Connivences et complaisances
Par Mademoiselle le 23/11/09, 11:56 - Les special guests
Filed under: Purement technique
Je ne me balade pas en kangoo, je ne fais pas mon marché avec mon bébé en bandoulière et surtout, le comble, je n'ai pas jeté ma télé. Avec des bases aussi lamentables, pas étonnant que je me sois lancée dans le zapping effrené du dimanche (il pleuvait aussi faut dire). C'est comme ça que je suis tombée sur un machin terrible.
Illustration : Les cartes postales d'ACriMed, faites vos voeux toute l'année.
C'était ça :

et ça :

Et ça donnait des trucs comme :
"Eric Besson, comment peut-on passer du parti socialiste à l'UMP en quelques heures".
Wouah comment il l'envoie sa question !
Rââh le journaliste qu'a peur de rien !
Tout le monde était bien maquillé, bien poli, bien souriant. Il y avait juste assez de fausse impertinence pour ne pas avoir l'impression d'être en train d'avaler un tube d'homéoplasmine.
Bref, la nausée montait lorsque mon sauveur, mon homme, mon prince est arrivé et a dit -virilement- : "Change steuplé, ça m'passe partout".
J'ai obtempéré avec plaisir. Comme quoi, ça m'arrive. Bref. tout ça pour dire que ça m'a mis en panique si bien que j'ai eu envie de (re)faire de la publicité pour des médias dont l'information ne ressemble pas à une bouteille d'huile... liquide, jaunâtre, indigeste, poisseuse, transparente... bref, on a compris la métaphore, je crois.
C'est parti.
- Comme je suis partisane, je commence par CQFD, puisque j'y ai écrit un petit truc.
Tiens, tant qu'on y est, lisez donc "OBÉISSANT BESSON !" de S. Fontenelle.
- On peut aller faire un tour chez Fakir aussi, qui fêtait récemment ses dix ans.
Je vous conseille vivement de lire le dossier sur les syndicats (avec un prozac et une bière dépassant allègrement les 5° ceci dit).
« Quand Bernard Thibault vient, vous lui racontez quoi ?
- Mais il n’est jamais venu ! On ne l’a jamais vu, ici. Même pas un coup de téléphone. A part à la télé, sinon je ne connais pas le son de sa voix… »
C’est Mickaël Wamen, le délégué CGT de Goodyear, qui se confie comme ça devant l’usine.
Tant qu'on cause des dix ans de Fakir, j'ai trouvé une intervention de Serge Halimi, invité à la fête, à propos notamment de la presse militante, sur le site d'Article XI :
Serge Halimi : « Tout concourt à affaiblir la presse militante. »
« La notion d’information est un terme générique, mais il faut d’emblée souligner que nous ne faisons pas tous le même métier. Pour synthétiser, disons qu’il existe trois types de presse : la presse gratuite, ou plutôt prépayée (par la publicité), la presse payante et la presse payante et militante. Fakir, Le Plan B, CQFD ou La Décroissance - entre autres - appartiennent bien entendu à cette dernière catégorie, qui a ceci de particulier qu’il faut s’engager pour elle, qu’il faut la faire connaître. »
La presse gratuite : « L’information y est produite par et pour les publicitaires. Je n’aime pas cette formulation de "presse gratuite" et lui préfère le terme de "presse prépayée". Ces journaux ne sont en effet pas gratuits : ils ont été payés, par la publicité, et vous les financez quand vous achetez des produits de consommation.
Le journalisme n’intéresse pas ces publications, seulement la pub. À preuve, ils cessent de paraître en été. Non pas parce que l’actualité cesse, mais parce que l’activité publicitaire reflue. »« Cette information prépayée par la publicité ne concerne pas seulement la presse dite gratuite, mais aussi l’information vendue à très bas prix aux lecteurs, bien en-dessous des coûts de production. C’est le cas des news magazines, L’Express, Le Point et Le Nouvel Observateur - entre autres - s’écoulant pour bonne part grâce à des abonnements presque gratuits. Ainsi de cette offre d’abonnement au Point proposant, en 2009, douze numéros pour 15 €, avec en prime une calculatrice ou une montre ; le news magazines coûte alors moins cher au lecteur qu’un quotidien, ce qui est rendu possible par la publicité.
Ce n’est évidemment pas sans incidence sur le contenu des ces publications. Directeur et administrateur du Nouvel Observateur, Claude Perdriel expliquait récemment vouloir "se débarrasser des lecteurs inutiles pour la publicité". Soit une volonté que sa publication monte en gamme et attire davantage de lecteurs aux revenus confortables, afin de faire grimper le coût de la page de publicité. »« Il faut aussi souligner que les abonnements ne sont pas tous payés. Les compagnies aériennes, certaines épiceries de luxe et grandes écoles, des salles de sport - entre autres - bénéficient d’abonnements gratuits, pourtant comptabilisés dans le chiffre total des abonnements. Pour La Tribune, ces faux abonnements représentent 30 % de la diffusion, tandis qu’ils correspondent à plus de 20 % pour Libération. Libé revendique ainsi 110 000 exemplaires, mais n’en vend réellement que 80 000. »
« Ce système privilégiant en permanence les annonceurs et les sujets les plus futiles a bien évidemment de lourdes conséquences sur le contenu. Sans que personne - ou presque - ne proteste. Et pourtant… "Imaginez, propose l’universitaire américain Robert McChesney, que le gouvernement prenne un décret exigeant une réduction brutale de la place accordée aux affaires internationales dans la presse, qu’il impose la fermeture des bureaux de correspondants locaux, ou la réduction sévère de leurs effectifs et de leurs budgets. Imaginez que le chef de l’État donne l’ordre aux médias de concentrer leur attention sur les célébrités et les broutilles plutôt que d’enquêter sur les scandales associés au pouvoir exécutif. Dans une telle hypothèse, les professeurs de journalisme auraient déclenché des grèves de la faim, des universités entières auraient fermé à cause des protestations. Pourtant, quand ce sont des intérêts privés en position de quasi-monopole qui décident à peu près la même chose, on n’enregistre pas de réaction notable." »
L’information payante : « Plus une information est payée, plus elle est susceptible d’être indépendante. Cela nous renvoie logiquement à internet : oui, le net est magnifique, notamment parce qu’il permet aux voix discordantes de s’exprimer, ce qu’on a par exemple constaté lors du référendum de 2005. Mais il y a un hic : il n’y a pas de raison que l’information soit gratuite tant qu’on paye les biens de consommation. Il faut d’ailleurs se poser la question : trouve t-on beaucoup d’enquêtes, de reportages sur internet ? Non, bien sûr [4].
Les titres de presse doivent composer - difficilement - avec ce modèle de la gratuité sur internet. Et c’est encore plus vrai pour la presse critique de l’ordre social, qui ne bénéficie que du soutien de ses lecteurs. »La presse payante et militante : « Elle est fragile, très fragile. Elle ne repose pas sur ses avantages économiques, par exemple un bon salaire offert aux journalistes, mais sur des affinités politiques et personnelles. En clair : elle repose très largement sur l’auto-exploitation de ceux qui la font, parfois sans rémunération, toujours sans RTT ni vacances.
En ce moment, tout concourt à affaiblir cette presse militante, et notamment le net où se constituent de petites communautés de plus en plus étroites et fermées. Noam Chomsky constatait ainsi récemment : "J’ai remarqué que de nombreux militants ont mis fin à leur abonnement à des journaux de gauche. Si j’étais la CIA, j’encouragerais ce mouvement (…), car il contribue à fragiliser ceux qui critiquent l’ordre social". Un exemple parfait est la situation de ZNet, site alternatif historique aux États-Unis : en très mauvais situation financière, il a lancé un appel au secours à ses très nombreux lecteurs ; et n’a pas récolté grand chose, si ce n’est des réactions indignées et des protestations centrées sur l’idée que l’information se devait d’être gratuite. »« Le type de réunion qui nous rassemble aujourd’hui a beaucoup d’avantages. Mais elle ne doit pas constituer une consommation de plus, une consommation de la contestation. Pour cela, je vous laisse avec ce qui terminait l’éditorial de la dernière livraison du Plan B : "Ce journal est un marteau, ses colonnes identifient les clous. À vous la main." »
- Et puisque Serge Halimi a la parole, passons directement au Monde Diplomatique, qui a besoin d'argent visiblement.
Notre combat, par S.H.
Depuis vingt ans, Le Monde diplomatique annonce la formation du cyclone économique qui, aujourd’hui, dévaste les salles de rédaction et dépeuple les kiosques. Notre journal éprouve lui aussi les conséquences des intempéries : nous faisons appel à vous.(lire la suite)
Et comme, là encore, je suis terrifiante de parti pris, je ne peux m'empêcher de signaler cet article de Christine Delphy, "Retrouver l'élan du féminisme".
- Passons ensuite à un nouveau journal féministe, puisque les Poupées en Pantalon sont passées par là.
J'ai le bonheur de trouver, dans le sommaire, des articles sur le MLF, le travail, le plaisir, les poils... Bref, pour moi qui suis en train de travailler avec plaisir en tapant frénétiquement sur le clavier avec mes petits bras poilus, ça donne envie.
- Bon, évidemment, quand on parle de bras poilu, la transition vers la main gauche de l'Etat, amputée, est toute faite. L'incontournable Plan B et ses laisses d'or.

Sur le site, celle décernée à Stéphane Rozès,
"L’opinion est sa truffe convoitée ; Stéphane Rozès la quête partout en grognant. Directeur de l’institut CSA-opinions et professeur à Sciences-Po, le sondeur a conquis le marché de la « gauche de gauche ». Le PCF sollicite ses prophéties en stratégie électorale ; L’Humanité l’interroge sur les grèves contre la réforme des retraites." (lire la suite)
On peut également acheter de magnifiques tee-shirts :

Notons que mon billet reprend d'ailleurs le nom d'une rubrique Plan Béhèsque. (parce qu'en plus de faire de la pub, et de regarder la télé, je m'adonne au plagiat)
- Pour finir, rien ne vous empêche d'acheter les publications d'ACriMed... Voilà la dernière, par exemple :
Ou encore de soutenir leur action...
Tiens pour la nouvelle année qui s'approche à grand pas, vous pouvez envoyer de belles cartes par exemple :
Il ne tient évidemment qu'à vous de compléter la liste...
Voilà... c'était la leçon de chose du lundi. Je tenais à la faire parce que je suis du genre à remettre mes abonnements à plus tard, à bouffer du gratuit en masse, en oubliant allègrement que les gens qui écrivent des papiers comme je les aime, assez bêtement, il faut qu'ils bouffent... un peu... au moins juste assez pour avoir la force de continuer à écrire. Et je préfère que ce soit moi qui les fasse bouffer plutôt que Dassaut, Lagardère ou Rotschild. Parce ce qu'à la cantine de Demorand, le moins qu'on puisse dire, c'est que les plats, et ceux qui les servent, ont tendance à rendre le journalisme somnolent.








Commentaires
ça pose effectivement aussi le problème personnel de l'utilisation gratuite.
J'ai peu de moyen surtout depuis que je suis au RSA.
Pourquoi suis-je au RSA ?
Simple.
Aucun employeur n'a répondu positivement à mes candidatures depuis fort longtemps et quand je travaille c'est sur un contrat de très courte durée ne me permettant pas de retrouver des "points" pour les assedic.
donc ma situation est totalement déterminée par l'activité globale économique.
Donc je n'ai réellement plus les moyens de participer à l'entretien de la culture qui me correspond en payant ma part de cette production.
donc je vais vers le gratuit tant qu'il existe.
Or ça me met totalement en porte-à-faux à l'égard de mes propres convictions économiques et politiques considérant que toute production, tout travaille, toute activité doit s'inscrire dans une évaluation collective interactive donc un salaire, une rémunération qui permet en fait de faire tourner l'ensemble.
la question de la presse gratuite sur internet, militant ou non se pose comme se pose aussi l'accès aux logiciels gratuits.
Or j'utilise là encore pour les mêmes raisons intiales d'absence de moyens économiques du logiciels gratuit : système GNULinux Debian et FreeBSD pour les systèmes d'exploitations, et donc toute la panoplie de logiciels compatibles avec ces système totalement gratuits.
et qui
comme la presse militante, comme le monde diplomatique, est de bien meilleure qualité technique et conceptuelle que les produits dominant le marché et payant !!!!!
le système environnant se caractérise par la hiérarchisation de tout permettant à l'individu de se hisser au dessus d'autres individus selon des critères particulier qui sont présentés comme sélecteurs efficient de qualité.
Or,qu'il s'agisse de psychologie ou de production d'outils techniques, ce système sexiste phallocrate patriarcal capitaliste ne produit que de la médiocrité auto-destructrice...
donc on en vient en fait, tout en espérant un système où tout est reconnu à sa pertinente participation à l'activité globale, à utiliser ce qui n'est pas reconnu par le système, car ce qui est reconnu par ce système élitiste et vaniteux est de la pire des qualités produite par l'ensemble des producteurs réels !
L'intrusion de l'homme, du prince m'a beaucoup fait rire
et la "fausse impertinence" est une formule qui vise juste.
Juste un point: internet n'est pas gratuit. Loin s'en faut. On devrait simplement payer le prix du cable et l'on s'acquitte pourtant à vie d'un abonnement.... De plus lorsqu'on diffuse gratuitement une vidéo sur Dailymotion, le serveur free ou orange paye à Dailymotion de grosses sommes pour s'en servir et aucun des réalisateurs que nous sommes n'en voit le moindre sous. En réalité nous payons pour écrire et diffuser sur internet et nous payons nos ennemis, ce qui explique pourquoi, pour le moment; ils laissent faire.
Ca me fait penser que j'ai toujours pas reçu mon CQFD du mois de novembre... ça fait deux fois, je vais finir par être en manque, heureusement que j'ai abonné le foyer rural à côté, j'irai le lire là-bas...
paul : argh ; les systèmes libres ne sont pas gratuits ! Drame du double sens du mot "free"... Et puis une bouse comme Microsoft Internet Explorer est gratuit... enfin, prépayé au sens donné par S. Halimi ci-dessus. De même qu'à titre particulier, on peut considérer que Windows est un système d'exploitation "gratuit", le piratage étant allègrement toléré tant qu'il sert à asseoir le monopole.
La qualité (variable) des logiciels libres ne peut perdurer et s'améliorer que si leurs développeurs peuvent en vivre...
Pour soutenir les logiciels libres aussi bien que la presse indépendante, y a pas que la monnaie sonnante et trébuchante. Sans être ambitieux, y a les classiques retours d'expérience pour les logiciels, aide à la distribution pour les journaux, etc. Mais déjà tout simplement en faire la pub autour de soi, ça a de la valeur.
Et puis les Poupées en pantalon ont un logo très mignon et qui pète bien sur leurs badges ravissants. J'ai celui avec une salopette rayée rouge et blanc, qui brille de tous ses feux, j'adoooore. Même si je suis plus shorts ou jupes que falzars.
Hum bon repassons au féminisme...
Si je puis me permettre, Mademoiselle, l'est un peu mou du genou cet encart dans CQFD... ça manque de hargne...
@Iyhel : tu peux. Au contraire. qu'est-ce qui ne t'a pas plu ?
La valise diplomatique
lundi 23 novembre 2009
Rejoignez les Amis du « Monde diplomatique
Dans un paysage médiatique sinistré, Le Monde diplomatique fait de plus en plus figure d’anomalie, par son contenu loin de toute mode, par son indépendance éditoriale et financière. Il n’a de comptes à rendre à aucun groupe financier ou industriel. Il tient bon, même s’il n’échappe pas aux difficultés structurelles actuelles de la presse écrite.
Pour cela, il compte d’abord sur ses lecteurs. Et tout particulièrement, sur ceux qui ont rejoint l’association des Amis du Monde diplomatique, créée au moment de la filialisation du journal. Cette association détient 25 % du capital de la société éditrice du mensuel. L’association Gunter Holzmann, qui regroupe les personnels du journal, possède, quant à elle, 24 % des actions. Ces deux associations forment un bloc solide, qui détient 49 % du capital, garantissant ainsi l’indépendance du Monde diplomatique. Le choix du directeur dépend d’un vote de chacune d’elles.
Mais l’association des Amis, c’est avant tout un réseau de lecteurs, animé par des correspondants en France et à l’étranger, qui, chaque année, organise des centaines de rencontres-débats, des conférences, des discussions sur les articles du journal, etc., avec la participation de ses collaborateurs.
Pour la rédaction du Monde diplomatique, les Amis sont des partenaires stratégiques étroitement liés à elle par une communauté de vision et par la volonté de garantir le droit d’informer et d’être informé. Plus cette association sera forte et plus les idées que porte le journal feront leur chemin dans la société. En devenir membre, c’est aussi une manière efficace de contribuer à sa diffusion et de le soutenir. Lecteurs, devenez des Amis.
Serge Halimi,
directeur du Monde diplomatique,
Françoise Calvez,
Présidente des Amis du Monde diplomatique
Documents joints
Formulaire d’adhésion (PDF - 100.9 ko)
@Iyhel : ben je sais bien que open source ne veut pas dire gratuit !
je remettais simplement le truc dans un cadre économique du point de vue d'un utilisateur finalqui lui est étroitement dépendant de son budget.
et là
justement parce que je suis convaincu que la gratuité pour l'open source est un piège, on s'aperçoit que ce que retient l'utilisateur final c'est la gratuité...
après la démarche coopérative de Richard Stallmann passe largement au dessus de la conscience de l'utilisateur moyen, qu'il soit particulier ou décideur d'entreprise !
je suis moi-même en démarche de diffusion de l'utilisation de linux pour tenter de trouver du travail à la fois en cherchant une embauche et en tentant de développer un service aux entreprises en tant que consultant...
ben c'est pas évident du tout !
d'ailleurs si vous avez une piste d'embauche...
http://paulregnier.apinc.org/
merci d'avance
Open source? What is this word? Je comprends mieux l'expression d'un philologue juif allemand de 1933 qu'un homme du XXIème siècle....
@Isa : ben c'est simple
en fait, l'idée c'est de produire des logiciels en donnant en libre accès le code source du logiciel aux développeur de sorte qu'ils puissent le modifier, pour remédier aux inconvénients ou défaillance, mais aussi qu'ils puissent personnaliser le logiciels selon les besoins exprimés par les utilisateurs.
il y a dans le modèle de travail de l'open source l'idée d'une ouverture totale de travail entre développeurs et entre les développeurs et les utilisateurs.
donc un état d'esprit très collaboratif généralisé.
ça s'oppose évidemment au principe de production des logiciels classiques dont le code est fermé par un code secretet qui ne sont modifiables que par les auteurs initiaux et restes donc opaques aux utilisateurs qui n'ont pas accès à la participation critique...
@ Paul... Je ne suis pas initié. Je comprends vaguement de quoi il s'agit. Mais vous connaissant j'ai dans l'idée que c'est de toute première importance...
@ Mlle S. : je n'ai pas trouvé ça aussi percutant que ce qu'on peut lire ici ; probablement un problème de rythme. Peut-être la pression d'une publication "officielle", le cadre, le format, t'ont-ils poussée à trop reprendre ton texte, lui enlevant une certaine spontanéité ?
C'est la forme, non le fond, qui me laisse sur ma fin.
@ paul : pourquoi donc persister à écrire "logiciel gratuit" alors ? Je sais, je pinaille, c'est une seconde nature chez moi. Je note le lien, c'est pas mon domaine à moi mais je ferai suivre...
@ Isa : en caricaturant, le libre, c'est le contre-pied du breveté. Ça peut s'appliquer à la conception des logiciels et à leur utilisation, mais aussi à n'importe quelle création, qu'elle soit industrielle, artistique, culinaire...
Un logiciel libre peut tout à fait s'inscrire dans une démarche commerciale, générer des revenus pour son auteur, mais il n'est pas interdit à autrui de bénéficier librement du travail intellectuel fourni avec pour seules obligations, en général, de mentionner la paternité du logiciel et de laisser à leur tour libres ses évolutions.
Pour faire une analogie avec la musique, je peux composer une ligne de basse, la mettre en ligne sous statut libre, vendre des disques ou faire payer l'entrée de concerts où je jouerai cette même ligne, et quelqu'un pourra la reprendre pour y ajouter un rythme de batterie et commercialiser un disque avec ce nouvel enregistrement (en mentionnant que je suis l'auteur de la ligne de basse originelle) ; à mon tour je pourrai exploiter le morceau basse+batterie pour l'enrichir et en faire ce que je veux.
@Iyhel : Pour tout dire, j'étais malade comme un chien quand je l'ai écrit. C'est peut-être le double effet kiss cool des antibiotiques. Mais sinon, CQFD ne m'a pas emmerdé du tout sur le texte. Mais en effet, c'était curieux d'écrire pour eux, j'étais juste habituée à le recevoir chez moi pour le lire pépère avant... En tous cas, je te remercie de ta franchise.
Ah, je me rends compte que ma formulation était maladroite : "ils" désigne la pression, le cadre et le format, pas l'équipe de CQFD, hein. Loin de moi l'idée d'une quelconque censure de leur part !
Tant que j'y pense, je me dis que la mise en page, dense, du journal, à l'opposé des pages de ton site, sans compter l'absence d'illustration, doit pas aider pour l'aération et donc le rythme qui me manque.
@Iyhel : euh... c'est quoi votre domaine ?
non parce que moi c'est assez large du moment que y'a un projet à administrer...
Paul, un message vous attend via votre site...
(bientôt le label "Pôle emploi" en haut de page de ce site...)
@Iyhel : bon ben y'a un truc qui bug dans ma configuration de ce site spip ! parce que lemessage n'a pas été enregistré. je n'en ai pas trace dans l'administration du site !
bizare
je ne m'en étais jamais aperçu !
mince alors
vaut mieux demandé à mademoiselle S mon émail éventuellement pour me contacter
à suivre
merci de l'indication
faut que je vois ça
@Lyhel. Soyez remercié de vos explications. Elles m'éclairent.
@Mademoiselle. S'il s'agit d'être franc j'ai beaucoup apprécié ta contribution au CQFD. L'écriture soignée est vive encore, y pointent l'ironie et on ne te sent nullement embarrassée d'un sujet qui est manifestement maîtrisé. On sent qu'il y a une certaine contention, c'est à dire que sur une colonne aussi réduite, tu es contrainte à l'essentiel et je te trouve d'ailleurs de ce point de vue bien lancée puisque j'ai eu le sentiment après l'avoir terminé que cette contention maîtrisée augure que d'autres propos fort intéressants tu tiendras. C'est une bonne entame.
Au passage je te félicite d'avoir pointé ton "genou" (certainement pas mou) sur les médiatisés de 68 et l'absence de femmes. L'Internationale situationniste se passait des médias qu'elle conchiait, mais quelques trente ans plus tard Vaneigem interroge sur les "pratiques jaculatoires" propres à l'IS en matière d'exclusion du groupe... Ainsi je crois qu'il entend dire, également, qu'il y manquait de femmes...