente, soit parce qu'ils sont incapables de sentir et de comprendre le sens et ses nuances.
ces gens là me font penser à cette provocation de Churchill qui disait que la démocratie était un très mauvais système et que pour s'en convaincre il suffisait d'avoir eu un entretien avec un électeur de base : ben c'est exactement l'expérience que l'on peut faire sur les forum de sites de rencontres gratuites, qui en fait ne sont pas du tout des sites de rencontres, mais des lieux de divertissements dans lesquels il est fréquents que des gens lancent des sujets d'actualité divers.
Oui Paul c'est une catastrophe...qui laisse toute la place aux prédateurs marchands et à la force écrasante de l'Etat, la séparation ainsi précipitée.
« Car la conversation est presque morte, et bientôt le seront beaucoup de ceux qui savent parler » (Commentaires… Guy Debord, 1988)
@Isa : oui mais ce qui m'effraie le plus dans mon quotidien, ce n'est pas tant les marchands et les détournements pratiqués par eux de l'état, que le comportements des gens ! qui pratiquent la censure systématique de toute "conversation" et de tous ceux qui en sont encore capables !
la preuve : d'une part ce que j'indiquais à propos de ce qui se passe dans les sites de rencontres, mais plus visiblement l'évolution des profils d'élus !
C'est bien ce que j'entendais vous dire Paul. Seulement à l'origine de cette corrosion je place marchands et Etat. C'est un mouvement circulaire qui surenchérit toujours plus dans la corrosion...
St Cybolle, moi qui suis chanteur québécois et qui me suis tapé la maladie d'amour par obligation un jour, je ne connaissais pas tous le corpus de cet enfoiré.
Merci Mademoiselle d'avoir éclairé ma lanterne.
C'est assez fort comme corpus réactionnaire. Dur à battre.
Bien à vous
A l’attention des fonceurs, des tenaces, des assurés, des obstinés, des entreprenants, des winner, des dynamiques, des positifs, des actifs, des endurants, des despotes et de toute cette bien remarquable proportion humaine qui se targue d’agir sans « jamais se poser de questions « inutiles » », qui a conçu un champ lexical à sa propre gloire et qui oppose couramment ses réalisations audacieuses (désastreuses) au scepticisme, aux doutes, aux interrogations, à la réflexion, à la rêverie, à la paresse, je signale cette sentence, celle-là, définitive, d’un vieux sceptique qui eut tout loisir de la murir dans l’enfer du IIIème Reich :
« La pendule de l’humanité oscille entre ces deux extrêmes, cherchant la position médiane. On a prétendu à satiété, avant Hitler puis pendant l’époque hitlérienne, que tout progrès était dû aux entêtés, et tous les blocages uniquement aux partisans du point d’interrogation. Ce n’est pas tout à fait sûr, mais il est une chose qui est sûre : le sang est toujours sur les mains des obstinés »
Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIème Reich
http://www.myspace.com/148549221
Tiens, je viens de retrouver le commentaire probablement ultimatif sur l'"identité nationale" : http://www.youtube.com/watch?v=17ZO...