1970-2010
Par Mademoiselle le 21/01/10, 11:27 - Les Couteaux
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Allons bon... Le matraquage sur la burqa ne semble pas encore terminé... Ni d'ailleurs celui sur les cadavres haïtiens. C'est bien long tout ça. Remarquez, il ne neige plus, fallait bien trouver quelque chose de sympa à se mettre sous la dent. Et Aubry, malgré ses sorties courageuses sur l'âge de la retraite, qui font tant frétiller les journalistes du Figaro, ne fait pas autant vendre qu'un bon vrai mort sanguinolent. Peut-être est-ce parce que le sang du PS est loin d'être rouge. En tous cas, histoire d'attendre le moment où nous allons pouvoir mater de nouvelles dépouilles bien fraîches ou zoomer sur d'autres mal intégréEs, Mademoiselle vous propose une lecture pour ne pas être condamné à tourner en rond, tels des derviches assoiffés de sang...
1970-2010, parce que c'est chacun son tour. Ah, mais oui. Et y'a pas de raison. On a bien eu droit à l'auto-congratulation de soixante-huitards bouffis il y a deux ans, et on l'a supporté avec dignité. Remarquez que dans le lot, on a pu en lire, en écouter quelques uns qui étaient passionnants. Ils n'étaient pas nombreux, certes, il n'étaient pas sur les grands plateaux télé, certes, mais il y en avait.
1970-2010, donc. Bon, évidemment, 70, c'est pour fixer une date, pour poser un jalon... Un peu comme lorsqu'on montre cette photo :

On peut aussi regarder de ce côté là, histoire de se remettre dans le bain.

Le livre n'est pas à prendre comme un simple compte-rendu de ce qui s'est passé ou s'est dit. Il s'agit d'un choix de textes qui ne rend pas compte de toutes les orientations du MLF, qu'il ne faut d'ailleurs pas voir comme un mouvement homogène. Mais tout de même, ça permet de s'y (re)plonger, et souvent avec délice. On retrouve notamment une contribution aux états généraux de ELLE, et ce fameux questionnaire censé faire le point sur la condition de Lafâme.
Les féministes y ajoutèrent quelques questions, comme :
Qui est le plus apte à décider du nombre de vos enfants :
Le pape qui n'en n'a jamais eu
Le président qui a de quoi élever les siens
Le médecin qui respecte plus la vie d'un fœtus que celle d'une femme
Votre mari qui leur fait guili-guili le soir en rentrant
Vous qui les portez et les élevez
Est-ce que vous pensez que la notion de respect de la vie varie avec les lois ?
Ou encore :
Quand un homme parle à une femme, doit-il s'adresser à :
À ses seins et ses jambes
À son cul et à ses seins
À son cul seulement ?
Ou pour finir, celle-ci, que j'aime particulièrement :
À votre avis, les femmes sont-elles :
Plus douées
Moins douées
Aussi douées que les hommes pour conduire une voiture ?
À votre avis, le double chromosome X contient-il ou non les gènes du double débrayage ?
Tant que j'y suis... je voudrais remercier Simone -ça ne s'invente pas- ancienne institutrice de cinquante huit ans mon aînée, qui m'a offert ce livre. Je voudrais remercier celle qui a connu, au début des années 50, la situation de mère célibataire, qui a sillonné seule la France au volant de sa voiture, entre les gros camions américains qui l'impressionnaient tant, celle qui, du haut de ses 86 ans, m'accompagne aux expositions sur Jean Genet, à petits pas, avec ses baskets et sa robe droite, celle qui ouvre de grands yeux devant les dessins érotiques de Cocteau, en murmurant que cette exposition sur Genet est décidément "très complète". Un jour, il faudra que je parle de mes grand-mères, qui, en les poussant un peu, évoquent des situations qu'elles estiment confusément et avec le recul, pas vraiment normales. De l'esclavage domestique en passant par la dépendance totale au mari, quand on les assure que ce qu'elles nous disent est intéressant, elles parlent de leur vie, et parfois violemment.
Trêve de détours, venons en au livre que je voulais vous présenter rapidement. Bon, il s'agit d'un livre de sciences sociales, mais je ne vous présenterai pas que cela à l'avenir, parce que les paroles qui ont permis de faire émerger des pans entiers de la vie des femmes, sphères méprisées parce que relevant du privé des bonne-femmes, ces paroles donc, n'étaient pas uniquement celles des universitaires, loin de là.
Il s'agit d'un livre de Colette Guillaumin, sorti aux éditions Des Femmes, en 1992. Le livre rassemble des articles de la chercheuse. C'est d'ailleurs récurrent comme type de publication. Les chercheuses féministes ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que leurs homologues mâles. L'accès aux écrits de beaucoup d'entre elles n'est possible que parce que certainEs prennent la peine de les rassembler.

Le dernier chapitre du livre est d'ailleurs accessible sur internet. Il s'agit d'un article intitulé "Femmes et théories de la société : remarques sur les effets théoriques de la colère des opprimées". Vous pouvez le trouver en cliquant ICI.
En voici un extrait...

Ça m'a fait du bien de lire ce livre. Je me suis souvent retrouvée face à des hommes très sérieux qui taxaient mes propos de terroristes en les opposant aux leurs, qui semblaient si neutres, si inattaquables avec leur éclatante parure scientifique. J'ai compris grâce à Guillaumin que la neutralité apparente de leur litanie n'était qu'une conséquence de leur posture de dominants. Me taxer de "politique" était une manière de me remettre à ma place, dans le bac à sable de la science, ou à sa porte, en tous cas de me faire taire. Ça m'a fait penser aux discours des très raisonnables hommes et femmes blancs -et leur serviteurs/trices-, à propos des vilains immigrés de la x° génération ayant l'outrecuidance de ne pas se laisser définir. Quel terrorisme. D'ailleurs, Guillaumin est une chercheuse qui aide également à penser l'idéologie raciste et permet d'établir des ponts entre la domination du non-blanc et celle de la non-homme.
Elle a notamment publié ce livre.


Celle qu'on aime pour sa viande, ses origines ou son lait.
Et pas ce lait là, hein.

Bonne lecture à tous/tes.



Commentaires
C'est si bon de vous lire ! Merci de partager vos bouquins ; enfin des bouquins sur des histoires de bonnes-femmes qui s'adressent aussi à nos neurones ! (J'ai fini Mead et Beauvoir, que vais-je me mettre sous la dent après Bourdieu ?)
Oui merci, je connais pas du tout l'auteur. Du coup,j'ai rien d'intelligent à dire sur ce livre que j'ai pas lu.
Mais j'aime bcp "que de place ils n'en ont que soumise toujours, mortelle parfois. Place du silence, de l'infériorité".
Bonjour et merci !
Colette Guillaumin et Nicole-Claude Mathieu, c'est du très lourd qui aide à vivre... (Je conseille particulièrement le chap. "Quand céder n'est pas consentir" de NCM...)
Sur la théorie appropriée par les dominants (et comment faire autre chose autrement...) ya aussi, de très chouette, le premier chapitre du petit bouquin d'Elsa Dorlin, "Sexe, genre et sexualités" (tout court tout condensé tout pas-cher, et concentré de trucs-à-apprendre).
Où elle cause de "l'épistémologie féministe" : elle évoque à la fois la volonté de se réapproprier le discours sur soi et sur son corps, en "court-circuitant le discours dominant", médical et masculin (en particulier avec les "expertises sauvages" des mouvements féministes des années 70), et du fait d'adopter le point de vue des minoritaires pour avoir accès à d'autres pans du réel, voir d'autres choses, produire d'autres savoirs (par exemples pour les femmes, le "privé", qui est à politiser, toute la sphère du "prosaïque", du bassement matériel, des culs à torcher, des épluchures de patates, etc.)
Enfin, je le raconte pas trop bien - le mieux est d'aller y lire par vous-mêmes
De Colette Guillaumin je n'ai lu qu'un des articles compilés dans Race, classe et pratique du pouvoir. C'est celui qui s'appelle Le corps construit. Il m'a extrêmement marquée. Un autre livre intéressant qui parle de race et de genre, et qui est aussi un recueil d'articles, c'est Black Feminism, une anthologie de textes écrits par des féministes noires américaines, traduits en français, et compilés par Elsa Dorlin. Editions l'Harmattan. Je suis en train de le lire en ce moment, je l'ai bientôt fini. Un des articles, celui de Patricia Hill Collins, porte précisément sur la construction du savoir et de la pensée des minorités par opposition à ceux du groupe dominant, neutre, objectif, scientifique.
@Lledelwin : de rien. Si je peux me permettre, autour de la question du genre/des rapports sociaux de sexe, y'a meilleur à lire que Bourdieu. Quoiqu'on puisse lui reconnaître ce mérite, fruit d'une relation de domination écrasante dans le champ académique mais pas que, qui est d'amener des nanas et des mecs à se poser un minimum de questions, grâce à ce bouquin qui vaut ce qui vaut, mais qui est... à la Fnac. Lamentable mais c'est comme ça.
@Enna : Rien d'intelligent, ça ne veut pas dire grand chose. C'est ma faute aussi, je ne donne aucun thème concret en fait. (enfin, si tu veux, y'a toujours un concours de pisse debout lancé dans un autre billet !)
@Alix : Oui, "Quand céder n'est pas consentir" ma fait bcp d'effet aussi. Faudrait prendre le temps de faire un billet un peu conséquent dessus.
@I. : Si je me souviens bien, y'a un belle citation de Wittig dans cet article. Tiens, si demain mon mal de tête est passé, je ferai un point plus précis sur un des articles de ce livre, enfin, un autre que le celui cité sur la colère des opprimées.
Mais là pour l'instant, ça fait chlang dans le crâne. Et les conditions matérielles de production d'une quelconque pensée ne sont pas réunies. Enfin si, je peux dire aïe.
Finalement, je me rends compte que l'article auquel je suis le plus attachée dans le livre, reste celui sur la colère des oppriméEs. J'ai vraiment le sentiment qu'il nous remet les idées en place concernant la lutte féministe, notamment, bien que d'après mes souvenirs ce ne soit pas explicitement écrit dans l'article, sur l'importance de la lutte non-mixte. Elle aborde également la différence entre une réelle politique et ce que font certaines "féministes", en se contentant d'une "réforme des mentalités", comme s'il n'y avait pas de rapports de pouvoir, de rapports de domination, mais des mentalités à changer à coup de campagne de publicité.
Dans l'article, elle montre bien l'importance de la formulation des oppriméEs de leur propre lutte, et la solidarité -au moins d'intérêt- qu'il peut y avoir entre les oppriméEs (puisque c'est en luttant pour d'autres opprimés que les femmes ont compris qu'elle devait lutter pour elles). Elle montre bien la véritable subversion qu'ont apporté ces femmes en luttant entre elles. Elles ont ainsi abordé des thèmes qui auraient été méprisés, inabordables en groupe mixte, mais qui pour autant restent des champ primordiaux. Évidemment, elles ont permis de désinvisibiliser des pans entiers de la vie sociale, mais la mise en lumière des ces zones, avec ce qu'elle nomme "la solidarité des niveaux du réel social", a permis de penser au delà, de penser que du plus privé au plus public, au plus grand, à la grosse institution, cela faisait système.
Peut-être aussi que ce qui me paraît capital dans l'article, c'est qu'elle insiste beaucoup sur l'imbrication entre concret et idéologique, comme deux faces de la même médaille. Or, on a largement tendance à les délier.
Et puis évidemment, l'article termine fort :
"Les rapports de sexe étaient l'un des territoires à gagner à la remise en question des évidences. Et cette histoire, celle de l'interrogation et de la découverte de la logique sociale là derrière cachée, est le fruit d'une synthèse entre révolte, activisme et conscience".
Eh oui... c'est notre travail de sisyphe (sans aucune blague avec le groupe du même nom...) de sans cesse redécouvrir les auteures et les analyses... L'an dernier j'avais causé de Guillaumin à des nanas qui sont en je ne sais combien quelle année de master, comme on dit maintenant... Connais pas... En "questions de genre" (féminisme c'est pas bien c'est un parti pris), on ne leur avait servi que... Bourdieu !!!!!!
Un peu de culture historique ne nous ferait pas de mal, même à relativement court terme.
Plume
Ben merde, une fille ça sait lire :-))
@Plume : sourire fatigué. Je me suis tapé les biblio de plusieurs cours "genre", c'est effarant de voir que ce qui constitue mes bases, et je pense aussi les tiennes (Guillaumin, Tabet, Mathieu, Delphy, Beauvoir), est évincé des cours de sociologie. Par contre, la domination masculine y est toujours.
Idem dans les librairies. Kauffman, Bourdieu, parfois Goffman...
@damien : sans déconner ?
Bourdieu.... bref. je préfère me taire sur le sujet.
merci pour le livre sur le MLF je ne le connaissais pas.
je rajoute à la bio tous les bouquins de Tabet ; une pure merveille.
@Mlle S. :
ben t'es pas une fille ? ah si, mince "féministe"... (mais riez
certaines fois, je me dis que si on attend que ça me fasse rire, c'est qu'on doit confondre humour et trépanation.
Chère Mademoiselle, je me permets de recopier ici le commentaire que m'a inspiré ton intervention de tout à l'heure chez Crêpe Georgette, au cas où tu l'aurais loupé. Je fais exprès de le poster ici où la conversation s'est tue, sans qu'il y ait le moindre rapport avec le sujet, ça m'évitera de détourner les échanges en cours. Si une modestie déplacée t'empêche de publier ce message, je n'en ferai pas une maladie.
Voici mon message :
« Ensuite, je ne l’ai plus regardé, parce que d’expérience, j’ai remarqué qu’entre la reconnaissance d’un statut d’être humain et l’envie d’écarter les papattes, certains avaient du mal à gérer les nuances. »
Savoureux.
Mademoiselle, tu devrais écrire des recueils de nouvelles. Ton humour à froid mais chaleureux, caustique sans être cynique, à la fois spontané et stylisé, pourrait contribuer grandement au bonheur de toute personne dont les muscles zygomatiques sont encore connectés au cerveau. Ton écriture est digne des comédies italiennes des années 1960-70, mais adaptée à une autre époque et à un autre contexte.
Venant de moi, ce n’est pas un mince compliment. Je considère le cinéma italien de ces années-là comme le couronnement de l’art cinématographique, à égalité avec l’expressionnisme allemand des années 20.
@Candy says... : merci à toi. ça fait trois fois que je reformule mon message en cherchant une réponse sous forme d'allusion cinématographique, mais ma profonde inculture me rend la tâche malaisée. Je doute qu'un dialogue de la Grande Vadrouille soit adapté.
Pasolini, Bolognini, de Sica plutôt que Visconti et Fellini.
L'âge "d'or"' du cinéma est bien passé. Les professionnels, réalisateurs et comédiens les plus en vus sont favorables à Hadopi. Ils ne sont pas opposés à ce que chaque ordinateur soit équipé d'un mouchard. Jean-Claude Carrière et Wenders en tête. Que des gens aillent voir les films de telles crevures, qu'ils payent, qu'ils justifient qu'un certain talent autorise à tout, y compris à susciter une loi qui les surveille jusque dans leurs foyers, je suis l'otage de ces gens là. Aussi je ne perdrai pas une occasion de dilacérer leurs goûts et leurs inclinations pour l'avachissement de leur cul pesant dans une salle ou devant un film. L'introduction du film de Guy Debord "In girum" résume parfaitement ce qu'on doit penser de pareils esclaves.
Parenthèse fermée je voudrai dire que l'homme qui était séduit par Mademoiselle et qui lui a laissé un mot pourrait aussi, s'il était en mesure de le faire sur ce site, revendiquer sa part d'humanité. Il y a des femmes, fréquemment, qui nieraient la part d'humanité des hommes quand elles les prennent pour se faire fourrer puis les jète - ceci dit, dans sa forme, en réaction seulement à l'expression employée par Mademoiselle -. Ce qui m'est arrivé il y a un mois n'a pas emporté mon jugement sur un négation aussi explicite de mon humanité, se payer ma bite valant bien selon votre expression l'écartement des papattes. Contrairement à vos opinions mesdames, j'ai jugé que ce n'était pas aussi simple qu'on veuille seulement se faire mettre par mon pénis. J'ai été blessé cependant d'avoir été jeté immédiatement après. Mais j'ai supposé que si j'avais été "choisi" pour cette expédition sans retour c'est que ce n'était pas simplement une affaire d'opportunité et de queue. Je voudrais bien qu'on considère qu'il y a dans chaque rencontre une part inestimable d'illusion. Que les rencontres débouchent sur "l'amour", sur une relation plus ou moins longue ou qu'il s'agisse de l'étreinte d'une nuit, les protagonistes s'illusionnent toujours et fantasment la personne de l'autre. Si cette illusion et ce fantasme sont humains alors on voudra bien reconsidérer que l'homme séduit par mademoiselle ait pu l'être par sa voix (qui est particulièrement charmante), par un geste et sur la seule foi de son apparence, vestimentaire, physique et par ses attitudes il a pu se figurer qu'il avait à faire à un genre de femme particulier qui lui plaît. Qu'il ait été prescient ou qu'il ne l'ait pas été. Ce qui importe c'est ce qu'alors il a ressenti et pourquoi il a fait ce geste de laisser son numéro. S'agissait-il d'un ouvrier enfermé toute la journée dans une usine qui passe ses soirées seuls et qui d'humeur maussade la plupart du temps n'a pas souvent de désirs et ne récolte que plus rarement des sourires? Dans ce désastre il se serait trompé sur le sens qu'il fallait accorder au sourire de mademoiselle. Sûrement ... Mais ce qui ne l'a pas trompé c'est son désir, ses motivations fantasmatiques qui lui sont propres et qui sont respectables. Mademoiselle n'est pas méchante, elle a souri. Il ne s'est pas trompé. Elle valait peut-être bien mieux que toutes les autres, de l'usine, du supermarché, de l'immeuble...
J'ai ouvert cette parenthèse parce que c'est le type de parenthèses qu'on ferme très souvent quand il s'agit de rapports hommes et femmes. Les fermant on participe toujours d'une surenchère du mépris et de la haine des uns pour les autres.
Bien à vous
Parentèse fermée puis parenthèse ouverte je tiens à appuyer le jugement de Candy sur les vertus de la prose de Mademoiselle: caustique sans être cynique, c'est très exactement rare de trouver un tel style.
Pour finir complètement hors sujet:
http://www.rue89.com/2010/01/23/jai...
Sans surprises... Mais ça se précise
Curiel, Goldman, la pasteur Doucet...
On se souvient que Debizet était impliqué dans la tuerie d'Auriol.
Je crois pas pour ma part que le SAC dissous s'y est substitué une force "secrète". Je crois qu'il y a en sous main, à travers le DPS et l'implication de policiers, rg, dst, une organisation occulte qui doit rendre de menus services aux forces politiques de droites et d'extrême droites. Ce qui arrivé à quelques uns d'entre nous dans le Vaucluse est d'ailleurs signé...
Si tu as un jour l'occasion de les regarder, je te conseille les films de Dino Risi, surtout Une vie difficile (Una vita difficile) de 1961, ainsi que ceux de Mario Monicelli, surtout Un bourgeois tout petit petit (Un Borghese piccolo piccolo) de 1977. En VO sous-titrée de préférence, parce que le cinéma italien perd beaucoup de sa moelle à la traduction.
Ce sont des films sans prétention, mais je ne pense pas qu'on ait fait mieux depuis en matière d'humour grinçant.
Il ne faut pas être cinéphile pour apprécier. Je ne fais d'ailleurs pas partie de cette espèce étrange. C'est une de mes ex qui m'a forcé à regarder ces films, et elle a bien fait.
C'est noté Candy. Grazie mille. De mes "ex" je n'ai à peu près rien appris sinon que je n'étais rien. En revanche les amies ont été appréciables.