Bancable
Par Mademoiselle le 02/12/09, 10:56 - Nos amis et nous
Filed under: plaies
[prononcer bankèbeul, with an english accent please]
Cette semaine, j'ai réussi à avoir ma banquière au téléphone. Bon, évidemment, pour cela, j'ai dû parler à plein de robots langoureux, appuyer sur quinze touches de mon téléphone et essuyer trois "Madame Machin est en communication téléphoniiique, je lui dis de vous rappeler ?". Ah non, non, moi j'appelais juste pour entendre la version remixée des quatre saisons que vous avez mis en musique d'attente.
Bref, j'ai fini par avoir Madame Machin. J'ai pas été déçue du voyage.
"Banque Ébeule bonjour !" m'a-t-elle dit très enjouée parce que c'est top fun cool de bosser à la Banque Ébeule. Moi j'ai répondu bonjour, parce que je suis polie. Elle m'a demandé qui j'étais, j'ai répondu sobrement : NOM Prénoms. Là, elle a dit "Aaaaaah Madame Biduuuuuuule, très bien, j'ai essayé de vous joindre à plusieurs reprises (ton vaguement paternaliste)". J'ai dit que moi aussi, j'avais essayé quand je pouvais, que ça n'avait pas abouti, et que le reste du temps, ben je bossais. Ce qui ne m'a pas empêché d'être à découvert. Elle a dit "oui, oui..." vaguement, puis elle m'a demandé ce que je voulais. J'ai expliqué ma situation (pas trop de fric mais rien de désespéré, puisque j'appelais du haut d'un compte créditeur) et j'ai demandé ce qu'elle pouvait faire pour moi concernant les monstrueux agios que j'avais eu à payer, par exemple.
Elle a pas aimé.
Parce que Banque Ébeule, ils aiment le marché, la concurrence et la bataille pour satisfaire le client, mais quand ça les arrange. Moi, je n'ai pas trop de fric, alors je suis pas une vraie cliente. Mais comme j'avais courageusement armé mon cerveau pour me battre sur son terrain, j'ai redemandé ce qu'ils prévoyaient pour moi, parce que je suis CLIENTE. Et que, paraît-il, le client est roi. Elle s'est concentrée, ça a fait un drôle de bruit d'ailleurs, je l'imaginais toute rouge derrière son bureau, et elle a dit dans une grande respiration : "Je peux relever votre découvert autorisé de 60 euros !".
Wouah.
J'ai dit "Ah, c'est tout ?". Elle a encore moins aimé.
J'ai repensé à la pub, parce que d'après les spots qui passent, Banque Ébeule se fait un honneur de se plier en quatre pour ses clients. Et tout le monde a un sourire ultra bright, y'a de la musique et ça transpire la liberté et le bonheur. Alors moi je voulais pareil. J'étais prête à danser, je venais de me brosser les dents et je voulais être libre et légère. Comme ils disent dans la pub. J'ai insisté pour savoir ce qu'ils pouvaient faire pour moi, pour la cliente que je suis. C'est à partir de ce moment là qu'elle a commencé à me parler comme si j'avais deux ans et un léger retard mental.
D'abord, elle m'a demandé mes revenus. Je lui ai donné alors qu'elle les avait sous les yeux. Mais je suppose qu'elle voulait qu'en le disant, je prenne conscience de leur maigreur et du peu de droits que m'octroyait l'épaisseur de mon portefeuille. Sauf que je les connais bien mes revenus et que je n'ai pas été frappée de honte en les énonçant tout fort. Elle m'a demandé ou je travaillais. J'ai répondu, alors que sur mes relevés bancaires, le nom de mon employeur apparaît. Elle a dit "Ah" d'un ton dégoûté avant de demander ce que je faisais exactement là bas. J'ai répondu. Même pas honte de ne pas être une jeune louve de la finance, une commerciale en tailleur, une pointure de la comm'. C'est là que tout y est passé, parce que figurez-vous que j'ai l'outrecuidance de :
- vivre dans un appartement de 50 mètres carrés ;
- manger ;
- avoir l'électricité ;
- avoir le gaz ;
- avoir internet.
Salooooooooope !
Le grand luxe.
Elle m'a aussi parlé de mes prêts. Sauf que j'en ai pas. J'ai dit alors sobrement : "Mais je n'ai pas de prêts" et elle a répondu en soupirant un vague "oui, oui", avant de se lancer dans une tirade sur la bonne gestion de l'argent. J'ai écouté un moment sa morale vaseuse de classe moyenne, avant de lui dire qu'il me semblait qu'une banque qui avait fait appel à l'argent de l'État pour ne pas couler n'était pas très crédible pour donner des leçons de bonne gestion. D'ailleurs, je n'avais pas eu besoin de prêts pour me remettre à flots, moi. J'ai senti qu'elle faisait des tours frénétiques sur sa chaise de bureau. Elle a fait une sorte d'onomatopée, si bien que je n'ai pu saisir la teneur exacte de sa réponse. Il me semble cependant que ça devait être du registre du "ta gueule connasse".
Il y a eu un léger blanc, j'en ai donc profité pour redemander avec assurance ce qu'ils pouvaient me proposer, puisque je les payais pour des services bancaires et grassement en plus. "Mais c'est le monde à l'envers", qu'elle a dit !
Là, j'ai compris que ça voulait dire que je n'avais pas à lui parler sur ce ton avec un compte créditeur à trois chiffres.
J'ai alors demandé, au nom du respect du client, à ce qu'elle cesse d'employer un ton infantilisant et condescendant avec moi. J'ai aussi demandé si elle parlait comme cela à tous ces clients.
Elle a fait un truc du genre "shcleubeuleuh gniarfééé naaah", que j'ai supposé être un signe de léger agacement, avant de me dire "Je n'ai JA-MAIS été comme vous venez de le dire, de toutes façons, la conversation est enregistrée, on pourra réécouter l'enregistrement shcleubeuleuh gniarfééé naaah".
Ah. N'ayant insulté personne, je n'avais pas de soucis à réecouter l'enregistrement. Sauf que je n'avais JA-MAIS (shcleubeuleuh gniarfééé naaah) autorisé qui que ce soit à m'enregistrer.
J'ai demandé une dernière fois ce que Banque Ébeule avait à me proposer, en précisant que j'allais me tourner vers d'autres banques pour comparer les services proposés. C'est là qu'elle a sorti tout ce qu'elle avait dans les tripes. Je pense qu'elle a ouvert son tiroir, sorti les petites fiches bristol faites lors du dernier séminaire de formation "gestion de conflit" avec repas offert et porte-clé Banque Ébeule cadeau. Elle m'a dit "qu'on allait étudier mon dossier sérieusement" sur un ton encore plus mielleux que celui d'un Drucker recevant Bernadette et son gros Douillet un dimanche pluvieux. Et elle ajouté que ses collègues autour en étaient témoin. Ah les grosses ficelles de Banque Ébeule. Et d'un, je vous prends au sérieux Madame Biduuuule, et de deux, mes collègues sont derrière moi alors calmez-vous.
Elle a ensuite repris son ton d'assistante sociale qui cause à une andouille incapable de se gérer, et elle s'est remis à ponctuer ses phrases de commerciale par "Madame Biduuuule, hein Madame Biduuuule". Je me suis demandé d'un coup si j'étais en train d'acheter un aspirateur ou une cafetière, tellement ça puait le stéréotype force de vente.
Je ne vous cache pas que j'ai eu une très, très légère envie d'utiliser de vilains mots. Mais je ne me suis dit que ça aurait été dommage de glisser après un sans faute, alors j'ai terminé sur son terrain en réaffirmant ma volonté de comparer les offres, volonté muée par l'absence de services proposés par Banque Ébeule à sa clientèèèle (ton automatique, avec pointe aigue en milieu de phrase et fin sur un ton plus grave, façon BFM TV). Faire marcher la concurrence en somme. J'ai ajouté que lorsque mes revenus seront supérieurs, ce n'est pas à Banque Ébeule que j'irai les placer. Elle a refait un "shcleubeuleuh gniarfééé naaah" suivi de la promesse fébrile de se pencher avec sérieux sur mon dossier. Je pense qu'elle était en train de repenser au coût engendré par le recrutement et la fidélisation d'un client.
C'est vrai que ça coûte cher une campagne de pub. Et comme j'ai bon cœur, j'ai pensé leur épargner le coût du recrutement d'un quelconque Séguéla orange carotte. Je vais donc leur proposer un nouveau slogan en guise de cadeau d'adieu.
J'ai pensé à "Banque Ébeule : fort avec le faible, faible avec le fort !", mais si vous avez d'autres idées, le concours est lancé.



Commentaires
Je ne puis taire plus longtemps mon admiration. Je lis depuis des mois, mais là je ne peux pas résister. Je travaille dans une banque (pardon). Et c'est encore bien pire que ça...
Tu as beaucoup de talent Mademoiselle. Je lis goulûment ce blog, et j'attends avec impatience la suite dans CQFD.
C'est de la SUPER PROSE ! ! ! ! !
Alors déjà la prochaine fois tu enregistres toi aussi la conversation, et tu le lui diras, si et quand elle te le dira de son côté. Mettons-nous à armes égales, hein, pour commencer.
Ensuite, le plus important à ne jamais oublier avec les banquiers est que ce ne sont que de vulgaires commerçants. Très vulgaires même, genre parasites mafieux maîtres-chanteurs, puisque leurs potes au gouvernement leru garantissent un marché captif. Et qu'ils sont très cupides. Et qu'il n'y a donc absolument aucune raison de ne pas faire jouer à mort la concurrence entre eux, jusqu'au dernier cent : pas de cadeau à un banquier, jamais.
Et la dernière chose à ne pas oublier est d'éradiquer définitivement les banquiers, les assureurs et les huissiers de justice le jour de la Révolution...
Je parle depuis une "légère" expérience professionnelle de vingt ans avec toute cette racaille.
Change de banque : les victimes qui respectent leurs bourreaux méritent leur sort.
C'est vraiment très bien écrit; néanmoins, je ne pense qu'il faille jeter son dévolu sur les "agents des banques"; ils ne font en réalité qu'appliquer bon an, mal an, une politique plus globale au sein du milieu bancaire (j'y ai travaillé surement moins longtemps qu'Alexandra, peut-être me contredira-t-elle). En fait, votre correspondante s'occupait du "mad", soit la gestion des personnes "dans le rouge".
Bref, sans développer plus longuement, ce qu'il faut critiquer c'est peut-être l'évolution du métier bancaire (passage du crédit à l'investissement, de l'usager au client), un mauvais partage des richesses qui n'arrange pas votre situation, et vous fait passer pour une "mauvaise gestionnaire de vos ressources".
Bref, peut-être faut-il dépersonnaliser les enjeux, et plutôt plaindre l'employée de banque plutôt que de la fustiger.
Vous êtes vraiment très douée
Bien à vous, Rosso
Bon allez j'essaye : "Banque ébeule, nous vous aiderons jusqu'à ce que vous en ayez besoin".
ou bien
"Banque ébeule, la banque d'un monde qui bouge encore"
je continue à chercher, hein
Rosso : Non, pas d'accord pour "dépersonnaliser l'enjeu", ça ne fait qu'excuser les salopardEs et culpabiliser les victimes, et tout continue comme avant. Personne ne force cette brave dame à faire ce job de kapo, elle peut très bien en choisir un autre. Puisqu'elle ne le fait pas, elle est autant responsable de ses paroles et actes que le sont ses supérieurEs. L'argument "je ne suivais que des ordres" ne marchait déjà plus très bien à Nuremberg, et c'est très bien ainsi.
rahaha gnefé nah
alala ça me rappelle mes années de jobs étudiants, où je bossais chez la banque aux lions, vers 2001 par là.
A l'époque, la grande compét' en interne, c'était de refourguer un max d'extensions de garantie sur électroménager à tes clients. Ben la grande gagnante dans mon agence, c'était celle qui avait la tranche de clientèle pauvre. J'imaginais les entretiens "bon monsieur, vous êtes à deux doigts de vous prendre les huissiers, mais avez-vous pensé à assurer votre frigo pour deux ans de plus?"
Gnarfé niah.
Salut Mlle !
Je veux participer au concours. Voici mes slogans :
1 - "Nous ferons toujours plus pour vous prendre pour des cons" Banque Ebeule
Ici on à surtout la notion de dévouement à une cause qui transparaît. En temps de crise, des valeurs solides (prendre les gens pour des cons), ça fait du bien au client, ça le rassure : la banque dit et fait ce qu'elle pense.
2 - Banque Ebeule, la banque à qui parler à un mur revient au même.
Dans cette proposition, la banque envoie un message fort : elle promet de prendre des initiatives forcément positives de manière autonome. Sans ne rien demander à personne. Notion de liberté, démocratie, le client est attaché à ceux qui lui promettent de défendre son "way of life". Adhésion par le consensus autour de valeurs fragiles, mais importantes, aux yeux des gens.
3 - Banque Ebeul, la banque d'un monde de merde
Principe de réalité, la banque est lucide sur l'état du monde qui nous entoure et prendra les décisions concernant l'argent de ses usagers, en conséquence. Gestion en bon père de famille. Tradition française affichée = adhésion du client par la confiance et le sentiment d'appartenir à une même communauté d'idées.
4 - Banque Ebeule, l'imagination dans son sens.
&
5 - Le progrès ne vaut que si on se le garde pour soi. Banque Ebeule
La banque éxprime clairement son attachement à ses valeurs fondamentales. Le message est clair : "soyez sûr qu'ici on ne vous posera pas de questions" et sa variante : "ici, le secret est roi". Le client sait que sa banque fait bien son boulot puisqu'avec des slogans pareil, elle doit être Suisse.
6 - Banque Ebeule, là où votre argent est à nous.
Si il est à eux, c'est plutôt bon signe : Ils y feront attention. Ils sont comme vous les banquiers, ils prennent soin de leur affaires et comme leur affaires, c'est les vôtres, vous pouvez être sûr qu'ils ne vous lâcheront pas.
Voilà, j'arrête là et j'attends les résultats impatiemment maintenant.
(j'espère bien gagner, je viens de m'acheter une porshe avec un chèque en bois service !)
Bonjour Madame Mademoiselle,
Ya des banques qui sont quand même bien moins crapouillouses (banques solidaires, cf., la NEF ou le crédit Coopératif...).
Ce sont des banques comme les autres en terme de conditions bancaires, mais ton argent à trois chiffres ne va pas directement engraisser le cynisme des méchants à poils ras et des normopathes.
Si tu paies des agios, ça va chez les bios ou pour du logement social!
Le ton mixte force de vente/assistante sociale 'gérez mieux votre budget, que diable' n'a pas l'air d'y être recommandé non plus.
Par contre, faut bien dire, c'est pas une solution contre la précarité.
Mais y mettre ses picaillons fait un bien fou à l'âme (la mienne chante nananère depuis).
@Alexandra: bonjour. C'est pire très certainement... puisque les cercueils les Banques ne les prennent pas même en charge...
Un slogan pourrait être, mélancolique: qu'il est loin le temps où une employé de banque entrait en guerre contre le capitalisme... (Nathalie Menigon en l'occurence)
Que vous dire, si ce n'est merci !
Tout à fait d'accord avec Gouinemum. Les paysans soulevés sous l'ancien régime clouaient le précepteur à sa porte et laissaient aller leur fertile imagination.
Nostalgie, nostalgie. Encore merci pour l'effet libérateur. On se croirait l'oreille contre l'amplificateur, question effet de réel, vous en connaissez un rayon.
Bien solidairement.
@alexandra et @justice for all : Merci !
@Passant : Je suppose que c'est un essai de slogan.
@Jean-Pierre Martin : J'aime beaucoup tes slogans. Je commence une liste sur mon grand cahier.
@Rosso : Non mais je comprends ce que tu dis. Juste un point, Madame Machin ne s'occupe pas du Mad, je l'avais déjà eu alors que tout allait bien -enfin, bien pour une pauvre-, pour une connerie. C'est ma conseillèèèèèère.
@hamsterviolent : rire jaune
@plop : J'adore le côté franc de celui-ci "Banque Ebeul, la banque d'un monde de merde". Au moins, tout y est. C'est même imagé à souhait. Imagine seulement les affiches suspendues à l'accueil de Banque Ébeule avec ce slogan !
@Dahud Penncalet : Ben j'y pense figures toi. Mais bon, comme tu dis, c'est pas une garantie contre la précarité.
@Isa : Je suis presque certaine que ma conseillère pense que "Ménigon" est une marque de produit anti-calcaire.
@La Sonate à Kreutzer : De rien. Si je puis me permettre, la porte de Banque Ébeule est en verre blindé. La réactualisation de ce glorieux passé passera fatalement par "Ni clou ni vis", la colle d'un monde qui change.
La dignité contre la condescendance, aussi évocatrice que dans le billet l'assisté. Je lis et et je me dis rhaaaa oui c'est exactement ça ! et je vois l'expression mielleuse de mon banquier, celle qu'on aimerait furieusement écraser à coups de tatane.
Banque Ebeule : ne nous demandez plus votre argent.
Mon coach en e-marketing, spécialisé
vente de forceforce de vente, m'en souffle une bien ciblée:"Banque Ébeule, la banque de quand ça va bien".
Certes...
Mais ils sont tellement torves que je suis persuadé qu'en formation "gestion du conflit" module "avec les pauvres", on leur apprend à se servir de la colle comme pansement d'urgence dans les situations non-contrôlables depuis leurs pîteux guichets, suprême guérite de leur trajectoire scolaire très moyenne. Malgré leur morale de classe moyenne, pêtrie des préceptes de la bonne gestion de père de famille (c'est déjà dire leur modernité, qui remonte AU MOINS à 1804), ces fauves instinctivement sarkosystes, se cachent bel et bien derrière les exhortations stériles de leur maître.
Toujours solidairement, peut-être plus que jamais.
Banque Ébeule: la banque qui finira dans un charnier le jour de la Révolution
Banque Ebeul : "L'Etat n'a plus besoin de nous garantir pour vous : faire
chier/ pardon ! ennuyer" (après les remix de Vivaldi, j'ai bouffé un chihuahua ! et j'ai chanté "petit papa Noel" au sommet de l'Elysée car "je le vaux bien")Hé ! avez-vous vu les dernières pubs sur la retraite complètement affligeantes de benêtp-paris bien bas ? les femelles font du "chaudping" pendant que les mâââles jouent presque au tennis : pathétique. Ah oui, j'oubliais : la phrase en-dessous, un truc indigeste du genre : "Vous ne déciderez plus sans nous"... et même à la retraite ils ne nous laisseront pas tranquilles, non voyons, nous sommes tous contents d'être des assistés, "ils" savent mieux que "nous", hing !
Moi j'ai un slogan presque réel qui tourne hilarement dans ma tête depuis des années ! "Nous ne sommes pas impopulaires sans raison"
Oui, enfin, le crédit coopératif ne fait pas toujours dans la compréhension avec les trés nombreuses assos qui lui confient leurs comptes et les découverts n'y sont pas moins chers qu'ailleurs... J'ai de bons écos de la nef, en revanche...
Je ne sais pas comment vous faites pour rester polie alors qu'on vous démagogise et qu'on se fout de votre situation. Je ne vois pas pourquoi l'on devrait respecter des personnes qui ne vous associent qu'à un compte à 3 chiffres qui pourrait en perdre quelques uns, n'y voyant qu'un enième problème et s'affairant à l'empirer. Un assureur m'appelle inopinément pour m'"offrir" ses services et je lui répond illico que je ne veux pas entendre le pitch. On s'offusque que je suis désagréable. Tant mieux.
Banque ébeule, parce qu'on ne vaut rien.
Pour paraphraser un vieux truc connu: "Ne vous demandez pas ce que la Banque Ébeule peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour la Banque Ébeule!"
Un grand merci pour ce blog 'xtraordinaire et un grand salut depuis le pays qui aime les banques mais pas les minarets...
Crédit Coop : ah mais si, découvert moins cher qu'ailleurs, tous les frais bancaires sont moins chers qu'ailleurs... Et une banquière qui t'appelle avant d'autoriser le prélèvement URSSAF qui va dépasser le découvert autorisé, pour que tu n'aies pas de frais, et qui retiens les opérations le temps que tu récupères 2/3 chèques chez tes clients, et, quand tu la remercies de sa compréhension, qui te fait un grand sourire en répondant
tous les 3 mois... =>
Ça fait 6 ans que j'y suis, j'ai changé d'agence, mais je baigne toujours dans une quiétude hallucinante de ce point de vue. Fini les soucis avec la banque (le reste suffit bien). Avant, c'était Crédit-tueur de paysan, la valse des conseillers tous les ans, le ton condescendant, paternaliste, les propositions de revolver
Personnellement, je n'ai aucun problème avec les banques ; j'ai de l'argent. Ceci est dit, non dans le sens d'écraser qui que ce soit, juste pour poser les choses. J'ai donc eu des découverts a 1000 euros ; pas d'agios, carte bancaire gratuite etc.
II ne m'aurait pas dérangé de payer des agios - après tout j'avais fait n'importe quoi (et je ne parle ici que de mon cas) - si et seulement si on m'avait garanti, que par exemple, on ne fasse plus payer d'agios aux petits comptes. ca ne sera pas le cas.
Mon ami en revanche n'a pas d'argent. donc découvert de 100 euros dans la même banque que moi. entre les courriers, les trucs et machins, il a payé 400 euros d'agios pour ces 100 euros.
A noter qu'il est parti pour la banque postale ; ca va sans doute changer mais certaines agences de la banque postale, pour les petits comptes, se demmerdent pour bouger les dates de valeur, ce qui te permet d'avoir des découverts, pas d'agios etc. (bon, la privatisation, qui n'en est pas une, attention c'est totalement différent, si on vous le dit, changera surement tout cela).
donc ton slogan "Banque Ébeule : fort avec le faible, faible avec le fort !" me semble tout à fait juste.
Plus vrai que nature...
La mienne, de banque, j'ai fait jadis l'erreur de lui amener une belle provision de chair fraîche en la personne de mon dernier rejeton alors âgé de treize ans (complicité de détournement de mineur, c'est moins grave que de le foutre dans le plumard de MJ ou de RP mais quand même).
Ya pas longtemps, les impôts lui ont réclamé indûment une taxe d'habitation pour un appart qu'il n'occupait plus. Comme il ne l'occupait plus, il n'a pas reçu les menaces rituelles, et son compte s'est trouvé bloqué, le temps qu'il oblige les impôts à avouer leur erreur (pas facile, déjà). En plus, ils voulaient qu'il prouve qu'il avait pas la télé dans un appart dont ils venaient de reconnaître qu'il n'y habitait pas...
Il a donc pu récupérer son fric et son compte. Sauf que... la banque lui a facturé 87 euros pour cette opération de racket. Et comme, lui non plus, n'est pas un client très digne de respect, ben les 87 euros c'est pour sa pomme. Inutile de dire qu'il changera de banque dès qu'il aura des sous.
Moi par contre, il m'a suffi, dans des circonstances analogues, de dire sur un ton pincé "Je m'étonne que ma propre banque me protège si mal contre les escrocs" pour que les frais capturés me soient recrédités illico.
Hé hé!
Inutile de préciser que je ne leur en sais aucun gré, et que moi aussi je vais changer de banque dès que j'aurai réussi à vaincre ma paresse congénitale.
bon, j'ai ton feu vert alors j'en profite :
"Banque Ebeule : n'opposez pas de résistance, nous ne vous ferons aucun mal."
"Banque Ebeule, élu en 2007 meilleur remède contre le communisme "
"Banque Ebeule : vos paupières sont lourdes, vous nous faites maintenant entièrement confiance"
"Banque Ebeule : entrez et déshabillez-vous"
valerie : Je confirme pour la Peste Bancale, dans la mesure où je suis fauchée de chez fauchée (mais jamais à découvert, je connais le taux d'usure et je sais calculer, hein) et qu'elle ne me fait pas chier pour autant. (peut-être qu'elle a de toutes façon perdu tout espoir, façon Dante : "lasciate ogni speranza..."
) Cela dit, c'est la banque notoirement la plus transphobe de tout le pays.
ko : L'ennui que ce genre de quiétude paradisiacoïde s'inverse très souvent et inopinément en son contraire exact dès que le/la "conseillerE" ou "chargéE de compte" change. Ce qui arrive fréquemment, justement pour couper court à toute collusion potentielle entre esclav^W clientEs et seigne^W prestataires, histoire de mieux pouvoir nous soumettre à leur cupidité.
GouineMum : Nan mais c'est justement ce qui est bien au Crédit Coop, c'est que les conseillers ne changent pas souvent (le seul changement que j'ai eu est intervenu suite à un départ à la retraite), c'est justement la politique maison que de connaître très bien les clients. Et j'ai retrouvé cet esprit dans les deux agences que j'ai fréquentées... quels que soient les conseillers.
(je leur fais une pub éhontée, c'est vrai, mais c'est à la hauteur du contentement que j'éprouve, qu'il existe encore une banque comme ça)
ko : Surprenant alors, en effet. Que fait la police ?
D'abord bravo pour l'humour et le style, c'est sans faute. Ensuite, plus sérieusement, je me demande quand et quel gouvernement se décidera à nationaliser l'argent des français, les banques et tous les organismes de crédit, c'est-à-dire les clefs du royaume seule et unique condition pour que les vampires de la finance internationale et les kerviel nationaux ne viennent sucer le sang et la moelle des français
Robin111: Il ne vous est jamais venu à l'esprit que les intérêts des gouvernements et des financiers sont les mêmes; que les maffias affairistes ont partie lié avec les maffias étatiques. Quel gouvernement voulez-vous qu'il vienne?
Une société sans classes et sans Etat c'est donc plutôt ce qui nous prémunirait du fléau de la finance...
Le principe de la banque, c'est : "donnez-moi vos sous, puis payez-moi pour les récupérer".
Donc, je propose, sur un air de musique populaire : "Donnez, donnez, donnez-moi-ah-ah, donnez, donnez, donnez-moi, donnez, donnez, donnez-moi-ah-ah, dieu vous le rendra (hormis les frais de dossier)".
C'est pas nettement un slogan, mais c'est joli comme une publicité.
Bonjour à tous, j'ai lu en diagonale ton post et je suis tombé par hasard sur ton site.
Juste avant d'embrayer sur le sujet qui fache, je tiens à dire 2 choses:
-1:l'histoire est absolument et remarquablement bien écrite. ChapoooOOoo.
2: Vous allez me trouver un peu conventionnel dans ce que je vais dire. Mais la meilleure façon de changer de point de vue est de travailler dans une banque.
Et j'y travaille actuellement. cela fait un an déjà.
Je suis d'une nature plutôt non-conventionnel à me foutre éperdument des institutions, et le premier à critiquer certaines choses qui me paraissent indigne.
(désolé pour les fautes d'orthographes...bref passons)
Mais là, je peux pas laisser passer CA!
Le nombre incalculable de t.....du c...... qui appelle comme tu l'as fait pour avoir ton banquier et lui pourrir la vie me donne envie de démonter le téléphone et d'électrocuter le client qui se trouve au bout du fil et qui peut (le chanceux) proférer des insultes, ce que nous ne pouvons pas faire...........
1) les clients qui sont à découvert: ils faut bien qu'ils comprennent que si ils sont à découvert c'est de leur faute.
La banque prete de l'argent qui n'est pas gratuit pour que t....d....c..... puisse garder son train de vie....
Normal, imaginez le caca nerveux si on pète le chèque de 24euros fait à edf parce que MOOOoooonnsieur le client est à 2.65 euros et qu'il n'a pas droit au découvert....
2)Comprenez que tout n'est pas gratuit dans ce monde.....les agios sont fait pour te faire comprendre que ce n'est pas TON fric que tu utilises mais celle de la banque.
3) Merci l'effet de mode pour les banquiers: ooohhh les pourrris, ooohhh les salauds....mon dieu.....My god.......On est pas mieux payé que vous, on est pas des traders et on fait notre boulot du mieux qu'on peut.
4) si vous vous instruisez un peu plus: ne stigmatiser pas le banquier voleur, voyou....la crise et je le redis clairement n'est pas engendré QUE par les banquiers. C'est un processus plus complexe que cela qui fait intervenir l'ETAT, la FED, les agents / courtiers immo et les banques.
Alors arretez avec vos sarcasmes à la c.... c'est absolument dévalorisant, petit, et vous ne comprenez meme pas ce que vous dites. Vous redites ce que la populasse vous donne à manger intellectuellement.
dernière piste et j'arrete mon coup de gueule.
Essayer de comprendre mon point de vue avant de fustiger ce post. Cultivez vous avant de dire des c........!
L'état a prété de l'argent à des banques qui n'en avait pas besoin (ouiiii messieurs c'est vrai), ils avait besoin d'un certain nombre de liquidité qu'ils n'avaient pas techniquement certes mais qui était nécessaire pour continuer à exercer le métier...
Au final, et c'est le plus amusant, car ce n'est pas les infos qui me l'ont appris mais ma banque!
L'état français, nous en somme, toi, moi. a prété de l'argent au banque. OOoooOOo mais c'est pas possible, le contribuable à renflouer ces voyous.....on a payé pour eux!!!!
bé oui, mais l'état a prété de l'argent à 8%....
heuuuuu....quoi? l'état? prété argent 8% mais je comprends pas, c'est les banques les voyous?
(t'as remarqué ton crédit, il est pas passé à 9% je crois non.......)
bref, le monde est plus complexe qu'il n'y parait.
j'ai arreté de regarder les infos depuis longtemps..
j'ai bien fait.....
je n'aime pas les c...qui parlent ou qui critiquent surtout quand ils ne comprennent rien à la vie.....ils ne font que répété ce que les infos, les médias relaient.....
comprenez que l'information est une arme.
l'information peut vous faire gober n'importe quoi... et comme dirait un ancien président français: plus c'est gros, plus ça passe.
merci en tout cas pour avoir lu ce post.
eviter de réagir de façon grossière à ce message, ça ne ferait que confirmer ma thèse sur les c.......
ps: la prochaine fois que t'as ta banquière au téléphone.
Elle peut rien pour toi. C'est pas la banque à ta mère.
T'as des agios, t'assumes ou gère mieux ton compte!
Enfin, le coup de je vais regarder la concurrence, c'est absolument minable.
Bizarrement, on se tape ta m....à gérer mais dès que ça va mieux, hooopp, je me barre à la concurrence mettre mes pépettes.
Imagine si je dis ça à ma femme.....Bon tu m'as payé mon découvert pendant 7ans de vie commune, tu m'as supporté et maintenant que ça va mieux, bé tu sais quoi chérie, je me casse avec une autre poulette....
Bravo.
Cherche une autre banque ou mieux encore, cloture ton compte et démerde toi sans banque. tout en liquide, à l'ancienne. Allez! pas cap.
Sur ce, bonne nuit les petits.
pensez à ce que j'ai dit: toujours se mettre à la place des gens!
Je crois que le concours pour le porte-clé 2009 vient d'être flingué en vol. Plus de suspens là, on tient notre vainqueur.
@syl20 : bravo, quelle leçon. La prochaine fois on se renseignera mieux avant de parler. Il faut que j'essaye ton truc de se mettre à la place des gens : ça a l'air de marcher !
Sûrement Mademoiselle
On n'a pas vu plus grand débile que celui là depuis fort longtemps... et il demeurera solidement accroché à son infâmie jusqu'à la tombe....
Si tu peux exporter tes portes clefs sur le blog flegmatique d'Anne Archet (un grand marché s'ouvre) tu trouveras en la personne d'Arnold S., un parangon du génie dont l'époque accouche régulièrement. Nourris aux mangas, aux jeux vidéos et à la colossale pensée de Bernard Werber, ces génies effarants sont capables d'une hauteur critique insoupçonnée et ils sont bien entendu convaincus d'être les seuls qui se départissent de l'idéologie, car des psychologues, fin limiers, les assuraient quand ils avaient douze ans, qu'ils étaient des enfants précoces. Cette précocité bien nourri, savamment entretenue de Wargames (ou d'agios dans le cas de Syl20) nous donne ceci: "Mais, tu répudies toute ces idéologies pour mieux retomber dans ce que la pensée humaine a produit de plus pénible, de plus lourdaud, de plus profondément débile, c’est-à-dire la théorie marxiste avec tout son bagage de faux concepts telle le concept de classe sociale
Enfin…."
....
Il y avait pareils génies dans l'Allemagne de 1933...
ROOOoooôôôôôôôh !!!
C'est dégueulasse ! Il avait rien demandé et il nous vole la victoire, comme ça, avec sa verve de chat mouillé.
Bravo Mlle. Il à gagner, c'est un winner, mais c'est pas juste, il jouait pas.
Ahah, j'ai ris deux fois : une fois avec l'excellent billet, et une autre fois avec le magnifique troll de syl20.
La première phrase en dit long :
"Bonjour à tous, j'ai lu en diagonale ton post et je suis tombé par hasard sur ton site"
Je te conseille donc de relire le billet puis de revenir commenter une fois ceci fait.
Bonjour,
Je suis une lectrice régulière mais je ne commente pas parce qu'autant je savoure les billets ainsi que les commentaires, autant je me sens intimidée à l'idée de m'exprimer : j'apprends beaucoup en vous lisant toutes et tous et je ne peux vraiment rien apporter de plus... Mais là, je me permets de rebondir en totale empathie. J'avais pour ma part, essorée par l'avidité de ma banque, écoeurée, découragée, fini par mettre en ligne une ode à mon banquier : http://www.journaldunepeste.fr/2009...
Philippe Sage avait également publié un billet intéressant et presque connexe sur "la vie revolving", que je me permets de linker ici également : http://sagephilippe.20minutes-blogs...
Je me permets quand même de répondre à syl parce que troll ou pas, ce discours est répandu.
"les clients qui sont à découvert: ils faut bien qu'ils comprennent que si ils sont à découvert c'est de leur faute."
oui et non; Il est connu ici que Melle passe son temps aux Bermudes en achetant 12 écrans plat mais il se trouve aussi, que, parfois, on a quelques soucis financiers face auxquels on est coincé.
allez un petit exemple.
Ton proprio te réclame son loyer au 5 de chaque mois. manque de pot ton boss te paie le 05 aussi (et c'est son droit). Il se trouve que tu es au smic (soit 1000 euros). tu n'a donc pas possibilité d'économiser le mois d'avant pour payer le loyer (oui parce que tu as acheté douze écrans plat, joué au keno et bu au bistrot on sait).
donc découvert donc agios donc situation qui empire.
en fait il y a des gens qui sont pauvres (oh le vilain mot). ==> là j'ai énoncé un scoop.
"les agios sont fait pour te faire comprendre que ce n'est pas TON fric que tu utilises mais celle de la banque."
il me semble - mais peut être me trompe je influencée par les medias communistes - que les banques utilisent un peu l'argent que je mets chez eux pour realiser qq opérations financières. Opérations qui leur rapportent qq petits sous qui ne vont pas dans ma poche. donc, si je leur fais gagner du pognon, peut être peuvent ils faire un geste en retour. J'ai bien compris que tu te vois comme un papa versant de l'argent de poche à fifille ; mais il se trouve que tu (enfin ta banque) réalise qq profits avec le dit argent de poche. Quand c'est du profit, on n'en entend pas parler ; quand la spéculation foire, tu demandes des sous à fifille. n'y a t il pas là une légère contradiction ?
"C'est un processus plus complexe que cela qui fait intervenir l'ETAT, la FED, les agents / courtiers immo et les banques."
qui a dit le contraire ?
"bé oui, mais l'état a prété de l'argent à 8%...."
oui on est au courant. et ? tu voudrais que l'etat (ie le contribuable) prête de l'argent sans plus-value alors que jamais une banque ne le ferait ?
Argent qu'ils remboursent d'ailleurs remarquablement rapidement ; il n'y a pour cela qu'une facon de le faire ; investir sur des valeurs volatiles. rien ne change donc.
"Bizarrement, on se tape ta m....à gérer mais dès que ça va mieux, hooopp, je me barre à la concurrence mettre mes pépettes.
Imagine si je dis ça à ma femme.....Bon tu m'as payé mon découvert pendant 7ans de vie commune, tu m'as supporté et maintenant que ça va mieux, bé tu sais quoi chérie, je me casse avec une autre poulette...."
au cas ou tu ne l'aurais pas compris, ta femme n'est pas une entreprise que tu rémunères. je paie ma banque pour qu'elle se charge de mon argent (non ca n'est pas gratuit, tu as omis ce léger détail) ; si elle fait mal son travail, je m'en vais. c'est la dure loi de la concurrence, cher ami.
sinon, l'obsession anale que tu sembles avoir développé se soigne très bien.
valeire : En plus, ce n'est pas l'argent de la banque que j'utliise mais bien le mien, qu'on me force (!) à y déposer. (je suis en permanence fauchée, mais jamais à découvert, et sans le moindre emprunt ou crédit).
@Jean-Pierre Martin : Il a appris ça au cours d'une formation Banque Ébeule, juste après le buffet repas rôti de porc froid /macédoine de légumes. Il a tout bien digéré.
@Isa : Ah, toi aussi t'es d'accord. IL le mérite son porte clé.
@plop : J'aime beaucoup la gueule du chat mouillé. On dirait moi au réveil, un peu...
@Plam : Merci ! En même temps, peut-être que notre winner a déjà l'habitude de sonner chez des inconnus, de leur dire vaguement bonjour avant d'aller s'asseoir sur leur canapé pour leur expliquer bien en détail à quel point ce sont de sombre abrutis. Hein, qui sait ?
@La Peste : Contente que tu interviennes. Merci pour ton ode. Par contre, le lien ne marche pas. Je suppose que c'est la même chose que ce texte, trouvé sur e-torpedo (en lien ici d'ailleurs) :"La vie revolving de Philippe Sage"
Sinon, j'ai bien conscience que certainEs n'osent pas commenter... sentiment d'illégitimité, rapport à l'écrit, bref... ça ne servirait à rien de vous dire de vous lancer, qu'il n'y a pas de raison de penser qu'on a rien à apporter... ça ne sert peut-être à rien mais je le fais quand même...
@valerie : Merci d'avoir repris le commentaire de Syl20, je n'avais pas le courage de le faire. Ça fait du bien d'avoir quatre mains.
@GouineMum : Tiens, ça me fait penser à ses étudiants qui ont fait des prêts de 15000 euros, à rembourser en fin d'études... Et qui se retrouve à Pôle Emploi, à regarder ce prêt qui s'est transformée en une énorme montagne...
On m'en a proposé plusieurs, j'ai toujours refusé. Parce que je pouvais, parce que je préférais galérer un peu, parfois beaucoup, plutôt que de me lancer là dedans. J'ai bien fait. J'en dormirais plus.
Mlle S : Oh là oui. J'ai remboursé quelques prêts et crédits dans ma vie, bien que pas pour mes études. Plus jamais. Que les parasites crèvent. Fonder une banque est bien plus criminel que d'en attaquer une, comme disait approximativement Brecht.
@Mlle S : merci de cet accueil
Nous parlions dernièrement avec une amie qui vous lit aussi du niveau des commentaires sur ce blog, et de la timidité qu'on pouvait ressentir à commenter... Oui, je pense que c'est bien un sentiment d'illégitimité, en ce qui me concerne du moins. Mais je suivrai désormais mon feeling et commenterai donc avec plaisir. 
Pour le lien qui ne fonctionnait pas, je le remets, ça marchera peut-être (et sinon, pas grave. C'est tj en ligne chez moi de toutes façons) : http://www.journaldunepeste.fr/2009...
@La Peste : Ben allez-y, commentez ! On commence par trois phrases, et puis peu à peu, on se sent de plus en plus à l'aise.
Ça m'emmerde que certainEs s'en privent... quelque soit la forme, le style, les références, on peut dire plein de choses, toutes aussi intéressantes. Et si on a du mal à exprimer ce qu'on veut dire, on peut écrire qu'on ne sait pas comment le dire, qu'on tatonne, les autres pourront peut-être nous aider à faire émerger tout ça, à le formaliser.
Et puis on a le droit de ne pas savoir exactement comment se positionner, de se poser des questions, de dire qu'on n'est pas sûrE.
Les réactions sont parfois très vives ici, je vais essayer de faire plus attention de manière à ce que chacunE puisse s'exprimer sans se faire empaler. D'ailleurs, vous pouvez passer par ma boîte mail si vous voulez me dire certaines choses, ça peut être plus facile en privé au départ.
(entraillesdemademoiselle sur gmail point com)
N'hésitez pas.
Bises à toi La Peste et merci d'avoir soulevé ça.
Si la peste est brune je veux bien me pendre
On ne connait aucune peste blonde recensée dans l'Histoire mais bien mille histoires de blondes pestiférées. Ceci dit on ne voit dans aucun commentaire la couleur des cheveux, et on préferera une abondante expression capillaire à une calvitie verbale. Le Chablis est pour se faire d'un excellent secours.... car tout bien pesé Dame peste, la vigueur des échanges ignore toujours à peu près l'essentiel: nous n'avons de témoignages sur la vie et sur les conditions d'existence de quiconque; c'est bien une limite infranchissable qui pose en préalable qu'aucune joute verbale, aussi acrimonieuse soit-elle, ne vous résumera jamais. Votre présence ici atteste par ailleurs d'une sensiblité qui est certainement supérieure à la froideur du bureaucrate, aux verbigérations des médiatiques, à la duplicité du marchand et à la pandémie de bêtise et de folie qui est sûrement plus inquiétante que la grippe.....
Oui, euh, pour adoucir un cruel sentiment d'illégitmité, c'est LE commentaire qui tombe à pic.
En tout cas merci Isa, grâce à toi, j'enrichis mon vocabulaire. Je ne connaissais pas "verbigération" mais j'adore.
Eh, si ça se trouve, même qu'on dit "verbigerber", ce serait la classe : Le petit Nicolas a encore tout verbigerbé devant le micro.
On notera que verbigération se rapporte à ces "coquilles vides" que sont les expressions de la machine et cruellement on concevra que ceux qui en ont de pleines s'expriment souvent plus crûment... Couillu dit-on...
A défaut de pouvoir t'enrichir autrement j'ai bien pensé que le mot te plairait. Que tu surencherisses d'un néologisme qui emprunte à "l'enlaidissement de tout", comme Debord disait "l'enlaidissement était sans doute le prix inévitable du conflit", nous dirons de ton verbigerber qu'il est le paroxysme de verbigération. Linguistique ou philologie notre collaboration est prometteuse
chère mademoiselle S ceci peut probablement t'intéresser
http://www.liberation.fr/societe/01...
Bah faut juste que chacun comprenne qu'on n'est pas obligé d'en tartiner trois pages et de digresser sauvagement systématiquement - nan parce que des fois, quand même, j'ai beaucoup, beaucoup de mal à suivre d'aucuns ! (d'ailleurs j'ai arrêté d'essayer)
Pour en revenir au sujet... oui, les pôvres petits banquiers sont aussi des victimes du "système", admettons-le. Entre broyer et être broyés, ils ont pu choisir, tant mieux pour eux, qu'on nous laisse quand même le droit de trouver qu'ils ont une attitude dégueulasse, non mais.
Je ne sais pas si "la propriété c'est le vol" (mais plus j'y réfléchis, notamment en confrontation avec nos braves sauvages du Pacifique qui une notion de la propriété toute relative, plus j'y arrive), mais pour sûr, le système bancaire actuel, c'est le vol.
Eh bien merci pour cet accueil. Mlle S, je sais que c'est un sacré boulot de gérer l'interactivité sur un site, je trouve qu'ici c'est vraiment au top, côté ouverture d'esprit, échange d'idées et communication.
Isa, je suis complètement séduite par l'explication de texte
Moi aussi je viens d'enrichir mon vocabulaire. Ce verbe est superbe.
@raja : Merci.. J'avais vu l'article... Un beau pédigrée le bonhomme. En même temps, il y en avait déjà un bon paquet au cabinet de Boutin. Ça n'avait pas fait moufter grand monde, parce que, cébienkonu, l'IVG-ne-sera-jamais-remis-en-cause-en-France.
@Iyhel : Certes... Je comprends, mais en même temps, ça me ferait mal de demander des contributions qui ne dépassent pas un certain nombre de lignes, comme certains journalistes demandent des réponses qui ne dépassent pas 45 secondes.
@[La Peste|#c4034] : Merci.J'adore ton article! Les banquiers, les assureurs, les vendeurs de voiture, tous ceux qui nous regardent de haut, nous prennent pour des vaches à lait, ou méprisent les petits revenus, m'horripilent au plus haut point. Je n'ai pas de problème d'argent(je ne suis pas riche, non plus), et je confirme que jamais je n'ai payé d'agios en cas de découvert. Un simple coup de fil et les agios éventuellement facturés disparaissent...
Pourtant, tous les conseillers bancaires ne sont pas des commerciaux-assistants sociaux-option force de vente, ouf. Ils ont une énorme pression dans de nombreuses banques, mais ça n'excuse aucunement le mépris.
Mlle : loin de moi toute idée de brider la prose des commentateurs ; je dis juste que là, par exemple, le dernier com d'Isa sur "contribution pour le pays", j'ai renoncé à comprendre !
@Iyhel : C'est pourtant seulement un coup de projecteur sur deux figures "tout progrès était dû aux entêtés, et tous les blocages uniquement aux partisans du point d’interrogation. "
Ce qui personnellement me fait penser à l'opposition entre celui qui produit une pensée, s'interroge (perçu comme un enculeur de mouche, un inutile au monde, un archaïque etc) et celui qui agit (notre président, et toute la foule d'encravatés et d'hommes pressés qui eux, ne pensent pas, mais foncent, font les réformes, bougent, etc.).
C'est exactement ce que j'entendais dire Mlle S.
Personnellement je me suis heurté à cet écueil de très nombreuses fois dans mon existence.
Après Victor Klemperer un autre intellectuel a soulevé un tel lièvre. C'était Jacques Ellul dans son "éxégèse des nouveaux lieux communs". Tous deux, Ellul et Klemperer se faisaient une idée assez proche de nos fameuses démocraties après guerre. Klemperer les appellait le IVème reich et Ellul disait sans ambages "Hitler a gagné la guerre!"....
Comme vous le dites Mademoiselle "ça bouge au pays des réformes" et par charters et processions funéraires....
J'ajouterai Mademoiselle que vous présentez de belles dispositions pour fomenter à votre tour après Flaubert, Bloy et Ellul une exègèse des nouveaux lieux communs. Celle d'Ellul date des années 80 et en vingt années l'enculeur de mouches, l'archaïques, l'inutile, le type pétri d'idéologies puisées dans des livres rances de vieux auteurs dépassés, il y a tout un mépris plus visible qui s'est installé à travers certaines expressions...contre toute expressions intellectuelles et contre d'ailleurs toutes connaissances critiques qui ne puisent pas directement dans les médias les plus diffusés et on peut le dire pour le coup "officiels".
Un jour par exemple j'évoque avec un proche ma situation sociale et pour la justifier je prends de citer le psychanalyste de l'école de Francfort Erich Fromm. Mon vis à vis hurle, complètement affolé, "il est fou il est fou, Fromm, Fromm c'est pas la vie Fromm. Tu es fou!" D'authentiques hurlements... N'est ce pas inquiétant?
Ah je dis pas que c'est pas intéressant, ni qu'en prenant le temps on comprends pas, mais pour suivre le lien (ténu) avec le sujet initial, il faut avoir réussi à digérer les pavés qui précèdent.
En fait mon constat, et encore une fois ça n'est pas un reproche, c'est que certains commentateurs sont beaucoup moins digestes que tes billets ; et que ça peut impressionner.
Sur le fond, rien n'a changé effectivement et ce depuis non pas le IIIe Reich, mais bien les Lumières ; et il n'y a pas que la réaction fasciste pour défendre cette approche, il est rare que les révolutionnaires de tout bord sachent trouver l'équilibre. (je pense aux réflexions de Vallès dans le Bachelier ou aux récits de Guevara)
Point de détail, pour Sarkozy,
Je n'écris pas sur fond alimentaire et si l'indigestion prend c'est que les lecteurs ont le foie fragile. Voilà tout. On ne trouvera certes pas Ellul et Victor Klemperer chez Lidl, chez Leader price ou à Carrefour. Je ne reproche à personne de s'approvisionner là où il y a de bas prix -j'en fait de même- mais je ne passe pas ma vie dans les grandes surfaces et je me demande même pourquoi je suis contraint d'y aller plutôt que chez Fauchon. D'où ces références et ces lectures.
@Iyhel : Oui, oui, pas de soucis, pas de malentendus, je commence à te connaître.
Effectivement, certains commentaires son plus longs, plus riches en références etc. Je suis moi-même souvent trop fatiguée, pressée etc, pour pouvoir prendre le temps de tout lire. Quand je n'ai pas le temps, je lis en diagonale, et chacun fait comme il veut. Que ça puisse rester un lieu libre pour s'exprimer, comme on le souhaite, le peut, avec ses mots, ses tournures et le temps qu'on a pour le faire.
Les phrases expéditives, les fautes, ont autant leur place que les expressions plus soutenues, les phrases tournées d'une manière plus complexe. Le langage imagé, plus littéraire, les mots crus, bref, ce qu'on peut, ce qu'on sait faire, ce qu'on veut faire.
Je conçois par ailleurs que ça puisse impressionne ou agacer certains. Mais moi j'aime qu'il n'y ait pas qu'un seul format, qu'une seule façon de s'exprimer, qu'un seul registre de références, qu'un seul style.
Et nous ce que nous aimons c'est vous Mademoiselle
(ne grimace pas dans ta barbe toi, je t'aime tout autant)
Ces derniers échanges sur les commentaires, leur lecture - ou pas, et leurs différences de style me rappellent comme j'ai eu du mal, à l'adolescence, à arrêter de stupidement le texte écrit, à oser commencer un bouquin en plein milieu, voire par la fin, à sauter les descriptions interminables dont je n'osais pas reconnaître qu'elles me gavaient... Je n'osais pas parce que j'étais déjà installée dans mon rôle de grande lectrice, toquée de bouquins, l'intello en puissance. Et ça se faisait pas, de pas tout lire bien comme il faut, de pas tout comprendre ! (quitte à s'enquiquiner). Le syndrome du bon élève, en quelque sorte.
Tout ça pour dire que réfléchir à ses propres représentations par rapport au texte permet de se libérer de certaines obligations fondées sur des présupposés imbéciles et contraignants : oui, on peut, et plus encore sur écran (on dira ce qu'on veut, c'est extrêmement inconfort pour bouquiner), survoler telle partie, lire en diagonale, ou pas du tout, tel commentaire qui nous paraît trop savant ou dont les références nous sont trop éloignées, on peut aussi y revenir plus tard, si un autre commentaire éclaire un aspect qui nous avait échappé, ou si on se sent davantage d'attaque, ou bien passer à côté, étant donné qu'il y a souvent ici plusieurs fils qui se tissent dans les commentaires, il y a toujours moyen d'en suivre un (ou plus). Ça me rappelle également cet article d'un anglais qui pointait le fait que l'usage de l'écran avait modifié nos façons de lire, et qui se désolait de ne plus être capable de se concentrer, comme avant l'ère internet, sur un bon gros pavé. C'est vrai qu'il est devenu plus difficile (pour moi ça se vérifie, en tout cas), de me plonger plusieurs heures durant sur un même texte dense, et que j'ai tendance à préférer virevolter d'un article à l'autre comme on le fait sur le net...
Sans doute qu'il faut trouver un équilibre, mais l'exercice intellectuel, qui consiste à lire ce blog et ses commentateurs-trices, et donc à passer d'un univers à l'autre, tous assez différents, est particulièrement revigorant, je trouve.
En tous les cas je n'ai jamais empêché personne d'écrire et jamais obligé personne à me lire.... Ces messages que je laisse sont autant de bouteilles jetées dans une mer qui n'existe plus
ko : Tu sais ce qui moi me fait chier dans les bouquins sur papier ? Le fait d'être obligée de les tenir et de feuilleter sans arrêt (et aussi la place qu'ils prennent). Je péfère de très loin lire sur un écran rien que pour ça. (Et pourtant je suis largement de la génération pré-ordinateurs.)
Je suis pour ma part attaché à l'objet livre, cousu plutôt que broché, attaché à la police de caractère, au choix du papier etc... J'aime le tenir, j'aime qu'il compose ma bibliothèque, j'aime revenir à un livre dont je connais l'emplacement et disons plutôt que j'aimais tout cela avant qu'on ne s'introduise par deux fois chez moi quand j'étais, belle coïncidence, opposé à mes employeurs (desquels il est inutile de dire à quelle engeance de crevures ils appartiennent)... et c'est une des conséquences de la tyrannie qu'il y ait moins à présent de bibliothèques privées et de livres bien conçus et dont le contenu dérange les projets du tyran.... Ainsi qu'on saura, policier, quelles sont vos lectures, à quel moment précis du moment qu'elles sont faites sur internet et lire n'est plus une affaire privée et de toutes façons prolonger un livre par des attitudes et des paroles au quotidien se trouve privé de moyens de le faire, de plus en plus.. (y compris parce qu'on est manifestement peu compris et qu'il plane sur vous la figure intolérable de "l'intello" - ce à quoi je dois dire que citer eb référence des auteurs est ce que je trouve de plus modeste car je n'ai pas la prétention d'avoir découvert moi même ces idées, je sais à qui en attribuer la paternité -des pairs plutôt que des pères - et ça ne fait sûrement pas de moi un avatar de BHL)
GouineMum : ça, du rapport aux objets hein...
pour ma part, j'aime bien les tenir, les tordre, les annoter, les corner, (les livres, hein ;-), les emmener à la plage, en campagne pour lire sous un arbre, et les entasser dans ma grande bibliothèque qui déborde (ils me rassurent). La lecture sur écran, c'est autre chose, lecture plus rapide (et je bosse sur écran, besoin de décrocher parfois), plus interactive par contre, différent donc. On peut se féliciter d'avoir plus de diversité dans l'accès aux textes, donc !
Isa, , sur Internet, certes, mais ça a aussi ce bon côté (intertextualité, interactivité)
Suite à une fausse manip', les commentaires en attente de validation d'hier et aujourd'hui ont été supprimés. GM et Isa, navrée..
Y compris le long commentaire que j'ai laissé à Paul sur le sujet les "262 viols du week-end"? Problème technique ou désaccord de la "direction" avec la teneur des commentaires? Le mien date de dimanche dernier...
Simple suppression. Je voulais supprimer deux spams, j'avais pas vu que j'avais en fait sélectionné tous les commentaires en attente de modération et pas uniquement les spams. J'ai donc joyeusement confirmé la suppression.
Je suis fatiguée.
Tu es toute pardonnée Mademoiselle
du moment d'ailleurs que tu n'as rien à te faire pardonner. Je te souhaite du repos voilà tout
"Et elle ajouté que ses collègues autour en étaient témoin." => "Et elle d'ajouter", ou bien "ajouta".
À part ça, tout comme #10 (Dahud Penncallet), j'ai un compte au Crédit Coopératif, avec un compte-chèque "La NEF", en fait je suis à "Coopabanque", leur agence virtuelle (l'accès à mon compte est gratuit, même les virements externes sont gratuits). Tarifs parmi les moins chers du marché pour la carte Visa. Et banque plus éthique que la moyenne.
Par contre si vous voulez négocier un prêt pour acheter une maison, c'est pas là qu'il faut aller car il y a peu de vraies agences Crédit Coop.